Un échange sur les réseaux sociaux relance la controverse autour de l’assistance qui aurait été accordée aux familles des victimes des manifestations sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila.
À l’origine de cette polémique, des propos tenus à la télévision par Marie-Ange Mushobekwa, qui a évoqué une assistance du gouvernement de Joseph Kabila aux familles de certaines victimes, parmi lesquelles celle de Rossy Tshimanga.
La famille de ce dernier conteste toutefois avoir bénéficié d’une quelconque aide de la part des autorités de l’époque. Dans une réaction publique, Jael Ngalula Tshimanga, sœur de Rossy Tshimanga, a affirmé : « Nous n’avons rien, absolument rien reçu de votre part, contrairement à ce que vous affirmez à la télévision. »
La famille affirme avoir financé elle-même les obsèques
Jael Ngalula Tshimanga explique que si son frère a pu être enterré dignement, cela a été rendu possible grâce au soutien de la famille, de certains opposants et de la diaspora.
Elle estime par ailleurs que les victimes et leur mémoire doivent être respectées, rejetant toute présentation de leur mort comme une simple « erreur du régime ».
Dans son message, elle rappelle que derrière les événements se trouvent, selon elle, des vies perdues et des familles durablement marquées par le drame.
Une clarification pour mettre fin au débat
Dans une nouvelle publication sur son compte X, Jael Ngalula Tshimanga a toutefois adopté un ton plus conciliant, indiquant considérer le débat comme clos concernant l’éventuelle indemnisation de sa famille.
« Je crois que le message est passé et que j’ai également mis fin à ce débat concernant l’indemnisation que notre famille aurait reçue de la part du gouvernement du président Kabila », a-t-elle écrit.
Elle précise que si d’autres familles de victimes ont reçu une assistance, elle respecte leur choix.
La sœur de Rossy Tshimanga tient également à dissocier sa contestation de tout conflit personnel avec Marie-Ange Mushobekwa. « Je n’ai aucun problème avec Madame Marie-Ange », assure-t-elle, expliquant que son intervention portait uniquement sur les propos concernant sa famille et sur ce qu’elle affirme avoir personnellement vécu.
Cette mise au point vise ainsi à clore un débat qui, au-delà des divergences politiques, touche à la mémoire des victimes et au vécu des familles concernées.
Par Marius Bopenga
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