Au Kenya, les autorités sanitaires sont toujours à la recherche d’un cas contact, lié au premier patient victime d’Ebola à Nairobi le 5 octobre, a indiqué le 21 octobre le directeur général de la Santé. Le 20 octobre, le pays a annoncé un neuvième cas, toujours lié à ce premier patient. Les autorités assurent que la situation reste sous contrôle. Mais les critiques commencent à se faire entendre.
L’homme recherché est de nationalité ougandaise. Les autorités du Kenya disposent de ses numéros de passeport et de téléphone, mais ne parviennent pas à le localiser. « Nous soupçonnons qu’il ait voyagé par une route panya », explique le directeur général de la Santé, faisant allusion à un chemin clandestin qui permet d’éviter les contrôles aux frontières. Le docteur Patrick Amoth affirme que les autorités ougandaises ont été prévenues.
Mardi soir, un neuvième cas d’Ebola a été déclaré au Kenya, « toujours lié au premier cluster », assure dans un communiqué le ministère de la Santé. Ce cas était déjà en isolement, comme les 129 autres personnes identifiées comme contacts par les autorités sanitaires.
« Les centres de quarantaine se transforment en unités d’incubation »
Depuis quelques jours, les critiques fusent à l’encontre des autorités kényanes et notamment de leur manque de transparence dans la gestion de la crise.
« Il est clair que les centres de quarantaine se transforment en unités d’incubation du virus Ebola », a déclaré David Maraga, ancien président de la Cour suprême et candidat à la présidentielle 2027.
Après des jours de pression, le syndicat des médecins vient d’être intégré mardi au groupe de travail national de lutte contre Ebola.
La République démocratique du Congo (RDC) a déclaré mi-mai la 17e épidémie de maladie à virus Ebola de son histoire, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue en RDC.
Cette fièvre hémorragique virale mortelle s’est depuis propagée à plusieurs pays du continent, dont l’Ouganda, qui avait enregistré 20 cas et deux décès avant de déclarer fin-août l’épidémie éradiquée sur son territoire.
Le patron de l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC), Jean Kaseya, a mis en garde mardi contre « une menace extrêmement grave » et appelé à la mobilisation internationale.
RFI






