Le débat autour du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi prend une nouvelle dimension. Dans son intervention finale, l’opposant Frank Diongo a livré une lecture particulièrement critique du discours présidentiel, estimant que la crise actuelle ne peut être résolue par de simples réformes institutionnelles.
Pour lui, le véritable enjeu est celui de la refondation de l’État. « Il ne s’agit pas de réformer, mais de refonder l’État », a-t-il martelé, appelant à une rupture politique et institutionnelle avec les pratiques actuelles de gouvernance.
Selon Frank Diongo, cette refondation devrait notamment permettre de restaurer l’autorité et la crédibilité de l’État, de renforcer la stabilité des institutions, d’améliorer la transparence et la responsabilité dans la gestion publique et, surtout, de rétablir la confiance entre les citoyens et les institutions.
L’opposant considère ainsi que la crise congolaise dépasse les dysfonctionnements ponctuels des institutions. Elle serait, à ses yeux, le résultat d’une crise plus profonde du fonctionnement de l’État, qui nécessiterait une « rupture totale et assumée ».
Frank Diongo appelle par ailleurs à examiner avec attention les différents textes issus des processus diplomatiques engagés pour mettre fin à la crise dans l’Est du pays, notamment ceux liés aux discussions de Doha. Il estime nécessaire de distinguer les déclarations politiques des engagements réellement inscrits dans les accords.
À travers cette position, l’opposant entend replacer le débat sur le dialogue national sur un terrain plus large : celui de la reconstruction de l’État congolais et de ses institutions. Pour lui, la question n’est donc pas seulement de savoir comment réformer le système, mais de déterminer quel État les Congolais veulent réellement construire.
Par Marius Bopenga
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