Martin Fayulu a réaffirmé face à la presse, ce vendredi 8 mai 2026, son appel à la tenue d’un dialogue national inclusif réunissant toutes les composantes de la nation congolaise, y compris les groupes armés engagés dans le conflit à l’Est du pays.
Le président de Engagement pour la Citoyenneté et le Développement estime que seule une concertation nationale peut préserver l’unité de la République démocratique du Congo face aux tensions politiques et sécuritaires actuelles.
« Il serait extrêmement grave que le fils d’Étienne Tshisekedi entre dans l’histoire comme celui qui aurait fragilisé la cohésion nationale et consacré la balkanisation de la République démocratique du Congo. Notre pays doit rester uni et indivisible, et la seule solution, c’est la tenue d’un dialogue national inclusif », a déclaré Martin Fayulu.
L’opposant s’est également montré très critique à l’égard du projet de loi organique sur le référendum porté par le député Ngondakoyi. Selon lui, cette initiative constituerait une tentative déguisée de contourner les dispositions verrouillées de la Constitution.
« Ce n’est ni plus ni moins que la légalisation d’un coup d’État constitutionnel », a-t-il dénoncé.
Dans son intervention, Martin Fayulu a aussi dénoncé toute tentative de modification des règles institutionnelles en pleine mandature présidentielle, estimant qu’une telle démarche ouvrirait la voie à des dérives autoritaires.
« Changer les règles du jeu en pleine partie n’est jamais neutre. C’est un acte de pouvoir dictatorial. Ce qui est particulièrement grave, c’est que cette démarche émane d’une personne qui enseigne elle-même le droit constitutionnel. C’est une dérive grave de mettre le savoir juridique au service de la violation de la Constitution », a-t-il déclaré d’un ton ferme.
Enfin, le leader de l’ECiDé a assuré que le peuple congolais s’opposerait à toute tentative de troisième mandat présidentiel, comme cela avait été le cas en 2015 sous le régime de Joseph Kabila.
Par Pascal Kabeya
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