La RDC intensifie ses démarches diplomatiques pour obtenir un accompagnement régional au processus de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Envoyé spécial du président Félix Tshisekedi, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a porté ce dossier successivement auprès des dirigeants togolais, angolais et congolais.
Accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita Mambu, le ministre a été reçu le 29 septembre à Lomé par Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine dans la crise de l’Est de la RDC. Il s’est ensuite entretenu, le 30 septembre, avec João Lourenço à Luanda, puis avec Denis Sassou Nguesso à Brazzaville.
Le protocole FDLR au centre des discussions

Au cœur de cette tournée figure le protocole consacré au désarmement, à la démobilisation et au cantonnement des FDLR par la sensibilisation, auquel le mouvement a récemment souscrit.
À Lomé comme à Luanda, l’émissaire congolais a présenté l’état d’avancement du processus ainsi que les prochaines étapes envisagées. Il a également transmis à Faure Gnassingbé et à João Lourenço des messages spéciaux de Félix Tshisekedi portant sur le processus de paix dans l’Est.
Floribert Anzuluni a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais de respecter les engagements pris dans le cadre des accords de Washington conclus avec le Rwanda sous médiation américaine. L’objectif affiché est de faire progresser le processus de désarmement des FDLR et de contribuer à la stabilisation de l’Est et de la région des Grands Lacs.
Un processus au cœur des divergences avec Kigali
Cette offensive diplomatique intervient alors que l’interprétation du dispositif de désarmement des FDLR continue de faire l’objet de divergences entre Kinshasa et Kigali. Les autorités rwandaises contestent la conformité du protocole avec les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington, tandis que le gouvernement congolais présente la reddition volontaire comme un moyen de répondre à la question des FDLR et de créer les conditions d’une désescalade.
À Brazzaville, les échanges ont également porté sur la situation sécuritaire dans l’Est et sur la nécessité d’une mobilisation des partenaires régionaux et internationaux pour accompagner les efforts de paix.
À travers cette série de consultations, le gouvernement congolais cherche ainsi à obtenir un soutien politique et diplomatique plus large afin d’accompagner le processus jusqu’à sa mise en œuvre effective.
Par Marius Bopenga
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