Entre 14 000 et 18 000 soldats des Forces de défense rwandaises (RDF) seraient déployés dans l’est de la République démocratique du Congo en juillet 2026, selon une estimation attribuée à l’Institut royal supérieur de défense belge, dans sa note électronique n°103.
D’après cette analyse, les forces rwandaises engagées dans la région disposeraient notamment de systèmes de défense aérienne, de drones et de lance-roquettes, des équipements considérés comme importants dans les opérations menées aux côtés du M23 et dans sa progression sur le terrain.
Un appui militaire présenté comme déterminant
L’évaluation de l’Institut belge met ainsi en avant l’importance du soutien militaire attribué aux forces engagées aux côtés du M23. La présence d’un dispositif aussi important, combinée à des équipements sophistiqués, contribuerait à renforcer les capacités opérationnelles de la rébellion dans l’est de la RDC.
Cette estimation intervient alors que Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir militairement le M23. Le Rwanda rejette ces accusations et nie toute implication directe dans les combats aux côtés du mouvement rebelle.
La question des minerais au cœur des tensions
Au volet militaire s’ajoute celui du commerce des minerais. Le Rwanda est régulièrement accusé par les autorités congolaises et plusieurs acteurs internationaux de servir de voie de sortie à des minerais exploités dans les zones contrôlées par les groupes armés dans l’est de la RDC, notamment le coltan et l’or.
Kinshasa dénonce notamment des mécanismes de contrebande et de blanchiment qui permettraient à des minerais congolais de rejoindre les circuits commerciaux internationaux sous une autre origine.
Ces accusations, comme celles concernant le soutien militaire au M23, sont rejetées par Kigali, qui conteste son implication dans l’exploitation illégale des ressources congolaises.
Une équation sécuritaire toujours préoccupante
L’estimation du nombre de soldats rwandais et les capacités militaires qui leur sont attribuées illustrent, selon cette analyse, l’ampleur de l’enjeu sécuritaire auquel fait face Kinshasa.
La combinaison d’un engagement militaire important, de moyens technologiques avancés et des accusations persistantes autour du trafic des minerais continue ainsi d’alimenter les tensions entre la RDC et le Rwanda, malgré les efforts diplomatiques engagés pour parvenir à une solution politique au conflit.
Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online






