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Monde

Monde

Les ATACMS, ces missiles qui pourraient tout changer à la guerre en Ukraine

by admin9775 2 septembre 2022
written by admin9775

D’une portée de 300 kilomètres, ces projectiles pour Himars seraient une très mauvaise nouvelle pour l’effort militaire russe.

L’un des facteurs ayant permis ce (relatif) renversement du rapport de force a été la livraison puis la mise en service des fameux lance-missiles Himars. Grâce à leur portée plus importante que l’artillerie conventionnelle, ces «High Mobility Artillery Rocket System» ont offert à Kiev la capacité de secouer, loin derrière les lignes ennemies, une logistique russe déjà plutôt mal en point depuis le début du conflit.

Attaque de la base aérienne de Saki en Crimée, pilonnage constant des ponts stratégiques pour la logistique russe, visée précise et destruction de bases de commandement avancées, de dépôts de munitions ou de carburant, de nœuds et lignes ferroviaires vitales pour l’approvisionnement des premières lignes russes: les «petits» missiles fournis par les États-Unis font déjà de grands miracles.

Vol au-dessus du Rubicon

Il reste cependant un pas qui n’a pas encore été franchi, un type de projectile qui n’a pas été fourni et qui pourrait encore démultiplier la capacité de Kiev à semer le trouble dans l’organisation des armées russes: les ATACMS, pour «Army Tactical Missile System».

Comme l’explique Defense News sous la forme d’une tribune écrite à six mains par les analystes et stratèges américains Ryan Brobst, John Hardie and Bradley Bowman, les ATACMS sont de petits missiles balistiques que les Himars –ainsi que d’autres matériels fournis par la Grande-Bretagne ou l’Allemagne notamment– sont capables de lancer.

De précision également, ils sont décrits comme de courte portée, par comparaison avec des missiles balistiques plus conventionnels. Il ne faut pourtant pas s’y tromper: la «courte portée» des ATACMS peut grimper jusqu’à 300 kilomètres, à comparer avec les 70 kilomètres de portée des munitions pour l’instant fournies pour les Himars ukrainiens, avec une charge environ deux fois plus lourde.

La logique est donc évidente: comme l’expliquent Ryan Brobst, John Hardie et Bradley Bowman, la fourniture d’ATACMS par les États-Unis permettrait peu ou prou la même chose que les missiles déjà envoyés, mais en allant plus en profondeur encore derrière les lignes russes.

De quoi, par exemple, menacer la flotte de Moscou en mer Noire et l’empêcher d’arroser les civils ukrainiens de ses missiles de croisière. De quoi, également, perturber un peu plus encore l’approvisionnement des troupes russes sur le front et désorganiser totalement leurs efforts. Bref, de quoi affaiblir de manière plus sensible l’effort de guerre du Kremlin et regagner un peu d’allant dans la contre-offensive menée au sud, voire dans le Donbass.

L’administration Biden, jusqu’ici, s’est refusée à fournir ces ATACMS, de peur que leur puissance ne provoque la furie des Russes et une escalade du conflit. Pourtant, force est de constater que, mis à part l’usage de nucléaire tactique, l’escalade est déjà bien intervenue –les mêmes réserves avaient été émises pour les Himars, finalement envoyés.

En outre, et comme l’expliquent les auteurs de la tribune publiée par Defense News, l’usage d’ATACMS éventuellement fournis par les États-Unis à l’Ukraine pourrait être encadrée de conditions strictes, comme le fait de ne pas s’en servir sur des cibles en territoire russe.

I discussed with our great friend Lloyd J. Austin III the upcoming meeting within the framework of #Ramstein: we agreed on the agenda, shared information on the control of arms arriving to 🇺🇦 etc. Also, @SecDef has some very good news, but details will come a little later pic.twitter.com/J3grbGZzV3

— Oleksii Reznikov (@oleksiireznikov) July 18, 2022

Le 29 juillet, le ministre ukrainien de la Défense Oleksiy Reznikov annonçait dans un tweet, et après une discussion avec son homologue américain Lloyd Austin, de «bonnes nouvelles, dont les détails seront annoncés plus tard». Qui sait? Peut-être s’agissait-il de la fourniture à venir de ces ATACMS et des possibilités qu’ils ouvraient pour les forces de Kiev.

John Hamilton

Korii via CONGO PUB Online

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Monde

Taïwan : 446 incursions aériennes chinoises en août, un record

by admin9775 1 septembre 2022
written by admin9775

Le mois d’août a été marqué par un pic spectaculaire d’incursions, Pékin ayant organisé des manœuvres militaires sans précédent pour protester contre la visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi.

Les relations restent tendues entre Taipei et Pékin. Taïwan a été le théâtre d’un nombre considérable d’incursions aériennes chinoises au mois d’août, au moment où Pékin s’insurgeait contre les visites de législateurs américains sur l’île démocratique.

Selon une base de données compilée par l’Agence France-Presse à partir des chiffres du ministère de la défense taïwanais, 446 avions chinois, pour la plupart des avions de chasse, sont entrés dans la zone d’identification de défense aérienne (ADIZ) de Taïwan en août, soit plus que les 380 passages d’appareils chinois recensés pour l’ensemble de l’année 2020. Sur les huit premiers mois de 2022, Pékin a effectué 1 068 incursions dans l’ADIZ de Taïwan, dépassant le total de 2021 (969).

Visites d’élus américains soutenant Taïwan

Les 23 millions d’habitants de Taïwan vivent sous la menace constante d’une invasion par la Chine, qui considère l’île comme une partie de son territoire à reconquérir un jour, si nécessaire par la force. Le mois d’août a été marqué par un pic spectaculaire d’incursions dans l’ADIZ de l’île alors que Pékin organisait des manœuvres militaires sans précédent pour protester contre la visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, et d’autres responsables politiques.

Le Parti communiste chinois s’insurge contre toute action diplomatique susceptible de conférer une légitimité à Taïwan et a réagi avec une agressivité croissante aux visites de responsables et politiques occidentaux.

Après le déplacement de Nancy Pelosi au début du mois d’août, la Chine a envoyé, une semaine durant, des navires de guerre, des missiles et des avions de chasse dans les eaux et le ciel de Taïwan. Ces exercices ont été les plus importants et les plus agressifs depuis le milieu des années 1990.

Les menaces de Pékin se sont intensifiées sous la gouverne du président Xi Jinping, plaçant l’armée taïwanaise davantage sous pression. Surpassée en nombre et en possession d’une flotte vieillissante d’avions de chasse, Taïwan a annoncé, la semaine dernière, l’augmentation son budget militaire à un niveau sans précédent, pour atteindre 19,2 milliards d’euros.

Le Monde avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

L’UE suspend l’accord de facilitation de la délivrance de visas pour les Russes

by admin9775 31 août 2022
written by admin9775

Les 27 États membres de l’UE, dont les ministres des Affaires étrangères étaient rassemblés mardi et mercredi à Prague, ont convenu de suspendre intégralement l’accord de facilitation de la délivrance de visas qui existe entre l’UE et la Russie depuis 2007.

Une partie de cet accord avec Moscou avait déjà été suspendu pour certaines personnes, dont des responsables politiques et des hommes d’affaires.

Le compromis trouvé à Prague ce mercredi 31 aout élargit considérablement le nombre de ressortissants russes qui n’auront plus la possibilité d’obtenir simplement et rapidement des visas touristiques valables dans tous les pays de l’espace Schengen.

Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, a déclaré que les ministres réunis à Prague avaient convenu que les relations avec Moscou « ne pouvaient pas rester inchangées » et que l’accord, conclu en 2007, devait être « totalement suspendu ».

 » Risques sécuritaires « 

À l’issue de la réunion Prague, il a déclaré que cette suspension rendrait l’obtention de visas pour les ressortissants russes « plus difficile » et « plus longue ». « Cela réduira considérablement le nombre de nouveaux visas délivrés par les États membres de l’UE », a-t-il ajouté.

La Finlande, la Pologne, les pays baltes et la Tchéquie, notamment, avaient plaidé pour l’interdiction complète de tous les visas touristiques. Les chefs de la diplomatie de l’Estonie et de la Lettonie ont invoqué des « risques sécuritaires » et envisagent de prendre des mesures à l’échelle nationale.

L’accord trouvé ce jour doit encore être approuvé de manière formelle à Bruxelles. « C’est un signal à l’élite de Moscou et de Saint-Pétersbourg. (…) Je crois que nous serons capables de proposer d’autres mesures », a indiqué le ministre tchèque Jan Lipavsky, dont le pays préside actuellement le Conseil de l’UE.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

La Russie interrompt une nouvelle fois la livraison de gaz en Europe et fait monter la pression

by admin9775 31 août 2022
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Les livraisons de gaz russe via Nord Stream ont été suspendues mercredi pour trois jours. Le gazoduc qui relie directement les champs sibériens au nord de l’Allemagne est officiellement en maintenance. Mais, ce nouvel arrêt de l’approvisionnement accroît encore un peu la défiance entre Moscou et les Occidentaux.

C’est une nouvelle manche dans la partie de bras de fer engagé autour de l’énergie. Depuis ce mercredi matin, la Russie a interrompu la fourniture de gaz naturel à l’Europe via le gazoduc Nord Stream 1.

Le gazoduc est officiellement arrêté jusqu’à samedi 1h00 TU pour des travaux de maintenance. Gazprom l’assure : ces travaux de maintenance doivent être effectués « toutes les 1 000 heures ».  Un argument qui peine à convaincre à Berlin. Le patron de l’agence allemande des réseaux estime que cette opération est « incompréhensible sur le plan technique ». Et d’observer : « La Russie prend une décision politique après chaque soi-disant maintenance. » 

Incertitude

L’incertitude est d’autant plus grande à Lubmin, sur le port de la mer Baltique où aboutit le gazoduc, que cette fois-ci, contrairement aux travaux du mois de juillet, cette opération n’était pas prévue de longue date. 

Or, Dmitri Peskov, le porte-parole du gouvernement russe, soutient que les sanctions contre Moscou « ne permettent pas d’effectuer des travaux normaux d’entretien et de réparation », et en juillet, à l’issue de la maintenance, le robinet n’avait été rouvert qu’avec un débit limité : 20% de la capacité normale de Nord Stream. 

Pour autant, les autorités allemandes se veulent un peu plus rassurantes pour l’approvisionnement énergétique de cet hiver. L’objectif de stockage fixé par Berlin pour le mois d’octobre devrait être atteint dès début septembre.

RFI via CONGO PUB Online

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MondeScience et Technologie

Voyage vers la Lune : nouvelle tentative de décollage samedi pour la fusée de la NASA

by admin9775 31 août 2022
written by admin9775

Le premier lancement avait été annulé, lundi, au dernier moment, en raison d’un problème technique. La mission américaine Artemis-1 doit propulser la capsule Orion sans équipage jusqu’en orbite autour de la Lune.

Après une première tentative ratée, lundi, à cause d’un problème technique, la NASA, l’agence spatiale américaine, a annoncé, mardi 30 août, qu’elle tenterait de lancer vers la Lune sa nouvelle mégafusée, samedi.

« Nous nous sommes mis d’accord pour changer notre date de décollage pour samedi, le 3 septembre », a déclaré lors d’une conférence de presse Mike Sarafin, chargé à la NASA de la mission Artemis-1, qui doit marquer le début du programme américain de retour sur la Lune.

Le décollage du Space Launch System (SLS) – la plus puissante fusée du monde – se fait du centre spatial Kennedy, en Floride.

La fenêtre de tir commence à 14 h 17 (20 h 17 à Paris) et s’étend sur deux heures. Un responsable météorologique a averti que la probabilité de conditions non favorables, comme des précipitations ou des orages, était pour le moment élevée, la quantifiant à environ 60 %. Il s’est toutefois déclaré « optimiste », concernant une possibilité de décollage, en passant entre les gouttes.

Un problème de refroidissement sur l’un des moteurs

Le lancement de la fusée avait été annulé, lundi, au dernier moment à cause d’un problème de refroidissement de l’un des quatre moteurs principaux, sous l’étage principal. Ces moteurs RS-25 doivent être refroidis pour ne pas subir de choc avec le carburant ultrafroid lorsqu’ils sont allumés. Mais l’un d’eux n’arrivait pas à atteindre la température souhaitée. Celle-ci est atteinte, en laissant s’échapper une petite partie du carburant cryogénique sur les moteurs.

Les équipes de la NASA suspectent un problème lié à un capteur possiblement défectueux, a déclaré John Honeycutt, chargé du programme SLS. « La façon dont le capteur se comporte n’est pas cohérente avec la physique de la situation », a-t-il expliqué, en précisant qu’un tel souci n’était pas « vraiment inhabituel ».

Les équipes prévoient donc de récolter assez de données par ailleurs, à l’aide d’autres instruments, pour s’assurer du bon refroidissement du moteur. Il est également prévu de commencer plus tôt le refroidissement des moteurs dans le compte à rebours.

Des milliers de personnes avaient fait le déplacement, lundi, pour assister au spectacle, dont la vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris. Un problème de fuite au moment du remplissage des réservoirs de carburant avait également été observé, et même s’il avait pu être surmonté, les équipes de la NASA travailleront aussi à le régler d’ici à samedi.

Etablir une présence humaine durable sur la Lune

La mission Artemis-1 doit propulser la capsule Orion sans équipage jusqu’en orbite autour de la Lune, afin de vérifier que le véhicule est sûr pour de futurs astronautes – dont la première femme et la première personne de couleur qui marcheront sur la surface lunaire.

Après quarante-deux jours dans l’espace, l’objectif principal est de tester le bouclier thermique de la capsule lors de son retour dans l’atmosphère terrestre, à près de 40 000 km/h et une température moitié aussi chaude que la surface du Soleil.

Seuls des mannequins prendront place à bord, équipés de capteurs enregistrant vibrations et taux de radiations. La capsule s’aventurera jusqu’à 64 000 km derrière la Lune, soit plus loin que tout autre vaisseau habitable jusqu’ici.

Après cette première mission, Artemis-2 emportera en 2024 des astronautes jusqu’à la Lune, sans y atterrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artemis-3, en 2025 au plus tôt. Le but est d’établir une présence humaine durable sur la Lune, afin d’apprendre à vivre dans l’espace lointain et de tester toutes les technologies nécessaires à un aller-retour vers Mars.

Le Monde avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Inondations au Pakistan: l’ONU lance un appel urgent aux dons de 160 millions de dollars

by admin9775 31 août 2022
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Après les inondations dévastatrices qui ont déjà fait plus de 1 136 morts, selon le dernier bilan officiel, le gouvernement pakistanais a lancé, mardi 30 août, conjointement avec les Nations unies un appel urgent aux dons de 160 millions de dollars. 

Le Pakistan a lancé mardi 30 août avec les Nations unies un appel urgent aux dons de 160 millions de dollars pour financer un plan d’urgence pour les six prochains mois, d’abord destiné à fournir des services de base (santé, nourriture, eau potable, abris) aux 5,2 millions de personnes les plus touchées.

Le Pakistan est reconnaissant à l’égard de tous les pays qui lui tendent la main pour faire face aux conséquences des inondations meurtrières. Si actuellement les efforts sont concentrés sur l’aide d’urgence aux sinistrés, il faudra ensuite reconstruire dans près d’un tiers du pays sous les eaux aujourd’hui. Plus de 33 millions de personnes ont été touchées par ces inondations.

Economie en crise

Un effort financier considérable alors que le pays traverse une crise économique, rappelle le Premier ministre, qui a estimé qu’au moins 10 milliards de dollars seraient nécessaires pour réparer les dégâts. « Ces inondations sont les pires de l’histoire du Pakistan, a déclaré Shehbaz Sharif. Les gens sont sans abri, ils ont besoin de nourriture, de médicaments, d’eau potable. Et cette situation catastrophique a mené à une situation économique très sombre. Ces inondations ont alourdi notre fardeau. » 

Ces pluies ont détruit ou gravement endommagé plus d’un million d’habitations et dévasté de larges pans de terres agricoles essentielles à l’économie. « Je promets solennellement que chaque centime sera dépensé de façon transparente. Chaque centime ira à ceux qui en ont besoin », a-t-il ajouté.

Réchauffement climatique

Le Pakistan connaît une mousson monstrueuse après avoir connu un épisode de sécheresse précédé de vagues de chaleur historiques au mois de mai.

La ministre du Changement climatique, Sherry Rehman, rappelle que le Pakistan paie un très lourd prix alors qu’il produit moins de 1% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. « À ceux qui suggèrent que cette situation est le résultat d’un échec dans la planification, je veux répondre que oui nous prendrons nos responsabilités en tant que pays avec les villes les plus chaudes au monde. Mais nous avons le plus grand nombre de glaciers après les régions polaires. Et ils fondent très rapidement, a-t-elle averti. Cette année il y a trois fois plus d’eau dans les lacs causant des inondations. »

Une situation alarmante, qui risque de se répéter dans les prochaines années.

RFI via CONGO PUB Online

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MondeNouvelles nécrologiques

Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la «perestroïka» et de l’effondrement de l’URSS, est mort

by admin9775 31 août 2022
written by admin9775

L’une des figures politiques majeures du XXe siècle, Mikhaïl Gorbatchev est décédé mardi 30 août à l’âge de 91 ans à Moscou. Dernier secrétaire général du comité central de l’Union des Républiques soviétiques socialistes (URSS), puis premier et dernier président de l’URSS, il aura passé six ans au Kremlin, de 1985 à 1991, lors de la chute du bloc. Vu en Occident comme un réformateur ayant rendu aux Soviétiques leurs libertés, il est resté jusqu’à sa disparition une figure très controversée en Russie, où beaucoup le considèrent comme le fossoyeur de l’URSS.

« Aujourd’hui dans la soirée (mardi), après une longue maladie grave, Mikhaïl Sergueïvitch Gorbatchev est décédé », a indiqué l’Hôpital clinique centrale (TSKB) dépendant de la présidence russe, à Moscou.

Avec Mikhaïl Gorbatchev, le vocabulaire occidental s’est enrichi de deux mots russes : « perestroïka » et « glasnost », deux termes qui symbolisent la politique de réformes qu’il a initiée, ouvrant la porte aux chamboulements du début des années 1990, qui ont conduit le système soviétique à sa perte.

Originaire du Caucase du Nord, dans l’actuelle région de Stavropol, Mikhaïl Gorbatchev, né le 2 mars 1931 dans le village de Privolnoïe, aimait souligner qu’il avait été conducteur de moissonneuse-batteuse. En réalité, fils et petit-fils de paysans, il combinait ses études avec les travaux des champs pour aider son père au kolkhoze.

Membre des jeunesses communistes depuis l’âge de 14 ans, il est décoré, en 1949, de l’Ordre du Drapeau rouge du Travail, qui lui permet d’entrer à l’université de Moscou, l’établissement supérieur le plus prestigieux du pays, où il fera des études de droit. Son diplôme en poche, marié depuis deux ans à Raïssa Maximovna Titarenko, étudiante en Sciences sociales rencontrée à l’université de Moscou, il revient dans sa région natale en 1955, et occupe, dans les années 1960, plusieurs fonctions au sein des organes du Parti communiste de Stavropol. Il en est membre depuis l’âge de 18 ans et gravit rapidement les échelons du système soviétique comme apparatchik. Il accède au poste de secrétaire général du comité central du PCUS en 1985.

Perestroïka

Lorsqu’il prend les rênes du pays, Mikhaïl Sergueevitch Gorbatchev a 54 ans et représente une nouvelle génération au sein d’une direction vieillissante. Il tente alors d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie soviétique en panne, et lance la « perestroïka » : littéralement, la reconstruction, la restructuration. En autorisant les particuliers à créer de petites entreprises, en libéralisant les grandes entreprises d’État, Mikhaïl Gorbatchev tente de transformer l’économie inefficace de l’URSS en économie de marché décentralisée.

Pas question toutefois de remettre en cause les communistes : Gorbatchev cherchait à rendre le système plus efficace et plus souple, en l’adaptant aux exigences de la fin du XXe siècle. Mais sa politique ne parvient pas à remettre à flot une situation économique catastrophique. Le niveau de la vie des Soviétiques s’effondre, le mécontentement populaire va croissant.

Le secrétaire minéral

L’une des premières mesures controversées du nouveau secrétaire général avait été le lancement d’une vaste campagne contre l’alcoolisme, véritable fléau national : la moitié des points de vente d’alcool avaient été fermés et le prix de la vodka, sensiblement augmenté.

Mais la campagne s’est avérée un échec social, économique et politique. Les humoristes populaires l’ont alors affublé du surnom de « secrétaire minéral ». Cette première mesure phare de son mandat n’aide pas à asseoir sa popularité, qui, dans un contexte de difficultés économiques grandissantes, n’a cessé de se dégrader jusqu’à ce 25 décembre 1991, où il a été contraint de quitter la fonction de président de l’URSS à laquelle il avait été élu le 15 mars 1990.

Sa politique de « Glasnost » (« ce qui est connu, public », selon la définition qu’en donne Vladimir Dahl dans le Dictionnaire raisonné de la langue russe, mais le terme a, le plus souvent été traduit par « transparence »), lui vaut dans un premier temps le soutien des intellectuels. Liberté de la presse, liberté d’expression, déstalinisation et libération de milliers de prisonniers politiques et de dissidents sont alors à l’ordre du jour : l’ouverture, même si elle reste contrôlée, est applaudie, mais rapidement, l’enthousiasme du début fait place à la déception chez bon nombre de membres de l’intelligentsia.

Réhabilité par Mikhaïl Gorbatchev, qui le fait rentrer de son exil de Gorki, en 1986, le physicien prix Nobel de la paix Andrei Sakharov est de ceux-là. Comme le rapporte l’historien Michel Heller dans Le 7e secrétaire, à l’été 1989, Sakharov met en garde Gorbatchev en ces termes : « Ce n’est pas moi qui vais vous expliquer combien la situation est grave dans le pays, combien le peuple est mécontent (…) dans une situation de ce genre, la ligne médiane n’est plus tenable. (…) La seule possibilité est une radicalisation de la perestroïka ». Mais Mikhaïl Gorbatchev rejette cette solution.

Chute de l’URSS

La glasnost finit par entraîner des manifestations massives et contribue également au réveil des nationalismes chez les minorités ethniques, aboutissant à la chute de l’URSS.

Dépassé par une histoire qui lui échappe, Gorbatchev démissionne en direct à la télévision, le 25 décembre 1991, prenant acte de la disparition de l’URSS, après un accord signé sans lui par l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie, créant la communauté des États indépendants, à laquelle adhéreront rapidement d’autres républiques constituantes de l’Union soviétique, ayant proclamé leur souveraineté.

Quatre mois plus tôt, le président soviétique, assiste, tout aussi impuissant, de Foros, en Crimée, au putsch manqué des conservateurs. Ceux-ci exigent une reprise en mains et l’étouffement des velléités indépendantistes des républiques de l’Union soviétique. Pour éviter l’éclatement de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev avait consenti à élaborer un nouveau « traité de l’Union » qui accorderait une plus grande autonomie aux républiques. Après lui avoir rendu visite sur son lieu de villégiature pour exiger qu’il revoie sa position, huit hommes, parmi lesquels le chef du KGB Vladimir Krioutchkov, le ministre de la Défense Dmitri Iazov et le ministre de l’Intérieur Boris Pougo fomentent une rébellion.

Le chef du Kremlin se retrouve isolé, coupé du monde dans sa villa avec son épouse Raïssa et sa famille. Les chars prennent position dans les rues de Moscou, l’état d’urgence est décrété pour six mois.

Mais les putschistes manquent de détermination, et leur opération finit par échouer. Boris Eltsine, qui n’a pas été arrêté, prend alors la tête de la mobilisation ; des milliers de Moscovites le soutiennent. Les États-Unis et le Royaume-Uni lui expriment leur soutien. L’Allemagne reste fidèle à Mikhaïl Gorbatchev. Le président français François Mitterrand, lui, prend acte dans un premier temps des déclarations des putschistes, une reconnaissance de fait qui lui sera reprochée par la suite. Le 21 août, le putsch est défait. Le lendemain, Mikhaïl Gorbatchev rentre à Moscou, mais son pouvoir est chancelant face à celui qui lui succèdera en 1992.

L’après-Kremlin

Après avoir quitté le Kremlin, Mikhaïl Gorbatchev s’est engagé en faveur de la défense de l’environnement. L’ancien président soviétique a fondé, en 1993, la Green Cross International (la Croix-Verte internationale), au sein de laquelle il militait pour la création d’un tribunal international chargé de juger ceux qui sont coupables de crimes écologiques.

Il présidait depuis 1992, la Fondation Gorbatchev, un organisme non-gouvernemental, consacré aux études socio-économiques et politiques. Durant des décennies, il a parcouru le monde, donnant des conférences, où il plaidait en faveur de la démocratie, jusqu’à ce que la maladie l’empêche de voyager. En juillet 2017, sa santé ne lui avait pas permis de faire le déplacement à Strasbourg pour assister à la cérémonie en hommage à son alter ego de l’autre côté du rideau de fer, Helmut Kohl, l’ancien chancelier allemand, mort le 16 juin 2017.

Copropriétaire depuis 1993 du bihebdomadaire Novaya Gazeta, critique envers le pouvoir russe, ces dernières années, Mikhaïl Gorbatchev n’avait pas été avare de reproches envers l’actuel chef du Kremlin Vladimir Poutine. Il l’avait même appelé à céder le pouvoir, après les manifestations massives de l’opposition à l’hiver 2011-2012.

Ses sentiments envers le président russe se sont réchauffés à la faveur de la crise ukrainienne. Dans un entretien au Sunday Times le 22 mai 2016, Mikail Gorbatchev disait approuver l’annexion de la Crimée par la Russie : « Je suis toujours du côté de la volonté des peuples et la plupart des gens en Crimée voulaient être réunis avec la Russie. (…) Si j’avais été dans la même situation, j’aurais agi de la même manière ».

Une prise de position qui lui a attiré les foudres de Kiev : le dernier dirigeant de l’URSS est désormais persona non grata en Ukraine, le Service de sécurité (SBU) lui ayant interdit l’entrée du pays pour cinq ans.

En novembre 2014, en Allemagne, à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev affirme que Vladimir Poutine est l’homme politique qui défend le mieux les intérêts de la Russie. Il met aussi en garde contre le risque d’une nouvelle guerre froide qui pourrait dégénérer en conflit armé, et se montre de plus en plus critique envers les États-Unis :

« L’Amérique s’est égarée dans les profondeurs de la jungle et nous entraîne avec elle (…) elle nous entraîne dans une nouvelle Guerre froide, en essayant ouvertement de suivre son idée géniale de vouloir toujours triompher (…). On n’entend que parler de sanctions de l’Amérique et de l’Union européenne contre le Russie. Ont-ils perdu la tête ? », s’interroge le père de la Perestroïka, cité par l’agence Interfax.

Trois ans plus tard, à la veille de la première rencontre entre l’alors président américain Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet du G20 à Hambourg en Allemagne, Mikhaïl Gorbatchev a appelé les deux dirigeants à « tout mettre sur la table » pour « restaurer un climat de confiance ». « Il faut une impulsion des dirigeants, comme à Reykjavik en 1986 », a déclaré l’ancien dirigeant soviétique, faisant référence à sa rencontre avec le président américain de l’époque, Ronald Reagan, qui avait ouvert la voie à la fin de la Guerre froide.

En Russie, ses tentatives de revenir en politique se sont, en revanche, soldées par des échecs. À l’élection présidentielle de 1996, il n’avait décroché que 0.5 % des suffrages. De fait, Mikhaïl Gorbatchev, reste, jusqu’à aujourd’hui, l’un des dirigeants les plus mal aimés des Russes.

Gorbymania

Son image a, en revanche, longtemps été meilleure à l’étranger et en particulier en Occident, où ses réformes libérales, sa volonté d’ouverture ont été vues d’un très bon œil. La Britannique Margaret Thatcher avait été l’une des premières à lui tailler une réputation : « M. Gorbatchev me plaît. Nous pouvons faire des affaires ensemble », avait-elle déclaré à l’occasion d’une visite en Grande-Bretagne en décembre 1984.

Mikhaïl Gorbatchev n’était alors que président de la Commission des affaires étrangères du Soviet suprême. Quelques mois plus tôt, en visite en Italie, « il étonne ses interlocuteurs par son aveu public de certaines insuffisances soviétiques. Le chef de la section étrangère du Comité central du PC italien, Antonio Rubbi, qui parle le russe, déclare rencontrer pour la première fois de sa vie un dirigeant soviétique se permettant de remarques critiques à l’adresse de son pays », raconte l’historien Michel Heller.

Rapidement, le secrétaire général à la tache de vin sur son front dégarni fait l’objet d’une véritable « Gorbymania ». Le magazine Time lui décerne le titre d’« Homme de l’année » en 1987, puis d’« Homme de la décennie », en 1989.

Conscient du poids exorbitant du complexe militaro-industriel, Mikhaïl Gorbatchev multiplie les appels au désarmement. En décembre 1987, avec le président américain Ronald Reagan à Washington, il signe un accord sur l’élimination des missiles de moyenne portée en Europe. C’est avec le successeur de Reagan, George Bush senior, que Mikhaïl Gorbatchev signe le traité de réduction des armes stratégiques START, en juillet 1991.

Chute du Mur

Son nom est associé étroitement à la chute du mur de Berlin, à l’effondrement des régimes communistes d’Europe centrale et orientale, et à l’implosion de l’URSS. Il reçoit, en 1990, le prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide, un processus qu’il n’a pourtant ni contrôlé, ni peut-être même voulu. Dans son livre de souvenirs de 600 pages En tête à tête avec soi-même, publié en Russie en 2012, 21 ans après avoir quitté le Kremlin, Gorbatchev regrettait de « ne pas avoir mené le bateau URSS à bon port ».

« Nous n’avons pas réformé à temps l’Union soviétique. Nous n’avons pas transformé à temps le Parti communiste en un parti démocratique moderne. Ce sont les deux principales erreurs », écrit-il. Il y critique également les Occidentaux et en particulier les États-Unis pour le soutien qu’ils accordèrent selon lui à son rival de la fin des années 1980, Boris Eltsine, qui, élu président de la Russie, porta le coup de grâce au régime soviétique après l’échec du coup d’État conservateur d’août 1991.

L’histoire du mur de Berlin

Lors de la présentation de ce livre, à l’automne 2012, dans une librairie moscovite pleine à craquer, une lectrice avait demandé à Mikhaïl Gorbatchev quel était le plus grand regret de sa vie. « J’ai beaucoup de regrets, avait répondu l’ancien président soviétique, mais mon plus grand regret, c’est que Raissa nous ait quittés ».

L’élégante Raissa, le grand amour de sa vie, son épouse pendant 46 ans, première véritable première dame de l’histoire soviétique, dont la présence auprès de son mari avait largement contribué à la popularité de Gorbatchev en Occident. Raissa a succombé à une leucémie aiguë le 20 septembre 1999 à Munster en Allemagne, où elle était soignée. Une disparition, dont Mikhaïl Gorbatchev ne s’était jamais vraiment remis.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Pakistan: le FMI débloque un nouveau prêt de 1,1 milliard de dollars

by admin9775 30 août 2022
written by admin9775

Le Fonds monétaire international (FMI) a donné son accord, lundi 29 août, pour un prêt d’environ 1,1 milliard de dollars pour le Pakistan. Une aide qui arrive à point nommé pour le pays qui lutte contre des inondations historiques et qui est confronté à une grave crise économique.

Ce prêt du FMI, négocié de longue date, est une bouffée d’oxygène pour le Pakistan, confronté à des inondations qui ont submergé un tiers du territoire. L’institution avait déjà octroyé en 2019 un prêt de 6 milliards de dollars dans le cadre d’un plan de sauvetage conclu avec Imran Khan, alors Premier ministre.

En plus de cette nouvelle somme de 1,1 milliard de dollars, le FMI va encore ajouter 500 millions de dollars dans son effort de soutien qui doit s’étendre jusqu’en juin 2023. Mais le Pakistan aura besoin de bien plus.

Selon le ministre de la Planification et du Développement, il faudrait 10 milliards de dollars pour réparer les dégâts causés par les pluies de mousson au niveau des habitations et des autres infrastructures, mais aussi dans l’agriculture. Les Nations unies ont d’ailleurs lancé un appel urgent aux dons, à hauteur de 160 millions de dollars, pour venir en aide aux plus de cinq millions de victimes sur place.

Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, plongé dans une grave crise économique qui se traduit par une inflation galopante, une dévaluation de sa monnaie, la roupie, et une baisse considérable des réserves de changes. Ces dernières sont indispensables au paiement des importations et au remboursement d’une dette très élevée. Le pays de quelques 222 millions d’habitants est au bord de la faillite.

RFI via CONGO PUB Online

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30 août 2022 0 comments
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Monde

Nouvelles tensions après des incursions de drones chinois au-dessus des îles taïwanaises

by admin9775 30 août 2022
written by admin9775

Taipei et Pékin ont eu de vifs échanges à propos d’une récente série d’incursions de drones chinois au-dessus des îles taïwanaises de Kinmen, certains surveillant des postes militaires avancés. Taïwan dénonce des « voleurs » et un « harcèlement », tandis que la Chine assume ces survols.

Des photos et des vidéos prises par des drones chinois de l’archipel de Kinmen, situé à quelques kilomètres de la ville chinoise de Xiamen, ont circulé sur les réseaux sociaux. Une des vidéos montre des soldats taïwanais lançant des pierres en direction de l’un d’eux pour tenter de le faire partir.

Interrogé lundi 29 août sur ces vidéos, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a estimé qu’il ne s’agit pas d’une « affaire qui mérite d’être montée en épingle », car les drones « volent autour du territoire chinois ». Cette réponse a déclenché la fureur de Taipei, qui a comparé ce harcèlement des drones au comportement d’un « voleur ».

« Ceux qui viennent sans y être invités sont appelés des voleurs, qu’ils forcent la porte ou qu’ils épient du haut des airs, le peuple de Taïwan n’accueille pas de tels voleurs », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, lundi 29 août en fin de journée. « Le gouvernement expansionniste autoritaire du Parti communiste chinois a toujours fait du harcèlement des autres pays une routine quotidienne, et son titre de  »fauteur de troubles régional » est donc bien mérité », a-t-il ajouté.

Taïwan prêt à abattre les drones

Taïwan vit sous la menace constante d’une invasion de Pékin, qui considère l’île comme une partie de son territoire à reconquérir un jour, et si nécessaire par la force. Les tensions dans le détroit de Taïwan ont atteint leur plus haut niveau depuis des années à la suite de la visite de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre américaine des représentants, début août 2022.

Durant une semaine, la Chine a procédé, en représailles, à des manœuvres militaires terrestres et maritimes sans précédent depuis le milieu des années 1990, notamment le survol des îles de Kinmen par des drones.

Jusqu’à présent, le ministère taïwanais de la Défense s’est contenté de lancer des fusées éclairantes contre ces drones. Mais il a averti qu’il prendrait les « contre-mesures nécessaires », y compris l’abattage des drones si besoin.

Jusqu’à présent, le ministère taïwanais de la Défense s’est contenté de lancer des fusées éclairantes contre ces drones. Mais il a averti qu’il prendrait les « contre-mesures nécessaires », y compris l’abattage des drones si besoin.

RFI avec AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Chine: plus de 200 personnes arrêtées dans le scandale des banques du Henan

by admin9775 30 août 2022
written by admin9775

Plus de 200 personnes ont été interpellées en Chine dans le cadre d’un vaste scandale financier qui a laissé des milliers de déposants sur la paille. Les autorités de la province du Henan accusent un gang de criminels d’être derrière les malversations.

La liste des suspects est à la mesure du scandale : 234 personnes ont été arrêtées, selon une annonce de la police du Henan, lundi 29 août. Toutes sont soupçonnées d’être impliquées dans une arnaque qui a conduit des milliers de petits épargnants à se jeter dans la gueule des tire-sous, des « voyous » même, selon la presse locale, qui promettaient des taux d’intérêts annuels pour le moins inhabituels – 13 à 18% – et dont les intéressés ne verront jamais la couleur.

« Code rouge » et hommes en blanc

Depuis que l’affaire a éclaté en avril dernier, des dizaines de milliards de yuans sont gelés, des établissements bancaires sont au bord de la faillite et les déposants ne décolèrent pas. Ces derniers ont manifesté à plusieurs reprises devant le siège des banques. Mais quand cela a été possible, car les autorités locales ont tout fait pour étouffer le scandale, allant jusqu’à détourner les passes sanitaires santé de leur usage, qui ont viré au « rouge » pour bloquer les manifestants.

En juillet dernier, de mystérieux « hommes en t-shirts blancs » sont même intervenus pour tenter de disperser les protestataires. Depuis, des fonctionnaires ont été sanctionnés et les autorités ont commencé à rembourser les clients lésés.

De nouveaux remboursements viennent d’être annoncés par le régulateur des banques et assurances du Henan, rapporte l’agence Chine Nouvelle. Mais les petits épargnants sont toujours invités à se taire. « J’ai été  »marqué » et les autres aussi ; ils nous écoutent, ils nous suivent. On ne peut toujours pas parler aux journalistes », nous écrivait le week-end dernier l’un d’entre eux sur la messagerie WeChat, en effaçant ses messages un par un après les avoir envoyés.

RFI via CONGO PUB Online

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