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Monde

Boris Johnson accuse Poutine-01-2023
Monde

« Un missile, ça prend une minute » : Boris Johnson accuse Poutine de menaces, le Kremlin dément

by admin9775 31 janvier 2023
written by admin9775

Dans un documentaire diffusé par la BBC, Boris Johnson raconte avoir été « en quelque sorte menacé » par Vladimir Poutine, peu de temps avant l’invasion de l’Ukraine. « Un missile, ça prendrait une minute », aurait dit le président russe. Un « mensonge » de l’ancien Premier ministre britannique, répond le Kremlin.

Dans un documentaire diffusé par la BBC, Boris Johnson raconte avoir été « en quelque sorte menacé » par Vladimir Poutine, peu de temps avant l’invasion de l’Ukraine. « Un missile, ça prendrait une minute », aurait dit le président russe. Un « mensonge » de l’ancien Premier ministre britannique, répond le Kremlin.

« Je ne veux pas vous faire de mal, mais ça prendrait une minute »

« Il a dit : ‘Boris, vous dites que l’Ukraine ne va pas rejoindre l’Otan de sitôt. (…) Qu’entendez-vous par ‘pas de sitôt’ ? », raconte Boris Johnson.

« Eh bien, elle ne va pas rejoindre l’Otan dans un avenir proche, vous le savez parfaitement », poursuit l’ex-dirigeant britannique, soutien de la première heure des Ukrainiens.

« À un moment donné, il m’a en quelque sorte menacé et a dit : ‘Boris, je ne veux pas vous faire de mal, mais avec un missile, ça prendrait une minute’ ou quelque chose comme ça », poursuit Boris Johnson.

« Je pense que d’après le ton très détendu qu’il prenait, le détachement qu’il semblait avoir, il se jouait de mes tentatives de l’amener à négocier », ajoute l’ex-dirigeant britannique, qui a quitté Downing Street début septembre après une succession de scandales.

Dans le documentaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky raconte quant à lui comment il en est venu à enrager contre l’attitude des Occidentaux à l’époque : « Si vous savez que demain, la Russie va envahir l’Ukraine, pourquoi donc est-ce que vous ne me donnez pas aujourd’hui de quoi l’arrêter ? Si vous ne pouvez pas, alors arrêtez-la vous-mêmes. »

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Monde

Pakistan : explosion meurtrière à l’intérieur du quartier général de la police de Peshawar

by admin9775 30 janvier 2023
written by admin9775

Une explosion lundi après la prière du midi dans une mosquée à l’intérieur du quartier général de la police de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, a fait au moins 33 morts et 150 blessés. Une opération est toujours en cours pour secourir des personnes coincées sous les débris.

Au moins 33  personnes ont été tuées et environ 150 blessées, pour l’essentiel des policiers, dans un attentat présumé survenu lundi dans une mosquée à l’intérieur du quartier général de la police de Peshawar, dans le Nord-Ouest du Pakistan.

L’explosion s’est produite à l’heure de la prière dans ce lieu extrêmement sensible de la ville, située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Afghanistan. Elle a poussé le gouvernement à placer l’ensemble du pays sous haute alerte.

Une opération de secours a immédiatement été lancée pour dégager les personnes prises au piège des décombres, le toit et un mur de l’édifice s’étant affaissés sous le souffle de l’explosion.

« Beaucoup de policiers sont ensevelis sous les débris », a déclaré à l’AFP le chef de la police de Peshawar, Muhammad Ijaz Khan, selon lequel 300 à 400 personnes sont habituellement présentes à l’intérieur de cette mosquée à l’heure de la prière.

L’hôpital Lady Reading de Peshawar a annoncé à l’AFP que l’établissement avait reçu les corps de 33 personnes décédées.

Ghulam Ali, le gouverneur de la province du Khyber Pakhtunkhwa, dont Peshawar est la capitale, a fait état de près de 150 blessés, la plupart des victimes étant selon lui des policiers.

Un journaliste de l’AFP a vu des blessés ensanglantés sortir du bâtiment endommagé et les corps de personnes apparemment décédées être emmenés dans des ambulances.

Le quartier général de la police à Peshawar est l’une des zones les mieux surveillées de la ville. Il abrite aussi les locaux de différentes agences de renseignement.

Selon la police, l’explosion est survenue au deuxième rang des fidèles assemblés pour la prière.

Des équipes de déminage étaient sur place pour examiner la possibilité qu’elle ait été causée par un attentat suicide. « Les terroristes veulent créer la panique en ciblant ceux qui remplissent leur devoir consistant à défendre le Pakistan », a déclaré dans un communiqué le Premier ministre, Shehbaz Sharif. « Ceux qui combattent le Pakistan seront éliminés de la surface de la Terre. »

Les gens hurlaient

Shahid, un policier de 47 ans qui a survécu à l’explosion, a expliqué à l’AFP que la détonation est survenue quelques secondes après que l’imam avait commencé la prière. « J’ai vu une fumée noire s’élever dans le ciel. J’ai couru dehors pour sauver ma vie », a-t-il raconté. « Les cris des gens résonnent encore dans ma tête. Ils hurlaient en demandant de l’aide. »

Cet incident a eu lieu le jour même où le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed Al Nahyan, devait effectuer une visite officielle à Islamabad. Celle-ci a été annulée au dernier moment lundi, officiellement en raison de la météo pluvieuse.

Le Pakistan doit aussi recevoir mardi la visite d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), pour tenter de négocier le déblocage d’une aide financière vitale pour son économie à l’agonie.

La capitale et le reste du pays, notamment à la frontière avec l’Afghanistan, ont été placés sous alerte sécurité encore accrue après l’explosion à Peshawar.

En mars 2022, un attentat suicide revendiqué par l’EI-K, la branche régionale du groupe jihadiste État islamique (EI), dans une mosquée chiite de Peshawar avait fait 64 morts. Il s’agissait de l’attaque la plus meurtrière au Pakistan depuis 2018.

Attaques ciblées

Selon la police, le kamikaze était un ressortissant afghan installé au Pakistan avec sa famille depuis plusieurs années, qui avait préparé l’attentat en Afghanistan.

Peshawar, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec l’Afghanistan, a été ravagée par des attentats quasi-quotidiens pendant la première moitié des années 2010, mais la sécurité s’y était grandement améliorée ces dernières années.

Ces derniers mois, la ville a surtout connu des attaques ciblées visant d’abord les forces de sécurité.

Le Pakistan est confronté depuis quelques mois, en particulier depuis la prise du pouvoir par les Taliban en Afghanistan en août 2021, à une détérioration de la sécurité.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

Après plusieurs années d’un calme relatif, les attentats ont repris de plus belle, menés par les talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), l’EI-K ou des groupes séparatistes baloutches.

Le Pakistan reproche aux talibans de laisser ces groupes utiliser le sol afghan pour planifier leurs attaques, ce que Kaboul n’a cessé de nier.

Le TTP, un mouvement distinct de celui des nouveaux dirigeants afghans mais qui partage avec lui des racines communes, a revendiqué plusieurs attaques ces derniers mois.

Une de ses pires atrocités, qui a durablement marqué la conscience nationale pakistanaise, fut le massacre d’environ 150 personnes, essentiellement des élèves, à Peshawar en décembre 2014.

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Aux États-Unis, des documents confidentiels retrouvés chez l'ancien vice-président Mike Pence-01-2023
Monde

Aux États-Unis, des documents confidentiels retrouvés chez l’ancien vice-président Mike Pence

by admin9775 30 janvier 2023
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L’ancien vice-président de Donald Trump, le républicain Mike Pence, a été rattrapé à son tour mardi par l’affaire des archives de la Maison Blanche. Des documents classés confidentiels ont été retrouvés à son domicile de l’Indiana.

Après Donald Trump et Joe Biden, Mike Pence se retrouve à son tour emporté dans l’affaire des archives de la Maison Blanche : l’ancien vice-président républicain a informé mardi 24 janvier le Congrès de la découverte de documents classés confidentiels à son domicile.

Après Donald Trump et Joe Biden, Mike Pence se retrouve à son tour emporté dans l’affaire des archives de la Maison Blanche : l’ancien vice-président républicain a informé mardi 24 janvier le Congrès de la découverte de documents classés confidentiels à son domicile.

L’avocat de Mike Pence a informé les Archives nationales de la découverte, la semaine dernière, « d’un petit nombre de documents portant la mention ‘confidentiel’ mis en boîte et transportés par inadvertance au domicile de l’ancien vice-président à la fin de la précédente administration ».

L’avocat de Mike Pence a informé les Archives nationales de la découverte, la semaine dernière, « d’un petit nombre de documents portant la mention ‘confidentiel’ mis en boîte et transportés par inadvertance au domicile de l’ancien vice-président à la fin de la précédente administration ».

L’avocat de Mike Pence a informé les Archives nationales de la découverte, la semaine dernière, « d’un petit nombre de documents portant la mention ‘confidentiel’ mis en boîte et transportés par inadvertance au domicile de l’ancien vice-président à la fin de la précédente administration ».

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Monde

Israël: l’exécutif prend des mesures après les attaques à Jérusalem-Est

by admin9775 29 janvier 2023
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Après un week-end meurtrier, le cabinet de sécurité israélien a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche une série de mesures, dont une privant des « familles de terroristes » de certains droits.

Réuni en urgence samedi soir après ces attaques, le cabinet restreint a « arrêté une série de mesures pour […] faire payer les terroristes et ceux qui les soutiennent », selon un communiqué officiel, après trois heures et demie de débats.  

C’est le Premier ministre israélien qui a donné le ton d’emblée en promettant une réponse forte, rapide et précise au terrorisme, rapporte Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Nous ne cherchons pas l’escalade, mais nous sommes prêts à réagir à n’importe quel scénario, a ajouté Benyamin Netanyahu.

Les ministres et les responsables de la sécurité ont décidé de murer immédiatement la maison de la famille de l’auteur de l’attaque contre la synagogue du quartier de Neve Ya’akov. Et la procédure est en déjà en cours ce dimanche matin. La maison devrait être détruite par la suite.

Le cabinet restreint a ensuite évoqué une série de mesures. Le renforcement de la colonisation en Cisjordanie, une décision prise à la veille de la visite à Jérusalem du secrétaire d’État Antony Blinken. Accélérer également le processus d’acquisition d’armes pour les citoyens israéliens qui répondent aux critères.

Il est question aussi de révoquer la nationalité ou les permis de résidence des auteurs d’attaques et de leurs familles, ce qui permettrait de les expulser. Les ministres de l’aile droite du gouvernement ont évoqué des mesures plus musclées, mais Netanyahu a réitéré son appel aux Israéliens : ne faites pas justice vous-mêmes. C’est le rôle des forces de sécurité, a-t-il souligné.

Les mesures annoncées sont dans la ligne des propositions de ses partenaires politiques d’extrême droite lui ayant permis de revenir au pouvoir fin décembre, à l’issue des législatives du mois précédent. Elles risquent de s’appliquer en premier lieu à des Palestiniens ayant la nationalité israélienne et des Palestiniens ayant le statut de résidents de Jérusalem-Est conférant à ces derniers un certain nombre de droits et d’obligations identiques à ceux des Israéliens.

Je pense que c’était une bonne idée de venir ce soir quand même, dans le silence comme on l’a vu, sans musique, sans haut-parleur… Avec des bougies bien sûr ; marquer le fait que nous sommes de tout cœur avec tous ceux qui sont dans la peine en ce moment. Mais la vie du pays continue malgré tout.

« Nous sommes ceux qui allons payer le prix »

De Washington à Moscou, de nombreux dirigeants étrangers ont dit leur effroi ce samedi 28 janvier, après les deux attaques successives commises par des Palestiniens à Jérusalem-Est, tout en appelant à la retenue.

L’Autorité palestinienne s’est pour sa part abstenue de condamner et a jugé qu’Israël était « entièrement responsable ». Ces violences surviennent après une brusque escalade du conflit israélo-palestinien, après la mort jeudi 25 janvier de neuf Palestiniens dans un raid de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine.

À Jérusalem et en Cisjordanie occupée, l’ambiance est extrêmement tendue. Les Palestiniens craignent le pire, après la promesse de Benyamin Netanyahu « d’une réponse israélienne forte ».

La veille, il y avait aux quatre coins de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza un concert de klaxons et de feux d’artifices, ceux de certains Palestiniens célébrant l’attaque. D’autres, au contraire, n’ont absolument pas le cœur à se réjouir. Ils parlent d’une société blessée, cassée, qui en arrive à célébrer la mort de cette manière.

« Les vies humaines devraient être égales »

Mohammad Hassouneh a 35 ans. Il habite à Ramallah. Il craint déjà la répression qui arrive, conséquence directe de cette attaque.

Nous sommes ceux qui allons payer le prix : Israël aura besoin de faire couler encore plus de sang après cette attaque. Et le seul moyen de stopper tout cela, c’est de mettre fin à cet apartheid dans lequel nous vivons. Que voulez-vous attendre d’un enfant qui a vécu toute sa vie sous occupation ? Pensez-vous qu’il vous amènera des fleurs ? Non. Ils ne savent même pas à quoi ressemblent les fleurs.

Il évoque le double standard des médias ou de la communauté internationale, qui ne s’intéressent à la situation, dit-il, que lorsque des Israéliens sont tués. Il parle de la trentaine de Palestiniens, dont des civils, morts depuis le début de l’année.

Si vous comparez et regardez les chiffres, c’est suffisant pour que vous compreniez la réalité. Le gouvernement israélien peut tuer autant de Palestiniens qu’il veut. En silence, et avec une impunité totale. Personne ne les stoppera, personne ne les sanctionnera et personne ne fera un geste contre Israël. C’est vraiment dévastateur. Je pense que les vies humaines devraient être égales, mais je ne vois pas ça.

Il le précise, son espoir ne réside ni dans la communauté internationale, ni dans des gouvernements, mais dans la société civile. « Nous, Palestiniens, c’est ça qui nous tient en vie », ajoute-t-il.

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Monde

Libye-Italie: signature d’une accord «historique» entre ENI et la NOC dans le secteur gazier

by admin9775 28 janvier 2023
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C’est un important contrat qui a été signé ce samedi matin 28 janvier à Tripoli : le groupe ENI va investir 8 milliards de dollars dans le développement des sites gaziers offshore au nord de la Libye. À terme, ce sont 850 millions de mètres cube de gaz par jour, qui seront produits. L’Italie ambitionne ainsi de devenir un nouveau hub de l’énergie entre l’Afrique et l’Europe.

Preuve de l’importance de ce contrat : la cheffe du gouvernement italien Georgia Meloni a fait le déplacement à Tripoli ce samedi. Une visite de haut niveau, la première de ce type pour l’Italie depuis le déplacement de Mario Draghi en avril 2021.

Lors de cette signature, le patron de la société nationale libyenne d’hydrocarbure a déclaré que cet accord gazier de 25 ans était l’investissement le plus important dans le secteur énergétique libyen depuis un quart de siècle.

Un partenariat qualifié d’« historique » par Claudio Descalzi, PDG d’ENI, qui permettra « des investissements importants » dans le secteur énergétique, « la création d’emplois » en Libye et le renforcement de la position de d’ENI qui est déjà « le premier opérateur » avec 80% de la production de gaz libyen.

Important sur un plan économique, mais aussi géopolitique. En effet, l’Europe depuis la guerre en Ukraine cherche à diversifier ses importations.

Le chercheur Kader Abderrahim, spécialiste de la Libye, rappelle d’ailleurs que les autorités italiennes étaient à Alger la semaine dernière pour signer d’importants contrats gaziers et qu’un voyage est même envisagé en Égypte qui, selon lui, « recèle d’importantes nappes gazières en Méditerranée ».  

Un voyage est également prévu au tout début du mois de février vers l’Égypte qui recèle d’importantes nappes gazières en Méditerranée. Donc, je crois qu’il y a une volonté de l’Italie d’investir un champ nouveau qui fait émerger peut-être aussi une nouvelle géopolitique de l’énergie à l’occasion de cette guerre en Ukraine qui rebat les cartes. On voit que la stratégie de l’Italie, c’est d’éviter d’être dépendante d’un seul partenaire et en même temps cela lui donne une certaine légitimité pour réinvestir un espace géopolitique qu’elle avait un peu négligé ces dernières décennies, déclare à RFI le chercheur Kader Abderrahim.

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Monde

Israël: une fusillade fait plusieurs morts dans une synagogue de Jérusalem-Est

by Pius KAMBU 27 janvier 2023
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Sept personnes ont été tuées et dix autres blessées dans une fusillade ce vendredi 27 janvier à la périphérie nord de Jérusalem, a déclaré le ministère israélien des Affaires étrangères. 

L’attaque s’est produite à Neve Ya’akov, une colonie israélienne de Jérusalem-Est située dans le secteur arabe de la ville, annexé par l’État hébreu. Vers 20h15, heure locale, l’assaillant, armé d’un pistolet, pénètre dans une synagogue. Il ouvre le feu, et cible plusieurs personnes. On est vendredi soir, c’est le début du shabbat, jour de prière pour les juifs. La police israélienne intervient rapidement. Le tireur est abattu à son tour. Dans un communiqué, les forces de sécurité israéliennes parlent d’un véritable « carnage », rapporte notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. 

Sept innocents ont perdu la vie, dans un contexte de violence généralisée. Cette attaque est survenue au lendemain de l’assaut israélien le plus meurtrier depuis des années en Cisjordanie, qui a fait neuf morts jeudi à Jénine. Ces événements marquent le début d’un nouveau cycle de violences dans le conflit israélo-palestinien. « Cette opération est une réponse au crime conduit par les forces d’occupation à Jénine et une réponse naturelle aux actions criminelles de l’occupation », a déclaré à Gaza le porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, Hazem Qassem, sans revendiquer la responsabilité de l’attaque. Le Jihad islamique, autre groupe armé palestinien, a également salué cette action sans en revendiquer la paternité.

Condamnation vigoureuse des États-Unis

Les États-Unis ont vigoureusement condamné cette attaque « épouvantable ». « C’est absolument épouvantable », a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d’État, Vedant Patel. « Nous condamnons cette apparente attaque terroriste dans les termes les plus forts », a-t-il ajouté. « Nous sommes solidaires du peuple israélien », a encore affirmé le responsable, selon qui Washington est en « contact étroit » avec les autorités israéliennes.

Le porte-parole a précisé qu’il n’y avait aucun changement dans le programme du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui doit se rendre à partir de dimanche en Égypte puis lundi et mardi à Jérusalem et Ramallah. Il y discutera « de mesures à prendre pour une désescalade des tensions », a-t-il ajouté.

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Monde

États-Unis : cinq policiers inculpés pour meurtre après l’arrestation brutale d’un homme noir

by admin9775 27 janvier 2023
written by admin9775

Cinq policiers ont été inculpés pour meurtre jeudi, après la mort début janvier d’un Afro-Américain passé à tabac par les forces de l’ordre après son arrestation à Memphis, dans le Tennessee. Le président américain Joe Biden a appelé au calme avant la publication de la vidéo des faits.

Cinq policiers ont été inculpés et incarcérés, jeudi 26 janvier, pour meurtre à la suite du décès début janvier d’un Afro-Américain, quelques jours après une arrestation « épouvantable » dans le sud des États-Unis, selon les autorités.

Ces agents de la police de Memphis, grande ville du Tennessee, tous afro-américains, sont visés par plusieurs chefs d’inculpation, dont meurtre, coups et blessures ou encore enlèvement, a annoncé le procureur Steve Mulroy lors d’une conférence de presse.

Le président américain Joe Biden a réclamé jeudi dans un communiqué une « enquête rapide, complète et transparente » sur ce drame.

Le 7 janvier, les policiers – depuis licenciés – avaient voulu arrêter Tyre Nichols, 29 ans, pour une infraction routière. Alors que les agents s’approchaient, une « confrontation avait eu lieu » et « le suspect s’était enfui », avaient expliqué les forces de l’ordre. Rattrapé, Tyre Nichols avait finalement été interpellé mais s’était plaint d’avoir du mal à respirer et avait été hospitalisé. Il était décédé trois jours plus tard.

« Passage à tabac »

Les détails de cette arrestation ne sont pas encore clairs. Une vidéo des faits existe, mais a pour l’instant uniquement été montrée aux proches de la victime et à leurs avocats.

Selon ces derniers, « la police l’a battu au point qu’il était méconnaissable ». « Il s’agit d’un passage à tabac pur et simple, sans interruption, de ce jeune homme pendant trois minutes », a déclaré Me Antonio Romanucci.

Lors de la conférence de presse jeudi, les autorités ont évité de décrire précisément le déroulé des faits, renvoyant aux images.

Mais ce qui s’est passé était « inadmissible » et « criminel » et « n’aurait pas dû se produire », a martelé David Rausch, directeur du bureau d’enquête du Tennessee, se disant « choqué » et « écœuré » par ce qu’il a vu. « En un mot, c’est absolument épouvantable. »

‘Inhumain »

Les avocats de la famille de la victime, dont le célèbre Ben Crump – qui avait représenté la famille de George Floyd – ont salué l’inculpation des policiers. Cette nouvelle « nous donne de l’espoir alors que nous continuons à réclamer justice pour Tyre », ont-ils commenté.

Jeudi, en évoquant ses rencontres avec les proches de Tyre Nichols, le procureur Steve Mulroy a dressé le portrait d’un « fils presque parfait ». « Une personne joviale et heureuse, qui aimait le skateboard », a-t-il dit.

Les cinq agents inculpés ont été licenciés la semaine dernière. L’investigation interne de la police avait démontré qu’ils avaient fait usage de la force de façon excessive. D’autres policiers font encore l’objet d’une enquête.

Les agents mis en cause sont « directement responsables des violences physiques commises sur M. Nichols », a déclaré mercredi la cheffe de la police de Memphis, Cerelyn Davis, estimant qu’il ne s’agissait « pas seulement d’une erreur professionnelle, mais d’un manque d’humanité ». « Cet acte était odieux, irresponsable et inhumain. »

Violence policière

La vidéo de l’arrestation sera rendue publique vendredi après 18 h locales (minuit GMT samedi). « Je m’attends à ce que vous soyez scandalisés » en voyant ces images, a admis Cerelyn Davis. Jugeant également probable l’organisation de manifestations, la cheffe de la police a appelé à ne pas « inciter à la violence ou à la destruction ».

Dans son communiqué, Joe Biden dit se joindre à la famille de Tyre Nichols en appelant à ce que les manifestations soient « pacifiques ». « La colère est compréhensible, mais la violence n’est jamais acceptable », a-t-il ajouté.

L’affaire trouve un écho particulier dans un pays encore marqué par la mort de George Floyd, en mai 2020, et les manifestations Black Lives Matter, contre le racisme et les violences policières, qui avaient suivi.

Et le drame a relancé le débat sur la violence policière dans le pays. « Nous ne pouvons ignorer le fait que les interventions policière mortelles ont davantage touché les personnes noires », a rappelé le président Biden.

Le président démocrate exhorte le Congrès à passer un projet de loi de réforme de la police, adopté à la Chambre des représentants en 2021 mais qui n’a pas passé l’obstacle du Sénat. Depuis le meurtre de George Floyd, le Congrès américain a été incapable d’adopter toute réforme ambitieuse de la police aux États-Unis, y compris l’interdiction des prises d’étranglement.

Le président de l’organisation de défense des droits civiques NAACP, Derrick Johnson, a pour sa part appelé les élus du Congrès à regarder la vidéo de l’arrestation, puis à agir. « Nous pouvons nommer toutes les victimes de violences policières, mais nous ne pouvons pas citer une seule loi que vous avez passée pour régler le problème. »

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Monde

Haïti : manifestations à Port-au-Prince après les meurtres de six policiers par des gangs

by admin9775 27 janvier 2023
written by admin9775

Des manifestants en colère, après les meurtres de six policiers par des gangs, ont tenté jeudi à Port-au-Prince d’investir les bureaux du Premier ministre contesté, Ariel Henry, et ont envahi la piste de l’aéroport international Toussaint-Louverture. 

Six policiers ont été tués mercredi dans le nord d’Haïti lors de l’attaque d’un commissariat par des membres de gangs, ont fait savoir les autorités, un nouvel acte de violence à l’origine de manifestations, jeudi 26 janvier, à Port-au-Prince.

Des civils et des policiers, excédés, ont défilé dans les rues de la capitale, érigé des barricades, tenté d’investir les bureaux du Premier ministre contesté Ariel Henry et envahi la piste de l’aéroport international Toussaint-Louverture, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les manifestants n’ont cependant pas réussi à atteindre le salon diplomatique où se trouvait le chef du gouvernement, de retour d’un sommet à l’étranger. Le trafic aérien a néanmoins été perturbé, tandis que des écoles ont fermé leurs portes à Port-au-Prince.

« Bandits »

Mercredi, des « bandits » ont attaqué à trois reprises un sous-commissariat de police à Liancourt, localité du nord du pays des Caraïbes, et « au cours de la troisième attaque », des hommes armés attaquant « sur tous les fronts » « ont tué six de nos agents », a déclaré jeudi matin le responsable de police Jean Bruce Myrtil au micro d’une radio locale.

Parmi les six policiers tués, quatre, blessés plus tôt dans la journée, ont été « sortis » par les membres de gangs de la clinique où ils étaient soignés « afin de les exécuter », a ajouté le responsable de la police.

Le directeur général de la police nationale d’Haïti, Frantz Elbé, a fait savoir que ses forces sont « en état d’alerte maximale (…) dès ce jeudi 26 janvier ». La police avait annoncé sur ses réseaux sociaux la mort de « six vaillants policiers ».

Appel au calme

Un haut responsable diplomatique américain, Brian Nichols, a réagi sur Twitter en disant « condamner la violence des gangs », et appelé « au calme » en Haïti.

Quatorze policiers ont été tués par les gangs armés depuis le début de l’année, selon un décompte effectué par le Syndicat national des policiers haïtiens. Le syndicaliste Lionel Lazzare a appelé les responsables à adopter des mesures afin de protéger les agents.

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Monde

L’Allemagne donne le feu vert à la livraison de chars «Leopard» à l’Ukraine

by admin9775 25 janvier 2023
written by admin9775

L’Allemagne va envoyer des chars d’assaut Leopard 2 à l’Ukraine et accepte qu’ils soient réexportés à Kiev par des pays partenaires. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 25 janvier, le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit.

L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi matin. « C’est le résultat d’intenses consultations qui ont eu lieu avec les partenaires européens et internationaux les plus proches de l’Allemagne », a précisé le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit.

Le chancelier Olaf Scholz a cédé à la pression qui s’était accumulée ces dernières semaines. « Cette décision est en ligne avec notre soutien bien connu à l’Ukraine au mieux de nos capacités. Nous agissons de manière étroitement coordonnée au niveau international », a déclaré le chancelier dans un communiqué.

Olaf Scholz autorise l’envoi de chars en Ukraine, mais insiste sur sa volonté d’empêcher une escalade avec la Russie. « Dans tout ce que nous faisons, nous devons toujours nous assurer que nous faisons ce qui possible et nécessaire pour soutenir l’Ukraine, tout en évitant une escalade de la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui mènerait à une guerre entre la Russie et l’Otan, a déclaré le chancelier allemand. Ce principe, nous allons toujours continuer à l’appliquer. C’est pourquoi, il est bon – et nous l’avons fait délibérément-  que nous ayons progressé pas à pas sur ce dossier. C’est un principe que nous continuerons à appliquer à l’avenir. C’est le seul principe qui dans une situation aussi complexe garantisse la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe. »

Quatorze chars livrés par l’Allemagne

L’objectif est la création rapide de deux bataillons de chars Leopard 2 pour l’Ukraine. Berlin fournira dans un premier temps quatorze Leopard 2 puisés dans ses stocks, précise le communiqué. La formation des tankistes ukrainiens débutera prochainement et l’Allemagne fournira logistique et munitions à l’Ukraine, est-il encore indiqué.

 « L’Allemagne donnera aux pays partenaires qui souhaitent livrer rapidement des chars Leopard 2 de leur stock à l’Ukraine les autorisations nécessaires pour le transfert », a conclu le porte-parole du gouvernement allemand. Les pays ayant acheté pour leurs forces armées des chars Leopard 2 à l’Allemagne doivent obtenir l’autorisation de Berlin pour les réexporter. Plusieurs pays, comme la Pologne qui en a officiellement fait la demande, ou encore la Finlande, se sont dit prêts à livrer des Leopard 2 à l’Ukraine.

L’Ukraine salue la décision allemande

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De son côté, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, s’est félicité sur Twitter de la « bonne décision » de l’Allemagne de livrer à Kiev des chars qui vont « renforcer la capacité défensive de l’Ukraine » face à l’invasion russe. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a remercié l’Allemagne pour sa décision d’envoyer des chars Leopard en Ukraine. « Merci, chancelier Olaf Scholz. La décision d’envoyer des Leopard en Ukraine est un grand pas vers l’objectif d’arrêter la Russie. On est plus forts ensemble », a tweetté Mateusz Morawiecki. 

La France « se félicite » de ce feu vert allemand, estimant qu’il « prolonge et amplifie » le soutien « engagé » par Paris avec la livraison de blindés plus légers AMX10-RC. C’est ce qu’a déclaré mercredi l’Élysée.

La présidence ukrainienne a, quant à elle, salué la décision allemande. « Un premier pas a été fait », a commenté sur Telegram Andriï Iermak, le chef de l’administration présidentielle, réclamant qu’une « coalition » internationale fournisse des chars lourds à son pays. « Nous avons besoin de beaucoup de Leopards », a-t-il résumé. L’ambassadeur russe en Allemagne a dénoncé, lui, la décision « extrêmement dangereuse » de Berlin de livrer des chars à l’Ukraine.

Des envois américains aussi

On attend également aujourd’hui des déclarations similaires concernant l’envoi de chars, du côté américain, et c’est l’une des surprises sur ce dossier. On savait que le chancelier Scholz ne voulait pas sembler seul face à la Russie avec ses livraisons de matériel lourd made in Germany, rapporte notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux. Visiblement, la stratégie d’attente du chancelier a porté ses fruits. Joe Biden devrait annoncer aujourd’hui la livraison de chars lourds Abrams, de fabrication américaine. Mais Kiev attend bien plus de ses alliés. L’ancien ambassadeur ukrainien à Berlin réclame déjà des sous-marins et des avions de chasse.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Avec le retour de Lula, l’Amérique latine tente d’afficher un visage uni face aux menaces

by admin9775 25 janvier 2023
written by admin9775

Le VIIe sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens (Celac) s’est achevé, mardi 24 janvier, à Buenos Aires. Pour le grand retour de Lula sur la scène régionale et du Brésil dans l’organisation qui regroupe les 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, les quatorze chefs d’États et de gouvernement présents ont appelé à défendre la démocratie et les droits de l’homme. 

En ouverture du sommet, le président argentin Alberto Fernandez a commencé par demander une salve d’applaudissements pour célébrer le retour du Brésil dans la Celac, avec Lula comme vedette de la réunion de ce groupement qu’il avait quitté sous Jair Bolsonaro. 

Après avoir ensuite réclamé la levée des sanctions américaines contre Cuba et le Venezuela, le président argentin a appelé à défendre la démocratie et les droits de l’homme sur le continent, rapporte notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. « Nous croyons en la démocratie et la démocratie est incontestablement en péril, a souligné le président argentin. Nous l’avons vu récemment, quand la folie a envahi les rues de Brasilia quelques jours après la prise de fonction du président Lula. Nous ne devons pas permettre cela. Nous devons travailler unis et être catégoriques dans notre défense de la démocratie et des institutions. »

Tout en souscrivant à cet appel, le président uruguayen Luis Lacalle Pou a dénoncé quant à lui une indignation à géométrie variable sur ces questions, pointant du doigt sans les nommer Cuba et le Venezuela justement. « Clairement, il y a ici des pays, et cela a déjà été dit, qui ne respectent ni la démocratie ni les droits de l’homme ! N’ayons pas une vision hémiplégique en fonction du profil idéologique », a-t-il tancé.

Des dissonances mais une unité affichée

Présenté par l’opposition argentine comme une réunion entre le président Alberto Fernandez et ses supposés amis dictateurs, le Vénézuélien Nicolas Maduro, le Nicaraguayen Daniel Ortega et le Cubain Miguel Diaz Canel – le seul présent – et en dépit des divergences, le septième sommet de la Celac a finalement été un succès, analyse notre correspondant en Argentine, Jean-Louis Buchet.

Pour la première fois d’abord, tous les pays membres étaient représentés, dont treize par leur chef d’État ou de gouvernement. Ensuite, parce que le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, qui succède à Fernandez à la présidence de la Celac, est le premier dirigeant des Caraïbes et anglophone à assumer cette fonction.

Et malgré les dissonances, les chefs d’États et représentants des 33 pays membres ont tous signé la déclaration finale et se sont prêtés à la traditionnelle photo de famille pour afficher le visage d’une Amérique latine unie.

Un sommet UE-Celac en juillet

Les chefs d’État et de gouvernement de la Celac auront rendez-vous avec leurs homologues européens pour un sommet les 17 et 18 juillet à Bruxelles, a-t-il été annoncé. Ce sera le premier depuis 2018.

Selon un communiqué, le sommet « renforcera davantage le partenariat birégional de l’UE et des pays de la Celac sur des priorités communes telles que les transitions numériques et vertes, la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité, la santé, la sécurité alimentaire, les migrations, la sécurité et la gouvernance ou la lutte contre la criminalité transnationale ».

RFI via CONGO PUB Online

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