Ligue des champions: le PSG réalise le doublé et continue d’écrire sa légende

par admin9775

Le Paris Saint-Germain (PSG) a remporté ce samedi 30 mai une deuxième Ligue des champions consécutive en battant Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b) au bout d’une finale irrespirable à la Puskas Aréna de Budapest, en Hongrie. Avec une nouvelle C1 à son palmarès, le PSG conserve son titre et rentre définitivement dans le gratin des grands clubs européens.

Conserver sa couronne après l’avoir conquise, telle était la mission des Parisiens pour réussir le fameux « back-to-back » martelé depuis le début de saison par les hommes de Luis Enrique. La tâche fut bien plus dure que l’an passé. La faute à des Gunners venus avec leur plan de jeu, ou plutôt leur tactique. Le jeu, il y en avait peu de la part des Londoniens, ce qui a rendu cette finale peu emballante.

Les Canonniers sont venus en Hongrie avec leur solidité et leur rigueur défensive. La construction d’un mur rouge a permis de contrer les offensives parisiennes. Arsenal a fait un festin avec des miettes et a ouvert le score grâce à Kai Havertz, qui a profité d’un contre favorable rendu possible par un dégagement de Marquinhos, dévié par Leandro Trossard, pour aller à toute vitesse vers le but parisien et tromper Matvey Safonov d’une frappe puissante au premier poteau (1-0, 6e).

Le PSG s’est d’abord cassé les dents face à la muraille londonienne

Arsenal a alors déroulé son plan de jeu, laissant volontiers le ballon à des Parisiens en manque de vivacité et sans vitesse entre les lignes. Fabian Ruiz, puis Ousmane Dembélé, ont tenté leur chance en fin de première période sans pour autant cadrer. Avec seulement 69 passes réussies durant le premier acte, les Gunners ont amorcé le retour du « Boring Arsenal » (Arsenal l’ennuyeux) en ne proposant rien si ce n’est de subir et de dégager le ballon vers Havertz qui devait se démener seul en pointe.

Son compère d’attaque, Martin Odegaard, a sacrifié sa créativité pour se mettre au service du collectif en colmatant les brèches. Au retour des vestiaires, le PSG a su profiter des rares fois au Khvicha Kvaratskhelia n’était pas pris à deux par Bukayo Saka et Crithian Mosquera pour s’engouffrer dans la surface et provoquer un pénalty en étant fauché par l’Espagnol. Dembélé, au départ de l’action avec un une-deux avec le Géorgien, a égalisé en prenant à contre-pied David Raya (1-1, 65e). Kvaratskhelia a trouvé le montant du portier d’Arsenal en frappant fort au premier poteau (77e) tandis que Bradley Barcola a trop poussé son ballon face à Raya en contre-attaque, alors qu’il avait dépassé William Saliba en vitesse (85e). L’ancien lyonnais a récidivé sa conduite de balle douteuse en toute fin de match en s’excentrant trop sur sa gauche et en envoyant le ballon hors-cadre (90e6).

En prolongation, Arsenal a semblé plus frais. Mais les Gunners ne savaient pas quoi faire du ballon. Comme si, à part subir et défendre, ils n’avaient pas de plan B. Les Londoniens ont jeté leurs dernières forces en contestant une décision de l’arbitre, Monsieur Stiebert, qui n’a pas sifflé pénalty lors du contact entre Noni Madueke et Nuno Mendes qui a maladroitement accroché l’Anglais en pleine surface (102e). Une décision heureuse pour Paris qui a tenté de reprendre l’avantage mais Raya a devancé dans les airs Gonçalo Ramos (102e) tandis que Désiré Doué a topé sa frappe dans la surface (118e). Les Gunners ont terminé fort la prolongation mais Timber n’a pas cadré sa frappe au premier poteau (120e) tandis que Viktor Gyokeres a déclenché une frappe mais Pacho a bien contré (121e).

Lors des fatidiques tirs au but, les Parisiens ont pu compter sur les ratés d’Eze et de Gabriel pour exulter et célébrer un deuxième sacre consécutif. Une séance qui a récompensé l’équipe qui a proposé le plus de jeu dans cette finale.

Paris amorce sa suprématie

Paris, déjà au sommet de la hiérarchie française, rivalise désormais avec les plus grands d’Europe et devient la neuvième équipe à conserver son titre en C1 (après le Real Madrid, le Benfica Lisbonne, l’Inter Milan, l’AC Milan, l’Ajax Amsterdam, le Bayern Munich, Liverpool et Nottingham Forest).

Dans une saison à rallonge, sans véritable pause estivale et marquée par une préparation tronquée, le PSG, moins fringuant que la saison dernière, a douté. Surtout au cœur de l’hiver avec des cascades de blessures, une défaite au Sporting Portugal en phase de ligue et une élimination en 16e de finale de Coupe de France contre le Paris FC.

Mais c’est dans les moments difficiles que les grandes équipes font la différence, le PSG en est une désormais. Surtout depuis l’arrivée de Luis Enrique, formidable capitaine de bord, guidé par une foi inébranlable envers le collectif, maître mot martelé depuis son arrivée sur les bords de la Seine. L’Asturien a pu compter sur les mêmes joueurs de champ que la finale de Munich l’année dernière, preuve que seule la stabilité peut permettre à une équipe de s’inscrire sur la durée.

En décrochant sa deuxième étoile, le PSG semble plus que jamais installé sur son trône et avec Luis Enrique en chef d’orchestre, le bal parisien n’est pas près de s’arrêter de danser sur le toit de l’Europe.

RFI

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