Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), cher à l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, conteste la décision interdisant le fonctionnement de treize partis politiques de l’opposition sur l’ensemble du territoire national. Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le LGD exprime son désaccord et sollicite le réexamen de cette mesure.
Dans sa lettre, le parti demande que cette décision soit réévaluée à la lumière des faits, des principes de droit et des exigences liées à la préservation de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Le LGD défend son engagement républicain
Dans sa correspondance à Jacquemain Shabani, le LGD rappelle que son engagement politique repose sur la promotion d’une gouvernance responsable, la primauté du droit, la justice sociale, la lutte contre la corruption, la transparence et le respect des libertés fondamentales.
Le parti affirme privilégier la compétition démocratique et considère que les divergences politiques doivent être réglées par le débat, la confrontation des idées et le respect des institutions républicaines.
« C’est précisément au regard de ces principes que nous sommes surpris de voir une formation politique qui a toujours revendiqué une démarche républicaine faire l’objet d’une mesure aussi radicale », déclare le parti d’Augustin Matata Ponyo.
Le LGD estime que cette interdiction est susceptible de compromettre l’exercice de ses activités politiques et de porter atteinte aux droits de ses membres et sympathisants.
Matata Ponyo réclame des justifications juridiques
Dans sa démarche auprès du patron de l’Intérieur, le LGD souligne qu’une mesure de cette ampleur devrait reposer sur des « faits précis, établis et juridiquement fondés ». Il insiste également sur la nécessité d’une motivation explicite permettant aux formations politiques concernées de répondre par les voies légales appropriées.
En saisissant directement Jacquemain Shabani, le parti d’Augustin Matata Ponyo entend ainsi obtenir un réexamen de la décision qui affecte son fonctionnement. Il invoque les principes de droit et les garanties démocratiques pour défendre ses activités politiques ainsi que les droits de ses militants et sympathisants.
Par Marius Bopenga
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