Les autorités tentent de gérer la pénurie d’essence

par admin9775
En République démocratique du Congo (RDC), face au chaos dans les stations-service à travers la capitale Kinshasa depuis le dimanche 4 septembre, les autorités tentent de gérer la pénurie d’essence. La situation ne devrait pas s’améliorer avant la mi-septembre.  Cette pénurie est officiellement causée par le retard dans les arrivées programmées des navires censés approvisionner la mégapole d’environ quinze millions d’habitants.

Les stations-services de la ville sont obligées de procéder au rationnement dans la distribution de l’essence. Elles font face à de longues files d’attente, le jour comme la nuit. Des conducteurs passent la nuit devant les stations en attendant d’être servis le matin. Le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu a ordonné aux stations-service de limiter l’approvisionnement à 30 litres par jour pour les jeeps et 20 litres pour les petites voitures

Transco, la société publique des transports urbains, a, pour sa part, annoncé la mise en circulation de cent nouveaux bus sur les routes de Kinshasa. D’autres mesures devraient être communiquées après une réunion avec le président Félix Tshisekedi. 

Une cargaison avant la fin du mois

Le ministre annonce qu’un premier navire pétrolier devrait accoster sur les côtes congolaises, le 14 septembre. Sa cargaison devrait alimenter les stations-services avant la fin du mois. 

La capitale consomme 1 100 m3 de combustible par jour, mais les autorités et les opérateurs ne peuvent fournir qu’un peu plus de 600 m3. Cette crise est une aubaine pour les conducteurs de taxis et motocyclistes qui s’adonnent à multiplier par trois voire quatre fois le coût normal du transport. 

Pour le chef de la police de Kinshasa, « c’est de la méchanceté, du vol ». Le commissaire divisionnaire adjoint  Sylvano Kasongo annonce le déploiement, dès ce vendredi 9 septembre, des policiers pour interpeller les récalcitrants. 

RFI via CONGO PUB Online

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