Le directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Chikwe Ihekweazu, a annoncé jeudi à Bunia, dans la province de l’Ituri, que quatre candidats-vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola sont actuellement en phase d’essais cliniques.
Selon le responsable de l’OMS, les recherches progressent de manière encourageante grâce à la mobilisation des partenaires scientifiques internationaux engagés dans la riposte à cette épidémie. Les essais en cours évoluent dans des conditions jugées satisfaisantes par les équipes de recherche.
Le Dr Chikwe Ihekweazu a indiqué que, si les résultats continuent de répondre aux exigences scientifiques en matière d’efficacité et de sécurité, ces vaccins pourraient être disponibles dans un délai d’environ trois mois. Une telle avancée représenterait un tournant majeur dans la lutte contre la souche Bundibugyo, à l’origine de la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.
Toutefois, le responsable de l’OMS a rappelé que les vaccins ne constituent pas, à eux seuls, la solution à la crise sanitaire. En attendant l’aboutissement des essais cliniques, la riposte continue de reposer sur les mesures éprouvées de santé publique, notamment la détection précoce des cas, l’identification et le suivi des contacts, l’isolement des malades, ainsi que l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés.
Le Dr Chikwe Ihekweazu a également insisté sur le rôle déterminant des communautés dans la maîtrise de l’épidémie, soulignant que leur adhésion aux mesures de prévention demeure indispensable pour freiner la propagation du virus.
L’Ituri reste à ce jour l’épicentre de cette flambée épidémique, où les équipes sanitaires, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent leurs interventions pour contenir la maladie.
Cette annonce intervient alors que la République démocratique du Congo est confrontée à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Selon les dernières données officielles, la flambée totalise 1 759 cas confirmés, 600 décès et près de 750 personnes guéries, illustrant l’ampleur des défis auxquels les autorités sanitaires restent confrontées.
Par Marius Bopenga
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