Le boxeur congolais Roméo Katompa, plus connu sous le surnom de « Bololo », est décédé dans des circonstances particulièrement tragiques après avoir été brûlé vif dans la nuit du 16 au 17 juillet 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Établi depuis plusieurs années en Afrique du Sud, où il avait fondé une famille, Roméo Katompa était marié à une citoyenne sud-africaine et père d’un enfant. Dans le milieu de la boxe, il était reconnu comme l’un des anciens sparring-partners du champion du monde congolais Ilunga Junior Makabu, une collaboration qui lui avait valu l’estime de nombreux professionnels pour sa discipline, son courage et ses qualités sportives.

L’annonce de sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté congolaise, tant en Afrique du Sud qu’en République démocratique du Congo. De nombreux compatriotes dénoncent un acte d’une extrême violence et réclament que les autorités sud-africaines identifient les auteurs de ce crime et les traduisent devant la justice.
Ce drame intervient dans un contexte de fortes tensions à l’égard des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Malgré une accalmie observée après les manifestations du 30 juin, plusieurs témoignages font état de la poursuite d’opérations de porte-à-porte menées par des groupes hostiles aux migrants, visant à identifier des personnes en situation irrégulière.

Face à ce climat d’insécurité, plusieurs Congolais vivant en Afrique du Sud appellent les autorités de Kinshasa à mettre en place un mécanisme de rapatriement volontaire pour ceux qui souhaitent regagner la République démocratique du Congo.
La mort de Roméo Katompa ravive ainsi les inquiétudes de la diaspora congolaise quant à la sécurité de ses membres en Afrique du Sud et relance les appels en faveur d’une coopération renforcée entre Kinshasa et Pretoria afin de garantir la protection des ressortissants étrangers et de lutter contre les violences à caractère xénophobe.
À ce stade, les circonstances exactes de la mort de Roméo Katompa et les motivations de ses auteurs n’ont pas encore été officiellement établies par les autorités sud-africaines.
Par Marius Bopenga
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