Le ministère public a requis une peine de 14 mois de servitude pénale principale contre la chanteuse congolaise Tshimpaka Mulanga Deborah, plus connue sous son nom d’artiste Rebo Tchulo, lors de son réquisitoire devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
Outre cette peine d’emprisonnement, le parquet militaire a demandé la condamnation de la prévenue au paiement des frais d’instance, dont le montant sera fixé par le greffier. En cas de non-paiement dans le délai légal, une contrainte par corps de six mois pourrait être appliquée.
Le ministère public s’est également prononcé sur l’action civile introduite par la partie requérante, sollicitant du tribunal qu’elle soit déclarée recevable et fondée, conformément aux dispositions de la loi.
Cette affaire trouve son origine dans les événements du 19 avril 2026, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo devenue virale montrant un homme violemment fouetté par des militaires dans une parcelle de Kinshasa.
Dans cette vidéo, Rebo Tchulo apparaissait sur les lieux au moment des faits, suscitant une vive émotion au sein de l’opinion publique. Selon les éléments du dossier, la victime était présentée comme un présumé voleur accusé d’avoir dérobé un bien appartenant à la chanteuse.
Depuis la diffusion de ces images, l’affaire a ravivé le débat sur le recours à la justice privée, les traitements inhumains et le respect des droits fondamentaux. Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient dénoncé les violences infligées à la victime et appelé à ce que toutes les responsabilités soient établies.
Les réquisitions du ministère public ne constituent toutefois pas une condamnation définitive. Il appartient désormais au Tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema de rendre son jugement, après examen des arguments de la défense et de l’ensemble des éléments du dossier.
Par Marius Bopenga
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