Le président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, Vincent Mwana Mulenda, a été tué dans la nuit du 20 au 21 septembre lors d’une attaque armée à son domicile, dans le quartier Bel Air, à Lubumbashi.
Selon des sources judiciaires, plusieurs hommes armés auraient escaladé les murs de sa résidence avant de forcer l’entrée. Les assaillants auraient exigé de l’argent ainsi que les clés d’un véhicule. Au cours de l’attaque, le magistrat a été atteint par balle et grièvement blessé à la tête. Sa fille aurait également été blessée.
Pris en charge en urgence, Vincent Mwana Mulenda n’a toutefois pas survécu à ses blessures.
Une enquête annoncée
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a fait part de sa « profonde consternation » après la mort du magistrat. Il a adressé ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la magistrature, saluant la mémoire d’un « serviteur engagé, respecté pour son intégrité et son sens du devoir ».
Le ministre a annoncé l’ouverture d’une enquête destinée à établir les circonstances exactes du meurtre et les éventuelles responsabilités. Il a assuré que les investigations seront menées dans le respect de la loi, de la procédure, des droits de la défense et de l’indépendance de la Justice.
Une nouvelle attaque qui inquiète à Lubumbashi
Ce meurtre intervient alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante à Lubumbashi, où plusieurs attaques armées ont été signalées ces dernières semaines.
Parmi les incidents récents figure notamment le braquage d’une station-service au cours duquel deux policiers avaient été tués.
La mort du président de la Cour d’appel du Haut-Katanga relance ainsi les interrogations sur la sécurité des personnes et des institutions dans la capitale cuprifère. Le gouvernement affirme, pour sa part, vouloir renforcer la protection des magistrats et préserver l’autorité de l’institution judiciaire.
Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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