Beni : Sans accès à l’eau potable, les déplacés meurent des maladies d’origine hydrique

par admin9775

« 3 déplacés sont décédés le mois dernier et d’autres encore malades nécessitent des soins appropriés au site de site de LUBANGERA. Malheureusement, les soins de santé primaire constituent aussi une autre difficulté majeure. »

« 3 déplacés sont décédés le mois dernier et d’autres encore malades nécessitent des soins appropriés au site de site de LUBANGERA. Malheureusement, les soins de santé primaire constituent aussi une autre difficulté majeure. »

Les déplacés vivant à Beni se meurent alors que la guerre continue à embrasser plusieurs village du territoire de Beni actuellement vidée de la majorité de leurs habitants. Sans assistance aucune, ils vivent misérablement. Les veuves tout comme les jeunes filles semble être le plus vulnérables. Avec ses deux enfants, Justine, originaire de MAMBASA partagent une salle de classe aux cotés de 5 autres ménages venus des secteurs de Ruwenzori ainsi que celui de Beni Mbau. Ensemble, ces déplacés n’ont pas accès à des toilettes assainies à cette période des vacances des fins d’année scolaire. Il en est de même de l’eau potable. « On nous exige 100 Fc par bidon de 20 litres alors que nous n’avons rien. Parfois les gestionnaires des bornes fontaines sont aussi sévères envers nous » témoigne cette pauvre femme de MAMBASA. Les relations de bon voisinage deviennent ainsi un atout non négligeable  si on veut boire de l’eau potable. Parfois, on demande à son voisin lorsqu’on a soif. Dans le cas contraire, l’on se contente de l’eau de pluie en cette saison pluvieuse poursuit-elle.

Et les maladies d’origine hydrique alors ?

3 déplacés sont décédés le mois dernier lit-on dans les statistiques du service des affaires sociales. Rien ne filtre sur la cause de ces décès mais certaines indiscrétions accusent soit les maladies d’origines hydriques ou la malnutrition. Patient BABILOMBE, un de leur porte-parole soutient que ce sont ces deux fléaux qui frappent en général les déplacés de Beni. Malheureusement, les soins de santé primaire constituent aussi une autre difficulté majeure. Au site de LUBANGERA à OICHA par exemple, son responsable voit déjà plusieurs morts à sa porte. Nous avons plusieurs malades qui nécessitent des soins appropriés poursuit-il. Selon lui, 4 de ces malades sont dans un état critique et tout cela est dû aux conditions de vie que nous traversons dans ce site. Les jeunes femmes se donnent parfois à la prostitution pour survivre alors que les plus vielles survivent de l’informel. Certains détruisent l’environnement alors que d’autres recherchent de petits métiers pour leur survie. Très inquiet, le bourgmestre de la commune rurale d’oicha a plutôt un autre plaidoyer, celui de la pacification de la région enfin que chacun rentre dans son village.

Rose Muke-Beni

La Cloche RDC via CONGO PUB Online

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