Un calme précaire s’observe ce mardi 2 juin à Kibati, dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), après deux jours de combats intenses ayant opposé les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par les combattants Wazalendo.
Selon des sources locales, les affrontements ont éclaté le dimanche 31 mai à la suite d’une offensive lancée par les forces gouvernementales contre des positions rebelles dans la zone. Aucun bilan officiel n’était disponible mardi concernant les pertes humaines ou matérielles enregistrées au cours des combats.
D’après plusieurs informations recueillies sur le terrain, les deux camps se partagent actuellement le contrôle de l’agglomération. Les FARDC et les Wazalendo occupent le centre de Kibati, tandis que les rebelles de l’AFC/M23 restent positionnés sur les collines qui dominent cette localité stratégique.
Par ailleurs, des mouvements de renforts rebelles auraient été signalés en provenance de Kashebere. Selon des sources locales, des hommes et des munitions continuent d’être acheminés vers la zone de combat, alors que le trafic demeure suspendu entre Mungazi et Kashebere en raison de l’insécurité.
Dans un communiqué publié ce mardi, l’AFC/M23 a averti qu’elle répondrait à toute nouvelle offensive des FARDC et de leurs alliés par des actions militaires destinées non seulement à défendre ses positions, mais également à repousser les forces adverses au-delà de leurs lignes de départ et à étendre son périmètre de contrôle.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent. Des médiateurs internationaux envisagent prochainement une rencontre destinée à évaluer l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et à examiner les perspectives d’une désescalade du conflit.
Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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