Après que Donald Trump a évoqué jeudi une possible signature d’un accord-cadre dès « ce week-end » pour mettre fin à la guerre, l’agence de presse officielle iranienne a décrit les grandes lignes du texte en cours de finalisation. Selon elle, Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du détroit d’Ormuz et camperait sur son droit à l’enrichissement nucléaire.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué vendredi que le protocole d’accord serait signé « à distance » une fois finalisé, peut-être dans « les prochains jours ». « Dès que les dernières étapes de nos négociations seront achevées, cet accord sera signé et annoncé. La signature se fera dans un premier temps par voie numérique. Chaque partie signera à distance. Ensuite, il sera annoncé que ce protocole d’accord a été signé par les deux parties », a détaillé le ministre des Affaires étrangères, interrogé par la télévision d’État. « Cela pourrait arriver dans les prochains jours. J’ai bon espoir », a-t-il ajouté.
L’Iran a préconisé vendredi une dilution des stocks d’uranium enrichi à 60% sur le sol iranien, Washington en exigeant la destruction dans le cadre du protocole d’accord en cours de discussion. « Notre position a toujours été que la seule façon de gérer les stocks de matières enrichies est de les diluer en Iran », a déclaré sur la télévision d’État le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, permettrait d’éloigner considérablement la menace d’un enrichissement à des fins militaires.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé Israël de chercher à faire « dérailler » un éventuel accord avec Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, annoncé comme proche par les différents protagonistes. « Cet accord a des ennemis, au premier rang desquels se trouve le régime sioniste, qui cherche des prétextes pour le faire dérailler », a déclaré le ministre des Affaires étrangères à la télévision d’Etat iranienne. Plus tôt vendredi, Abbas Araghchi avait assuré qu’un accord avec les Etats-Unis n’avait « jamais été aussi proche » pour stopper cette guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février.
La Suisse s’est proposée pour accueillir l’éventuelle signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, a indiqué le ministère helvétique des Affaires étrangères à l’AFP. « La Suisse est pleinement mobilisée. Nous sommes en contact étroit avec les États-Unis et l’Iran », a déclaré le ministère dans un bref message envoyé à l’AFP. Le Département fédéral des Affaires étrangères [DFAE, ministère] « est actif comme facilitateur pour soutenir les efforts en vue d’un Memorandum of Understanding [protocole d’accord, NDLR] destiné à consolider la trêve et à ouvrir la voie à une désescalade dans le cadre du conflit entre l’Iran et les USA », a-t-il indiqué. En outre, le ministère précise qu’il « a proposé la Suisse comme lieu pour une éventuelle signature, si les parties devaient en convenir ».
RFI






