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Monde

À la UneMonde

Ukraine: au moins 51 morts à Groza, dans l’est, après une frappe russe

by Guyguy Lelo 5 octobre 2023
written by Guyguy Lelo

Au moins 51 personnes, dont un enfant, ont été tuées par une frappe russe à Groza, un village de l’est de l’Ukraine, pendant un rassemblement en marge des funérailles d’un de ses habitants, ont annoncé les autorités.

L’attaque s’est produite autour de 13h15, heure locale (11h15 GMT) à Groza, un village situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Koupiansk, régulièrement ciblée par les bombardements russes. Dénonçant un « crime russe manifestement brutal », le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait d’abord fourni un bilan de 48 morts. Il a ensuite été revu à la hausse par le ministère de l’Intérieur, passant à 51 morts.

Le bilan risque de s’alourdir car « cinq à sept personnes pourraient se trouver sous les débris », a prévenu le ministre de l’Intérieur Igor Klymenko, selon lequel le nombre des blessés s’élève à sept. Il pourrait s’agir de l’attaque la plus meurtrière sur la région de Kharkiv depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022, a déclaré une porte-parole de l’assemblée régionale citée par des médias.

Un enfant de six ans parmi les morts

Selon les données préliminaires, la frappe a été effectuée à l’aide d’un missile balistique Iskander, a précisé le ministre de l’Intérieur. Celle-ci a entièrement détruit un magasin et un café au moment où une soixantaine de personnes s’y trouvaient notamment après un enterrement, a encore indiqué Igor Klymenko à la télévision nationale, précisant que Groza compte 330 habitants. Un garçon de six ans figure parmi les morts, a-t-il ajouté. Le parquet général a annoncé l’ouverture d’une enquête pour meurtre prémédité et violation de lois et coutumes de la guerre. 

Des vidéos partagées par le ministère de l’Intérieur montrent des secouristes et des villageois en train de tenter de dégager les débris sur un site couvert de gravats surmontés d’une fumée blanche. « Il y a beaucoup de gens là-bas », crie un homme aux cheveux gris en shorts se précipitant vers les lieux où des secouristes aidés par des hommes en tenue civile transportaient des corps sur du plastique ou des brancards. Vingt-neuf morts ont été identifiés, a dit le ministre de l’Intérieur.

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, a dénoncé de son côté sur X (ex-Twitter) une nouvelle « attaque insidieuse qui n’a aucune logique militaire » et qui doit servir de « rappel à tous ceux qui sont prêts à sourire et à serrer la main du criminel de guerre Poutine lors de conférences internationales ». « L’Ukraine a besoin de davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger notre pays de la terreur », a plaidé le ministre de la Défense Roustem Oumerov sur X.

La coordinatrice de l’ONU en Ukraine s’est dit « consternée » par cette frappe. « Tuer des civils est un crime de guerre », a réagi sur X l’ambassadeur allemand en Ukraine Martin Jaeger. « Ce qui s’est passé aujourd’hui dans le village de Groza est brutal et inhumain. La Russie porte seule la responsabilité de ce massacre de civils », a-t-il ajouté.

Les forces russes se sont emparées de larges pans de la région de Kharkiv dès les premiers jours de l’invasion. L’armée ukrainienne a ensuite libéré la quasi-totalité de cette zone à l’automne au cours d’une offensive éclair à l’automne 2022, mais cette zone et Kharkiv, un centre régional et la deuxième ville du pays subit des bombardements réguliers. La Russie mène actuellement une offensive dans la zone de Koupiansk pour tenter de reprendre du terrain et gêner la contre-offensive ukrainienne en cours dans l’est et le sud pour libérer les territoires occupés par Moscou.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Donald Trump quitte son procès civil à New York et s’attire les railleries de la procureure

by Ruben Yale 5 octobre 2023
written by Ruben Yale

Après avoir assisté aux débats mercredi matin et estimé qu’il était « coincé » à son procès civil new-yorkais pour fraude et qu’il ne pouvait pas faire campagne, l’ex-président américain Donald Trump n’est pas réapparu l’après-midi. Son « spectacle est terminé », s’est félicitée la procureure générale de l’État de New York, Letitia James.

Donald Trump a quitté, mercredi 4 octobre, son procès civil pour fraudes sur la valeur de ses actifs immobiliers, s’attirant les railleries de la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, qui a assuré qu’elle ne se laisserait pas intimider par l’ancien président des États-Unis.

« M. Trump n’est plus là. Le spectacle de Donald Trump est terminé. Ce n’était rien d’autre qu’un coup politique, une opération de collecte de fonds », a lancé Letitia James, convaincue que la « justice l’emportera » à l’issue de ce procès qu’elle a déclenché en portant plainte.

L’ancien président américain, favori des sondages pour les futures primaires républicaines, était présent à toutes les audiences depuis lundi au palais de justice de Manhattan, ne manquant pas une occasion de répéter devant les journalistes que Letitia James est « corrompue », « raciste », et participe à un complot fomenté par le camp Biden pour l’empêcher de revenir à la Maison Blanche.

Mais après avoir assisté aux débats mercredi matin, et après avoir déclaré aux journalistes qu’il était « coincé » à ce procès et ne pouvait pas faire campagne, il n’est pas réapparu aux audiences de l’après-midi. 

Letitia James a dénoncé ses « commentaires offensants », « qui malheureusement ont attisé la violence ». « Des commentaires que je qualifierai d’incitation à la haine raciale, et qui malheureusement font appel aux bas-fonds de notre humanité », a-t-elle ajouté. « Je ne me laisserai pas intimider », a-t-elle assuré.

Rappel à l’ordre

Les débats, qui ont lieu devant un juge de la Cour suprême de l’État de New York, peuvent se dérouler sans Donald Trump. Celui-ci n’encourt aucune peine pénale dans ce dossier, mais il est appelé à témoigner durant le procès qui va durer des semaines, tout comme ses deux enfants, Eric Trump et Donald Trump Jr, visés eux aussi par la plainte de Letitia James, tout comme la Trump Organization.

Mardi, le juge Arthur Engoron avait sèchement réprimandé l’ancien président en pleine audience, en déplorant une publication « dégradante » sur son réseau Truth Social, où il parlait de sa greffière comme de la « fiancée de (Chuck) Schumer », élu new-yorkais et chef de file des démocrates au Sénat.

Après ce rappel à l’ordre, le magistrat a formellement interdit aux parties de s’en prendre à son équipe. « Le juge sait déjà ce qu’il va faire. C’est un juge (du Parti) démocrate. En toute honnêteté, il n’a pas le choix. Il est dirigé par les démocrates », a accusé Donald Trump mercredi.

Avant même le début du procès, dans lequel Letitia James réclame 250 millions de dollars en pénalités financières, le juge Engoron a conclu que des « fraudes répétées » étaient établies. En conséquence, il a ordonné le retrait des licences commerciales dans l’État de New York à Donald Trump et à ses deux fils, ainsi que la confiscation des sociétés visées par la plainte pour qu’elles soient confiées à des liquidateurs. Les avocats de Donald Trump ont formellement fait appel, mercredi, de cette décision, qui aboutirait au démantèlement partiel de son empire immobilier.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Haïti: l’envoi d’une force kényane inquiète les ONG après un historique de violences policières

by Ruben Yale 4 octobre 2023
written by Ruben Yale

Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi 2 octobre une résolution pour que le Kenya dirige une force internationale en Haïti, des organisations de la société civile s’inquiètent s’inquiètent des capacités de la police kényane à respecter les droits de l’homme. Car la police kényane a été accusée à de nombreuses reprises d’« abus et violations ». Cela alors que Haïti est déjà confronté à la violence des gangs criminels.

« L’histoire des abus et violations de la police kényane est longue », se désole Martin Mavenjina, de la Commission kényane des droits de l’Homme. Les premiers scandales sortent en 2008 à l’issue d’une élection présidentielle contestée, avec des rapports qui démontrent alors le rôle actif de la police dans les violences de la crise postélectorale.

L’État engage donc une réforme drastique : 15 ans plus tard et malgré 81 milliards de shillings (soit 520 millions d’euros) dépensés dans ce chantier, les résultats sont nuls. D’après Transparency international, les Kenyans paient en moyenne à la police 16 pots de vin par mois.

Dans son dernier rapport, publié en septembre, l’ONG Acled pointe du doigt un usage excessif de la violence par les forces de police. Elle note l’utilisation de gaz lacrymogènes et de balles réelles dans la répression des manifestations de l’opposition ces six derniers mois. Le bilan s’élève à une cinquantaine de victimes et une centaine de blessés.

Même les gardes fous instaurés pour permettre un contrôle sont inefficaces : l’Agence indépendante de surveillance de la police n’a obtenu que 12 condamnations dans des affaires de violences policières, après avoir déposé près de 20 000 plaintes entre 2012 et 2021.

Ces organisations demandent donc aux Nations unies un mandat précis pour encadrer les policiers kényans. La résolution votée lundi stipule seulement que la mission pourra employer des « mesures d’urgence » temporaires et proportionnées « sur une base exceptionnelle ».

Gaëlle Laleix

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: le président de la Chambre des représentants destitué, une première historique

by admin9775 4 octobre 2023
written by admin9775

Le président républicain de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy, a été destitué ce mardi 3 octobre, lors d’un vote historique au Congrès, victime de querelles fratricides au sein de son parti.

Son collègue Tom Cole avait lui mis en garde contre le « chaos » dans lequel la Chambre et les républicains seraient plongés si Kevin McCarthy était destitué. « Le chaos, c’est le président McCarthy », a répliqué Matt Gaetz. « Le chaos, c’est quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance ».

Un avenir incertain

Ces luttes intestines étalées au grand jour ont fait réagir l’ex-président républicain Donald Trump. « Pourquoi les républicains passent-ils leur temps à se disputer entre eux, pourquoi ne combattent-ils pas les démocrates de la gauche radicale qui détruisent notre pays ? », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

Un tel vote n’a pas eu lieu depuis plus d’un siècle aux États-Unis, et jamais aucun « speaker » n’avait été évincé de son poste. Kevin McCarthy, 58 ans, pourrait-il tenter de revenir à son poste ? L’hypothèse n’est pas farfelue, car il est en droit de se porter de nouveau candidat. À ses risques et périls : il avait déjà été élu au forceps en janvier, en raison de la très mince majorité républicaine.

Pour accéder au perchoir, il avait dû faire d’énormes concessions avec une vingtaine de trumpistes, dont la possibilité que n’importe quel élu ait le pouvoir de convoquer un vote pour le destituer. Une promesse qui est revenue le hanter ce mardi.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: au procès civil pour fraudes à New York, Donald Trump dénonce un «simulacre» de justice

by Ruben Yale 3 octobre 2023
written by Ruben Yale

Donald Trump était une nouvelle fois lundi 2 octobre devant un tribunal. Cette fois, il comparaît pour fraudes à New York. Avec deux de ses enfants, l’ancien président est accusé d’avoir gonflé la valeur de ses actifs immobiliers. À son arrivée au tribunal, Donald Trump a dénoncé un « simulacre » de justice incarnée par une procureure « raciste » et un juge « voyou ». 

Donald Trump, accusé avec deux de ses fils d’avoir surévalué de manière colossale pendant des années leur patrimoine immobilier, s’est assis lundi 2 octobre l’air sombre au tribunal de New York. Costume bleu marine, cravate bleu électrique, visage fermé, le corps un peu voûté et l’air défiant, le milliardaire est flanqué de deux de ses avocats, Chris Kise et Alina Habba, installé en face du juge new-yorkais Arthur Engoron qui va présider les débats pendant des semaines. Le top départ d’un procès civil pour le favori des républicains à la présidentielle de 2024.

Dans cette affaire, Donald Trump sait qu’il a perdu la bataille sur le plan judiciaire, rapporte notre correspondant aux États-Unis, David Thomson. Alors il tente d’en tirer profit politiquement. Il poursuit sa stratégie victimaire à fond et fait de cette comparution un spectacle politique. C’est lui qui tenait à être présent aujourd’hui pour la photo, alors que rien ne l’y oblige. Avant d’entrer dans la salle du tribunal, il a pris le temps devant les micros et les cameras de dérouler son numéro : selon lui, ce procès est une « arnaque » et un « spectacle d’horreur ».

Trump n’a pas hésité à s’en prendre au juge lui-même, l’accusant de « chasse aux sorcières, d’interférence électorale, ce juge devrait être destitué », a même dit Trump, juste avant de se présenter devant lui. Il s’en est également pris à la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, la plaignante dans cette affaire. « Il n’y a pas eu de crime ! Le seul crime ici est commis contre moi ! Nous avons une procureure générale raciste qui est un spectacle d’horreur […]. C’est une arnaque ! Une imposture ! Et je peux vous dire que mon bilan financier est phénoménal ! », a lancé l’ancien président. Letitia James, qui a mené toute cette enquête, est afro-américaine. Cette dernière l’attendait à l’intérieur du tribunal, une image évidemment marquante.

Dans la salle, la procureure, assise dans le public, derrière Trump, ne l’a pas quitté des yeux. « Quel que soit votre pouvoir, quel que soit l’argent que vous pensez détenir, personne n’est au-dessus de la loi », a-t-elle martelé avant le début de l’audience.

L’ancien président américain est accusé d’avoir gonflé la valeur de ses propriétés pour obtenir des assurances et des prêts plus avantageux. Son triplex de la Trump Tower, par exemple, a été déclaré trois fois plus grand que sa superficie réelle. 

Lors des plaidoiries, l’ancien président est apparu agacé, parfois même furieux, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Car même s’il ne risque aucune peine de prison, ce procès au civil pourrait bien lui coûter son empire new-yorkais. Le juge a déjà ordonné l’annulation de ses licences commerciales. Donald Trump, 77 ans, pourrait bien être obligé de liquider ses propriétés et serait privé de mener des affaires à New York. Un coup dur pour celui qui a construit sa vie entière autour de l’image d’un homme d’affaires à succès. L’ex-président encourt une amende vertigineuse de 250 millions de dollars.

Trump peut-il vraiment tirer profit du procès ?

Mais sur le plan politique, à court terme, ses ennuis judiciaires sont une bénédiction pour Trump. Ils l’ont rendu absolument intouchable auprès de sa base. Ses supporters le voient maintenant comme un martyr politique. Trump leur répète sans cesse : « Ils m’attaquent moi, mais à travers moi, c’est vous qu’ils visent et je suis là pour vous protéger ». Et la plupart de ses sympathisants sont convaincus de la véracité de ces mots.

Plusieurs sondages montrent que la majorité des soutiens à Trump lui font plus confiance qu’à leur propre famille. Et ses inculpations ont propulsé Trump au sommet des enquêtes d’opinion dans le cadre de la primaire républicaine. À noter néanmoins que ces affaires qui lui profitent pour l’investiture républicaine risquent de se transformer en handicap majeur pour l’élection présidentielle en novembre 2024. 

En effet, ses calendriers judiciaire et politique sont totalement imbriqués. À tel point que Trump fait autant campagne sur les bancs des tribunaux que sur le terrain auprès de ses supporters. Pour rappel, l’ancien président est quatre fois inculpé, avec deux inculpations fédérales, dont une pour complot contre l’État. Ce procès doit commencer le 4 mars prochain devant un tribunal fédéral à Washington. Soit la veille du « Super Tuesday », échéance électorale déterminante dans la primaire républicaine.

Ce procès doit durer quatre à six semaines. C’est-à-dire que son éventuelle condamnation devrait tomber avant la présidentielle. En clair, Trump pourrait être condamné à une peine de prison ferme avant l’élection. Ce qui constituerait un fait politique absolument inédit. Même si cela ne devrait pas l’empêcher de se présenter, selon toute vraisemblance.  

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Monde

Frappes aériennes turques contre le PKK en Irak après un attentat à Ankara

by admin9775 2 octobre 2023
written by admin9775

Les frappes turques ont visé dimanche soir plusieurs secteurs du Kurdistan autonome dans le nord de l’Irak, a indiqué à l’AFP un responsable local, Ankara confirmant avoir visé « 20 cibles » utilisées par des combattants kurdes turcs du PKK.

« Les avions de l’armée turque ont bombardé des secteurs de la région de Bradost aux environs de 21h20, tout comme ils ont bombardé le village de Badran », a indiqué à l’AFP Ihsan Chelabi, maire de la localité de Sidakan, située non loin des frontières avec la Turquie et l’Iran. Dans un communiqué, le ministère turc de la Défense a reconnu une « opération aérienne » dans le nord de l’Irak pour « neutraliser le PKK ».

Cette intervention intervient quelques heures après une attaque suicide visant le siège de la police à Ankara, revendiquée par le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme « organisation terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux, dont l’UE. Le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a précisé devant la presse que l’un des deux assaillants d’Ankara s’est fait exploser et que l’autre a été abattu « d’une balle dans la tête ». C’est la première attaque dont le PKK revendique la responsabilité depuis septembre 2022 où il avait tué un policier.

Ces dernières années, chaque fois que la Turquie a été la cible d’un attentat, les autorités ont presque aussitôt désigné un responsable : soit le PKK ou sa branche syrienne ; soit le groupe État islamique. Dans le cas du PKK, l’attaque était parfois revendiquée ensuite. Presque jamais dans le cas de Daech, rappelle notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

Cette fois, le PKK s’est donc exprimé avant que les officiels turcs ne le pointent du doigt. Dans un communiqué diffusé par l’agence Firat, proche du groupe armé kurde, ce dernier revendique l’attentat suicide d’Ankara. Le groupe affirme avoir visé le ministère de l’Intérieur, situé à proximité de l’Assemblée nationale turque, le jour de la reprise des travaux parlementaires. Le PKK laisse entendre qu’il aurait pu faire plus de victimes en frappant à un autre moment, et dit avoir voulu envoyer un « avertissement ».

Quelques heures après l’explosion, dans son discours au Parlement, le président Recep Tayyip Erdogan a décrit l’attentat comme « les dernières convulsions de l’organisation terroriste » – sans citer de nom – promettant de « poursuivre la lutte à l’intérieur et à l’extérieur jusqu’à l’élimination du dernier terroriste ». Affaibli sur le territoire turc, le PKK est régulièrement la cible de frappes de l’armée turque dans le nord de l’Irak et de la Syrie.

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À la UneMonde

La Corée du Nord revendique son statut d’État nucléaire

by Guyguy Lelo 28 septembre 2023
written by Guyguy Lelo

Le régime nord-coréen pérennise sa politique de développement d’armes nucléaire en l’inscrivant dans sa Constitution. Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a annoncé dans un discours rapporté jeudi 28 septembre que cette modification a été adoptée dans le but d’« assurer le droit du pays à son existence et protéger la paix mondiale ». Pyongyang envoie un message clair aux États-Unis et à la Corée du Sud.

« Développer de manière exponentielle l’armement nucléaire », ce sont les mots du leader nord-coréen Kim Jong-un. Avec cet amendement de la Constitution du régime, la Corée du Nord exclut de fait la mise à l’arrêt du développement de son arsenal atomique. Le message s’adresse à Washington et Séoul, dont l’objectif est de dénucléariser la péninsule coréenne.

La modification de la Constitution reste symbolique mais entérine la politique nucléaire nord-coréenne. Cet arsenal, Pyongyang envisage de le déployer sur de nouveaux supports comme des sous-marins et des navires de guerre. Il est donc fort probable que le régime intensifie ses essais de missiles dans les prochains mois. 

Une décision qui augmente la tension sur la péninsule, alors que les deux pays raidissent leurs positions. En Corée du Sud, le candidat au poste de ministre de la Défense a appelé à maintes reprises à sortir du traité inter-coréen de 2018. Ce traité visait à désarmer la frontière entre les deux pays, alors que ces derniers tentaient un apaisement des relations. Une période qui semble bien révolue désormais.

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Chine : le patron du géant immobilier Evergrande placé en résidence surveillée

by Ruben Yale 27 septembre 2023
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L’étau se resserre autour d’Evergrande. Après l’arrestation de cadres du promoteur chinois mi-septembre, on apprend ce mercredi 27 septembre 2023 par l’agence Bloomberg, que le patron du géant immobilier en faillite, est en résidence surveillée.

L’ex-homme le plus riche de Chine, membre du Parti communiste chinois et ex-délégué de la Conférence consultative du peuple chinois, n’est plus libre de ses mouvements. Xu Jiayin affichait une fortune de près de 43 milliards d’euros en 2017. Il n’a plus rien aujourd’hui, ou presque. Une chute vertigineuse à l’image de celle du groupe qui a entraîné une crise encore jamais vue sur le marché immobilier chinois.

Âge de 64 ans, Xu Jiayin aussi appelé Hui Ka Yan en cantonais, aurait été interpellé au début du mois, selon les sources de l’agence Bloomberg. Selon le Code de procédure pénale en Chine, la résidence surveillée peut durer six mois rappelle la chaîne cantonaise TVB ce mercredi 27 septembre.

Une dette colossale de 307 milliards d’euros
Carte d’identité et passeport confisqués, l’ancien milliardaire ne peut même plus prendre le train. Cette interpellation a été suivie par d’autres. Mi-septembre, une descente de police a eu lieu dans la filiale financière d’Evergrande à Shenzhen. Plusieurs dizaines d’employés sont ressortis menottés. Deux anciens responsables du géant immobilier, asphyxié par une dette colossale de 307 milliards d’euros, auraient également été interrogés par les enquêteurs, selon le journal économique Caixin. Une audition des créanciers du groupe est prévue à la fin du mois prochain, devant la justice à Hongkong.

Stéphane Lagarde

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Le Kenya et les USA signent un accord de défense pour la mission en Haïti

by Sam's Londele 26 septembre 2023
written by Sam's Londele

Les États-Unis et le Kenya ont signé lundi un accord de défense qui permettra à ce pays d’Afrique de l’Est d’obtenir des ressources et un soutien pour les déploiements de sécurité en Haïti.

Le Kenya s’apprête à diriger une mission multinationale de maintien de la paix en Haïti pour lutter contre la violence des gangs.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin et le ministre kenyan de la Défense Aden Duale ont signé l’accord lors d’une réunion à Nairobi, la capitale kenyane. L’accord guide les relations de défense des deux pays pour les cinq prochaines années alors que la guerre en Afrique de l’Est contre le groupe extrémiste al-Shabab lié à Al-Qaïda s’intensifie.

Austin a remercié le Kenya de s’être porté volontaire pour prendre la direction de la force multinationale en Haïti et a réitéré que le gouvernement américain travaillerait avec le Congrès pour obtenir le financement de 100 millions de dollars qu’il s’est engagé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Austin a déclaré que le reste du monde devrait suivre l’engagement du Kenya en faveur de la sécurité mondiale et « intensifier ses efforts et fournir davantage de personnel, d’équipement, de soutien, de formation et de financement ».

Le Kenya s’est engagé à envoyer 1 000 agents de sécurité en Haïti pour lutter contre la violence des gangs dans le cadre d’une mission qui est en attente de l’approbation formelle du Conseil de sécurité de l’ONU mais qui a reçu le soutien de l’ONU et des États-Unis.

Duale a déclaré que son pays était prêt à se déployer en Haïti et a cité la « très longue histoire de maintien de la paix mondiale » du Kenya au Kosovo, en Somalie et au Congo voisins.

Les militants des droits humains, quant à eux, ont exprimé leurs inquiétudes concernant le déploiement, citant un historique de violations des droits humains lors des opérations de sécurité dans le pays.

Certains analystes de la sécurité ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’existence d’une barrière linguistique entre le déploiement du Kenya, un pays parlant anglais et swahili, et la population d’Haïti, où les langues officielles sont le français et le créole.

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Thaïlande: les touristes chinois désormais exemptés de visa

by Ruben Yale 25 septembre 2023
written by Ruben Yale

À partir de ce lundi 25 septembre, les citoyens chinois sont exemptés de visa pour se rendre en Thaïlande. Depuis la fin de la pandémie et la reprise du tourisme, la Thaïlande peine à faire revenir les touristes chinois, qui étaient pourtant auparavant les plus nombreux à visiter le pays.

Cadeaux, marionnettes traditionnelles : le Premier ministre thaïlandais Srettha Thavisin a accueilli en grande pompe les premiers visiteurs chinois qui bénéficient désormais d’un programme test d’exemption de visa pour relancer le tourisme. Ce programme test lancé mi-septembre est valable jusqu’au 29 février 2024.

วันนี้เป็นนิมิตหมายอันดี ในการต้อนรับนักท่องเที่ยวจีนและคาซัคสถาน รัฐบาลมั่นใจว่าการเปิดรับนักท่องเที่ยวจะกระตุ้นเศรษฐกิจได้มากและเร็วที่สุดครับ ทั้งนี้เราให้ความสำคัญตั้งแต่ก้าวแรกที่เดินทางเข้ามา จนกระทั่งถึงก้าวสุดท้าย… pic.twitter.com/m6ZGEpQYAN

— Srettha Thavisin (@Thavisin) September 25, 2023

Fini donc les liasses de documents à fournir pour visiter la Thaïlande, les citoyens chinois sont autorisés à rester un mois sur le territoire sans visa, au même titre que les Européens, rapporte notre correspondante à Bangkok, Carol Isoux. Une tentative pour faire revenir les touristes chinois, qui étaient les plus nombreux avant la pandémie à visiter le pays. Ils étaient 11 millions en 2019 contre 300 000 en 2022.

Les autorités du royaume, en quête de relais pour redynamiser une croissance anémique depuis la pandémie, essayent d’attirer en nombre les touristes chinois, vitaux pour un secteur qui pèse environ 20% du PIB. En plus des touristes chinois, ce sont les touristes kazakhstanais qui sont exempts de visa. Depuis l’annonce du programme, les réservations ont été multipliées « par dix », a assuré le dirigeant depuis l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok.

Pas de retour « à la normale » sans les touristes chinois 

Mais pour Jaden Koo, une éditorialiste chinoise basée à Bangkok, l’exemption ne suffira pas à les faire revenir : « La récession économique en Chine et l’augmentation du prix des billets d’avion et des hôtels en Thaïlande vont continuer à empêcher certains Chinois de voyager à l’étranger. En plus, des rumeurs sur les réseaux sociaux chinois affirment que ceux qui voyagent en Asie du Sud-est risquent de se faire enlever pour faire du travail forcé dans des centres d’appels en Birmanie ou au Cambodge, ou même pour du trafic d’organes. Ces rumeurs affectent les prises de décision des Chinois qui n’ont pas l’habitude de voyager. »

Plusieurs affaires de trafic d’êtres humains dans des casinos ou des centres d’appels impliquant des citoyens chinois ont récemment fait la Une des journaux.

Sans les touristes chinois, pas de retour « à la normale » pour le secteur touristique thaïlandais, qui continue à fonctionner en sous-régime. Avec ce programme test, le gouvernement thaïlandais espère accueillir 30 millions de visiteurs en 2023, soit près du triple des 11 millions reçus l’an dernier.

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