La situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, où de nouvelles attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF/MTM) ont fait des dizaines de victimes civiles.
Dans un communiqué publié le 2 avril, les Forces armées de la République démocratique du Congo font état d’un bilan provisoire de 43 civils tués dans la localité de Bafwakowa, en chefferie des Bandaka, ainsi que de 44 maisons incendiées et d’importants dégâts matériels, dont un camion-benne et cinq motos endommagés.
Selon d’autres sources locales, notamment la société civile, le bilan pourrait être encore plus lourd avec jusqu’à 56 personnes tuées dans certaines zones, tandis qu’un village entier aurait été en grande partie réduit en cendres après l’attaque survenue dans la nuit du mercredi au jeudi.

Des témoignages font également état de scènes d’une extrême violence le long de la route nationale 4, où plusieurs corps ont été retrouvés, certains encore coincés sous les décombres de maisons incendiées, alors que plus de 60 % des habitations auraient été détruites
Face à cette escalade qualifiée de barbare, l’armée assure avoir renforcé son dispositif sécuritaire et intensifié les opérations militaires pour traquer les assaillants et démanteler leurs réseaux
« Nous sommes déterminés à mettre fin à ces violences et à protéger les populations civiles », a affirmé un porte-parole des FARDC.
Dans le même temps, les forces armées appellent la population à une vigilance accrue et à une collaboration étroite avec les services de sécurité, en signalant tout mouvement suspect susceptible d’aider à prévenir de nouvelles attaques
La crise ne se limite pas aux pertes humaines et matérielles, plusieurs civils auraient également été enlevés dans les localités de Mutsanga, Bengasoli, Masiliko et Mabukulu, où ils seraient soumis à des traitements inhumains et contraints de payer des rançons pour leur libération.
Des voix s’élèvent pour dénoncer l’ampleur de la tragédie, à l’image de John Vuleveryo Musombolwa qui lance un cri d’alarme face à ce qu’il qualifie de barbarie sans limite et appelle les autorités à agir avec fermeté pour protéger les populations
Même indignation du côté de la société civile locale, où Jospin Paluku Mbowa dénonce une propagation inquiétante des ADF dans le territoire de Mambasa et un décalage entre la réalité du terrain et certains discours officiels.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’incursions meurtrières enregistrées ces derniers mois dans la région, entraînant de nombreuses pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations.
Dans ce contexte, les appels se multiplient pour une réponse urgente et efficace afin de restaurer la sécurité et mettre fin à un cycle de violences qui continue de frapper durement les civils dans l’est de la République démocratique du Congo.
Par José Lumbala, correspondant à Bunia
CONGO PUB Online






