Accord historique entre Washington et Téhéran : Israël dénonce un revers stratégique majeur

par admin9775

Un tournant diplomatique majeur semble se dessiner au Moyen-Orient. Le Premier ministre pakistanais a annoncé, dimanche 14 juin au soir, que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix après plusieurs semaines de tensions et de négociations intensives.

La signature officielle du protocole d’accord est prévue le vendredi 19 juin en Suisse. Dans la foulée de cette annonce, le président américain Donald Trump a confirmé la réouverture du détroit d’Ormuz après la signature du texte, ainsi que la levée du blocus naval américain imposé ces dernières semaines.

Selon la chaîne iranienne Press TV, au moins trois pétroliers iraniens et deux cargos ont déjà franchi le détroit d’Ormuz à la suite de cette décision. L’agence semi-officielle Fars a également rapporté plusieurs mouvements de navires commerciaux en direction des ports iraniens.

Washington revendique une victoire diplomatique

Le vice-président américain J.D. Vance, qui conduira la délégation américaine lors de la cérémonie de signature en Suisse, a salué un accord susceptible de garantir « la sécurité et la stabilité dans toute la région ».

Interrogé sur la chaîne CNBC, il a mis en avant les résultats obtenus par Washington : « Leur armée est détruite, le détroit d’Ormuz est ouvert, leur programme nucléaire a été détruit, et nous disposons aujourd’hui de moyens de pression économique que nous n’avions pas il y a un an et demi. »

Ce discours triomphal est largement relayé par les alliés de Donald Trump. Toutefois, certaines voix républicaines se montrent plus prudentes. Le sénateur Lindsey Graham a exprimé ses réserves, estimant que « la vision iranienne de l’accord semble différer de celle présentée par l’équipe de négociation américaine ». Il a également rappelé que tout accord définitif devra être soumis à l’approbation du Congrès.

Dans le camp démocrate, les critiques sont plus sévères. Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, dénonce une intervention inutile : « Les prix de l’essence ont flambé, l’Iran est plus fort aujourd’hui et les Américains sont moins en sécurité. » Certains élus vont jusqu’à qualifier l’accord de « reddition » de l’administration Trump.

Israël mis à l’écart des négociations

Si les détails du protocole américano-iranien restent encore inconnus, l’annonce suscite une vive inquiétude en Israël. Depuis lundi 15 juin, la classe politique israélienne multiplie les critiques à l’encontre du Premier ministre Benyamin Netanyahu, accusé d’avoir échoué à préserver les intérêts stratégiques du pays.

Le chef du gouvernement israélien a annoncé que les forces israéliennes resteraient déployées au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza pour une durée indéterminée. Face aux critiques, il met en avant les succès militaires récents et insiste sur la menace nucléaire à laquelle Israël aurait, selon lui, échappé.

Dans un contexte de tensions politiques internes, Benyamin Netanyahu a également annoncé sa candidature aux prochaines élections.

Pour de nombreux observateurs israéliens, cet accord révèle un refroidissement des relations entre Washington et Tel-Aviv. Israël, tenu à l’écart des négociations, apparaît comme le grand perdant de ce rapprochement entre les États-Unis et l’Iran.

« Les Américains ont commis des erreurs stratégiques »

Harel Chorev, analyste au centre Moshe Dayan de Tel-Aviv, estime que l’administration américaine a multiplié les erreurs.

« Israël a été laissé pour compte et, selon nous, les Américains commettent toutes les erreurs possibles et imaginables, à commencer par le fait de dévoiler leurs intentions », affirme-t-il.

L’analyste critique notamment la communication de Washington sur les limites de son engagement militaire : « On ne dit pas qu’on n’enverra pas de troupes au sol. On ne dit pas que la guerre est limitée dans le temps. C’est tout simplement de l’arrogance. »

Selon lui, l’accord ne répond pas aux impératifs sécuritaires israéliens : « Il n’est pas viable au regard des intérêts essentiels d’Israël en matière de sécurité. Toute cette affaire est un gâchis qui ne peut pas fonctionner à long terme. »

Téhéran estime avoir résisté aux pressions

D’autres experts considèrent que la République islamique sort renforcée de cette séquence diplomatique et militaire.

Sima Shine, spécialiste de l’Iran à l’Institut pour les études de sécurité intérieure de Tel-Aviv et ancienne responsable du Mossad, estime que Téhéran aborde les négociations en position de force.

« La guerre avait pour objectif de renverser le régime. Or, celui-ci a survécu. Cela donne aux Iraniens le sentiment d’avoir démontré leur capacité à résister aux grandes armées des États-Unis et d’Israël », analyse-t-elle.

L’experte souligne également l’importance stratégique du détroit d’Ormuz : « Les Iraniens ont réussi, dès le début du conflit, à fermer le détroit d’Ormuz. C’est un échec majeur, tant pour les États-Unis que pour Israël. »

Alors que la signature officielle de l’accord approche, de nombreuses interrogations demeurent sur sa portée réelle et sa capacité à garantir une stabilité durable au Moyen-Orient. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer les conséquences de ce rapprochement inédit entre Washington et Téhéran.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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