Dialogue national : les parlementaires de l’UDPS apportent leur soutien à l’initiative de Félix Tshisekedi

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Réunis lundi 3 août à Kinshasa sous la présidence d’Augustin Kabuya, secrétaire général et président ad intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), les députés nationaux, les sénateurs ainsi que les élus de la mosaïque présidentielle ont affiché une position commune sur le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi à l’issue de sa rencontre avec les responsables des confessions religieuses.

Au terme de leurs échanges, les parlementaires ont exprimé leur soutien à cette initiative, qu’ils présentent comme une démarche visant à renforcer la cohésion nationale dans un contexte marqué par la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration lue par le député national Patrick Matata Makalamba, élu de la Tshopo, ils ont indiqué attendre la publication de l’ordonnance présidentielle convoquant officiellement les assises avant de se prononcer davantage sur leurs modalités.

« Nous avons exprimé notre satisfaction quant à la décision du chef de l’État de privilégier la voie du dialogue inclusif et nous lui apportons tout notre soutien à ce sujet. Au demeurant, nous avons unanimement décidé d’attendre la publication de l’ordonnance portant convocation du dialogue avant tout commentaire », ont-ils déclaré.

Référendum : prise d’acte de l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Les parlementaires de l’UDPS se sont également prononcés sur la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, sujet qui alimente depuis plusieurs mois une vive controverse entre la majorité présidentielle et l’opposition.

Ils disent prendre acte de l’arrêt rendu le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle, qui a déclaré ce texte conforme à la Constitution tout en formulant plusieurs réserves sur certaines dispositions.

« Quant à l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC, nous prenons acte de la décision rendue le 28 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle, déclarant conforme à la Constitution la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, adoptée par les deux chambres du Parlement », ont affirmé les élus.

Appel à l’unité nationale

Les députés et sénateurs de l’UDPS ont appelé les Congolais à préserver la cohésion nationale et à rejeter les discours susceptibles d’alimenter les divisions.

Ils ont, dans le même temps, renouvelé leur soutien au président Félix Tshisekedi, présenté comme la haute autorité politique de référence de leur formation.

« Nous appelons l’ensemble du peuple congolais à préserver l’unité nationale, à rejeter les discours de haine, les divisions et toutes les formes de manipulation susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale. Nous réitérons notre indéfectible soutien à Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l’État et haute autorité politique de référence de notre parti, pour les initiatives visant à préserver l’unité du pays et à répondre aux aspirations du peuple congolais, dans le respect de la Constitution en vigueur », ont-ils déclaré.

Un dialogue au cœur d’un climat politique tendu

Cette prise de position intervient alors que le débat autour du dialogue national continue de polariser la classe politique congolaise. Plusieurs composantes de l’opposition ont déjà exprimé leur disponibilité à participer aux discussions, tandis que d’autres, notamment le mouvement Sauvons la RDC proche de l’ancien président Joseph Kabila, conditionnent leur participation à plusieurs préalables, parmi lesquels la désignation d’une médiation internationale indépendante et des mesures de décrispation politique.

Le dossier s’inscrit également dans un contexte marqué par les controverses autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. L’opposition accuse le pouvoir de vouloir modifier la Constitution afin de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà de la limite fixée par la loi fondamentale, une accusation que la majorité rejette catégoriquement.

Parallèlement, les efforts diplomatiques destinés à mettre fin au conflit dans l’Est du pays peinent toujours à produire des résultats concrets. Malgré les accords conclus à Washington sous l’égide des États-Unis et les négociations de Doha menées sous la médiation du Qatar entre Kinshasa et l’AFC/M23, les combats et les tensions persistent sur le terrain, chaque partie continuant d’accuser l’autre de ne pas respecter ses engagements.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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