États-Unis : le ministre de la Justice a « personnellement approuvé » la perquisition chez Trump

par admin9775

Le ministre de la Justice Merrick Garland a affirmé, jeudi, avoir « personnellement approuvé » la perquisition spectaculaire du FBI chez l’ancien président Donald Trump, en Floride. Il a condamné les « attaques infondées » contre son ministère et contre la police fédérale après ce raid qui a suscité la colère des républicains.

Le ministre de la Justice Merrick Garland a affirmé jeudi 11 août  avoir « personnellement approuvé » la perquisition spectaculaire du FBI chez l’ancien président Donald Trump en Floride, un raid sans précédent qui provoque la colère du camp républicain.

Lors d’une conférence de presse exceptionnelle, Merrick Garland n’a rien dévoilé des raisons et des résultats de cette opération mais il a – fait inhabituel – annoncé avoir demandé que le mandat ayant permis la perquisition soit rendu public. « J’ai personnellement approuvé la décision de réclamer un mandat de perquisition pour cette affaire », a-t-il déclaré lors d’une courte et rare intervention télévisée. « Le ministère ne prend pas ce genre de décision à la légère », a-t-il ajouté, précisant qu’elle avait été approuvée par un juge fédéral.

Le mandat bientôt rendu public

Soulignant que des « obligations éthiques » l’empêchaient de détailler les raisons du raid, Merrick Garland a dit avoir demandé à un juge de Floride de lever la confidentialité du mandat. D’autant, a-t-il souligné, que Donald Trump a  confirmé cette perquisition et que l’affaire revêt un « intérêt public important », à trois mois des élections législatives de mi-mandat.

Donald Trump, qui avait reçu une copie du mandat mais ne l’a pas rendue publique, a indiqué dans un communiqué dans la nuit de jeudi à vendredi que « non seulement (il) ne s’opposerait pas à la publication des documents mais (qu’il) irait plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate ».

En demandant la levée de la confidentialité du mandat, le ministère de la Justice a mentionné, sans les contredire, les déclarations de représentants de Donald Trump indiquant que le FBI recherchait des documents d’archives de la Maison Blanche, peut-être classés secret défense.

Selon le Washington Post, lors de la perquisition, les agents du FBI étaient à la recherche de documents classifiés concernant la sécurité nucléaire. 

Des sympathisants républicains, pourtant connus pour afficher d’ordinaire leur soutien aux forces de l’ordre, ont critiqué le FBI de manière virulente à la suite du raid. Ce qui a poussé l’Association des agents du FBI à qualifier « les appels à la violence contre la police » d' »inacceptables ».

« Les récentes menaces contribuent à une atmosphère dans laquelle certains acceptent, ou vont accepter, la violence contre les forces de l’ordre comme étant appropriée. Elle ne l’est pas. Il ne s’agit pas d’une question partisane ou politique », a réagi dans un communiqué Brian O’Hare, le président de l’association.

« Les récentes menaces contribuent à une atmosphère dans laquelle certains acceptent, ou vont accepter, la violence contre les forces de l’ordre comme étant appropriée. Elle ne l’est pas. Il ne s’agit pas d’une question partisane ou politique », a réagi dans un communiqué Brian O’Hare, le président de l’association.

Perquisition sans précédent 

Cette perquisition sans précédent par le FBI chez un ancien président des États-Unis a eu lieu lundi 8 août dans la résidence de luxe de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride.

Outré, le 45e président américain a écrit jeudi sur son réseau social Truth Social que ses avocats étaient en train de coopérer « pleinement » avec les autorités quand « soudain et sans prévenir, Mar-a-Lago a été perquisitionné, à 06 h 30 du matin, par un TRÈS grand nombre d’agents ». Il s’est aussi plaint du fait que les agents aient « fouillé les placards de la Première dame et cherché dans ses vêtements et ses effets personnels », les laissant dans « un désordre relatif ».

La veille, il avait suggéré que le FBI avait pu avoir « placé » des preuves contre lui lors de cette opération. Jamais un ancien locataire de la Maison Blanche n’avait été inquiété par la justice de cette façon.

France 24 Avec AFP CONGO PUB Online

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