En Israël, à un peu plus de deux mois des législatives du 27 octobre, Benyamin Netanyahu traverse une zone de fortes turbulences. Alors que le Likoud organise ses élections primaires lundi 17 août, sur fond de vives tensions internes, les dernières enquêtes d’opinion confirment l’érosion continue de la majorité sortante et de la popularité du Premier ministre.
Vingt-et-un sièges seulement pour le Likoud : c’est l’avertissement sévère envoyé par le dernier sondage publié cette semaine. Entre querelles internes, tensions en Cisjordanie occupée et incertitudes régionales, le bloc de droite mené par Benyamin Netanyahu recule à 48 mandats, très loin de la majorité absolue de 61 députés au Parlement israélien.
Le Premier ministre voit également sa stature contestée. Face à lui, Gadi Eisenkot, à la tête de sa formation Yashar, creuse l’écart pour la compatibilité au poste de chef du gouvernement avec onze points d’avance.
Une fois de plus, la menace d’un nouveau blocage institutionnel au lendemain du scrutin plane. Mais l’échiquier politique israélien tente de se redessiner avec l’émergence d’une troisième voie. En ralliant la liste Bayit Tzioni de Chili Tropper et Yoaz Hendel, l’opposition sioniste franchirait pour la première fois le seuil décisif des 61 sièges sans dépendre des partis arabes. Un basculement potentiel qui promet d’intensifier la bataille d’ici au 27 octobre.
RFI





