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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Sénégal : Macky Sall de retour à Dakar pour solliciter le soutien de Bassirou Diomaye Faye à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

L’ancien président sénégalais Macky Sall a effectué, ce vendredi 17 juillet 2026, un retour remarqué à Dakar, plus de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Ce déplacement, le premier depuis son départ du Sénégal en avril 2024, s’inscrit dans le cadre de sa campagne en vue d’obtenir le poste de secrétaire général des Nations unies.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été reçu en audience par son successeur, Bassirou Diomaye Faye, au palais présidentiel. Les deux hommes se sont entretenus pendant environ une heure, une rencontre destinée notamment à évoquer la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Selon plusieurs sources, cette candidature est portée par le Burundi, actuel président en exercice de l’Union africaine, et non par le Sénégal, une situation inhabituelle qui alimente les débats sur la scène politique sénégalaise.

Un retour dans un contexte politique sensible

Le retour de Macky Sall intervient alors que son héritage politique continue de diviser l’opinion publique.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye et de son parti Pastef, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur les violences survenues lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, au cours desquelles plusieurs dizaines de personnes avaient perdu la vie.

L’ancien président est également critiqué pour sa gestion des finances publiques. Les nouvelles autorités lui reprochent notamment d’avoir dissimulé une partie de la dette publique, estimée par certains rapports entre 7 et 13 milliards de dollars, accusations que son entourage rejette.

Le gouvernement écarte toute poursuite judiciaire

Malgré ces controverses, le ministre sénégalais des Forces armées, Yancoba Diémé, a affirmé que Macky Sall ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire susceptible de l’empêcher de rentrer dans son pays.

« Il ne fait l’objet d’aucune accusation, d’aucune poursuite, encore moins d’une condamnation. Il est un citoyen de ce pays. Il a le droit d’entrer et de sortir du territoire », a déclaré le ministre depuis Freetown, en Sierra Leone, où il participait à une réunion de la CEDEAO.

Les collectifs de victimes dénoncent ce retour

Ce retour n’a toutefois pas été accueilli favorablement par les associations représentant les victimes des violences politiques.

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, Boubacar Seye, président du Collectif des victimes de Macky Sall, a estimé que l’ancien chef de l’État reste associé à « l’une des périodes les plus douloureuses de l’histoire récente du Sénégal ».

Selon lui, la réconciliation ne peut être envisagée sans vérité ni justice.

Le député Guy Marius Sagna, membre du parti au pouvoir Pastef, a lui aussi vivement critiqué la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur.

Il a qualifié cette audience « d’insulte aux familles des victimes » et estimé qu’elle risquait d’affaiblir l’image du président sénégalais auprès d’une partie de ses soutiens.

Une candidature internationale au cœur de la visite

Au-delà de la polémique, ce déplacement constitue une étape importante dans la campagne diplomatique de Macky Sall pour la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies.

En multipliant les consultations auprès des dirigeants africains, l’ancien président sénégalais cherche à consolider les soutiens à sa candidature avant le lancement du processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU.

Si cette visite renforce sa visibilité sur la scène internationale, elle ravive également le débat sur son bilan à la tête du Sénégal, entre ceux qui plaident pour tourner la page et ceux qui réclament que les responsabilités liées aux violences politiques de 2021 à 2024 soient pleinement établies.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Paul Kagame réaffirme la position du Rwanda sur la sécurité et met en garde contre toute menace

by admin9775 18 juillet 2026
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a tenu un discours ferme lors d’une réunion du Bureau politique du Front Patriotique Rwandais (FPR), réaffirmant que le Rwanda ne resterait pas passif face à ce qu’il considère comme des menaces contre sa sécurité nationale.

Selon le chef de l’État rwandais, il serait illusoire de penser que son pays pourrait être réduit au silence ou intimidé. Il a affirmé que toute menace visant le Rwanda ou ses citoyens entraînerait une réponse de Kigali.

« Faire taire notre pays sera plus difficile que certains ne l’imaginent. Nous dire de nous taire, nous soutiendrons ceux qui veulent venir vous tuer, comme ils vous ont tués la dernière fois, et nous gérerons cela comme nous l’entendons. La seule façon de me faire taire, c’est quand je serai mort. Voilà » a-t-il déclaré lors de son intervention.

Évoquant les appels de certains à la disparition du M23 et, selon ses propos, du Rwanda lui-même, Paul Kagame a indiqué ne pas souhaiter une telle confrontation, tout en affirmant que son pays était prêt à y faire face si les circonstances l’exigeaient.

« Quand ils ont dit qu’ils feraient disparaître le M23, ils voulaient dire même le Rwanda, nous vous ferons disparaître. Eh bien, je ne peux pas le souhaiter. Je ne peux pas désirer une telle chose. Mais quand cela arrivera, quand je n’aurai pas pu l’éviter, je pense qu’ils nous trouveront [prêts] » a prévenu Paul Kagame, président de la République du Rwanda

Les FDLR au cœur du discours

Le président rwandais a également réaffirmé que la principale préoccupation sécuritaire de Kigali demeurait la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, il appartient aux autorités congolaises ou à la MONUSCO d’empêcher ce groupe armé de représenter une menace pour le Rwanda.

« Vous les empêchez d’envahir notre pays, ou nous nous en chargerons nous-mêmes », a déclaré Paul Kagame.

Les opérations à Minembwe

Le chef de l’État rwandais est également revenu sur la situation dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, évoquant notamment Minembwe. Il a affirmé avoir alerté sur des frappes de drones qui, selon lui, visaient des populations banyamulenge.

« Quand je leur ai dit qu’ils tuaient des Banyamulenge, ils m’ont répondu que cela ne me regardait pas », a-t-il déclaré.

« Si je parle de ce qui se passe à Minembwe, les États-Unis me disent : “Tais-toi, ce n’est pas ton affaire !”

Paul Kagame a estimé que le silence de la communauté internationale face à cette situation lui rappelait celui observé avant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Il a appelé à une condamnation des actions qu’il attribue aux forces congolaises et burundaises.

Un discours centré sur la gouvernance

Au cours de cette réunion, le président rwandais a également développé sa vision de l’action politique, qu’il oppose à ce qu’il considère comme une politique fondée sur le mensonge.

« La politique du FPR consiste à affronter les problèmes et à trouver des solutions. La politique fondée sur le mensonge, l’invention, la tromperie (…) ne fait qu’ajouter de nouveaux problèmes à ceux qui existent déjà », a-t-il déclaré.

Des accusations qui s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions

Les déclarations de Paul Kagame interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Kigali et Kinshasa autour du conflit dans l’est de la RDC.

Le gouvernement rwandais affirme agir en raison de la menace que représentent les FDLR, tandis que les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement l’AFC/M23, une accusation reprise dans plusieurs rapports d’experts des Nations unies et rejetée par Kigali.

Concernant les allégations relatives aux attaques contre les populations banyamulenge, plusieurs organisations internationales, dont les Nations unies et des ONG de défense des droits humains, ont effectivement documenté au fil des années des violations des droits de l’homme dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu commises par différents acteurs armés. Toutefois, les responsabilités attribuées à chaque partie font l’objet de rapports distincts et demeurent un sujet de fortes controverses entre les protagonistes du conflit.

Enfin, l’affirmation selon laquelle Paul Kagame aurait « absolument raison » de justifier son action constitue une opinion et non un fait établi. Les motivations des différentes parties au conflit, ainsi que la légalité de leurs actions, restent vivement contestées sur les plans politique et diplomatique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Rwanda : un incendie ravage une importante usine à Kigali, aucune attaque n’a été signalée

by admin9775 16 juillet 2026
written by admin9775

Contrairement à une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue attaque contre la ville de Kigali, les faits concernent en réalité un violent incendie qui a détruit une importante unité industrielle de la capitale rwandaise.

Le sinistre s’est déclaré dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet au sein de Masaka Farms (anciennement Masaka Creamery), une entreprise spécialisée dans la transformation de produits laitiers, implantée dans la Zone économique spéciale de Kigali (KSEZ).

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’incendie s’est déclaré vers 2 heures du matin dans un entrepôt voisin avant de se propager rapidement aux installations de l’usine. Malgré l’intervention des services de secours, les flammes ont détruit une partie de la toiture ainsi que les principaux équipements de production, paralysant presque entièrement les activités de l’entreprise.

Les pertes matérielles sont provisoirement estimées entre un et un million et demi de dollars américains. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été enregistrée.

L’incendie représente un sérieux revers pour la filière laitière rwandaise. Masaka Farms transformait quotidiennement près de 15 000 litres de lait en yaourts, fromages et autres produits laitiers, constituant un débouché essentiel pour environ 2 500 petits producteurs désormais privés de leur principal acheteur.

Au-delà de son rôle économique, l’entreprise était reconnue pour son modèle d’inclusion sociale. Une grande partie de ses employés étaient des personnes sourdes et malentendantes. L’arrêt des activités entraîne également la suspension des dons hebdomadaires de produits laitiers destinés à plusieurs orphelinats et centres d’accueil pour enfants à Kigali.

La direction a annoncé le démarrage des opérations de déblayage et de nettoyage du site. Elle espère reprendre partiellement la production dans un délai d’un à deux mois, tandis que la reconstruction complète des installations dépendra des expertises techniques, des assurances et du soutien de ses partenaires.

Cet incident confirme qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre Kigali, contrairement aux informations erronées ayant circulé sur certaines plateformes, mais bien d’un incendie industriel dont l’origine fait toujours l’objet d’investigations.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Après l’Ouganda, Floribert Anzuluni poursuit sa tournée diplomatique au Togo avec un message de Félix Tshisekedi

by admin9775 15 juillet 2026
written by admin9775

Au lendemain de sa mission en Ouganda, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique en étant reçu, mardi 14 juillet à Kara, dans le nord du Togo, par le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé.

Mandaté par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre congolais était porteur d’un message spécial destiné au dirigeant togolais. Le contenu de ce message n’a pas été rendu public.

À l’issue de l’entretien, Floribert Anzuluni a salué la qualité des échanges avec Faure Gnassingbé, mettant en avant son écoute et son engagement en faveur des initiatives visant au rétablissement d’une paix durable en République démocratique du Congo. Il a également remercié les autorités togolaises pour l’accueil réservé à la délégation congolaise.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations diplomatiques engagées par Kinshasa auprès de plusieurs dirigeants africains afin de renforcer la coopération politique et de mobiliser un soutien en faveur des efforts de paix et de stabilité dans la région des Grands Lacs. Elle traduit également la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales et leur coopération en matière d’intégration régionale.

La veille, lundi 13 juillet, Floribert Anzuluni avait été reçu à Kampala par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, également président en exercice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

Au cours de cette rencontre, le ministre congolais avait également remis un message du président Félix Tshisekedi à son homologue ougandais. Selon Kinshasa, cette mission s’inscrit dans une offensive diplomatique visant à informer les partenaires sous-régionaux et régionaux des démarches entreprises par la République démocratique du Congo pour mettre en œuvre les engagements découlant de l’accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre Kinshasa et Kigali, sous les auspices des États-Unis.

Les autorités congolaises estiment que cette campagne diplomatique intervient dans un contexte marqué par les sanctions américaines visant le Rwanda en raison de son soutien présumé à la rébellion de l’AFC/M23 opérant dans l’est de la RDC. À travers cette série de consultations, Kinshasa entend renforcer l’adhésion des États africains à la nouvelle dynamique diplomatique engagée en faveur d’un retour durable de la paix et de la stabilité dans l’est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Sénégal : Ousmane Sonko critique Bassirou Diomaye Faye et défend le financement de Pastef

by admin9775 15 juillet 2026
written by admin9775

Le Premier ministre sénégalais et leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a tenu un discours remarqué lors des 48 heures de Pastef organisées à Touba. Devant les militants de sa formation politique, il a vivement critiqué le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le qualifiant de « marionnette facilement manipulable », des propos qui ont été chaleureusement applaudis par une partie de l’assistance.

Cette sortie publique met en lumière les tensions qui semblent s’installer entre les deux principales figures de l’exécutif sénégalais, pourtant arrivées ensemble au pouvoir à l’issue de l’élection présidentielle de 2024.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko est également revenu sur les critiques visant le financement de son parti, notamment après la campagne de vente de cartes de membre lancée par Pastef.

« Pastef n’est pas un parti qui puise dans les caisses de l’État pour financer ses programmes. Cela est haram chez nous », a-t-il déclaré, insistant sur l’autonomie financière de sa formation politique et rejetant toute utilisation des ressources publiques à des fins partisanes.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de spéculations sur les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, alors que plusieurs observateurs s’interrogent sur l’évolution des équilibres au sommet de l’État sénégalais.

Par Marius Bopenga
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AfriqueMonde

La Russie accuse l’Ukraine de soutenir le M23, sans présenter de preuves

by admin9775 14 juillet 2026
written by admin9775

La Russie affirme que des ressortissants ukrainiens soutiendraient la rébellion de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Une accusation formulée ces dernières semaines par Moscou, mais qui n’est, à ce stade, étayée par aucune preuve publique.

Lors d’une conférence de presse tenue le 10 juillet à Bujumbura, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les autorités congolaises et le Burundi faisaient face à une agression menée par le M23, soutenu par des représentants étrangers, « parmi lesquels figurent également des Ukrainiens ». Le chef de la diplomatie russe n’a toutefois fourni aucun élément permettant d’étayer cette affirmation.

Quelques jours auparavant, le 26 juin, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstigneeva, avait adopté un ton plus nuancé. Elle s’était dite préoccupée par des informations faisant état de la présence de « mercenaires étrangers, y compris ceux ayant acquis une expérience de combat en Ukraine », employés comme instructeurs ou opérateurs de drones. Contrairement aux déclarations de Sergueï Lavrov, cette intervention ne faisait pas explicitement état d’une implication de l’État ukrainien ni de ressortissants ukrainiens.

Kiev et l’AFC/M23 rejettent les accusations

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a fermement rejeté les accusations russes, les qualifiant de « désinformation du Kremlin » dépourvue de preuves. Kiev affirme au contraire que la Russie contribue à l’instabilité dans la région en soutenant des groupes armés en violation des sanctions internationales.

De son côté, l’AFC/M23 a également démenti toute présence de ressortissants ukrainiens au sein de ses rangs.

Le gouvernement congolais, interrogé sur ces accusations, s’est limité à rappeler les relations diplomatiques qu’entretiennent Kinshasa et Kiev, sans commenter directement les déclarations de Moscou.

Les enquêtes ne relient pas les drones à l’Ukraine

L’utilisation croissante de drones dans le conflit a alimenté les interrogations sur leur provenance. Plusieurs enquêtes indépendantes ont confirmé la présence d’appareils de fabrication chinoise et turque sur le théâtre des opérations.

Dans son dernier rapport, le Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC indique avoir examiné les débris d’un drone kamikaze utilisé lors d’une attaque contre l’aéroport de Kisangani. Les experts y ont identifié des composants provenant de Chine, de Taïwan et de République tchèque, estimant que leur assemblage avait précisément pour objectif de rendre impossible l’identification d’un fournisseur unique. Le même rapport confirme également l’utilisation par l’armée rwandaise de drones Bayraktar TB2 de fabrication turque.

Le centre de recherche américain Critical Threats Project a, pour sa part, évoqué un possible recours par l’AFC/M23 à des drones turcs à longue portée lors de certaines opérations militaires. Toutefois, cette analyse ne remet pas en cause les conclusions techniques des experts de l’ONU.

À ce jour, aucune enquête indépendante, qu’il s’agisse de celles des Nations unies, d’ACLED ou du Critical Threats Project, n’établit de lien entre les drones utilisés dans le conflit et l’Ukraine. Les accusations formulées par Moscou ne sont donc, à ce stade, corroborées par aucun élément rendu public.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Zimbabwe : une coalition d’opposition conteste la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Zimbabwe, les principaux partis d’opposition, des organisations de la société civile et des responsables religieux se mobilisent contre les récents amendements à la Constitution qui permettent au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et modifient les modalités d’élection du chef de l’État.

Après l’adoption de ces réformes par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, puis leur promulgation le 7 juillet, plusieurs figures de l’opposition ont annoncé la création d’une Coalition du peuple afin de contester ces changements par des voies judiciaires et des actions citoyennes.

L’ancien candidat à la présidentielle Nelson Chamisa a dénoncé une remise en cause de l’ordre constitutionnel.

« On ne peut pas laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Les dirigeants de la coalition ont indiqué préparer un recours devant la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation des amendements.

En parallèle, ils appellent la population à organiser des manifestations, des marches et des journées de « ville morte » pour exprimer son opposition à la réforme.

« Nous allons déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Nos avocats y travaillent. Nous envisageons des marches, des manifestations, des journées villes mortes et toute action qui exprimera le rejet des Zimbabwéens », a déclaré l’opposant Lovemore Madhuku.

Ce dernier a également affirmé s’attendre à une répression des mobilisations tout en assurant que l’opposition poursuivrait son action.

« Nous savons ce qu’ils comptent faire : ils se préparent à arrêter les gens, à les battre et à les tuer, mais nous n’avons pas peur », a-t-il déclaré.

Plusieurs responsables religieux ont rejoint cette coalition, estimant que la défense de la Constitution dépasse les clivages politiques.

Le révérend Kupa Mtata a affirmé que son engagement relevait de la protection de l’État de droit plutôt que d’un soutien partisan.

« Je suis ici en tant qu’homme d’Église. Je ne me mêle pas de politique partisane mais, cette fois, il s’agit du respect de la Constitution qui est au-dessus des partis et de la soif de pouvoir. Nous avons le devoir de parler quand quelque chose ne va pas », a-t-il déclaré.

Pour les opposants, ces amendements créent un précédent susceptible d’affaiblir les institutions démocratiques du Zimbabwe. De son côté, le pouvoir défend une réforme qu’il présente comme conforme aux procédures constitutionnelles et approuvée par le Parlement. La contestation devrait désormais se poursuivre sur les plans judiciaire et politique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Sénégal: le Conseil constitutionnel censure la réforme de la Constitution

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 9 juillet la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par l’Assemblée nationale. C’est le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui avait saisi la plus haute juridiction du pays pour « violation de la procédure de révision constitutionnelle » lundi.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé jeudi 9 juillet un texte voté par l’Assemblée nationale la semaine dernière révisant l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et Parlement. Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel invoque une série de violations de différents articles de la Constitution, notamment les articles 82 et 103. Selon l’instance, par exemple, la décision d’accroître les « moyens humains, matériels et budgétaires » de la future Cour constitutionnelle sans prévoir de recettes compensatrices est contraire à l’article 82.

Les Sages dénoncent aussi le refus par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’accorder à l’exécutif la procédure dite du « vote bloqué » (une disposition qui permet d’adopter une proposition de loi sans les amendements). La révision de la loi fondamentale telle qu’adoptée lundi dernier est donc déclarée « contraire à la Constitution » du Sénégal.

Pour rappel, le texte qui avait pour but de modifier 29 articles de la Constitution allait profondément modifier l’équilibre des pouvoirs. Il interdit au président de la République de diriger un parti politique, renforce les pouvoirs de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, remplace le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle composée de neuf membres et limite à une seule fois la possibilité de dissoudre le Parlement par mandat présidentiel.

Pour le Pastef d’Ousmane Sonko, à l’origine de cette proposition de loi, c’est un revers. Mais pour le chef de l’État, à l’inverse, c’est une victoire politique. Bassirou Diomaye Faye reprend la main. Il va pouvoir réintroduire sa version de la révision de la loi suprême et la soumettre à un référendum (en vertu de l’article 51) ou alors laisser cette réforme dormir dans un tiroir car le chef de l’État n’est soumis à aucun délai pour organiser un référendum sur cette question.

Dans un communiqué, la coalition Diomaye Président encourage le chef de l’État à « poursuivre sereinement la finalisation des consultations sur les réformes en cours en vue de consolider notre démocratie »

RFI

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Afrique

Le Ghana refuse un visa au président sud-africain Cyril Ramaphosa sur fond de tensions liées aux violences contre les migrants

by admin9775 8 juillet 2026
written by admin9775

Le Ghana a refusé de délivrer un visa au président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui devait effectuer une visite à Accra au début du mois d’août, rapporte DW Afrique.

Selon cette source, cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions en Afrique du Sud, où des manifestations anti-immigration et des violences visant des ressortissants étrangers ont été signalées ces derniers jours.

Les autorités ghanéennes auraient justifié leur position en affirmant que la sécurité et la dignité des citoyens ghanéens demeurent une priorité absolue. Elles appellent le gouvernement sud-africain à prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux attaques contre les étrangers et garantir leur protection avant toute reprise des visites officielles de haut niveau.

Cette décision traduit les préoccupations croissantes de plusieurs pays africains face à la recrudescence des actes xénophobes en Afrique du Sud, où les autorités ont récemment renforcé les opérations de sécurité à la suite de manifestations ayant conduit à de nombreuses arrestations.

Si elle est confirmée officiellement par les deux gouvernements, cette mesure pourrait avoir des répercussions diplomatiques sur les relations entre Accra et Pretoria, deux acteurs majeurs du continent africain.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Cameroun : Brenda Biya affirme que son père est « mourant » et dénonce son exclusion du pays

by admin9775 6 juillet 2026
written by admin9775

La fille du président camerounais, Brenda Biya, a provoqué une nouvelle onde de choc en multipliant des déclarations publiques sur l’état de santé de son père, le président Paul Biya, affirmant que celui-ci serait « mourant » et que « la fin du pouvoir est imminente ».

Dans des publications relayées sur les réseaux sociaux, Brenda Biya affirme que son père est « sur son lit de mort » et accuse son entourage de l’isoler et de contrôler sa communication.

« Mon père est mourant », a-t-elle déclaré, tout en affirmant être maintenue enfermée dans une chambre où elle serait filmée contre sa volonté.

Elle soutient également avoir tenté de regagner le Cameroun, sans succès.

« J’ai essayé de rentrer au Cameroun, ils ne m’ont pas laissé rentrer. On m’a dit qu’on ne voulait pas de moi au Cameroun », a-t-elle affirmé.

Ces nouvelles déclarations interviennent après plusieurs prises de position publiques de Brenda Biya contre le pouvoir en place. En 2025, elle avait appelé les Camerounais à ne pas voter pour son père lors de l’élection présidentielle, avant de revenir partiellement sur ses propos. Elle avait également dénoncé des tensions au sein de sa famille et affirmé être victime de pressions.

À ce stade, aucune autorité camerounaise n’a confirmé les affirmations de Brenda Biya concernant l’état de santé du président Paul Biya, et aucune communication officielle de la présidence ne fait état d’une dégradation de son état de santé. Les déclarations de la fille du chef de l’État n’ont pas été corroborées par des sources indépendantes.

Par Pascal Kabeya
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