Kenya : Le pays s’apprête à élire son nouveau président et le duel s’annonce serré

par admin9775

ELECTION Des élections pour élire un président, mais aussi des parlementaires, des gouverneurs et quelque 1.500 élus locaux auront lieu mardi 9 août au Kenya

Mardi, 22,1 millions d’électeurs kényans devront choisir la nouvelle figure à la tête de leur pays. Une élection âprement disputée et à l’issue incertaine qui opposera le vice-président sortant William Ruto et Raila Odinga, vétéran de l’opposition désormais soutenu par le parti au pouvoir. Mais les électeurs devront aussi élire dans la foulée leurs parlementaires, gouverneurs et quelque 1.500 élus locaux : six votes au total en une journée.

Du coup, ce lundi, le pays était aux préparatifs. Les dernières palettes de bulletins de vote et autres caisses en plastique chargées de matériel électoral ont été déchargées dans les 46.229 bureaux de vote qui ouvriront de 6 heures à 17 heures demain (03h00 à 14h00 GMT). Ce scrutin représente de forts enjeux pour la locomotive économique de l’Afrique de l’Est, alors que le coût de la vie a flambé sur fond de pandémie et d’effets de la guerre en Ukraine.

Un duel serré entre Ruto et Odinga

William Ruto, 55 ans, est l’actuel vice-président du pays depuis l’élection d’Uhuru Kenyatta en 2013. Ruto s’était vu promettre par ce dernier d’être en 2022 le candidat du parti présidentiel Jubilee. Mais le rapprochement inattendu en 2018 entre Kenyatta et Odinga a fait de lui un challenger, en campagne depuis lors. Raila Odinga, 77 ans, est en course à la présidentielle pour la cinquième fois.

Ces derniers mois, la dispute électorale a fait rage lors de meetings tout-terrain, depuis des bourgs isolés jusque dans des bidonvilles de ce pays où les inégalités sont criantes et le salaire minimum de 15.120 shillings (124 euros). Dans la République kényane et ses 46 tribus, l’appartenance ethnique est un facteur-clé dans les isoloirs.

Risques de violences

Il y a dix ans, la crise post-électorale de 2007-2008 avait fait lors d’affrontements ethniques plus de 1.100 morts et des centaines de milliers de déplacés. La crainte de violences plane encore. Des centaines d’observateurs internationaux et de la société civile vont être déployés mardi, notamment par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad).

Dans ce contexte, les appels au calme se sont multipliés. Dimanche, l’ambassadrice des Etats-Unis au Kenya, Meg Whitman, a souligné que le scrutin de mardi représentait « une opportunité pour les Kényans de montrer au monde la force de la démocratie kényane en organisant des élections libres, justes et pacifiques ».

Mettre fin à des décennies de troubles et d’instabilité, c’est l’ambition de l’accord signé ce lundi entre les autorités tchadiennes et une quarantaine de factions rebelles. L’arrangement a été validé à Doha au Qatar, après cinq mois de négociations sous l’égide de l’émirat. Il doit ouvrir la voie à la tenue d’un dialogue national pour la paix prévu à N’Djamena le 20 août.

« un moment clé pour le peuple tchadien »

Si le chef de l’ONU, Anontio Guterres, a salué « un moment clé pour le peuple tchadien ». L’accord souffre de l’absence de deux des principaux groupes rebelles du pays qui ont refusé d’y prendre part. Parmi eux, le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), un groupe à l’origine de l’attaque ayant en avril 2021 tué le maréchal Idriss Déby, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis 30 ans.

Depuis c’est son fils Mahamat Idriss Déby Itno qui a repris le pouvoir à la tête d’une junte militaire. Aux chefs rebelles qui ont signé l’accord, le pouvoir propose un cessez-le-feu et des garanties de sécurité. Le dialogue national à N’Djamena doit mener à l’organisation d’une élection présidentielle prévue en octobre.

Le général Mahamat Idriss Déby Itno laisse planer le doute sur un report de ce scrutin de 18 mois mais Paris, l’Union africaine et l’Union européenne poussent pour qu’il ne touche pas à ce délai.

Le Tchad, membre du G5 Sahel, est considéré comme un partenaire clé dans la lutte antijihadiste des Occidentaux, à commencer par la France, en Afrique centrale et de l’Ouest.

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