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Monde

À la UneMonde

Russie: l’état d’urgence annoncé dans la région de Koursk après une incursion ukrainienne

by Sam's Londele 8 août 2024
written by Sam's Londele

Alors que la guerre en Ukraine se poursuit, l’état d’urgence dans la région russe de Koursk, frontalière de l’Ukraine, a été annoncé. Selon Moscou, les forces de Kiev ont pénétré, mardi 6 août, dans cette région avec jusqu’à un millier de soldats et des dizaines de chars et de blindés. La situation est assez grave pour que Vladimir Poutine lui-même prenne la parole. Du côté de Kiev, il n’y a pas eu de commentaire, mais tout le pays suit ces opérations avec attention.  

Les troupes ukrainiennes, selon des informations russes, signalent des avancées ukrainiennes jusqu’à quinze kilomètres de la frontière et la petite ville frontalière de Sudja semble être sous contrôle ukrainien, rapporte notre correspondante à Kiev, Emmanuelle Chaze.

Cette attaque est la première impliquant des troupes ukrainiennes et pas seulement des groupes russes anti-Kremlin combattant aux côtés des Ukrainiens. Quels que soient les objectifs des Ukrainiens et sans présumer de l’épilogue de cette attaque, cette dernière souligne l’impréparation des Russes dans cette zone, selon l’expert militaire indépendant russe Yuri Fedorov. « Il s’agit d’un échec incroyable des services de renseignement russes, même si ce n’est probablement pas le premier, mais c’est un échec important sans aucun doute », explique-t-il, avant de continuer : « Cette opération a été préparée de manière approfondie. Les forces qui lui ont été allouées sont également assez importantes. Cela signifie qu’il y a eu des membres des forces armées ukrainiennes qui se sont déplacés dans la région. Il y a eu des manquements de la part du renseignement par satellite, mais aussi des groupes de reconnaissance, c’est-à-dire ces hommes envoyés à l’arrière des lignes ennemies, chargés de recueillir des informations sur ce qu’il se passe sur la ligne de front. »

Dans la région de Koursk, il y a probablement quelque 10000 de soldats avec une certaine quantité d’équipements blindés. Mais il s’agit d’unités très disparates, qui sont dispersées dans toute la région de Koursk et qui auraient besoin d’être placées sous un commandement unifié, qui ferait en sorte qu’elles agissent selon un seul et même plan. Pour l’instant, cet équilibre des forces dans cette zone permet à l’Ukraine d’espérer obtenir un certain succès.

En face, les troupes russes sont également désorganisées selon Yuri FedorovAnastasia Becchio

Détourner l’attention russe

Pour les observateurs occidentaux, le but de cette manœuvre pourrait être de détourner l’attention russe d’autres points de la ligne de front et contraindre Moscou à transférer ses troupes d’autres parties du champ de bataille sur ce nouveau théâtre de Koursk. 

Les réseaux sociaux russes montrent également des soldats russes faits prisonniers de guerre, ce qui, avec d’éventuels gains territoriaux, pourrait également être utilisé comme monnaie d’échange lors des négociations. L’Ukraine n’a jamais exprimé de désir d’expansion territoriale et souhaite simplement le respect de sa propre intégrité territoriale, comme le reconnaît le droit international.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Présidentielle américaine : Kamala Harris et Tim Walz entament leur tournée des États clés

by Sam's Londele 7 août 2024
written by Sam's Londele

La candidate démocrate Kamala Harris et son colistier fraîchement nommé, Tim Walz, ont entamé mardi leur tournée des États clés de la présidentielle américaine. Première étape : Philadelphie, où, devant un public enflammé, ils s’en s’ont pris au républicain Donald Trump tout en appelant à regarder vers l’avenir.

Tout juste nommé, le colistier de Kamala Harris, Tim Walz, s’est livré mardi à une attaque en règle contre Donald Trump​​​, dépeignant le candidat républicain à la Maison Blanche comme un rétrograde qui « sème le chaos et la division ».

« Il n’a aucune idée de ce qu’est le service (de la nation) », a-t-il lancé lors de son premier meeting aux côtés de la démocrate, à Philadelphie. « Il n’a pas le temps pour cela parce qu’il est trop occupé à servir ses propres intérêts. »

Venu du « Midwest », le gouverneur du Minnesota était jusqu’ici peu connu en dehors des frontières de son État. Fort de ses racines rurales, cet ex-professeur et entraîneur de football américain, qui se revendique chasseur, a placé ses débuts sur le « ticket » démocrate sous le signe du franc-parler.

« Si Trump a l’occasion de revenir, il reprendra exactement là où il s’est arrêté il y a quatre ans, mais cette fois, ce sera beaucoup, beaucoup plus grave », a-t-il chargé, en fustigeant un ex-président qui souhaite « restreindre nos libertés » et « aider les super-riches ».

« Ne vous y trompez pas : les crimes violents ont augmenté sous Donald Trump. Et c’est sans compter les crimes qu’il a commis », a-t-il également attaqué, en suscitant rires et acclamation dans la foule.

« Ramener la joie »

Face au programme du milliardaire républicain, Kamala Harris est une candidate capable de « ramener la joie » dans le pays, a opposé Tim Walz.

À moins de trois mois du scrutin, le duo Harris-Walz veut s’afficher comme un ticket complémentaire susceptible de séduire un électorat très vaste : elle est une ex-procureure capable de devenir la première femme noire présidente des États-Unis, lui est un ancien sénateur capable de parler à la classe ouvrière.

Kamala Harris, qui n’a eu que deux semaines pour choisir son colistier après le retrait de Joe Biden, a présenté son potentiel vice-président comme « un combattant en faveur des classes moyennes » et « un patriote ». Elle a mis en avant son colistier comme un pédagogue bienveillant qu’elle surnomme volontiers « Coach Walz ».

Ancien militaire de la Garde nationale au parcours atypique, ce gouverneur est vu comme plutôt modéré. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre des mesures étiquetées progressistes, comme la légalisation de l’usage récréatif de la marijuana et le renforcement des contrôles à l’achat d’une arme à feu.

Sitôt nommé, l’équipe de campagne de Donald Trump a tenté de le cataloguer comme un « dangereux gauchiste extrémiste ». « Le bilan de Tim Walz est une blague », a taclé J.D. Vance, choisi comme colistier républicain par Donald Trump, devant des supporteurs également réunis mardi à Philadelphie.

Tournée d’États clés

Le sénateur républicain de l’Ohio doit calquer ses déplacements sur ceux du duo Harris-Walz cette semaine, qui prévoit une tournée de plusieurs États clés capables de faire basculer l’élection.

La Pennsylvanie était le premier d’entre eux et les longues ovations des partisans démocrates ont rappelé à quel point la course à la Maison Blanche a changé depuis que Joe Biden a accepté de se retirer, face aux inquiétudes sur sa santé. « Nous sommes les outsiders dans cette course. Mais nous avons l’élan », a lancé Kamala Harris à la foule.

Depuis son irruption dans la campagne, la vice-présidente a rattrapé le retard qu’accusait Joe Biden sur Donald Trump dans les intentions de vote et a vu s’envoler les montants récoltés.

Après avoir réchappé à une tentative d’assassinat et fédéré son parti comme jamais lors de la convention républicaine mi-juillet, Donald Trump tente de s’adapter à cette nouvelle donne. Il multiplie les attaques contre Kamala Harris sur la question migratoire, et l’accuse aussi d’être « devenue noire » par calcul politique.

Avant la convention démocrate où elle doit célébrer son investiture mi-août à Chicago, Kamala Harris se concentre elle sur la défense des « libertés fondamentales » et notamment celle du droit à l’avortement. « Notre campagne n’est pas seulement un combat contre Donald Trump », a-t-elle insisté mardi. « Cette campagne est un combat pour l’avenir. »

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Bangladesh : les attentes des étudiants suite à la dissolution du Parlement

by Sam's Londele 6 août 2024
written by Sam's Londele

La répression des manifestants ont contraint le président du Bangladesh à dissoudre son Parlement. Un nouveau gouvernement intérimaire devrait être bientôt formé.

Après un mois de révoltes au Bangladesh, les manifestants ont obtenu la dissolution du Parlement ce mardi, ouvrant la voie à de nouvelles élections pour remplacer la Première ministre Sheikh Hasina.

À la tête du pays depuis 15 ans, elle a démissionné et fui le territoire après des semaines de mouvement de contestation d’une violence sans précédent.

La révolte a débuté en juillet dernier avec des manifestations antigouvernementales à l’initiative d’un collectif étudiant appelé « Etudiants contre la discrimination ». Les jeunes militants se sont mobilisés pour protester contre la réinstauration en juin de quotas dans la fonction publique, jugés discriminants.

Suite à la démission de la première ministre, un des organisateurs des manifestations a appelé à ce que le lauréat du prix Nobel de la paix Muhammad Yunus soit nommé à la tête d’un nouveau gouvernement intérimaire.

« Je pense que le prochain dirigeant du pays devrait prendre exemple sur les étudiants et leur dire que si quelqu’un devient un traître corrompu et s’implique dans des activités non sociales ou prend une décision contre le pays, il devra subir le même sort. Nous voulons qu’ils tracent l’avenir en gardant à l’esprit le pays« , a fait savoir l’étudiant Mohammad Jahirul Islam.

L’organisatrice des manifestations, Nahid Islam a déclaré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux que les dirigeants de la manifestation étudiante avaient déjà parlé avec Muhammad Yunus.

L’économiste bangladais a consenti à prendre le relais compte tenu de la situation actuelle du pays, selon la militante.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Oline

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États-Unis: Kamala Harris choisit Tim Walz pour être son vice-président

by Sam's Londele 6 août 2024
written by Sam's Londele

Ils apparaissent tous deux, souriants, en Une du site internet de la campagne électorale de Kamala Harris. La candidate démocrate et Tim Walz sont « prêts à gagner », proclame le site.

« En tant que gouverneur, entraîneur, enseignant et vétéran, il a défendu les intérêts des familles de travailleurs comme la sienne », écrit la candidate démocrate sur le réseau social X.

I am proud to announce that I've asked @Tim_Walz to be my running mate.

As a governor, a coach, a teacher, and a veteran, he's delivered for working families like his.

It's great to have him on the team.

Now let’s get to work. Join us:https://t.co/W4AE2WlMTj

— Kamala Harris (@KamalaHarris) August 6, 2024

« C’est l’honneur d’une vie », ajoute pour sa part Tim Walz. « La vice-présidente Harris nous montre ce qui est possible en politique. Cela me rappelle un peu le premier jour d’école », écrit-il également.

It is the honor of a lifetime to join @kamalaharris in this campaign.

I’m all in.

Vice President Harris is showing us the politics of what’s possible. It reminds me a bit of the first day of school.

So, let’s get this done, folks! Join us. https://t.co/tqOVsw2OLM

— Tim Walz (@Tim_Walz) August 6, 2024

Enfin, dernier étage de la fusée, Joe Biden réagit également sur le même canal. Le duo Harris-Walz sera, considère le président, « une voix puissante pour les travailleurs et la classe moyenne américaine ». « Ils seront, ajoute M. Biden, les plus ardents défenseurs de nos libertés individuelles et de notre démocratie. »

The first major decision a party nominee makes is their choice for Vice President. And Kamala Harris has made a great decision in choosing Governor Tim Walz to be her running mate.

I've known Tim Walz for nearly two decades, first during his time in Congress and as Governor. A…

— Joe Biden (@JoeBiden) August 6, 2024

Tout pour les « swing states »

À seulement trois mois de l’élection, le fameux « ticket » désormais formé par la vice-présidente et Tim Walz a peu de temps pour se faire connaître et convaincre les électeurs. Pas franchement connu en dehors des frontières de l’État du Minnesota dont il est le gouverneur, il a un parcours atypique, ayant été professeur de géographie et coach de football américain.

Celui qui deviendrait le vice-président de Kamala Harris, si cette dernière était élue le 5 novembre face à Donald Trump, devrait être présent pour un premier meeting en tandem ce mardi soir à Philadelphie, en Pennsylvanie. Ils enchaîneront ensuite avec plusieurs autres États pivots d’ici à samedi pour une tournée qui doit donner le ton de leur entente et de leur complémentarité. La Pennsylvanie est l’un des États clés ayant porté Joe Biden à la Maison Blanche en 2020 et que les démocrates devront à nouveau conquérir en novembre.

Tim Walz doit permettre à Kamala Harris de séduire un électorat plus large que celui penchant déjà pour elle et l’aider à compenser ses points faibles. La vice-présidente n’a eu que deux semaines pour faire son choix, alors que ce processus de sélection prend en général des mois, après le coup de tonnerre du retrait de candidature de Joe Biden le 21 juillet.

Le gouverneur du Minnesota a 60 ans et les cheveux grisonnants. C’est un adepte de la chasse, précise notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Son côté « homme du peuple » pourrait notamment aider. Il est né dans un petit village du Nebraska, n’a pas fait d’université prestigieuse, a servi dans l’armée.

D’abord représentant du Minnesota au Congrès, il a, depuis qu’il est devenu gouverneur, su mettre en œuvre des politiques progressistes en faveur du droit à l’avortement et des restrictions sur les armes à feu. Il a le soutien des syndicats, un point très important, et bénéficie d’une réputation d’homme affable, authentique, qui pas vraiment politicien. Un aspect qui va être primordial pour convaincre les électeurs des États du Midwest.

Un « dangereux gauchiste »

L’équipe de campagne de Donald Trump n’a pas tardé à réagir : elle qualifie ce mardi Tim Walz de « dangereux gauchiste ». « Tout comme Kamala Harris, Tim Walz est un dangereux gauchiste extrémiste, et le rêve de Harris et Walz » de transformer les États-Unis à l’image de la Californie, représente « le cauchemar de tout Américain », a déclaré dans un communiqué Karoline Leavitt, porte-parole de l’équipe de campagne de l’ex-président républicain.

Le suspense sur le choix du colistier de Kamala Harris aura duré jusqu’au bout : la liste des principaux prétendants comportait plusieurs autres hommes comme Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie, et Mark Kelly, ancien astronaute devenu sénateur de l’Arizona.

Depuis deux semaines, Kamala Harris a rattrapé le retard qu’accusait Joe Biden sur Donald Trump dans les intentions de vote et a vu s’envoler les montants récoltés pour sa campagne, marquant des débuts sans fausse note – mais dont il lui faudra réussir à maintenir la bonne dynamique durant les trois prochains mois.

La candidate démocrate, qui fait notamment campagne sur la protection du droit à l’avortement, pointe régulièrement les outrances de Donald Trump et résume l’élection à une question : « Dans quel genre de pays voulons-nous vivre ? Un pays de liberté, de compassion et d’État de droit, ou un pays de chaos, de peur et de haine ? »

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Josh Shapiro, Tim Walz ou Mark Kelly: Kamala Harris à l’heure du choix de son colistier

by Sam's Londele 6 août 2024
written by Sam's Londele

Qui Kamala Harris choisira-t-elle comme vice-président pour affronter le duo Donald Trump et J.D. Vance ? À cette heure, la désormais candidate officielle des démocrates à la présidentielle américaine ne l’a pas toujours pas désigné publiquement. Mais cela devrait être fait ce mardi via une vidéo en ligne.

Josh Shapiro (gouverneur de Pennsylvanie), Mark Kelly (sénateur de l’Arizona), Tim Walz (gouverneur du Minnesota), etc. Au vu des noms des favoris au poste qui circulent dans les médias depuis quelques jours, on peut être certain qu’à moins d’une surprise, le colistier de Kamala Harris sera un homme blanc. Pour le reste, le suspense est entier. Kamala Harris a envoyé un mail lundi soir à ses soutiens pour leur annoncer que sa décision n’avait pas encore été prise. En attendant, les paris sont ouverts. Ce mardi, sur le site de paris américain « BET US », c’est toujours Josh Shapiro, le gouverneur de Pennsylvanie qui est donné ultra-favori.

Première étape, la Pennsylvanie

Quelle que soit la décision de Kamala Harris, Josh Shapiro apparaîtra à ses côtés ce mardi, car elle a rendez-vous sur ses terres, à Philadelphie. La plus grande ville de Pennsylvanie est la première des sept étapes de la tournée de Kamala Harris dans les États clés pour la présidentielle américaine. La Pennsylvanie est l’un des États qui ont fait gagner Joe Biden en 2020 et il est disputé farouchement par le camp républicain. Voilà pourquoi le nom de Josh Shapiro, le gouverneur de l’État âgé de 51 ans, parfait connaisseur du terrain et des subtilités de la politique locale, revient sans cesse. Dans l’État, sa réputation de dirigeant pragmatique et efficace lui ont valu de larges soutiens. La confession juive du gouverneur est un atout pour attirer le soutien de cet électorat important. Mais ses propos contre les étudiants manifestant en faveur des Palestiniens sont encore frais dans les mémoires. Josh Shapiro les avait comparés à l’extrême droite.

Tim Walz, l’autre favori

On l’observe depuis que les appétits s’aiguisent pour le poste. Derrière l’apparente unanimité suscitée par Kamala Harris, la concurrence des colistiers met en lumière les failles internes au Parti démocrate. Depuis ce week-end, un autre nom, celui de Tim Walz, gouverneur du Minnesota, semble avoir ses chances. Âgé de neuf ans de plus que Josh Shapiro, l’homme est beaucoup plus populaire parmi la gauche du parti, notamment pour ses politiques en faveur des plus modestes. Contrairement à lui et à Mark Kelly (de l’Arizona), il n’appartient pas à un État pivot, mais c’est un enfant du « Midwest », un atout pour séduire les populations rurales et semi-urbaines, qui ne sont pas forcément acquises à la successeure de Joe Biden. Car l’enjeu principal de cette campagne éclair pour Kamala Harris, c’est bien d’élargir son électorat, au-delà des minorités et des femmes notamment.

Les « Républicains pour Harris »

Avant d’être intronisée officiellement par son parti à Chicago mi-août, Kamala Harris aura un peu de route à faire. Elle se rendra dans les « swing state », les sept États clés qui feront l’élection aux côtés de son colistier. De la Pennsylvanie au Nevada, en passant par l’Arizona ou la Caroline du Nord, elle s’affichera aussi avec des membres du Parti républicain pour tenter de séduire les électeurs qui ne désirent pas donner leurs voix à Donald Trump. Ils sont de plus en plus nombreux.

À lire aussiPrésidentielle américaine: «Kamala Harris peut attirer les républicains les plus centristes», selon Fanny Lauby

Une trentaine de membres du « Grand Old Party », dont des anciens élus du Congrès, prennent part à la campagne des « Républicains pour Harris ». Lune de miel ou pas, cette dernière, jouit d’un « capital confiance » important. Un élan qui prend la forme d’un pactole : 310 millions de dollars amassés en juillet pour mener campagne. Sur sa route, elle croisera par endroit J.D. Vance, le colistier de Donald Trump, également de passage dans les États pivots. L’occasion de croiser le fer sur les droits des femmes ou la crise migratoire, sujets de campagne centraux, voire sur les origines de Kamala Harris, thème que le camp républicain agite depuis son irruption dans la course, en lieu et place de Joe Biden.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh tué à Téhéran dans une frappe israélienne

by admin9775 31 juillet 2024
written by admin9775

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne, ont affirmé mercredi  31 juillet que le chef politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, avait été tué à Téhéran avec l’un de ses gardes du corps. Selon le mouvement islamiste, il aurait été assassiné par une frappe israélienne.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a affirmé mercredi qu’une frappe israélienne à Téhéran avait tué son chef Ismaïl Haniyeh. « (Notre) frère, le dirigeant, le mujahid Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement, est mort dans un raid sioniste contre sa résidence à Téhéran après sa participation à l’investiture du nouveau président » iranien, a écrit le Hamas dans un communiqué. « C’est un acte lâche qui ne restera pas sans réponse », a déclaré Moussa Abou Marzouk, un membre du bureau politique du Hamas.

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé pour leur part que « la résidence d’Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique de la résistance islamique du Hamas, a été touchée à Téhéran, et (…) lui et l’un de ses gardes du corps sont morts en martyrs », selon un communiqué sur leur site d’information Sepah. Et selon plusieurs médias iraniens,Haniyeh a « été tué par un projectile aérien ».

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a condamné le « lâche assassinat » du chef politique du Hamas et appelé les Palestiniens à  « à s’unir, à faire preuve de patience et de fermeté face à l’occupation israélienne ». « Le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, a fermement condamné l’assassinat du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qu’il considère comme un acte lâche et une grave escalade », a déclaré le bureau de M. Abbas dans un communiqué.

Cette attaque montre l’échec des services de renseignements et des guerriers de la révolution qui n’ont pas pu empêcher cette attaque au cœur de Téhéran. L’Iran a déjà frappé Israël en lançant près de 300 drones et missiles contre contre Israël lorsqu’un consulat iranien à Damas avait été frappé par une attaque israélienne. Donc, il faut s’attendre à une réaction très dure de l’Iran, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, estime notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Israël voulait frapper « la tête du serpent »

Les autorités israéliennes n’ont pas réagi. Face aux nombreux fronts qui se sont ouverts dans le conflit, Israël avait déjà indiqué vouloir frapper « la tête du serpent », soit les principales capitales de l’axe de la résistance. Ce dernier groupe comprend l’Iran, la Syrie, le Hamas, le Jihad islamique, le Hezbollah libanais ou encore les Houthis au Yémen.

Ismaïl Haniyeh – tout comme les principaux responsables de l’axe de la résistance – s’était rendu à Téhéran pour assister mardi à la prestation de serment du nouveau président iranien Massoud Pezeshkian devant le Parlement. L’Iran, allié du Hamas, ne reconnaît pas l’État israélien et a fait du soutien à la cause palestinienne un élément central de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique de 1979. Lors de son discours d’investiture mardi, Massoud Pezeshkian a dénoncé les « crimes » d’Israël dans le territoire palestinien, tandis que des Iraniens présents à la cérémonie scandaient « Mort à Israël! Mort à l’Amérique! ».

Membre de l’axe de la résistance, la Turquie a condamné l’assassinat du chef du Hamas, proche du président turc Recep Tayyip Erdogan : « Nous condamnons l’assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un acte ignoble à Téhéran» écrit le ministère estimant que « cette attaque a également pour but d’étendre la guerre à Gaza à une dimension régionale ». « C’est un crime terroriste odieux et une violation flagrante des lois », a aussi écrit sur X Mohammed Ali al-Houthi, un haut responsable des Houthis.

La Russie, elle, a dénoncé un « assassinat politique inacceptable ». « C’est un assassinat politique tout à fait inacceptable, et cela va aboutir à une escalade ultérieure des tensions », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, à l’agence de presse publique RIA Novosti.

Ismaïl Haniyeh, figure emblématique du Hamas

Le chef politique du Hamas, mort à l’âge de 61 ans, est né dans le camp palestinien d’al-Shati, dans la bande de Gaza. Il devient rapidement un militant politique après avoir étudié la littérature arabe à l’université islamique de Gaza. Dès la création du Hamas, en 1987, après la première antifada, il rejoint ce nouveau mouvement islamiste et nationaliste. Arrêté et emprisonné en 1989, Ismaïl Haniyeh est expulsé au Liban en 1992.

De retour dans la bande de Gaza un an plus tard, il est nommé secrétaire du chef spirituel du Hamas, Ahmed Yassine, assassiné en 2004 par l’armée israélienne. C’est alors qu’il devient une personnalité incontournable et sous sa houlette, le Hamas change de cap et s’intègre à la vie politique. Résultat : le mouvement remporte les élections législatives de 2006. Ismaïl Haniyeh est nommé Premier ministre de l’Autorité palestinienne, un poste qu’il va occuper jusqu’en 2014.

Dirigeant de l’ombre de la bande de Gaza jusqu’en 2017, il devient deux ans plus tard le chef du bureau politique du Hamas. Exilé volontairement au Qatar depuis 2019, Ismaïl Haniyeh a vu depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 de nombreux membres de sa famille tués lors des opérations menées par l’armée israélienne, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste.

RFI via CONGO PUB Online

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Liban: une frappe israélienne vise un commandant du Hezbollah près de Beyrouth

by Sam's Londele 30 juillet 2024
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L’armée israélienne a mené une frappe mardi 30 juillet sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah libanais, visant selon elle un commandant « responsable » de l’attaque meurtrière sur le plateau du Golan auquel Israël avait promis de riposter. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué, mais les médias libanais font état d’une femme tuée et dix-sept blessés, dont six enfants.

Le raid aérien israélien a visé le cœur de la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah, et les puissantes explosions ont été entendues dans toute la capitale et sa périphérie. Au moins deux missiles ont détruit plusieurs étages d’un immeuble résidentiel situé près d’un hôpital, à un kilomètre à vol d’oiseau de l’aéroport international, explique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Une énorme colonne de fumée a recouvert le quartier de Haret Hreik, cible du raid où se situent la plupart des institutions du Hezbollah.

Les sièges du bloc parlementaire et celui du Conseil de la Choura, la plus haute instance du parti chiite, se trouvent dans le périmètre visé. Des vidéos mises en ligne quelques minutes après l’attaque montrent une rue recouverte de gravats et de verre brisé, et des voitures en feu. Près d’une heure après le raid, les médias du Hezbollah se sont contentés de rapporter une puissante explosion dans la banlieue sud de Beyrouth, sans fournir plus de détails.

« L’armée israélienne a mené une attaque ciblée à Beyrouth contre le commandant responsable du meurtre des enfants de Majdal Shams et de nombreux autres civils israéliens », a expliqué l’armée dans un communiqué, en référence à l’attaque samedi dans cette ville druze, dans la partie du plateau syrien du Golan annexée par Israël, où 12 jeunes ont été tués.

Selon une source proche du Hezbollah, Fouad Chokr, le commandant militaire visé par le raid « a échappé à la frappe israélienne ». Les États-Unis avaient offert en 2017 une récompense de 5 millions de dollars pour toute information le concernant.

Dans un communiqué, le Premier ministre libanais Najib Mikatil a dénoncé un « acte criminel » et a appelé « la communauté internationale à assumer ses responsabilités et faire pression pour contraindre Israël à arrêter son agression et ses menaces et appliquer les résolutions internationales ».

« Le Hezbollah a franchi la ligne rouge »

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré mardi soir sur son compte X que « le Hezbollah a franchi la ligne rouge », quelques minutes après l’annonce de la frappe menée par l’armée israélienne.

Cette frappe intervient quelques jours après qu’Israël s’est engagé à riposter à l’attaque meurtrière de samedi sur le plateau du Golan annexé, imputée au Hezbollah soutenu par l’Iran. Le groupe avait nié toute implication.

La Russie a accusé Israël de violation du droit international après cette frappe. « C’est une violation grossière du droit international », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères aux agences russes.

RFI via CONGO PUB Online

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Venezuela : Maduro accuse l’opposition de provoquer une crise politique

by Ruben Yale 30 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le Conseil national électoral, fidèle au parti au pouvoir, a déclaré que M. Maduro avait obtenu 51 % des voix et M. González 44 %.

Le Venezuela est confronté à une paralysie politique depuis. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues du pays lundi.

Alors que neuf pays d’Amérique latine demandent un « réexamen complet » des résultats, la vice-présidente américaine Kamala Harris a  appelé Caracas à respecter « la volonté du peuple vénézuélien ».

M. Maduro considère que les résultats de l’élection sont une question réglée.

Mais le candidat de l’opposition Edmundo González a déclaré lors d’une conférence de presse lundi après-midi que sa campagne disposait des preuves nécessaires pour démontrer qu’il était le vainqueur de l’élection.

M. González et la dirigeante de l’opposition María Corina Machado ont déclaré aux partisans rassemblés devant son siège de campagne à Caracas qu’ils avaient obtenu 

Africanews via CONGO PUB Online

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En Inde, des glissements de terrain font des dizaines de morts et de nombreux blessés

by Ruben Yale 30 juillet 2024
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Des glissements de terrain survenus mardi dans le sud de l’Inde ont fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

Glissements de terrain meurtriers en Inde. La catastrophe naturelle survenue mardi 30 juillet dans le sud du pays a fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

« Des centaines de personnes sont potentiellement coincées », a indiqué l’armée dans un communiqué, précisant qu’environ 225 soldats ont été déployés sur site pour participer aux efforts de recherche et de sauvetage des survivants.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a réagi sur X, écrivant que ses « pensées vont à tous ceux qui ont perdu leurs proches » et que ses « prières vont aux blessés ». Il a également assuré le ministre en chef du Kerala de « toute l’aide possible » pour faire face à la situation.

Distressed by the landslides in parts of Wayanad. My thoughts are with all those who have lost their loved ones and prayers with those injured.

Rescue ops are currently underway to assist all those affected. Spoke to Kerala CM Shri @pinarayivijayan and also assured all possible…

— Narendra Modi (@narendramodi) July 30, 2024

Le chef de l’opposition indienne Rahul Gandhi, qui représentait sous la précédente mandature le district de Wayanad au Parlement, s’est dit « profondément angoissé » par la catastrophe. « J’espère que toutes les personnes prises au piège seront rapidement mises à l’abri », a-t-il ajouté.

Nouvelles précipitations attendues

Plusieurs personnes, blessées dans la catastrophe, ont déjà été transportées vers un hôpital du district pour y être soignées.

L’agence de gestion des catastrophes du Kerala, qui a expliqué que des équipes de pompiers et des forces de sécurité de l’État participaient aux opérations de recherche et de sauvetage aux côtés de l’armée, a prévenu que de nouvelles précipitations et vents violents sont attendus dans la journée.

Les épisodes de moussons qui s’abattent sur l’Asie du Sud de juin à septembre offrent un répit dans la chaleur de l’été et sont essentiels pour reconstituer les réserves d’eau. Mais ils conduisent aussi à des inondations et glissements de terrain, à l’origine de dégâts matériels et de nombreux décès, dont la quantité a augmenté ces dernières années, en particulier en raison du changement climatique, affirment des experts.

Les barrages, la déforestation ou les projets de développement en Inde sont également des facteurs d’aggravation du bilan humain.

D’intenses tempêtes liées à la mousson s’étaient déjà abattues sur le pays au début du mois. Certains secteurs de la mégapole de Bombay ont été inondés, tandis que la foudre a tué au moins dix personnes dans l’État de Bihar (nord-est).

Au Kerala, au moins 25 personnes ont été tuées dans des inondations et des glissements de terrain en 2021. En 2018, près de 500 autres avaient perdu la vie lors des pires crues recensées dans l’État depuis plus d’un siècle.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Présidentielle au Venezuela : Nicolas Maduro déclaré vainqueur, l’opposition conteste les résultats

by Ruben Yale 29 juillet 2024
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Le Conseil national électoral a annoncé dimanche soir que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du Venezuela pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages. La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado a, elle aussi, revendiqué la victoire avec 70 % des voix.

Dénouement confus de l’élection présidentielle au Venezuela. Le Conseil national électoral (CNE) a annoncé, dimanche 28 juillet au soir, que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du pays pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages au terme d’une campagne où l’opposition a dénoncé des intimidations et des craintes de fraudes.

Nicolas Maduro a obtenu 5,15 millions de voix, devant le candidat de l’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia, avec un peu moins de 4,5 millions (44,2 %), selon les chiffres officiels annoncés par le président du CNE, Elvis Amoroso, après le dépouillement de 80 % des bulletins et une participation de 59 %. Le résultat est « irréversible », a-t-il déclaré.

L’opposition a, quant à elle, revendiqué la victoire, assurant que son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia avait remporté 70 % des suffrages et refusant de reconnaître les résultats proclamés par le CNE.

« Nous avons gagné » avec « 70 % des voix », « le Venezuela a un nouveau président élu et c’est Edmundo Gonzalez Urrutia », a affirmé lors d’une déclaration à la presse à Caracas la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado. « Nous savons tous ce qui s’est passé aujourd’hui (dimanche). Et lorsque je dis que tout le monde sait, je commence par le régime lui-même », a-t-elle assuré. « Toute la communauté internationale le sait, même ceux qui étaient autrefois des alliés. »

« Sérieux doutes » de Washington, « résultats difficiles à croire » pour le président chilien

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a exprimé lundi 29 juillet de « sérieux doutes » quant à l’exactitude des résultats de l’élection. « Nous craignons sérieusement que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien », a ajouté Antony Blinken lors d’une conférence de presse au Japon.

« Il est essentiel que chaque vote soit compté de manière juste et transparente, que les responsables électoraux partagent immédiatement les informations avec l’opposition et les observateurs indépendants, et que les autorités électorales publient les résultats détaillés des votes », a déclaré Antony Blinken. « La communauté internationale suit la situation de très près et réagira en conséquence. »

El régimen de Maduro debe entender que los resultados que publica son difíciles de creer. La comunidad internacional y sobre todo el pueblo venezolano, incluyendo a los millones de venezolanos en el exilio, exigimos total transparencia de las actas y el proceso, y que veedores…

— Gabriel Boric Font (@GabrielBoric) July 29, 2024

Le président du Chili, Gabriel Boric, a pour sa part été le premier chef d’État à mettre en doute publiquement le résultat de la présidentielle. « Le régime de Maduro doit comprendre que les résultats qu’il publie sont difficiles à croire », a réagi Gabriel Boric sur X, affirmant que « le Chili ne reconnaîtra aucun résultat qui ne soit pas vérifiable ».

« DICTATEUR MADURO, DEHORS !!! », a écrit sur X le président argentin, Javier Milei. « Les Vénézuéliens ont choisi de mettre fin à la dictature communiste de Nicolas Maduro. »

Le Costa Rica et le Pérou ont également rejeté le résultat proclamé.

Nicolas Maduro fête sa victoire avec ses partisans

Le président Maduro, vêtu d’un survêtement aux couleurs du Venezuela et salué par un petit feu d’artifice et des drones, est sorti sur une scène près du palais présidentiel de Caracas pour fêter sa victoire avec ses partisans chantant « Vamos, Nico ! »

« Il y aura la paix, la stabilité et la justice. La paix et le respect de la loi. Je suis un homme de paix et de dialogue », a-t-il dit.

Malgré des sondages donnant largement vainqueur le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, Nicolas Maduro, qui s’appuie sur l’appareil militaire, s’est toujours montré sûr de sa victoire malgré une crise économique sans précédent.

Nicolas Maduro a reçu le soutien de ses alliés habituels : les présidents de gauche de Cuba, Miguel Diaz-Canel, du Nicaragua, Daniel Ortega, de Bolivie, Luis Arce, et du Honduras, Xiomara Castro.

Caracas avait limité l’observation du scrutin. L’invitation aux observateurs de l’Union européenne a été retirée en mai et de nombreux observateurs internationaux ont été bloqués ou refusés à la dernière minute, dont quatre ex-présidents latino-américains vendredi.

Le pays pétrolier, longtemps un des plus riches d’Amérique latine, est exsangue, empêtré dans une crise économique et sociale sans précédent : effondrement de la production pétrolière, PIB réduit de 80 % en dix ans, pauvreté et systèmes de santé et éducatif totalement délabrés. Sept millions de Vénézuéliens ont fui le pays.

L’opposition, qui espérait mettre fin à 25 années de pouvoir chaviste, était pourtant confiante. « Les résultats ne peuvent être occultés. Le pays a choisi un changement en paix », a écrit Edmundo Gonzalez Urrutia sur X.

Peu avant minuit, Omar Barboza, un leader de l’opposition, s’est insurgé contre un éventuel « faux pas » ou une « précipitation autoritaire » du pouvoir, lui demandant de respecter le résultat « au nom de la paix ». « Les procès-verbaux ne font que confirmer ce que nous avons vu dans les rues. La projection de leur contenu donne clairement un résultat qui ne doit pas être mis en doute. »

France 24 via CONGO PUB Online

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