Mike Kalambay, Sandra Mbuyi, Jean-Bosco Kanku : le peuple de Dieu a-t-il le droit de poser des questions ?

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Il ne s’agit pas de juger. Il s’agit de comprendre.

Depuis quelque temps, plusieurs situations conjugales concernant des figures connues du milieu chrétien congolais suscitent interrogations et débats. L’annonce du prochain mariage du pasteur Mike Kalambay, plusieurs années après son divorce, ravive notamment les discussions autour du divorce et du remariage dans l’Église.

Du côté de Sandra Mbuyi et du pasteur Jean-Bosco Kanku, les interrogations sur leur situation conjugale alimentent également les conversations, alors que les éléments publics permettant de comprendre précisément les circonstances de ces ruptures restent limités.

Une question revient dès lors avec insistance :

Que dit réellement la Bible sur le divorce et le remariage ?

Lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, chacun peut considérer que leur vie conjugale relève de leur intimité. Et c’est un principe qui mérite d’être respecté.

Mais lorsque ces mêmes personnes exercent un ministère, enseignent la Parole de Dieu et parlent publiquement du mariage, de la fidélité, de la famille et des valeurs chrétiennes, la question de la cohérence entre enseignement et pratique peut naturellement être posée.

Jésus déclare dans Matthieu 19:6 :

« Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. »

Le Christ aborde également la question du divorce et du remariage avec une grande exigence. Paul, de son côté, accorde une place importante à la vie familiale dans les critères applicables aux responsables de l’Église.

Dès lors, une interrogation légitime demeure : dans quelles conditions un chrétien divorcé peut-il se remarier selon les Écritures ?

Il ne s’agit pas nécessairement de réclamer l’exposition des détails intimes d’un couple. Certaines blessures appartiennent à la sphère privée et doivent le rester.

Mais lorsqu’un remariage est annoncé publiquement après un divorce, la question de son cadre spirituel peut être abordée publiquement, surtout lorsque les personnes concernées exercent une responsabilité religieuse.

Il faut cependant éviter les accusations sans preuves. Infidélité, abandon, violences, incompatibilité ou autres circonstances : les causes précises d’un divorce ne peuvent être affirmées sans éléments établis ou sans déclaration des personnes concernées.

Le véritable débat ne devrait donc pas être :

« Qui va épouser qui ? »

Mais plutôt :

« Que dit Dieu sur le divorce, la séparation et le remariage ? »

Et surtout : comment l’Église doit-elle accompagner les personnes divorcées tout en restant fidèle aux enseignements bibliques ?

Le buzz passera. Les rumeurs passeront. Les émotions passeront.

Mais la question spirituelle, elle, demeure.

Le peuple de Dieu a-t-il le droit de poser ces questions ? Oui. Mais il doit aussi avoir le devoir de les poser avec vérité, respect, prudence et sans condamnation.

Media Gospel

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