La République démocratique du Congo est en deuil après le décès de Simon Mboso Kiamputu, ancien ministre de l’Industrie et figure de l’administration publique congolaise. Ce grand serviteur de l’État est décédé le mercredi 21 octobre 2026 à Kinshasa, à l’âge de 77 ans.
Né le 22 juin 1949 à Kimpemba, Simon Mboso Kiamputu était originaire du secteur de Mfidi-Malele, dans le territoire de Madimba, au Kongo-Central. Son parcours professionnel, marqué par des responsabilités dans l’administration, le commerce extérieur, les institutions publiques et la politique, l’a conduit à collaborer avec plusieurs hauts responsables de l’État, notamment Léon Kengo wa Dondo.
Une formation en sciences commerciales et industrielles
Simon Mboso Kiamputu effectue ses études primaires à l’Armée du Salut, à Matete, à Kinshasa, puis ses études secondaires au Collège Albert 1er, aujourd’hui connu sous le nom de collège Boboto, en 1968.
Entre 1968 et 1973, il poursuit des études supérieures à l’UNAZA, campus de Kinshasa, où il obtient une licence en sciences commerciales et industrielles.
Il entame ensuite sa carrière professionnelle à l’Union zaïroise de banques (UZB), où il exerce comme chef de service. En 1974, il rejoint le Centre zaïrois du commerce extérieur, avant d’occuper différentes fonctions de direction au Centre de commerce international du Zaïre (CCIZ), notamment celles de directeur, de directeur général et de directeur de la promotion.
Un parcours marqué par de hautes responsabilités publiques
Entre 1979 et 1981, Simon Mboso Kiamputu est appelé à travailler dans les cabinets ministériels. Il est notamment chef de cabinet de Kiakwama kia Kiziki, alors commissaire d’État à l’Économie, à l’Industrie et au Commerce extérieur, puis d’Emony Mondanga, chargé du Commerce extérieur.
En 1981, il est nommé représentant permanent adjoint auprès de la Communauté économique européenne à Bruxelles.
De retour au Zaïre en 1982, il rejoint le cabinet de Léon Kengo wa Dondo, où il exerce les fonctions de conseiller principal et de chef du staff économique. Il devient ensuite son chef de cabinet lorsque Kengo est nommé commissaire d’État aux Affaires étrangères, puis président de la Cour des comptes.
En novembre 1988, à la suite du retour de Léon Kengo wa Dondo à la tête du gouvernement, Simon Mboso Kiamputu est de nouveau nommé directeur de cabinet, fonction qu’il occupe jusqu’au 4 mai 1990.
Un engagement dans les institutions et le secteur économique
Parallèlement à ses responsabilités administratives, Simon Mboso Kiamputu s’engage en politique au sein du Parti démocrate et social chrétien (PDSC), dont il devient secrétaire national.
Son parcours comprend également plusieurs fonctions de gestion et d’administration. Il est notamment administrateur et secrétaire du conseil d’administration de l’Université du Bas-Zaïre, administrateur général de la SOGEDIC et de Smits Engineering, ainsi qu’administrateur de la Chambre de commerce et d’industrie franco-zaïroise.
Ces responsabilités témoignent de son implication dans les secteurs public, universitaire et économique.
Du Parlement au gouvernement
En juillet 2003, Simon Mboso Kiamputu est désigné député sur la liste du Mouvement de libération du Congo (MLC). En juillet 2006, il est élu député national sur la liste de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), le parti d’Olivier Kamitatu, dans le territoire de Madimba.
Le 5 février 2007, il fait son entrée au gouvernement d’Antoine Gizenga comme ministre de l’Industrie. Il conserve ce portefeuille lors du remaniement du 25 novembre 2007, avec l’ajout des attributions relatives aux Petites et Moyennes Entreprises.
Le 26 octobre 2008, il est reconduit au ministère de l’Industrie dans le gouvernement dirigé par Adolphe Muzito.
Avec la disparition de Simon Mboso Kiamputu, la RDC perd une personnalité dont la carrière aura traversé plusieurs périodes de son histoire politique et administrative, depuis les institutions du Zaïre jusqu’aux gouvernements de la République démocratique du Congo.
Par Pascal Kabeya
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