À quelques jours de la rentrée scolaire, l’Intersyndicale des enseignants de la République démocratique du Congo appelle ses membres à reprendre les cours dès le 1er septembre 2026, après avoir évalué les engagements pris par le gouvernement.
Cette position intervient à l’issue d’une assemblée générale consacrée notamment au suivi des engagements pris lors de la deuxième plénière de la Commission interministérielle, tenue du 12 au 14 août, ainsi qu’aux échanges avec la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, le 28 août.
Selon le communiqué signé par Godefroid Matondo Nzuzi, président et porte-parole de l’Intersyndicale, le gouvernement a notamment promis d’accorder une priorité à la prise en charge et au paiement des enseignants nouvelles unités (NU) et nouveaux programmés (NP).
Le processus de signature des décrets portant statut particulier des enseignants et des inspecteurs se poursuit également. D’après les engagements communiqués aux syndicats, ces textes devraient être signés d’ici à la mi-septembre.
L’Intersyndicale évoque également la mise en œuvre de la mutuelle de santé des enseignants ainsi que différentes mesures destinées à améliorer leurs conditions socioprofessionnelles.
Des syndicats toujours divisés
Cette décision intervient toutefois dans un contexte de désaccord entre les organisations syndicales. Le SYECO maintient notamment son appel à la non-reprise des cours le 1er septembre, estimant que plusieurs revendications, notamment salariales et liées à la régularisation des NU et NP, restent insatisfaites.
La rentrée scolaire 2026 s’annonce donc marquée par une divergence de positions au sein du mouvement syndical. Son démarrage effectif dépendra désormais du respect des engagements pris par le gouvernement et de la capacité des différentes organisations à s’accorder sur la conduite à tenir.
Par Marius Bopenga
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