C’est bon pour la Chine mais c’est aussi un symbole fort pour le nucléaire français et EDF : l’autorité de sûreté chinoise a annoncé avoir relancé son réacteur EPR de troisième génération après plus d’un an d’interruption. C’est une bonne nouvelle pour le géant français de l’énergie, à l’origine de cette technologie, et pour les Chinois confrontés à de graves pénuries d’électricité. Le « mix » énergétique chinois dépend encore grande partie du charbon. La relance de l’EPR de Taishan tombe à pic,
La nouvelle ne pouvait pas mieux tomber, à l’heure où la Chine vit un été particulièrement chaud et sec. Dans la province du Sichuan, où les fleuves sont asséchés, les températures dépassent allègrement les 40 degrés. Plus de cinq millions d’habitants sont victimes de coupures d’électricité et les autorités locales ont ordonné aux usines de suspendre leur activité.
À l’arrêt depuis un an
Cela faisait un an de mise à l’arrêt pour le réacteur EPR à eau pressurisée de troisième génération, situé à Taishan, dans le sud de la Chine. En cause : des problèmes d’étanchéité. EDF, de son côté, a confirmé la reprise de l’activité. Le géant français de l’énergie a fourni la technologie EPR et reste actionnaire minoritaire à hauteur de 30% du site nucléaire. Un site fort en symbole : avec la centrale de Taishan, la Chine avait mis en service en 2018 le premier réacteur EPR de troisième génération dans le monde.
Le « fleuron » EPR
Présentée comme un fleuron du nucléaire par EDF, la technologie EPR n’a connu hors de Chine que des « couacs » avec les retards de livraison à Flamanville, au Royaume-Uni et en Finlande. En mars 2022, la centrale finlandaise devait enfin entrer en service après douze ans de retard. Mais la réouverture a été repoussée à décembre prochain.
RFI via CONGO PUB Online