La FIFA rejette les informations faisant état d’une prétendue inéligibilité de Lionel Mpasi lors des qualifications et de la Coupe du monde 2026. Dans une déclaration transmise mercredi à l’agence allemande dpa, l’instance dirigeante du football mondial affirme qu’« aucun problème d’éligibilité » n’a été constaté concernant le gardien congolais, aussi bien lors des matchs de la RDC contre la Jamaïque que durant la phase finale du Mondial.
La FIFA précise par ailleurs que sa Commission de discipline a examiné une plainte introduite par la Fédération nigériane de football avant de la déclarer irrecevable.
Max Mokey met en doute les révélations

Interrogé par la presse sur cette affaire, Max Mokey a, pour sa part, exprimé des réserves sur la crédibilité des enquêtes publiées notamment par Le Monde et The New York Times. Selon lui, le parcours international de Lionel Mpasi dans les catégories de jeunes françaises ne suffisait pas, à lui seul, à rendre impossible son changement de nationalité sportive.
« Lionel Mpasi ne pouvait pas être inéligible puisqu’il n’a jamais évolué en équipe nationale A de la France. Il a seulement évolué au sein des sélections des jeunes avant de choisir la RDC », a-t-il déclaré.
Max Mokey affirme également que la Fédération congolaise de football association (FECOFA) avait entrepris les démarches nécessaires auprès de la FIFA pour permettre au gardien de représenter la RDC.
Selon lui, Mpasi a été mis à la disposition de la sélection congolaise en 2022 sous Hector Cúper avant de disputer son premier match officiel avec les Léopards en 2023 face au Gabon sous la direction de Sébastien Desabre. Il rappelle également sa participation aux phases finales de la CAN avant la Coupe du monde.
Des enquêtes qui mettent en cause la procédure

Ces déclarations interviennent après des révélations de Le Monde et du New York Times, fondées sur des documents internes de la FIFA. Selon ces médias, des juristes de l’instance auraient estimé que le changement d’association sportive de Lionel Mpasi n’avait pas été formellement achevé lorsqu’il avait commencé à représenter la RDC.
Mpasi, né en France et ancien international français U17, aurait ainsi disputé plusieurs rencontres avec les Léopards alors que l’autorisation formelle de la FIFA pour son changement d’association n’aurait pas été finalisée, selon ces documents.
La controverse a notamment pris de l’ampleur après la plainte déposée par la Fédération nigériane, à la suite de l’élimination des Super Eagles par la RDC lors du barrage africain. Les documents cités par les deux médias font état de plusieurs options examinées par les instances disciplinaires de la FIFA, dont le rejet de la plainte pour des motifs procéduraux.
La FIFA maintient sa position
Face à ces révélations, la FIFA maintient toutefois qu’aucune irrégularité d’éligibilité n’a été retenue dans les matchs concernés. L’instance rappelle que ses organes disciplinaires sont indépendants et qu’ils statuent sur la base des règlements applicables et des éléments propres à chaque dossier.
La controverse reste donc ouverte entre, d’une part, les documents rapportés par Le Monde et The New York Times, qui font état de réserves internes sur le statut sportif de Mpasi, et, d’autre part, la position officielle de la FIFA, qui affirme qu’aucun problème d’éligibilité n’a été constaté.
L’affaire pourrait encore connaître de nouveaux développements, la Fédération jamaïcaine ayant annoncé son intention de demander des explications à la FIFA sur la participation de Mpasi au barrage intercontinental.
Par Pascal Kabeya
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