L’économiste et lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba affirme que l’AFC/M23 aurait formulé, dans le cadre des négociations de Doha, une demande visant à gouverner pendant huit ans les territoires actuellement sous son contrôle en République démocratique du Congo.
S’exprimant lors d’un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, Jean-Jacques Lumumba a présenté cette revendication présumée comme une question majeure qui mériterait, selon lui, un débat national.
Il estime qu’une telle perspective serait préoccupante et devrait retenir davantage l’attention des autorités et de l’opinion publique que certains débats institutionnels actuellement en cours, notamment ceux liés à la Constitution.
Pour Jean-Jacques Lumumba, l’enjeu dépasse la seule durée éventuelle d’une gouvernance. Il s’interroge également sur les faiblesses institutionnelles et organisationnelles qui auraient permis à un mouvement armé, qu’il affirme soutenu par des pays voisins, de s’imposer comme une autorité de fait dans une partie du territoire congolais et d’y mettre en place ses propres mécanismes de gouvernance.
Cette déclaration intervient alors que les discussions engagées dans le cadre du Processus de Doha se poursuivent entre Kinshasa et l’AFC/M23, avec la médiation et l’accompagnement de plusieurs partenaires internationaux.
À ce stade, toutefois, la demande de huit années de gouvernance demeure une affirmation de Jean-Jacques Lumumba. Aucun document officiel rendu public concernant les négociations de Doha ne permet, pour l’heure, de confirmer cette revendication comme une position formellement établie de l’AFC/M23.
Pour l’économiste, cette question devrait néanmoins être placée au centre du débat national, en raison de ses implications potentielles sur l’autorité de l’État, l’intégrité territoriale et l’avenir politique des territoires concernés.
Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online





