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Monde

À la UneMonde

Guerre Israël-Hamas : à Gaza, situation catastrophique dans les hôpitaux

by admin9775 12 octobre 2023
written by admin9775

Dans la bande de Gaza, bombardée par Israël après une offensive du Hamas samedi, l’hôpital al-Chifa croule sous les blessés. Des familles entières arrivent les unes après les autres, le personnel est débordé: « la situation est catastrophique », alertent les autorités locales.

Israël bombarde depuis samedi la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, en riposte à une offensive d’une ampleur sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre l’Etat israélien.

Le nombre de morts dans la bande de Gaza est monté à 1 200, a indiqué jeudi le ministère palestinien de la Santé, après la multiplication des bombardements israéliens sur l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Le ministère de la Santé dans la bande de Gaza a averti que le manque de fournitures médicales et de médicaments conduirait à une « situation catastrophique » dans l’enclave palestinienne qui compte 2,3 millions d’habitants.

Huit hôpitaux « ne suffisent pas pour répondre aux besoins des citoyens », a-t-il assuré.

Les bombardements israéliens ont mis hors service l’hôpital Beit Hanoun, dans le nord, et endommagé le service de médecine néonatale de l’hôpital al-Chifa.

Salameh Maarouf, le directeur du bureau des médias du gouvernement, dirigé par le Hamas, regrette que, « compte tenu du grand nombre de blessés », Gaza manque « de médicaments, de fournitures médicales, de scanners et d’appareils de radiographies ».

Le responsable accuse « l’occupation (Israël) de créer délibérément une situation humanitaire misérable par des restrictions ou des agressions », affirmant que l’Etat israélien « avait averti que, si le carburant est fourni à la centrale électrique par l’Egypte, la centrale sera bombardée ».

Sans abri, de nombreuses familles ont trouvé refuge dans les couloirs de l’hôpital al-Chifa et dans le jardin. Après avoir été soignées, plusieurs d’entre elles n’ont plus d’endroit où aller.

Africanews via CONGO PUB Online

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12 octobre 2023 0 comments
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À la UneMonde

Afghanistan: un nouveau séisme de magnitude 6,3 au nord d’Hérat

by Ruben Yale 11 octobre 2023
written by Ruben Yale

En Afghanistan, un nouveau séisme de magnitude 6,3 a frappé au nord de la ville d’Hérat, dans l’ouest de l’Afghanistan ce mercredi, alors que des milliers de personnes sont sans abri après le premier séisme de samedi, qui a causé la mort de plus de 2 000 personnes. Témoignage d’un résident d’Hérat joint au téléphone par RFI.

Le séisme s’est produit à une faible profondeur, son épicentre se situant à environ 29 kilomètres au nord de la ville de Hérat, a indiqué l’USGS. L’impact de ce nouveau tremblement de terre n’est pas encore clair, au moment où des milliers de personnes sont sans abri après la destruction de leur maison samedi par le premier séisme de magnitude 6,3, suivi de huit répliques. Aucun nouveau décès n’a été signalé pour le moment.

Wahab Wasiqi, résident d’Hérat, était à son domicile lorsque la terre a à nouveau tremblé dans la région aujourd’hui. « Tôt le matin, à presque 5 heures, il y a eu un fort tremblement et après, il y a eu deux répliques, dit-il à notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali. Quand je me suis réveillé, tout était en train de bouger et tremblait, même les grands bâtiments et les maisons, et j’entendais des cris et des hurlements d’horreur et de peur. »

« Les gens ne savent pas quoi faire »

Wahab Wasiqi décrit le chaos autour de lui. « Les gens ici sont horrifiés et ne savent pas quoi faire. La plupart d’entre eux ont abandonné leur maison et tout ce qu’ils possédaient et vivent dans la rue sous des tentes. Les gens ont peur, ils sont effrayés, constate-t-il. Toutes les boutiques, tous les magasins, tous les bureaux gouvernementaux à Hérat sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Certaines personnes collectent des produits de base, de la nourriture et d’autres choses pour les personnes affectées. »

Le jeune homme craint que les répliques se poursuivent dans les prochains jours alors que la population traumatisée est dans une grande vulnérabilité.

RFI via CONGO PUB Online

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11 octobre 2023 0 comments
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À la UneMonde

En images : en Israël et à Gaza, les civils en première ligne

by Ruben Yale 11 octobre 2023
written by Ruben Yale

L’attaque meurtrière du Hamas contre l’État hébreu a causé la mort de plus d’un millier d’Israéliens, selon un dernier bilan provisoire. La riposte de l’armée israélienne, via des bombardements dans la bande de Gaza, a fait plus de 900 victimes palestiniennes. Des roquettes, provenant de l’enclave mais aussi du Liban, continuent de s’abattre sur Israël. Des deux côtés, les civils sont en première ligne.

L’attaque surprise du samedi 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis la bande de Gaza contre Israël a fait plus de 1 200 morts et 2 700 blessés côté israélien, selon le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, dans une vidéo publiée mercredi 11 octobre sur X. Des civils et des militaires ont également été enlevés par le Hamas, qui contrôle l’enclave palestinienne depuis 2007.

Parmi les victimes de cette attaque sans précédent contre l’État hébreu : 260 personnes qui participaient à une rave party dans le sud d’Israël, à seulement quelques kilomètres de la bande de Gaza.

Des personnes se recueillent sur la tombe d'Eden Guez, tuée alors qu'elle assistait à un festival visé par des tireurs du Hamas de Gaza et qui a fait au moins 260 morts. Ici lors des funérailles de la jeune femme à Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 10 octobre 2023.
Des personnes se recueillent sur la tombe d’Eden Guez, tuée alors qu’elle assistait à un festival visé par des tireurs du Hamas de Gaza et qui a fait au moins 260 morts. Ici lors des funérailles de la jeune femme à Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 10 octobre 2023. © Violeta Santos Moura, Reuters

Autre cible de l’attaque meurtrière du Hamas : le kibboutz de Kfar Aza, à quelques centaines de mètres de la bande de Gaza, où des massacres ont été perpétrés. Selon des militaires israéliens, plus de cent civils y ont perdu la vie.

Une vue aérienne montre les victimes d'une attaque suite à une infiltration massive par des tireurs du Hamas depuis la bande de Gaza dans le kibboutz Kfar Aza, dans le sud d'Israël, le 10 octobre 2023.
Une vue aérienne montre les victimes d’une attaque suite à une infiltration massive par des tireurs du Hamas depuis la bande de Gaza dans le kibboutz Kfar Aza, dans le sud d’Israël, le 10 octobre 2023. © Ilan Rosenberg, Reuters

La riposte israélienne à l’attaque du Hamas, via des bombardements intensifs sur la bande de Gaza, a déjà coûté la vie à plus de 900 personnes et en a blessé 4 500 autres côté palestinien, selon le dernier bilan des autorités locales. Près de 260 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de l’enclave palestinienne suite aux frappes israéliennes, d’après l’ONU.

Des Palestiniens cherchent des blessés dans les décombres d'un immeuble résidentiel détruit à la suite d'une frappe aérienne israélienne, mardi 10 octobre 2023.
Des Palestiniens cherchent des blessés dans les décombres d’un immeuble résidentiel détruit à la suite d’une frappe aérienne israélienne, mardi 10 octobre 2023. © Fatima Shbair, AP
Une jeune palestinienne lors des funérailles d'un enfant tué dans une frappe israélienne contre un immeuble de la ville de Khan Younes, dans la bande de Gaza, le 10 octobre 2023.
Une jeune palestinienne lors des funérailles d’un enfant tué dans une frappe israélienne contre un immeuble de la ville de Khan Younes, dans la bande de Gaza, le 10 octobre 2023. © Hatem Ali, AP
Une jeune fille sauvée des décombres d'un immeuble résidentiel détruit à la suite d'une frappe aérienne israélienne, mardi 10 octobre 2023.
Une jeune fille sauvée des décombres d’un immeuble résidentiel détruit à la suite d’une frappe aérienne israélienne, mardi 10 octobre 2023. © Fatima Shbair, AP

Des roquettes – provenant de la bande de Gaza, ou encore du sud du Liban – continuent par ailleurs de pleuvoir sur l’État hébreu, comme à Ashkelon, à quelques kilomètres de l’enclave palestinienne. Des parents tentent de rassurer leurs enfants, et des civils se mettent à l’abri au son des sirènes.

Angelina Podlesni, 7 ans, est réconfortée par sa mère après l'atterrissage à Ashkelon, dans le sud d'Israël, d'une roquette lancée depuis la bande de Gaza, le 10 octobre 2023.
Angelina Podlesni, 7 ans, est réconfortée par sa mère après l’atterrissage à Ashkelon, dans le sud d’Israël, d’une roquette lancée depuis la bande de Gaza, le 10 octobre 2023. © Ronen Zvulun, Reuters
Un homme se met à l'abri pendant que les sirènes retentissent alors que des roquettes en provenance de Gaza sont lancées vers Israël, à Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 10 octobre 2023.
Un homme se met à l’abri pendant que les sirènes retentissent alors que des roquettes en provenance de Gaza sont lancées vers Israël, à Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 10 octobre 2023. © Amir Cohen, Reuters

En Israël comme à Gaza, les civils sont en première ligne dans ce nouveau conflit qui secoue la région, et qui laisse craindre un embrasement à plus grande échelle.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre Israël-Hamas : des milliers de morts, le bilan s’alourdit

by Sam's Londele 11 octobre 2023
written by Sam's Londele

**Quatre jours après l’attaque du Hamas contre Israël, le bilan ne cesse de s’alourdir. En Israël, plus de 1 200 personnes ont été tuées, selon le porte-parole de l’armée israélienne. Alors que côté palestinien, plus de 900 personnes sont mortes, d’après les autorités locales. **

Un peu plus peut-être même. Et pour cause, l’armée israélienne a annoncé mardi avoir récupéré les corps de 1 500 combattants du Hamas dans les zones voisines de Gaza.

Au total, la guerre a déjà fait plus de 3 600 morts de part et d’autre, civils, soldats israéliens et combattants palestiniens. Des étrangers ne sont pas épargnés.

Des pays commencent à évacuer leurs ressortissants. Plus de 300 nigérians qui s’étaient réfugiés en Jordanie depuis Israël ont été rapatriés selon les autorités de Lagos. Le Kenya dit avoir retrouvé tous ses ressortissants en Israël et ouvert une ligne pour les appels de détresse.

Sur le terrain, des humanitaires alertent sur la situation jugée catastrophique dans la bande de Gaza. Le territoire contrôlé par le Hamas depuis 2007 est privé d’eau, de nourriture et d’électricité depuis le si7ge total imposé par Israël.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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Israël-Hamas: à l’ONU, la guerre des mots des représentants israélien et palestinien

by Ruben Yale 9 octobre 2023
written by Ruben Yale

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni ce dimanche 8 octobre, mais ne s’est pas exprimé publiquement à propos des attaques du Hamas en Israël ou des prises d’otages. À l’entrée du Conseil, les représentants d’Israël et de la Palestine à l’ONU se sont affronté par discours successifs.

Si la plupart des quinze pays-membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont condamné le Hamas, la Russie, la Chine et les pays africains n’ont pas voulu le désigner nommément, ou faire de distinction dans les attaques de civils. Malgré tout, après la réunion à huis clos du Conseil, tous les membres pensaient qu’il valait mieux se garder de toute déclaration qui pourrait avoir été mal interprétée, d’un côté comme de l’autre.

Ce dimanche, l’ambassadeur israélien Gilan Erdan est arrivé avec des photos et des vidéos en amont du Conseil, comparant les victimes des attaques ou des prises d’otages de samedi aux descentes des nazis ou à l’Holocauste.

Son ton a laissé croire qu’Israël était prête à aller plus loin que de l’autodéfense. « Nous allons changer de paradigme », a-t-il affirmé, avant d’exhorter le Conseil de sécurité à arrêter de négocier ou d’essayer de raisonner les « terroristes ».

« La communauté internationale doit soutenir totalement Israël. Les crimes de guerre du Hamas doivent être condamnés sans équivoque, ces atrocités inimaginables doivent être condamnées », a-t-il ajouté.

Ne pas « renforcer davantage l’oppression »

Son homologue palestinien, Riyad Mansour, a quant à lui condamné entre les lignes la stratégie guerrière d’Israël. « S’il s’agit de paix, alors la manière d’y parvenir n’est pas de renforcer davantage l’oppression et l’occupation, mais d’y mettre un terme. Vous ne pouvez pas dire : rien ne justifie le meurtre d’Israéliens, puis justifier le meurtre de Palestiniens », a-t-il lancé.

Gilan Erdan, qui s’exprimait au nom d’Israël, ne pensait pas pour autant que ces attaques puissent remettre en cause la reconnaissance mutuelle de son pays et de l’Arabie Saoudite.

RFI via France 24

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Guerre Israël-Hamas : des touristes israéliens tués en Égypte

by Ruben Yale 9 octobre 2023
written by Ruben Yale

Alors que les combats font rage entre Israël et le Hamas depuis samedi, deux touristes israéliens et leur guide égyptien ont été tués dimanche par un policier en Égypte.

Le policier aurait ouvert le feu sur un groupe de touristes israéliens à Alexandrie. Une quatrième personne a été blessée.

Information confirmée par le ministère israélien des affaires étrangères.

L’Egypte, a conclu en 1979 des accords de paix avec Israël et sert souvent d’intermediare entre la Palestine et l’Etat hébreux. Mais le sentiment anti-israélien dans ce pays arabe reste mainifeste.

En juin, trois soldats israéliens ont été tués lors d’un échange de tirs à la frontière égyptienne par un membre des forces de sécurité égyptiennes qui traversait la frontière « à la poursuite de trafiquants de drogue », selon l’armée égyptienne.

Samedi, le président Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde contre un « cercle vicieux de tensions menaçant la stabilité et la sécurité régionales ».

Africanews via CONGO PUB Online

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La branche armée du Hamas lance une attaque de grande ampleur contre Israël

by admin9775 7 octobre 2023
written by admin9775

Des dizaines de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël samedi matin 7 octobre, mettant fin à une trêve globalement respectée depuis la fin d’une guerre de cinq jours en mai. La branche armée du Hamas a annoncé avoir déclenché l’opération « déluge d’Al-Aqsa ». L’armée israélienne a ensuite commencé à mener des frappes aériennes sur la bande de Gaza.  

« Nous avons décidé de mettre un terme à tous les crimes de l’occupation » [israélienne, NDLR], et « plus de 5 000 roquettes » ont été tirées depuis ce matin, déclare Mohammad Deif, commandant des Brigades Ezzedine al-Qassam, dans un enregistrement audio diffusé par Al-Aqsa TV, chaîne de télévision du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. « Si vous avez une arme, il est temps de la sortir et de passer à l’action », ordonne-t-il aux Palestiniens.

« Le Hamas a fait une grave erreur ce matin en déclenchant une guerre contre l’État d’Israël », les soldats israéliens « sont en train de combattre l’ennemi à chaque endroit », a déclaré un peu plus tard le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, dans un communiqué. Selon ses services, M. Gallant a approuvé le rappel des réservistes.

Les tirs, au départ de plusieurs endroits de la bande de Gaza, ont commencé avant 6h30 (3h30 TU). En Israël, les sirènes d’alertes ont retenti dans plusieurs villes autour du territoire palestinien, également à Jérusalem, mais aussi plus en profondeur dans le territoire, vers le nord et l’est, selon l’armée.

Des roquettes tirées de la ville de Gaza en direction d'Israël, le 7 octobre 2023.
Des roquettes tirées de la ville de Gaza en direction d’Israël, le 7 octobre 2023. AFP – MAHMUD HAMS

Infiltration d’ « un nombre indéterminé de terroristes » en territoire israélien

Une roquette est tombée sur la ville de Yavne, au sud de Tel-Aviv, où un homme a été légèrement blessé par des éclats, selon le Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge. Une femme d’une soixantaine d’années a été tuée « par un coup direct », et 15 autres personnes ont été blessées dans le sud d’Israël, a indiqué le Magen David Adom. 

Le président du conseil régional regroupant les localités israéliennes frontalières du nord-est de la bande de Gaza a aussi été tué lors d’échanges de tirs: « Le président du conseil régional, Ofir Liebstein, a été tué lors d’un échange de tirs avec des terroristes », a affirmé le président du conseil régional, Shaar Negev, dans un communiqué.

Samedi matin à Jérusalem, toutes les 30 minutes, les sirènes retentissent, suivies de déflagrations des roquettes interceptées dans le ciel par le dôme de fer, dispositif anti-missiles israélien, raconte notre correspondant Sami Boukhelifa. Les autorités appellent la population à rester confinée.

Dans les rues des villes israéliennes limitrophes de Gaza, c’est la panique totale. Depuis leur fenêtre, des habitants ont filmé cette attaque inédite. On a pu voir sur ces images des hommes en armes, en tenue militaire, à pied ou sur un 4×4 blanc, parcourir les rues et tirer à vue. Des vidéos partagées par des journalistes palestiniens témoignent d’un bain de sang avec des civils abattus, des corps qui gisent sur le trottoir.

La cellule de communication de guerre du Hamas a diffusé des images de l’opération. Des bases de l’armée israélienne ont été attaquées. Les soldats ont été surpris en plein sommeil, abattus dans leurs baraquements. Des corps en sang gisent au sol. Certains portent leur gilet pare-balles, mais sont en sous-vêtements. Ils n’ont même pas eu le temps de se vêtir pour riposter.

L’armée israélienne a fait état de l’infiltration d’ « un nombre indéterminé de terroristes » en territoire israélien à partir de la bande de Gaza. « Il a été demandé aux habitants des zones voisines de la bande de Gaza de rester chez eux », a ajouté l’armée. Par ailleurs, des centaines d’habitants du nord-est de la bande de Gaza ont fui leurs maisons après le déclenchement de l’offensive militaire de la branche armée du Hamas. Des hommes, des femmes et des enfants transportant des couvertures et des vivres ont quitté leurs logements pour se diriger plus vers l’intérieur de la bande de Gaza.

Sur un parking à Ashkelon, dans le sud d'Israël, après un tir de roquette depuis Gaza, le samedi 7 octobre 2023.
Sur un parking à Ashkelon, dans le sud d’Israël, après un tir de roquette depuis Gaza, le samedi 7 octobre 2023. AP – Tsafrir Abayov

Combattants infiltrés « à l’aide de parapentes »

Israël a été surpris en plein Shabbat, jour de repos dans le judaïsme. Ce samedi coïncide également avec la fin de la fête juive de Souccot, et il y a cinquante ans, à un jour près, la guerre de Kippour éclatait un 6 octobre 1973. Israël a déclenché ce samedi l’opération « l’épée de fer ». La réponse sera sévère, disait en fin de matinée un porte-parole de l’armée. 

L’armée israélienne a confirmé dans un bref communiqué que plusieurs « dizaines (de ses) avions de combat (étaient) actuellement en train de frapper un certain nombre de cibles » du Hamas sur la bande de Gaza. Les troupes israéliennes sont engagées dans des combats au sol en « plusieurs endroits autour de la bande de Gaza » contre des combattants s’étant infiltrés à « l’aide de parapentes » par la mer et par la terre, selon le porte-parole de l’armée israélienne. « À cet instant précis, nous sommes en train de combattre », a déclaré le lieutenant-colonel Richar Hecht lors d’une conférence de presse en ligne. « Nous sommes en train de nous battre en certains endroits autour de la bande de Gaza (…). Nos forces combattent en ce moment au sol », a-t-il ajouté, indiquant sans plus de détails : « Il y a des blessés, bien sûr. »

Et Israël se barricade. Plusieurs points de passage avec les Territoires palestiniens de Cisjordanie occupée ont été bouclés. L’État hébreu garde également un œil sur le front nord à sa frontière avec le Liban et la Syrie. 

En mai, Israël avait lancé une offensive contre le Jihad islamique palestinien dans la bande de Gaza, déclenchant une guerre de cinq jours entre l’armée israélienne, le Jihad islamique et d’autres groupes armés de ce territoire, ayant coûté la vie à 34 Palestiniens et une Israélienne.

Plus d’un millier de roquettes avaient été tirées de la bande de Gaza vers Israël, pour la plupart interceptées par le système de défense antiaérienne israélien. Israël avait de son côté multiplié les frappes aériennes sur le petit territoire.

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, était resté à l’écart de ce conflit. 

RFI via CONGO PUB Online

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Le Nobel de la paix 2023 est décerné à Narges Mohammadi, emprisonnée en Iran

by admin9775 6 octobre 2023
written by admin9775

Comme chaque année, les spéculations allaient bon train pour ce prix, sans doute le plus attendu des Nobel étant donné le nombre de conflits en cours dans le monde entier. Mais on voyait mal comment le combat des femmes iraniennes pouvait être oublié.

Un an après la mort de Mahsa Amini arrêtée en Iran pour ne pas avoir porté son voile correctement, et le soulèvement de la population iranienne qui a suivi, le mouvement « Femme, Vie, Liberté » était dans tous les esprits.

« Donnez le prix Nobel de la paix aux femmes iraniennes », plaidait Per Olav Ødegård, éditorialiste du journal populaire norvégien VG. Le nom de Narges Mohammadi, journaliste et militante iranienne des droits humains, détenue à la prison d’Evin à Téhéran, semblait faire consensus.

Narges Mohammadi, actuellement dans une geôle de la République islamique, est bien évidemment attendue à Oslo pour la remise de son prix. « Si les autorités iraniennes prennent la bonne décision, ils la libéreront. Elle pourra ainsi être présente pour recevoir cet honneur, ce que nous espérons avant tout », a déclaré la présidente Berit Reiss-Andersen du Comité Nobel norvégien, à Oslo. Dans la foulée, l’ONU a réclamé sa libération.

Interrogée en juillet dernier sur RFI, Narges Mohammadi se voulait rassurante : « Je vais bien. Je suis vraiment confiante et je reste active » et disait poursuivre ses investigations à propos de « la torture blanche » et « les cellules d’isolement » : « Une partie de mes efforts en ce qui concerne les droits humains est consacrée à la question « du viol, l’agression et la violence à caractère sexuel » contre les femmes contestataires et opposées au régime commis par des agents de l’État ». 

Sa famille a très vite réagi et soulignant le moment historique pour la liberté en Iran : « Nous dédions ce prix à l’ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l’égalité ».  Son mari, Taghi Rahmani, réfugié depuis 2012 en France avec leurs deux jumeaux âgés de 17 ans dit d’elle qu’elle est « la personne la plus déterminée » qu’il connaisse.  Arrêtée de nombreuses fois depuis 1998, Narges Mohammadi a été condamnée à plusieurs peines de prison et doit encore être jugée pour de nouveaux chefs d’inculpation.

Dans son discours d’annonce, le comité du Nobel a tenu à souligner le courage des femmes iraniennes, victimes de répressions de la part du régime iranien, sources d’inspiration pour le monde entier et distinguées aussi à travers ce prix.

Iran Human Rights, une organisation de défense des droits de l’homme basée en Norvège, s’est félicitée du prix décerné à Narges Mohammadi et espère que cela attirera l’attention de la communauté internationale sur la lutte du peuple iranien pour ses droits humains fondamentaux.

« La France se félicite de ce choix très fort pour une combattante de la liberté », a de son côté déclaré Emmanuel Macron, à l’issue d’un sommet européen informel à Grenade, dans le sud de l’Espagne.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Joe Biden annonce la poursuite de la construction du mur à la frontière mexicaine

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

La construction du mur à la frontière sud des États-Unis va reprendre, a annoncé, jeudi 5 octobre, l’administration Biden, mais avec quelques difficultés pour l’assumer, car c’est une volte-face importante.

Joe Biden en avait fait la promesse durant la campagne présidentielle de 2020 et c’était l’une de ses premières décisions après son investiture : stopper la construction du mur à la frontière décidée par Donald Trump. Un mur jugé à l’époque inefficace par Joe Biden, rappelle notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. Et c’est ailleurs toujours le cas, explique-t-il. Mais il se justifie en avançant des raisons financières. L’argent est déjà alloué par le Congrès à la construction du mur et il ne peut rien y changer.

Son secrétaire à la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, reprend cette explication. Mais il ajoute qu’il y a un besoin aigu et immédiat de construire des barrières physiques et des routes à proximité de la frontière afin d’empêcher les entrées illégales sur le territoire américain. Mieux, pour accélérer la construction de 32 kilomètres supplémentaires, l’application de 26 lois fédérales, notamment concernant la protection de l’environnement, est suspendue dans le sud du Texas.

C’est que l’administration est sous forte pression politique à ce sujet. Les républicains en ont fait un thème de campagne pour 2024. Mais l’actuel président est aussi sous pression de ses propres amis : les maires des grandes villes comme New York et Chicago qui disent ne plus pouvoir faire face aux besoins d’accueil et de logement des migrants. 

Un « retour en arrière » pour le Mexique

Cette annonce coïncide avec une visite de deux jours du secrétaire d’État Américain Antony Blinken à Mexico à l’occasion du troisième dialogue de haut niveau pour la sécurité. Les questions de trafic de drogue et de migration étaient à l’ordre du jour.

Côté mexicain, la décision de département de sécurité américain de renforcer en urgence la frontière est vue comme un « retour en arrière » par le président Andrès Manuel Lopez Obrador qui y voit le résultat des « pressions de l’extrême droite américaine » qui ne « résout pas le problème ». Le chef d’État mexicain a déploré cette décision de l’administration Biden qui était selon lui « le seul président américain à n’avoir pas encore construit un morceau du mur », rapporte notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval. 

Du point de vue mexicain, cette barrière n’a jamais empêché ni le départ des migrants qui fuient leurs pays d’origine, ni leur passage sur le territoire américain, quels que soit les moyens, même dangereux. Plus de 800 personnes sont mortes à la frontière l’année dernière.

Les flux de migrants n’ont jamais été aussi importants le long des 3 000 kilomètres de frontière. La ministre mexicaine des affaires étrangères comptabilisait près de 15 000 personnes arrêtées de chaque côté de la frontière pour la seule journée de mercredi. Ce chiffre donné après la réunion entre les deux pays sur le thème de la sécurité a été l’occasion pour la ministre de rappeler que la posture mexicaine consiste à insister auprès des États-Unis pour investir dans les pays d’origines de la migration. Il s’agirait d’agir sur les causes du phénomène avec le développement de programmes sociaux pour réduire les inégalités. 

Les États-Unis vont reprendre les expulsions directes de vénézuéliens vers leur pays d’origine

C’était l’une des toutes dernières décisions de Donald Trump lorsqu’il était président. Mais depuis janvier 2021, les États-Unis n’expulsent plus de Vénézuéliens vers leur pays d’origine, une mesure censer « dissuader » les migrants d’entrer par la frontière mexicaine. De fait, les ressortissants du pays bénéficient d’un statut de protection temporaire qui empêchent les expulsions vers des pays dangereux ou instables. Ce statut a été renouvelé il y a à peine deux semaines, mais pour les migrants arrivés avant le 31 juillet dernier. Cette mesure va donc frapper ceux qui sont arrivés illégalement récemment, commente notre correspondant à Washington Guillaume Naudin.

Selon des rapports, 50 000 Vénézuéliens sont arrivés aux États-Unis rien qu’au mois de septembre. Jusque-là, l’administration Biden procédait à des expulsions de Vénézuéliens mais via des pays tiers, comme la République dominicaine qui les renvoyait ensuite vers Caracas.

Les hauts responsables de l’administration qui ont annoncé cette reprise prochaine des vols directs n’ont fait aucun commentaire sur les discussions avec le régime Maduro pour qu’il accepte cette mesure. Ils affirment en revanche qu’elle est en ligne avec la politique d’immigration dite « ordonnée et humaine » qui a permis de créer des voies légales d’arrivée aux États-Unis, spécialement pour les Vénézuéliens.

Accord avec le régime Maduro

Mais l’annonce faite jeudi par Washington est le fruit d’un accord avec le Venezuela qui a accepté de recevoir ses citoyens, expulsés des États-Unis, explique notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues, ont malgré tout entamé un cycle de discussions en 2021 à Mexico : un vol charter de migrants alors qu’il n’y a plus de vols commerciaux entre les deux pays depuis 2019.

Aujourd’hui, la grave crise que vit le pays a poussé plus de 7 millions de personnes à quitter le territoire vénézuélien. Caracas a réagi en affirmant que cette migration massive était la conséquence des sanctions internationales dont le pays fait l’objet.

Ils seraient environ 500 000 vénézuéliens vivant aux États-Unis où il existe un statut de protection qui permet à certains d’entre eux de rester en toute légalité. Mais, entre autres critères, il faut donc être arrivé avant août 2023. Or, ils sont encore nombreux en ce moment-même à quitter le pays et entamer le voyage vers le voisin nord-américain.

RFI via CONGO PUB Online

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La Syrie enterre les militaires tués dans l’attaque de drones à Homs

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

En Syrie, les funérailles ont débuté vendredi pour les quelque 110 victimes de l’attaque de drones lors d’une cérémonie de promotions d’officiers à Homs, à laquelle Damas a répliqué par des bombardements intensifs de zones rebelles. L’émissaire de l’ONU pour la Syrie a appelé, de son côté, à « une désescalade immédiate » de la violence. 

Le visage fermé, des dizaines de proches de victimes étaient rassemblés, vendredi 6 octobre dès l’aube, devant l’hôpital militaire de Homs. Des ambulances ont commencé à transporter vers leur dernière demeure les dépouilles des officiers et des membres de leurs familles, tués la veille dans l’attaque de drones contre une cérémonie de promotions d’officiers qui a fait plus de 110 morts.

« Mon fils, ne monte pas en voiture, ne pars pas, reste près de moi », criait une mère éperdue de douleur, en robe noire à fleurs blanches, la tête recouverte d’un fichu blanc.

Des soldats portant des couronnes précédaient les cercueils, au son d’une musique militaire.

Le ministre de la Défense, Ali Mahmoud Abbas, qui avait quitté la cérémonie jeudi peu avant l’attaque de drones, a assisté aux funérailles d’une trentaine de militaires et de civils à Homs. « Le sang des martyrs qui ont payé de leur vie hier est très cher, mais la patrie l’est encore plus », a-t-il affirmé.

L’attaque contre à Homs, qui a fait « 112 morts dont 21 civils » et au moins 120 blessés, a été imputée à « des organisations terroristes » par l’armée syrienne, qui a promis de « riposter fermement ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, a pour sa part donné un bilan plus élevé, affirmant que l’attaque avait fait 123 morts incluant 54 civils parmi lesquels 39 enfants, et quelque 150 blessés.

Bombardements en représailles

Non revendiquée, elle a été menée « à l’aide de drones chargés d’explosifs », selon l’armée. La province de Homs est entièrement sous le contrôle du régime syrien depuis 2018.

Des groupes jihadistes qui contrôlent une partie du territoire syrien ont parfois recours aux drones armés pour commettre des attaques.

Les forces gouvernementales ont riposté par des bombardements qui ont visé depuis jeudi après-midi le dernier bastion rebelle du pays, dans le nord-ouest. L’OSDH a fait état de 15 civils tués.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a appelé jeudi à « une désescalade immédiate » de la violence en Syrie, après l’attaque contre l’académie militaire. 

« Les scènes horribles d’aujourd’hui rappellent la nécessité d’une désescalade immédiate de la violence, d’un cessez-le-feu national et d’une approche coopérative de la lutte contre les groupes terroristes inscrits sur la liste du Conseil de sécurité », a déclaré Geir Pedersen, dans un communiqué publié à Genève.

« Toutes les parties doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international et assurer la protection des civils et des infrastructures civiles », a-t-il ajouté, se disant « gravement préoccupé par l’escalade de la violence en Syrie aujourd’hui ».

« Je déplore profondément les pertes de vies humaines de part et d’autre. Je lance un appel urgent à toutes les parties pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue », a-t-il encore dit.

France 24 via CONGO PUB Online

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