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Category:

Afrique

Afrique

La Cédéao annonce des «sanctions progressives» contre la junte en Guinée

by admin9775 23 septembre 2022
written by admin9775

Dans un sommet extraordinaire de la Cédéao tenu jeudi 22 septembre au soir à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants des États ouest-africains ont décidé de prendre des « sanctions progressives » contre la junte militaire en Guinée face à l’inflexibilité des militaires pour une date de retour des civils au pouvoir. À l’initiative de la présidence bissau-guinéenne, ils ont également décidé d’envoyer une mission à Bamako pour rencontrer les autorités maliennes.

Trois heures derrière les lourdes portes fermées d’un centre de conférences de New York et à la fin une brève déclaration : c’est le président de la Commission de la Cédéao, le Gambien Omar Alieu Touray, qui l’a faite aux journalistes, tandis que les chefs d’État et les ministres quittaient l’immeuble sans un mot et avec trois chaises vides, celles du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée, suspendus de l’organisation, rapporte notre envoyé spécial à New York, Léonard Vincent.

La conclusion du sommet extraordinaire, selon lui, tient en deux points. D’abord, « nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée », a annoncé le président de la commission de la Cédéao. Selon un document résumant cette réunion de chefs d’État, « il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne ». « Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions », selon ce texte.

Deuxième point, la réaffirmation d’un principe : « Les coups d’État sont inacceptables dans l’espace de la Cédéao », a dit Omar Alieu Touray. Il a ajouté que les chefs d’État exigeaient toujours une durée de transition « acceptable », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui :

La discussion a été « franche » et le consensus construit « par la conviction », a expliqué Omar Alieu Touray. Des différences d’approche ont été exprimées, confie un diplomate, sur la nature des sanctions contre la Guinée : « lourdes » ou « progressives », selon les points de vue.

« Mission de haut niveau » au sujet de Bamako et des soldats ivoiriens détenus

Quant au Mali, une démarche diplomatique a été convenue : une « mission de haut niveau », composée des présidents togolais, sénégalais et ghanéen, se rendra à Bamako « très bientôt », selon le président de la Commission.

Tous les chefs d’État de la sous-région, a précisé Omar Alie Touray, sont d’accord pour demander la libération « immédiate et sans conditions » des 46 soldats ivoiriens détenus dans le pays depuis le 10 juillet.

Bien sûr, le numéro 1 de la junte malienne peut se braquer, mais il a intérêt à réfléchir à deux fois avant de leur fermer la porte au nez, analyse notre envoyé spécial à New York, Christophe Boisbouvier. Macky Sall est le président en exercice de l’Union africaine et il est l’un des rares chefs d’État africains qui parle encore au téléphone avec le chef putschiste malien. Et Faure Gnassingbé est le chef d’État le plus accommodant avec Bamako.

Si le colonel Goïta refuse de leur ouvrir la porte mardi, il s’isolera pour de bon et s’exposera sans doute à de nouvelles sanctions économiques et monétaires de la part de la Cédéao et de l’Uemoa.

Un membre de la délégation ivoirienne glissait à RFI que « le Mali ne doit pas oublier que la Côte d’Ivoire fournit 20% de son électricité alors qu’il nous doit quelque 40 milliards de francs CFA de factures d’électricité impayés. Mardi prochain, ce sera la mission de la dernière chance au Mali avant l’entrée dans un conflit dur où la Côte d’Ivoire ne fera plus de cadeaux à son voisin malien.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Gabon: l’opposition soutient Guy Nzouba-Ndama, accusé de blanchiment de capitaux

by admin9775 21 septembre 2022
written by admin9775

Au Gabon, l’opposant Guy Nzouba Ndama a été remis mardi soir en liberté provisoire, mais le président du parti Les Démocrates est accusé d’association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, intelligence avec une puissance étrangère et tentative de corruption. Il avait été arrêté après son retour du Congo-Brazzaville avec plus d’un milliard de francs CFA dans ses valises. L’affaire agite la sphère politique et l’opposition est montée au créneau.

Plusieurs grands partis d’opposition ont fait front derrière Guy Nzouba-Ndama. L’Union nationale dénonce une violation de ses droits fondamentaux et parle d’une « instrumentalisation de la justice » contre un « concurrent électoral ». Le RPM constate lui une « dérive autocratique du pouvoir » et une « interpellation-spectacle » qui tranche avec les « énormes fonds illégalement expatriés » par les affidés du régime.

Mais la charge la plus virulente est venue du parti de Guy Nzouba-Ndama lui-même. Les Démocrates exigent sa « libération immédiate et sans condition ». Et en cas de « surdité du pouvoir, à la manœuvre », le mouvement évoque « d’éventuels troubles ».

Guy Nzouba-Ndama est pour sa part assigné à résidence et devait remettre son passeport à la justice. Il prépare aussi sa défense. Ses avocats évoquent plusieurs pistes, notamment demander au juge d’instruction qu’il pose des actes. Des interrogatoires, des commissions rogatoires ou encore une audition de Guy Nzouba-Ndama… Ce sont des stratégies possibles.

Argent personnel ou financement de l’étranger ?

Sur le fond de l’affaire, son camp affirme qu’il transportait son argent, gagné durant ses années passées aux plus hautes fonctions de l’État. Mais plusieurs sources s’interrogent sur un éventuel financement de l’opposition gabonaise par le Congo-Brazzaville, d’où revenait Guy Nzouba-Ndama.

Le Congo n’a pas réagi. Une source à Brazzaville parle d’une « instrumentalisation politique probablement pour empêcher l’opposant de se présenter à la présidentielle ». Mais un observateur ajoute que les Congolais surveillent les accusations d’entente avec une puissance étrangère. « Ils attendent de voir si le Gabon persiste dans cette voie, et si ce problème interne débouche sur une crise diplomatique. » À Libreville, le pouvoir, lui, reste silencieux.

Rfi via CONGO PUB Online

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Afrique

La Guinée équatoriale avance sa présidentielle de 5 mois

by admin9775 21 septembre 2022
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La Guinée équatoriale a avancé mardi son élection présidentielle de cinq mois, au 20 novembre, en même temps que les législatives, dans ce petit Etat d’Afrique centrale dirigé d’une main de fer depuis 43 ans par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Les élections présidentielles, de la Chambre des députés, du Sénat et les municipales sont convoquées le 20 novembre 2022, selon un décret du chef de l’Etat lu au journal du soir de la télévision d’Etat. Teodora Obiang détient le record mondial de longévité au pouvoir des chefs d’Etat encore vivants, hors monarchies.

Le seul enjeu résidera dans la désignation avant le scrutin du candidat du Parti Démocratique de Guinée Equatoriale (PDGE), qui occupe 99 des 100 sièges de la chambre basse sortante et la totalité des 70 sièges du Sénat : Teodoro Obiang, 80 ans, se présentera-t-il pour un nouveau mandat ou laissera-t-il son fils Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, lui succéder ?

Ce dernier, tout-puissant et redouté vice-président chargé de la Défense, jet-setteur publiquement assumé et condamné en 2021 à trois ans de prison avec sursis en France dans le cadre des affaires dites des « biens mal acquis », est depuis longtemps considéré comme le dauphin de son père et est omniprésent sur la scène politique depuis deux ans.

Mais le congrès du PDGE qui devait l’introniser candidat en novembre 2021, ne l’a finalement pas fait, à la surprise générale. A deux mois du scrutin, les Equato-Guinéens – mais aussi les observateurs et diplomates – s’interrogent aujourd’hui sur qui va l’emporter de Teodorin ou des caciques du régime qui voient d’un mauvais œil le fils à la tête de ce petit pays riche de ses hydrocarbures et poussent le père à rempiler.

L’issue des législatives ne fait, elle, guère de doute, comme à chaque scrutin : le PDGE – parti unique jusqu’en 1991 – ne devrait laisser que quelques miettes à des mouvements d’opposition « tolérés » parmi les rares qui ne sont pas la cible d’une implacable répression dénoncée régulièrement par les ONG internationales.

Il y a dix mois, le congrès du parti a donné lieu à d’inédites querelles entre partisans de Teodorin et de Teodoro, président depuis 1979 quand il a renversé par un coup d’Etat son oncle Francisco Macías Nguema.

L’anticipation de la présidentielle était justifiée dans le décret de mardi par la nécessité de regrouper des scrutins coûteux en pleine crise économique due notamment à « la guerre en Ukraine » et à la « pandémie de Covid-19 », mais les observateurs y voient plutôt la volonté d’un des deux camps de pousser ce qu’il croit être son avantage.

Lundi, Teodora Obiang a aboli la peine de mort en Guinée équatoriale mais son régime est régulièrement accusé par les ONG internationales et des capitales occidentales de bafouer les droits humains avec notamment des « détentions arbitraires », des « exécutions extra-judiciaires » voire des « tortures ».

Africanews via CONGO PUB Online

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touadera
Afrique

RCA : la perspective de la nouvelle Constitution suscite de vives protestations de l’opposition

by admin9775 21 septembre 2022
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En République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadera a installé la semaine dernière un comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution pour remplacer celle de 2016, issue des années de transition, et qui serait soumise à referendum. L’opposition accuse le chef de l’État de vouloir changer le texte pour pouvoir briguer un 3e mandat fin 2025. Elle a saisi la Cour constitutionnelle qui doit rendre son verdict dans les prochains jours.

Le sujet du changement de loi fondamentale polarise la société. On sent la crainte que la dispute constitutionnelle amène à des débordements et des violences, car les discours haineux et les fausses nouvelles pullulent sur les réseaux sociaux. Alors pourquoi changer de Constitution ?

Le président s’abrite derrière la « volonté populaire » qui s’exprimerait depuis le début de l’année, via des marches, des pétitions, des réunions publiques demandant cette réforme. Faustin-Archange Touadera l’a dit jeudi, en installant le comité de rédaction : « Fidèle à mon engagement républicain, je ne saurais rester insensible à la demande pressante de mon peuple de se doter d’une nouvelle loi fondamentale. J’ai noté que la majorité de nos compatriotes estiment que notre corpus juridique ne doit pas être immuable ».

À la manœuvre de cette mobilisation, des organisations dites « patriotes », comme le Front républicain, qui vient de se transformer en parti politique. Son leader, Héritier Doneng, veut une Constitution « du peuple » à l’opposé de celle des techniciens adoptée en 2016. « Nous, maintenant, les progressistes, on dit que nous voulons une nouvelle Constitution qui reflète nos réalités sociales, économiques, environnementales, explique-t-il. Nous voulons une Constitution évolutive pour permettre à la République centrafricaine de se développer. En 2016, il n’y a pas eu cette opportunité. Il n’y a pas eu cette occasion. C’est juste un groupuscule de scientifiques qui se mettent quelque part et ont rédigé cette Constitution. Alors, cette fois-ci, ce sera la Constitution du peuple. »

Une révision constitutionnelle qui crée un malaise

Ces arguments ne satisfont pas une autre plateforme de la société civile. Le G-16 s’est formé en début d’année spécifiquement pour dénoncer cette perspective. Son porte-parole est Ben Wilson Nguassan. « Cette question de révision constitutionnelle, puisqu’elle n’a pas été traité en mettant autour de la table toutes les forces vives de la nation, ça crée un malaise, un souci. Ce que veut faire le président Touadéra aujourd’hui est ni plus ni moins une tentative de contestation illégale du pouvoir, et donc de liquidation des institutions de la République ».

Les partis politiques d’opposition se sont également retrouvés, ressoudés, autour d’une cause commune, au sein du bloc républicain de défense de la Constitution. Pourquoi faudrait-il changer un texte longuement élaboré sous la transition, que le président Touadéra n’a jamais critiqué, s’interroge son porte-parole, Martin Ziguelé. « Dans toutes les déclarations officielles du président Touadéra, il n’a jamais dit que certaines dispositions de la Constitution l’empêchaient d’exécuter le mandat sur lequel il s’est engagé devant le peuple centrafricain. Je pense que tout le monde sait que le pouvoir veut un troisième, puis un quatrième mandat, pour des raisons inavouables. »

Pourquoi réviser le texte maintenant ? 

L’autre interrogation des opposants est la suivante : pourquoi revoir la Constitution maintenant, alors qu’il reste plus de trois ans de mandat au chef de l’État ? Le ministre conseiller spécial du chef de l’État, Fidèle Gouandjika, rappelle que les défenseurs du texte n’hésitaient pas auparavant à le remettre en question. « Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Cette Constitution a des limites. Beaucoup d’articles de cette Constitution ne donnent pas la possibilité au pays d’émerger. La Constitution a été décriée et querellée par l’opposition, par des éminents professeurs en droit. Mais c’est au peuple de décider de son sort. »

Dans ce contexte, la décision de la Cour constitutionnelle est très attendue. Elle doit statuer avant la fin du mois. Les juges ont été visés par des menaces, mais se disent décidés à dire le droit. Décision attendue, mais pas décisive : le président lui-même a laissé entendre qu’il irait jusqu’au bout du processus référendaire : « La Constitution du 30 mars 2016, vous le savez, ne confère ni au président de la République, ni à une autre institution, le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire, de limiter ou d’empêcher l’exercice de cette souveraineté. »

Les adversaires du projet estiment que passer outre une décision défavorable de la Cour constitutionnelle devrait être considéré comme un « coup d’État » par les Centrafricains et par la communauté internationale.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Au moins 372 migrants secourus en Méditerranée par l’ONG Open Arms

by admin9775 19 septembre 2022
written by admin9775

L’organisation caritative espagnole Open Arms a secouru 372 personnes qui tentaient de traverser la Méditerranée centrale pour rejoindre l’Europe à bord d’embarcations en mauvais état lors de trois opérations menées sur une période de 24 heures.

Le navire de sauvetage Open Arms Uno est resté en mer et cherche un port sûr pour les personnes secourues, dont certaines ont besoin de soins médicaux et beaucoup souffrent de déshydratation, a déclaré Laura Lanuza, une porte-parole d’Open Arms. Elle a ajouté qu’ils ont fait au moins deux demandes pour un port sûr à Malte.

Lors du plus grand sauvetage, l’Open Arms a récupéré 294 personnes, pour la plupart des Égyptiens, sur une barge surpeuplée dans les eaux au sud de Malte, lors d’une opération nocturne qui a duré près de cinq heures avant l’aube dimanche.

Les personnes secourues ont déclaré qu’elles étaient en mer depuis quatre jours et que beaucoup souffraient de déshydratation. Le bateau bondé avait été repéré par des pilotes bénévoles qui ratissaient la Méditerranée à la recherche de personnes en détresse, et une photo publiée montre les ponts bondés de personnes appelant à l’aide.

Avant cela, l’Open Arms avait sauvé 59 migrants originaires de Syrie, d’Égypte, du Soudan et d’Érythrée, dont 10 mineurs, d’une plate-forme pétrolière dans les eaux tunisiennes, avec l’aide de travailleurs du secteur pétrolier qui ont aidé les migrants à monter sur le navire de sauvetage.

Dans l’embarcation fragile se trouvait encore le corps enveloppé d’un migrant qui avait été abattu sur le rivage par des passeurs, a indiqué Laura Lanuza, une porte-parole d’Open Arms.

« Les passeurs ont forcé les gens à prendre le cadavre avec eux. Ils ont passé un jour ou deux en mer, et ont gardé le cadavre jusqu’à ce qu’ils soient sauvés, » a précisé Laura Lanuza.

Samedi matin, l’Open Arms a sauvé 19 personnes d’un canot pneumatique au large de la Libye. Parmi elles se trouvaient 16 personnes originaires de Syrie. Un photographe de l’AP à bord de l’Open Arms a déclaré que lors de chaque sauvetage, des personnes désespérées se jetaient à l’eau, compliquant ainsi le sauvetage.

Africanews via CONGO PUB Online

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Gabon: l’opposant Guy Nzouba-Ndama arrêté à la frontière avec des valises remplies de billets

by Pius KAMBU 18 septembre 2022
written by Pius KAMBU

L’ancien président de l’Assemblée nationale gabonaise, Guy Nzouba-Ndama, a été interpellé, samedi 17 septembre, avec plus d’un milliard de francs CFA, selon le quotidien gouvernemental L’Union. Passé à l’opposition depuis 2016 après avoir claqué la porte du parti au pouvoir, Guy Nzouba-Ndama a été placé en garde à vue à Franceville (Sud-Est), après être arrêté à la frontière entre le Gabon et le Congo-Brazzaville. L’affaire fait polémique sur les réseaux sociaux.

La vidéo a rapidement inondé les réseaux sociaux : on y voit Guy Nzouba-Ndama devant son SUV, avec quatre valises posées à l’arrière, et des gendarmes qui forcent les cadenas. À l’intérieur : des liasses de billets de 10 000 francs CFA par centaines de milliers.

Combien y avait-il en tout ? Selon le quotidien gouvernemental L’Union, l’opposant portait 1,19 milliard de francs CFA (soit 1,5 million d’euros) alors qu’il rentrait d’un court séjour au Congo-Brazzaville. Il a ensuite été conduit dans un commissariat où il a été placé en garde à vue.

Libéré

Selon l’Agence gabonaise de presse, il a été libéré dans la nuit, son argent lui étant également rendu. Il aurait regagné Koulamoutou, son fief politique. Pour le moment, les autorités gardent le silence sur cette affaire. Tout comme son parti, les Démocrates.

D’où vient tout cet argent et à quoi était-il prévu ? Autant de questions sans réponse pour le moment. Âgé de 76 ans, Guy Nzouba-Ndama est un des potentiels candidats à l’élection présidentielle prévue l’an prochain.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Le président Félix Tshisekedi présent à l’investiture de William Samuel Ruto

by admin9775 14 septembre 2022
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William Samuel Ruto est officiellement devenu le cinquième président du Kenya ce mardi 13 septembre au cours d’une cérémonie d’investiture qui a eu lieu dans le plus grand stade Kenyan.

C’est avec une main posée sur la constitution et une autre tenant la bible que le nouveau président âgé de 55 ans a prêté serment en ces termes : « Moi William Ruto Samuel, jure de préserver, de protéger et défendre la constitution du Kenya….en tant que président « .

Une vingtaine de chefs d’Etats ont prit part à cette cérémonie d’investiture dont le président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi.

William Ruto a cité deux fois la République Démocratique du Congo, notamment dans le projet de la construction de la route qui va partir de l’est du Congo Kinshasa jusqu’au port de Mombasa ( Kenya). Il n’y a donc pas lieu de craindre pour la suite des projets de coopération entre Naïrobi et Kinshasa.

Tabitha-Tifanny Moseka

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Afrique

Afrique de l’ouest et du centre : plus de 12 400 écoles fermées en 2021 à cause de l’insécurité

by admin9775 13 septembre 2022
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L’insécurité persistante et croissante dans la région africaine du Sahel, dans le bassin du Lac Tchad et en République démocratique du Congo ( RDC) a contraint près de 12 400 écoles de huit pays d’Afrique de l’ouest et du centre à fermer leurs portes ou à cesser de fonctionner, a indiqué le Fonds mondial des Nations unies pour l’éducation (FNUE) dans les situations d’urgence et de crise prolongée.

Selon l’organisation « Éducation sans délai », le nombre d’établissements d’enseignement fermés de force ou qui n’offrent plus de cours a augmenté d’un tiers en deux ans. À la fin de l’année scolaire 2021-22, plus de 12 400 écoles ont été fermées (Burkina Faso, Cameroun, la République centrafricaine (RCA), RDC, Mali, Niger et Tchad). Des fermetures qui sont la conséquence directe d’attaques des groupes armés non étatiques ou du climat d’insécurité dans ces pays. « Soit les enseignants ont fui, ne laissant personne pour enseigner, soit parce que les parents ont trop peur pour envoyer leurs enfants à l’école ou sont eux-mêmes dans un processus de déplacement forcé à répétition vers des zones plus sûres », a expliqué le fonds onusien.

Burkina Faso : plus de 4200 écoles fermées

Au Burkina Faso, par exemple, une augmentation de 140% des attaques dans les zones du sud du pays a été enregistrée entre janvier 2021 et mai 2022, entraînant le déplacement de milliers de réfugiés burkinabè dont des enfants vers le nord-est de la Côte d’Ivoire et le nord du Bénin. L’extension et l’intensification des conflits ont un effet de plus en plus dévastateur sur l’accès et la continuité de l’apprentissage, affectant l’avenir de générations entières d’enfants. Il reste le pays le plus touché, avec près de 4 258 écoles fermées. Suivent le Cameroun (3 285), le Mali (1 730), la RCA (999), le Nigeria (934), le Niger (890) , la RDC (307) et le Tchad (10). En juin 2019, 9 272 écoles étaient fermées ou n’étaient plus opérationnelles au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigeria, en  RCA, en RDC et au Tchad en raison de l’insécurité – soit trois fois le nombre enregistré à la fin de 2017, à en croire le Fonds des Nations unies pou l’enfance.

Un enfant non scolarisé sur quatre dans le monde se trouve en Afrique occidentale et centrale

57 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes ne sont pas scolarisés présentement en Afrique occidentale et centrale. Ce qui représente près d’un enfant non scolarisé sur quatre dans le monde. « Ce chiffre est d’autant plus alarmant qu’il représente le double de la part de la région dans la population mondiale des enfants de l’âge correspondant (6 à 18 ans – 12,05%) », a indiqué l’organisation « Éducation sans délai ». L’insécurité croissante a un impact particulièrement négatif sur l’accès à l’école. D’après des données recueillies par le mécanisme régional de suivi de la protection (Projet 217), plus de 50% des enfants en moyenne ne sont pas allés régulièrement à l’école dans la région du Sahel central entre janvier et avril 2022. La principale raison avancée a été la fermeture ou la destruction de l’école (27%). La réduction des effectifs et de la fréquentation scolaire est également due au fait que 53% des enfants révèlent qu’ils ne se sentent pas en sécurité à l’école, et que près des deux tiers (64%) d’entre eux  déclarent avoir peu ou pas d’espoir pour leur avenir.

Le FNUE appelle au renforcement des solutions d’apprentissage alternatives

Les attaques contre les élèves, le personnel scolaire et les établissements d’enseignement ont un impact dévastateur sur l’accès à l’apprentissage et sur le développement global d’une société. Outre les décès et les blessures causés par les attaques, elles entraînent souvent une baisse de l’assiduité des élèves, des problèmes de déploiement et de rétention des enseignants dans les zones d’insécurité, selon le rapport qui souligne également une baisse de la qualité de l’éducation, une exposition accrue à des formes graves de violence et à d’autres risques, notamment le mariage d’enfants, les grossesses précoces, les déplacements forcés, le travail des enfants et le risque d’être recruté par des parties au conflit. Pour le fonds onusien, il est à craindre que cette situation ne s’aggrave, soulignant l’importance de la prévention et de la préparation pour garantir un accès continu à des services éducatifs de qualité. Les Nations unies exhortent les gouvernements, toutes les parties au conflit et la communauté occidentale et centrale. Il s’agit également d’intensifier le soutien responsable et durable à un apprentissage de qualité pour chaque enfant de la région. Cela passe enfin par un renforcement des solutions d’apprentissage alternatives, innovantes et flexibles pour la continuité éducative.

Noël Ndong

AGENCE D »INFORMATION D’AFRIQUE CENTRAL via CONGO PUB Online

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Afrique

Arrestation en France du Malien Moustapha Ben Barka, vice-président de la BOAD

by admin9775 13 septembre 2022
written by admin9775

Interpellation sur ordre de la justice française à Paris ce lundi de Moustapha Ben Barka. Ressortissant malien, il est vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) basé à Lomé. Il est aussi l’ancien secrétaire général de la présidence du Mali, équivalant au poste de ministre. On ne sait pas encore officiellement ce qui est reproché à ce haut fonctionnaire.

Moustapha Ben Barka  se rendait ce lundi en Corée du Sud. A l’escale de Paris, il lui a été signifié qu’il était recherché par la justice française. Depuis, plus de nouvelles. De source proche du dossier, on veut rester prudent.

Mais l’interpellation par la justice du vice-président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) , une institution financière importante de la sous-région est un évènement. Au Mali, l’homme a été également secrétaire général de la présidence de la République, avec rang de ministre. Il a servi son oncle-président, feu Ibrahim Boubacar Kéita.

On sait que la justice malienne est à sa recherche. Un mandat d’arrêt international a été délivré contre lui. Mais là aussi prudence. Pour que ce type de mandat soit exécuté, il faut qu’il passe impérativement par l’organisation internationale de la police criminelle, Interpol. Or, pour le moment, pas de trace de mandat au sein de cette structure. Dans 48 heures en principe, on devrait savoir ce qui est reproché à l’ex-homme fort du palais présidentiel de Bamako.

Serge Daniel

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Burkina Faso: le ministre de la Défense limogé, le président Damiba le remplace

by admin9775 13 septembre 2022
written by admin9775

Le président burkinabè limoge le ministre de la Défense. On l’a appris par deux décrets lus lundi 12 septembre dans la soirée à la télévision nationale. Barthélémy Simporé est remercié et c’est le président de transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba qui récupère le portefeuille. C’est le premier remaniement depuis la nomination du gouvernement de transition en mars. Il acte le manque d’amélioration de la situation sécuritaire.

Quelque 40% du territoire burkinabè est hors de contrôle de l’État. Les attaques se multiplient ces derniers jours. Lundi encore, deux soldats ont perdu la vie dans une attaque qualifiée de « complexe » contre un détachement militaire dans la province de l’Oudalan, dix assaillants ont été tués, selon l’armée.

La semaine passée, 35 civils avaient péri après l’explosion déclenchée à distance d’une bombe au passage de leur convoi, entre Djibo et Bourzanga. C’était d’ailleurs la dernière prise de parole du général Simporé. Le désormais ex-ministre de la Défense évoquait alors « la nature perfide et cynique des groupes armés terroristes ». On pourrait y voir un aveu d’impuissance.

En tout cas, le président Damiba a tranché. Le chef de la junte à Ouagadougou dressait pourtant il y a encore quelques jours un bilan plutôt positif de la lutte anti-jihadistes. Mais ses propos prononcés lors d’un déplacement à Dori, chef-lieu de la région du Sahel, ont vite été ternis par la réalité du terrain.

Fin août, les populations du Sahel avaient manifesté pour dénoncer ce qu’elles appellent « l’incompétence des autorités ». Le président de la transition en a semble-t-il tiré les conséquences. Il est donc dorénavant aussi ministre de la Défense. À ses côtés, le colonel-major Silas Keïta est ministre délégué et promu général de brigade.

Barthélémy Simporé, un ministre de l’époque Kaboré

Le colonel-major Simporé avait été nommé ministre délégué à la Défense, fin juin 2021, par le président d’alors, Roch Marc Christian Kaboré. Il avait été promu général de brigade puis ministre de la Défense en octobre de la même année. Au moment du putsch militaire de janvier 2022, Barthélémy Simporé a été en contact avec certains mutins. Il avait pris la parole le dimanche pour affirmer que tout était sous contrôle. Dans un premier temps, il a été placé aux arrêts, avant de faire son retour dans le gouvernement de transition annoncé début mars 2022. Il devient alors ministre d’État à la Défense et aux Anciens combattants.

Avant sa nomination, en 2021, par le président déchu Kaboré, il dirigeait le Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso.

RFI via CONGO PUB Online

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