RDC : Jules Alingete compare les bilans anticorruption de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi

L’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, prend la défense du président Félix-Antoine Tshisekedi face aux critiques de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila. S’appuyant sur le classement de Transparency International relatif à la perception de la corruption, il estime que les chiffres contredisent les arguments avancés pour justifier la contestation armée du pouvoir.

« Difficile de comprendre que l’on soit capable de prendre les armes contre ses compatriotes sur la base d’affirmations qui contrastent avec la réalité », déclare Jules Alingete.

Deux périodes, deux classements

Pour étayer son argumentation, l’ancien responsable de l’Inspection générale des finances (IGF) compare les positions de la République démocratique du Congo sous les deux présidents.

Selon les chiffres qu’il avance, en 2019, à la fin du règne de Joseph Kabila, la RDC occupait la 170ᵉ place sur 179 pays dans le classement de Transparency International, avec seulement neuf pays derrière elle.

En 2025, sous Félix Tshisekedi, le pays serait remonté à la 163ᵉ place sur 182 pays, soit sept rangs gagnés par rapport à 2019, selon cette comparaison.

Jules Alingete présente cette évolution comme un argument en faveur du bilan de l’actuel chef de l’État en matière de lutte contre la corruption.

« Quel est le régime le plus corrompu ? »

À travers cette comparaison, l’ancien inspecteur général des finances remet en question les accusations visant le régime de Félix Tshisekedi et renvoie Joseph Kabila à son propre bilan.

« Quel est le régime le plus corrompu entre les deux ? », interroge-t-il.

Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC, marqué notamment par les accusations et les prises de position opposant les camps de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila.

Il convient toutefois de rappeler que l’indice de perception de la corruption mesure la perception de la corruption dans le secteur public et que les rangs dépendent également du nombre de pays évalués chaque année. Une comparaison rigoureuse doit donc tenir compte des scores obtenus par la RDC, et pas uniquement de son rang, pour apprécier l’évolution de la situation.

Les chiffres avancés par Jules Alingete constituent ainsi les éléments centraux de son argumentation, tandis que leur interprétation doit être replacée dans le contexte plus large des indicateurs utilisés par Transparency International.

Par Pascal Kabeya
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