Le politologue et professeur belge Pierre Verjans estime qu’une réforme profonde de l’armée congolaise est indispensable pour permettre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) de faire face efficacement à la guerre dans l’Est du pays.
Intervenant sur la situation sécuritaire en RDC, l’universitaire a notamment évoqué la nécessité de sanctionner sévèrement les officiers militaires responsables, selon lui, de comportements compromettant l’efficacité de la chaîne de commandement.
S’appuyant sur un épisode de la Révolution française, Pierre Verjans a déclaré qu’il faudrait notamment « commencer par fusiller les généraux félons » afin de rétablir une véritable discipline au sein de l’armée congolaise.
Une référence historique pour illustrer la nécessité de sanctions

Le politologue a toutefois pris soin de préciser qu’il ne proposait pas nécessairement de reproduire cette pratique dans le contexte congolais.
« Je ne dis pas qu’il faut faire la même chose », a-t-il expliqué, présentant plutôt cet exemple historique comme une illustration de la nécessité, pour une armée, de disposer d’une chaîne de commandement claire et de sanctions effectives lorsque certains responsables militaires trahissent leur mission ou leur commandement.
Pour Pierre Verjans, la reconstruction des FARDC passe ainsi par une restauration de l’autorité militaire, de la discipline et de la confiance au sein de la hiérarchie.
La question de la responsabilité des hauts gradés
Cette déclaration intervient alors que l’armée congolaise fait face à d’importants défis dans l’Est de la RDC, notamment dans les zones affectées par les affrontements avec l’AFC/M23 et les groupes armés.
Au-delà des moyens matériels et des effectifs, le débat porte régulièrement sur la qualité du commandement, la discipline des troupes et la responsabilité des officiers dans les revers enregistrés sur différents fronts.
La sortie de Pierre Verjans relance ainsi la question de la réforme des FARDC et de la manière dont l’État congolais devrait traiter les officiers accusés de trahison, de désertion ou de manquements graves à leurs obligations militaires.
Son propos, particulièrement radical dans sa formulation, met surtout en avant un principe, sans une chaîne de commandement crédible, une discipline militaire effective et des mécanismes de responsabilité, la reconstruction d’une armée nationale capable de défendre durablement le territoire reste difficile.
Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online





