Le professeur Noël Tshiani s’en prend à la stratégie adoptée par la Coalition Article 64 (C64), qui avait fixé au pouvoir une échéance pour l’ouverture d’un dialogue national inclusif.
Dans une prise de position, il estime qu’un groupe politique ou social ne peut pas imposer un ultimatum au président de la République, qu’il considère comme une démarche incompatible avec une pratique responsable de la démocratie.
« On ne donne pas d’ultimatum à un Chef d’État », affirme-t-il.
Pour illustrer son propos, Noël Tshiani évoque le fonctionnement politique des États-Unis, estimant qu’il serait inconcevable qu’un groupe de pression adresse au président américain une exigence assortie d’un délai et de menaces en cas de refus.
Des ultimatums considérés comme des provocations
Selon lui, la RDC doit privilégier les réformes et le dialogue plutôt que les rapports de force susceptibles de déstabiliser davantage le pays.
« La RDC est un pays en développement qui a besoin de faire de grandes réformes dans tous les secteurs pour accélérer la croissance et créer des conditions d’une paix durable », soutient-il.
Noël Tshiani considère que la multiplication des ultimatums adressés aux autorités risque de contribuer à la paralysie du pays.
Il va jusqu’à qualifier ces démarches de « provocations », estimant qu’elles pourraient provoquer des tensions et exposer la population à de nouvelles violences.
Tshiani appelle au dialogue
Le professeur invite ainsi les responsables politiques qui contestent les orientations du pouvoir à privilégier le dialogue afin de rechercher des solutions aux différends politiques.
« Je voudrais par conséquent inviter les provocateurs et donneurs d’ultimatums à réfléchir deux fois sur les manières de dialoguer avec les gouvernants pour arriver aux meilleurs résultats au lieu de chercher coûte que coûte à paralyser le pays », déclare-t-il.
Cette sortie intervient alors que la C64 vient d’annoncer une marche nationale pour le 15 septembre, après avoir constaté l’absence, selon elle, d’avancées suffisantes vers l’ouverture d’un dialogue national inclusif.
Le débat sur la méthode de l’opposition — dialogue, mobilisation populaire ou actions de terrain devrait donc continuer à alimenter les échanges politiques dans les prochaines semaines.
Par Marius Bopenga
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