La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu jeudi 15 octobre à Kinshasa l’ambassadrice de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, pour un échange consacré à « l’état des relations bilatérales ».
Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par les perquisitions menées en Belgique visant des membres de la famille du président congolais Félix Tshisekedi, à la suite d’une plainte déposée par l’avocat belge Bernard Maingain.
Un échange diplomatique dans un contexte tendu
Dans sa communication officielle, le ministère congolais des Affaires étrangères a indiqué que l’entretien portait sur l’état des relations entre les deux pays, sans faire référence aux perquisitions ni à la procédure judiciaire en cours.
Le contenu précis des échanges entre Thérèse Kayikwamba Wagner et Roxane de Bilderling n’a pas été rendu public.
Maxime Prévot dénonce une restriction des contacts

La rencontre intervient également après la diffusion d’une note circulaire datée du 15 octobre, par laquelle le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, a demandé aux membres du cabinet présidentiel de s’abstenir, « jusqu’à nouvel ordre », de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique et son personnel.
Toute démarche jugée nécessaire doit désormais passer par le ministère congolais des Affaires étrangères, sous peine de sanctions administratives et disciplinaires.
Cette décision a suscité une réaction du chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, qui a exprimé publiquement sa déception.
« Très déçu par la RDC ! Ce n’est pas ainsi que doivent se dérouler les relations bilatérales et diplomatiques ! », a-t-il déclaré.
Le ministre belge estime qu’« aucune situation ne justifie cette interdiction », tout en affirmant que Bruxelles en prend acte avec regret.
Les relations bilatérales sous pression

La succession de ces événements place les relations entre Kinshasa et Bruxelles dans une séquence délicate. D’un côté, les autorités congolaises ont imposé un canal institutionnel unique pour les contacts entre le cabinet présidentiel et l’ambassade belge. De l’autre, la Belgique exprime son désaccord avec cette restriction.
À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre les perquisitions menées en Belgique et la décision congolaise de limiter les contacts avec l’ambassade. Les explications des deux gouvernements et l’évolution des échanges diplomatiques permettront de mieux cerner les conséquences de cette situation sur les relations entre les deux pays.
Par Marius Bopenga
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