Selon des informations rapportées par le média Câble, l’interdiction de sortie du territoire qui visait l’ancien Inspecteur général des finances, Jules Alingete Key, aurait été levée sur instruction du président Félix Tshisekedi et de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi.
Cette évolution intervient alors que le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, avait ordonné quelques jours plus tôt une interdiction de sortie du territoire à l’encontre de plusieurs personnes dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur des faits présumés de corruption, de faux en écritures et de blanchiment de capitaux.
Dans une correspondance adressée au Directeur général de la Direction générale de migration (DGM), le magistrat indiquait que son parquet avait ouvert une information judiciaire visant Mustafa Rawji, Mazhar Rawji, Uzair Rawji, Zain Rawji, Jules Alingete Key, Kiala Ndombele, Nanu Mukawa (alias Nanu Alingete) ainsi que Jok Oga Ukelo.
Selon cette correspondance, ces personnes sont poursuivies pour des infractions prévues par le Code pénal congolais ainsi que par la législation relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Afin de garantir leur disponibilité pour les besoins de l’instruction, Firmin Mvonde Mambu avait décidé de leur interdire de quitter Kinshasa jusqu’à nouvel ordre, tout en étendant cette mesure à l’ensemble du territoire national pour les personnes se trouvant en dehors de la capitale. Les services de la DGM avaient reçu l’ordre de veiller à l’application stricte de cette décision sur l’ensemble des postes frontaliers.
Selon les informations de Câble, cette mesure conservatoire aurait toutefois été levée en ce qui concerne Jules Alingete, à la suite d’une intervention de la Présidence de la République. À ce stade, aucune communication officielle de la Présidence, du Parquet général près la Cour de cassation ou de la DGM n’est venue confirmer publiquement cette information.
Cette affaire continue néanmoins de susciter de nombreuses réactions, en raison du profil des personnes concernées et des accusations faisant l’objet de l’enquête judiciaire, dont l’instruction se poursuit.
Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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