Mali: dix-sept mois de captivité au Mali pour le journaliste français Olivier Dubois

par admin9775

Olivier Dubois est otage au Mali depuis maintenant 17 mois. Notre confrère journaliste indépendant, pour LibérationLe Point et Jeune Afrique notamment, est entre les mains du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, une coalition de groupes jihadistes liée à al-Qaïda au Maghreb islamique. Olivier Dubois a été enlevé à Gao, dans le nord du Mali, alors qu’il était en reportage et qu’il cherchait à donner la parole, justement, à l’un des cadres du Jnim. 

Depuis, il est apparu dans deux vidéos, c’était en mai 2021, peu après son enlèvement, et plus récemment en mars. Nous continuons, comme chaque huit du mois, de leur donner la parole : pour que personne n’oublie Olivier, et pour que ces messages, surtout, puissent lui apporter du réconfort et du courage, en attendant sa libération.

Les autorités maliennes et françaises assurent être mobilisées, dans la discrétion, pour obtenir la libération d’Olivier Dubois. Et nous n’oublions pas non plus le journaliste malien Moussa M’Bana Dicko, notre confrère a été enlevé le 18 avril 2021 dans le centre du pays. Une pensée également pour tous les autres otages détenus par des groupes jihadistes au Mali.

Pour les six ans de notre fils, j’ai acheté un cadeau et écrit une lettre de ta part. Je lui ai dit qu’un facteur était venu spécialement du nord. Il a été tellement heureux si tu savais. Il a eu un beau bateau de pirate. Sa rentrée au CP s’est bien passée et Gigi est en 3e. Nos enfants sont des battants. Tu peux en être fier Olivier. Je t’aime tellement chou, du plus profond de mon cœur. Pas un instant ne passe sans que je pense à toi. Ne lâche rien mon amour. Je te promets qu’on sera heureux et réunis à ton retour. Et on retrouvera notre bulle plus forte et soudée que jamais.

Deborah Al Hawi Al Masri, compagne d’Olivier Dubois, et leur fils

David Baché

Salut Olivier, en t’écrivant ces quelques mots, je partage avec toi l’inconfort de ta situation. Je me répète, mais je te demande de tenir bon. Car tout ce qui commence à une fin. Je suis en ce moment aux Antilles, le voyage que tu voulais faire avec moi. Ce qui est différé n’est pas perdu. Tiens bon. Toute la famille se joint à moi pour te faire de très gros bisous. À bientot, mon fils. Ton père qui t’aime.

André-Georges Dubois et Valérye Dubois, père et sœur d’Olivier Dubois

David Baché

518 jours, 17 mois et 2 anniversaires manqués loin de la famille. C’est désespérant. Sans relâche, Canèle, Benjamin et moi continuons à mobiliser le public sur ta situation pour ne pas tomber dans l’oubli. 500 jours, c’est long, beaucoup trop long. Il faut que les hautes instances se décide à s’intéresser à ton cas et à faire le nécessaire pour te sortir de ce cauchemar. Notre force, notre résilience, notre courage finiront par être entendus pour enfin un peu plus d’attention sur ta situation. Reste fort et garde espoir. Nous sommes là pour toi et nous ne t’oublions pas. Je t’embrasse mon fils.

La mère d’Olivier Dubois

David Baché

17 mois de liberté confisquée et pendant ce temps, une situation qui ne change pas pour toi. Ça fait des mois que c’est comme ça. Mon frère, nous sommes 114 000 signataires de notre pétition Olivier Dubois sur Change.org. Mais combien en faudra-t-il pour que du désert où tu te trouves, tu reviennes ici en ville. Et quand Olivier Dubois rentreras-tu en France ? C’est la question que nous posons au président de la République. Après 518 jours, il est grand temps que nous obtenions la réponse à cette question posée.

Canèle Bernard, sœur d’Olivier Dubois

David Baché

RFI via CONGO PUB Online

191 Vues

You may also like

Laisser un commentaire