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Monde

À la UneMonde

Venezuela : Maduro accuse l’opposition de provoquer une crise politique

by Ruben Yale 30 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le Conseil national électoral, fidèle au parti au pouvoir, a déclaré que M. Maduro avait obtenu 51 % des voix et M. González 44 %.

Le Venezuela est confronté à une paralysie politique depuis. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues du pays lundi.

Alors que neuf pays d’Amérique latine demandent un « réexamen complet » des résultats, la vice-présidente américaine Kamala Harris a  appelé Caracas à respecter « la volonté du peuple vénézuélien ».

M. Maduro considère que les résultats de l’élection sont une question réglée.

Mais le candidat de l’opposition Edmundo González a déclaré lors d’une conférence de presse lundi après-midi que sa campagne disposait des preuves nécessaires pour démontrer qu’il était le vainqueur de l’élection.

M. González et la dirigeante de l’opposition María Corina Machado ont déclaré aux partisans rassemblés devant son siège de campagne à Caracas qu’ils avaient obtenu 

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À la UneMonde

En Inde, des glissements de terrain font des dizaines de morts et de nombreux blessés

by Ruben Yale 30 juillet 2024
written by Ruben Yale

Des glissements de terrain survenus mardi dans le sud de l’Inde ont fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

Glissements de terrain meurtriers en Inde. La catastrophe naturelle survenue mardi 30 juillet dans le sud du pays a fait au moins 63 morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales.

« Des centaines de personnes sont potentiellement coincées », a indiqué l’armée dans un communiqué, précisant qu’environ 225 soldats ont été déployés sur site pour participer aux efforts de recherche et de sauvetage des survivants.

Le Premier ministre indien Narendra Modi a réagi sur X, écrivant que ses « pensées vont à tous ceux qui ont perdu leurs proches » et que ses « prières vont aux blessés ». Il a également assuré le ministre en chef du Kerala de « toute l’aide possible » pour faire face à la situation.

Distressed by the landslides in parts of Wayanad. My thoughts are with all those who have lost their loved ones and prayers with those injured.

Rescue ops are currently underway to assist all those affected. Spoke to Kerala CM Shri @pinarayivijayan and also assured all possible…

— Narendra Modi (@narendramodi) July 30, 2024

Le chef de l’opposition indienne Rahul Gandhi, qui représentait sous la précédente mandature le district de Wayanad au Parlement, s’est dit « profondément angoissé » par la catastrophe. « J’espère que toutes les personnes prises au piège seront rapidement mises à l’abri », a-t-il ajouté.

Nouvelles précipitations attendues

Plusieurs personnes, blessées dans la catastrophe, ont déjà été transportées vers un hôpital du district pour y être soignées.

L’agence de gestion des catastrophes du Kerala, qui a expliqué que des équipes de pompiers et des forces de sécurité de l’État participaient aux opérations de recherche et de sauvetage aux côtés de l’armée, a prévenu que de nouvelles précipitations et vents violents sont attendus dans la journée.

Les épisodes de moussons qui s’abattent sur l’Asie du Sud de juin à septembre offrent un répit dans la chaleur de l’été et sont essentiels pour reconstituer les réserves d’eau. Mais ils conduisent aussi à des inondations et glissements de terrain, à l’origine de dégâts matériels et de nombreux décès, dont la quantité a augmenté ces dernières années, en particulier en raison du changement climatique, affirment des experts.

Les barrages, la déforestation ou les projets de développement en Inde sont également des facteurs d’aggravation du bilan humain.

D’intenses tempêtes liées à la mousson s’étaient déjà abattues sur le pays au début du mois. Certains secteurs de la mégapole de Bombay ont été inondés, tandis que la foudre a tué au moins dix personnes dans l’État de Bihar (nord-est).

Au Kerala, au moins 25 personnes ont été tuées dans des inondations et des glissements de terrain en 2021. En 2018, près de 500 autres avaient perdu la vie lors des pires crues recensées dans l’État depuis plus d’un siècle.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Présidentielle au Venezuela : Nicolas Maduro déclaré vainqueur, l’opposition conteste les résultats

by Ruben Yale 29 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le Conseil national électoral a annoncé dimanche soir que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du Venezuela pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages. La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado a, elle aussi, revendiqué la victoire avec 70 % des voix.

Dénouement confus de l’élection présidentielle au Venezuela. Le Conseil national électoral (CNE) a annoncé, dimanche 28 juillet au soir, que Nicolas Maduro avait été réélu à la tête du pays pour un troisième mandat avec 51,2 % des suffrages au terme d’une campagne où l’opposition a dénoncé des intimidations et des craintes de fraudes.

Nicolas Maduro a obtenu 5,15 millions de voix, devant le candidat de l’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia, avec un peu moins de 4,5 millions (44,2 %), selon les chiffres officiels annoncés par le président du CNE, Elvis Amoroso, après le dépouillement de 80 % des bulletins et une participation de 59 %. Le résultat est « irréversible », a-t-il déclaré.

L’opposition a, quant à elle, revendiqué la victoire, assurant que son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia avait remporté 70 % des suffrages et refusant de reconnaître les résultats proclamés par le CNE.

« Nous avons gagné » avec « 70 % des voix », « le Venezuela a un nouveau président élu et c’est Edmundo Gonzalez Urrutia », a affirmé lors d’une déclaration à la presse à Caracas la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado. « Nous savons tous ce qui s’est passé aujourd’hui (dimanche). Et lorsque je dis que tout le monde sait, je commence par le régime lui-même », a-t-elle assuré. « Toute la communauté internationale le sait, même ceux qui étaient autrefois des alliés. »

« Sérieux doutes » de Washington, « résultats difficiles à croire » pour le président chilien

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a exprimé lundi 29 juillet de « sérieux doutes » quant à l’exactitude des résultats de l’élection. « Nous craignons sérieusement que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien », a ajouté Antony Blinken lors d’une conférence de presse au Japon.

« Il est essentiel que chaque vote soit compté de manière juste et transparente, que les responsables électoraux partagent immédiatement les informations avec l’opposition et les observateurs indépendants, et que les autorités électorales publient les résultats détaillés des votes », a déclaré Antony Blinken. « La communauté internationale suit la situation de très près et réagira en conséquence. »

El régimen de Maduro debe entender que los resultados que publica son difíciles de creer. La comunidad internacional y sobre todo el pueblo venezolano, incluyendo a los millones de venezolanos en el exilio, exigimos total transparencia de las actas y el proceso, y que veedores…

— Gabriel Boric Font (@GabrielBoric) July 29, 2024

Le président du Chili, Gabriel Boric, a pour sa part été le premier chef d’État à mettre en doute publiquement le résultat de la présidentielle. « Le régime de Maduro doit comprendre que les résultats qu’il publie sont difficiles à croire », a réagi Gabriel Boric sur X, affirmant que « le Chili ne reconnaîtra aucun résultat qui ne soit pas vérifiable ».

« DICTATEUR MADURO, DEHORS !!! », a écrit sur X le président argentin, Javier Milei. « Les Vénézuéliens ont choisi de mettre fin à la dictature communiste de Nicolas Maduro. »

Le Costa Rica et le Pérou ont également rejeté le résultat proclamé.

Nicolas Maduro fête sa victoire avec ses partisans

Le président Maduro, vêtu d’un survêtement aux couleurs du Venezuela et salué par un petit feu d’artifice et des drones, est sorti sur une scène près du palais présidentiel de Caracas pour fêter sa victoire avec ses partisans chantant « Vamos, Nico ! »

« Il y aura la paix, la stabilité et la justice. La paix et le respect de la loi. Je suis un homme de paix et de dialogue », a-t-il dit.

Malgré des sondages donnant largement vainqueur le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, Nicolas Maduro, qui s’appuie sur l’appareil militaire, s’est toujours montré sûr de sa victoire malgré une crise économique sans précédent.

Nicolas Maduro a reçu le soutien de ses alliés habituels : les présidents de gauche de Cuba, Miguel Diaz-Canel, du Nicaragua, Daniel Ortega, de Bolivie, Luis Arce, et du Honduras, Xiomara Castro.

Caracas avait limité l’observation du scrutin. L’invitation aux observateurs de l’Union européenne a été retirée en mai et de nombreux observateurs internationaux ont été bloqués ou refusés à la dernière minute, dont quatre ex-présidents latino-américains vendredi.

Le pays pétrolier, longtemps un des plus riches d’Amérique latine, est exsangue, empêtré dans une crise économique et sociale sans précédent : effondrement de la production pétrolière, PIB réduit de 80 % en dix ans, pauvreté et systèmes de santé et éducatif totalement délabrés. Sept millions de Vénézuéliens ont fui le pays.

L’opposition, qui espérait mettre fin à 25 années de pouvoir chaviste, était pourtant confiante. « Les résultats ne peuvent être occultés. Le pays a choisi un changement en paix », a écrit Edmundo Gonzalez Urrutia sur X.

Peu avant minuit, Omar Barboza, un leader de l’opposition, s’est insurgé contre un éventuel « faux pas » ou une « précipitation autoritaire » du pouvoir, lui demandant de respecter le résultat « au nom de la paix ». « Les procès-verbaux ne font que confirmer ce que nous avons vu dans les rues. La projection de leur contenu donne clairement un résultat qui ne doit pas être mis en doute. »

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À la UneMonde

Barack Obama annonce son soutien à Kamala Harris comme candidate à la présidentielle américaine

by Sam's Londele 26 juillet 2024
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L’ex-président américain Barack Obama a annoncé vendredi son soutien à la candidature de la vice-présidente Kamala Harris, grande favorite du camp démocrate mais pas encore officiellement désignée, pour l’élection présidentielle de novembre. 

« En début de semaine, Michelle et moi avons appelé notre amie Kamala Harris. Nous lui avons dit que nous pensions qu’elle ferait une fantastique présidente des États-Unis et qu’elle avait tout notre soutien », a écrit, vendredi 26 juillet, Barack Obama sur le réseau social X.

« En ce moment critique pour notre pays, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle gagne en novembre. Nous espérons que vous vous joindrez à nous », a-t-il souligné.

L’influent ancien dirigeant est l’un des derniers poids lourds démocrates à s’exprimer, alors que Joe Biden a assuré Kamala Harris de son soutien dès dimanche. Le président sortant avait jeté l’éponge dimanche soir, après des semaines d’appels à quitter la course, sur fond d’inquiétudes quant à sa condition physique et mentale.

Regain de popularité pour les Démocrates selon les sondages

Le soutien de l’ex-président Obama (2009-2017) vient amplifier l’élan croissant pris par la campagne de Kamala Harris, 59 ans, qui a bénéficié d’une vague de soutien de la part de syndicats, de minorités ethniques et de son parti depuis qu’elle a annoncé sa candidature. 

Ce dernier soutien, « Michelle, Barack, c’est si important pour moi », dit l’ancienne sénatrice de Californie lors d’un appel téléphonique avec les Obama, selon une vidéo publiée par sa campagne. « Et on va s’amuser tout ensemble avec tout ça, non ? » ajoute-t-elle.

Depuis le lancement de sa campagne en début de semaine, les démocrates semblent avoir trouvé une nouvelle dynamique : les meetings de Kamala Harris bénéficient d’une ferveur incomparable à ceux de Joe Biden, les levées de fonds battent des records et les bénévoles affluent sur le terrain.

Vendredi matin, c’est même depuis les JO de Paris qu’un soutien est venu, la légende américaine de l’athlétisme Allyson Felix, estimant qu’une victoire de Kamala Harris en novembre « serait monumentale ».

Les sondages confirment un regain de popularité pour le camp démocrate.

Donald Trump ne veut plus débattre

Forte au soutien de son camp, Kamala Harris s’est dite jeudi « prête » à débattre avec Donald Trump, mais le candidat républicain à la présidentielle américaine a quant à lui jugé « inopportun » d’organiser un face-à-face avec sa nouvelle rivale avant que celle-ci ne soit officiellement désignée par le Parti démocrate, ce qui est attendu début août, deux semaines avant la convention de Chicago.

« Trump a accepté un débat le 10 septembre. Il semble maintenant qu’il rétropédale », a raillé la candidate démocrate sur X, première femme noire et personne d’origine asiatique à accéder à la vice-présidence.

L’ancien président républicain avait convenu avec Joe Biden de débattre à deux reprises en amont du scrutin présidentiel de novembre, le 27 juin et le 10 septembre. Mais la performance désastreuse du candidat démocrate lors de ce premier duel télévisé l’a finalement conduit à jeter l’éponge.

La campagne du républicain, jusqu’à dimanche centrée autour de l’opposition avec Joe Biden en visant son âge, ses gaffes et son bilan, est chamboulée par l’arrivée de Kamala Harris.

Le programme de Donald Trump jugé « extrémiste »

Le milliardaire républicain l’a mercredi violemment attaqué lors d’un meeting, l’accusant d’être favorable à l' »exécution de bébés » dans une diatribe anti-avortement. L’ex-président, officiellement investi la semaine dernière lors de la convention républicaine après avoir échappé à une tentative d’assassinat, l’a aussi affublée d’un sobriquet : « Kamala-la-menteuse ».

En campagne au Texas jeudi, Kamala Harris a égrainé les arguments de campagne qu’elle affûte depuis dimanche : éducation, droit à l’avortement, soins de santé accessibles… et multiplié les attaques contre son adversaire et son programme, jugé « extrémiste ».

Quelques heures plus tard, lors d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, elle a marqué sa différence avec Joe Biden en promettant de ne pas rester « silencieuse » face aux souffrances des civils.

Donald Trump reçoit à son tour vendredi le dirigeant israélien dans sa résidence de Floride.

Avec AFP

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À la UneMonde

Les JO de Paris 2024, une poignée d’heures avant que les bateaux s’élancent

by Sam's Londele 26 juillet 2024
written by Sam's Londele

Pour ceux à qui l’information aurait échappé, c’est ce vendredi 26 juillet 2024 que s’ouvrent à Paris les 34e Olympiades avec en point d’orgue de ces Jeux : la cérémonie d’ouverture annoncée hors normes et placée sous haute sécurité. 

C’est à 20h24 précises que les bateaux s’élanceront pour Paris 2024. Les 94 bateaux des délégations des athlètes mettront alors les voiles. C’est la première fois qu’une cérémonie d’ouverture se tient hors d’un stade. Le parcours sera aquatique, sur l’eau entre le pont d’Austerlitz et la tour Eiffel, soit 6 km.

JO pluvieux – JO heureux ?

Pour l’instant les prévisions météo annoncent quelques averses possibles, mais rien de sûr… Les organisateurs croisent les doigts. Il en faudra en tout cas plus pour saper le moral des 330 000 spectateurs attendus, l’équivalent de 4 stades de France.

JO 2024: avant le match de rugby à 7, Stade' de France, Saint-Denis, le 24 juillet 2024.
JO 2024: avant le match de rugby à 7, Stade’ de France, Saint-Denis, le 24 juillet 2024. AFP – CARL DE SOUZA

Les meilleures places, assises, en bord de fleuve, ont été vendues entre 2700 euros et 900 euros. Mais 200 000 invitations ont été distribuées, certes pour des places plus éloignées et débout, mais  gratuites.

De nombreuses places ont été distribuées en Seine-Saint-Denis, le département populaire du Nord de Paris où vont se dérouler certaines épreuves. Souvent par le biais d’associations de quartiers. C’est comme ça que la famille Reverterre-Labroue, les parents et les deux enfants, habitants à Saint-Denis vont pouvoir y assister.

Parmi le public, une centaine de chefs d’États – qui ne devraient pas chanter – et des célébrités. Parmi les surprises ce soir, on attend Céline Dion, Lady Gaga. Les noms du pape de l’électro Ceronne, de Juliette Armanet, Sofiane Pamart reviennent aussi beaucoup, sans oublier la Française la plus écoutée à travers le monde, Aya Nakamura qui a totalisé presque 1 milliard de vues sur YouTube avec son tube Djadja.

Interprétera-t-elle la Vie en rose ou un autre titre d’Edith Piaf ? Quoiqu’il en soit Lady Gaga sera bien de la partie olympique, de même que la star québécoise Céline Dion, atteinte d’une maladie invalidante et qui n’a pas chanté depuis 2020…

C’est la culture, le patrimoine, l’art de vivre à la française qui sera célébré, sans chauvinisme et avec des mélanges de genres étonnants :  Aya Nakamura reprendra le répertoire de Charles Aznavour accompagnée de la garde républicaine, Juliette Armanet est associée au pianiste anticonformiste Sofiane Pamart pour une reprise de l’hymne pacifiste Imagine de John Lennon… Et le groupe de rock metal Gojira se produira avec la chanteuse lyrique Marina Viotti.

Avec ses ponts, ses musées et ses monuments le long de la Seine comme les Tuileries ou Notre Dame, Paris offre des décors somptueux… Les toits seront aussi investis, par exemple le danseur étoile Guillaume Diop évoluera sur celui du théâtre du Châtelet..

La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lors de la 24e édition des NRJ Music Awards à Cannes, le 18 novembre 2022.
La chanteuse franco-malienne Aya Nakamura lors de la 24e édition des NRJ Music Awards à Cannes, le 18 novembre 2022. © Valery HACHE / AFP

Un défi sécuritaire

C’est donc aussi un défi sécuritaire aussi : ce soir l’espace aérien sera entièrement fermé au dessus de Paris. Et entre les forces de l’ordre, les militaires et les agents de sécurité privée.. Ce sont près de 100.000 personnes qui veilleront au grain. Si vous êtes fort en maths cela fait 1 agent pour 3 spectateurs…

La cérémonie en elle-même, elle commencera à 19h30.Alors, il fera encore jour pendant une grande partie des festivités, c’est voulu pour éviter des éclairages très gourmands en énergie. Ces jeux de Paris se veulent aussi exemplaires et verts.

Un militaire et des policiers patrouillent avant le début des Jeux olympiques de Paris, en France, le 17 juillet 2024.
Un militaire et des policiers patrouillent avant le début des Jeux olympiques de Paris, en France, le 17 juillet 2024. AP – Aurelien Morissard

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: Benyamin Netanyahu devant un Congrès américain divisé

by Sam's Londele 25 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a prononcé un discours mercredi 24 juillet devant le Congrès américain, plus de neuf mois après l’attaque du Hamas le 7 octobre et le début de la guerre à Gaza. Sa venue a vivement été critiquée, des milliers de manifestants ont protesté devant le Capitole, et des élus démocrates ont décidé de boycotter la venue de l’homme politique.

Benyamin Netanyahu a été longuement applaudi à son entrée dans le Congrès américain par les élus républicains. « Pour que les forces de la civilisation triomphent », les deux pays doivent « rester unis », a-t-il déclaré.

צפו: הנאום המלא של ראש הממשלה בנימין נתניהו בפני הקונגרס האמריקני >> pic.twitter.com/ZQv1L0zNJA

— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) July 24, 2024

Il s’est dit « confiant » sur l’aboutissement des efforts pour faire libérer les otages détenus par le Hamas, considérant que ces efforts « peuvent être couronnés de succès ». Netanyahu a notamment remercié son homologue américain « pour ses efforts inlassables » en faveur des otages. Le Premier ministre israélien a insisté devant les élus du Congrès l’importance du lien qui unit les deux pays.

« Nous ne nous protégeons pas seulement nous-mêmes. Nos ennemis sont vos ennemis, notre combat est votre combat, et notre victoire sera votre victoire », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël ferait « tout le nécessaire » pour « rétablir la sécurité » à sa frontière nord. Le dirigeant a également partagé sa « vision pour Gaza », avançant que « la démilitarisation et la déradicalisation de Gaza » pourront « conduire à un avenir de sécurité, de prospérité et de paix ».

Lors de son discours, Benyamin Netanyahu s’est montré critique envers l’Iran, qualifiant sa politique « d’axe de la terreur » qui « défie les États-Unis, Israël et nos amis arabes. Il ne s’agit pas d’un choc de civilisations, mais d’un choc entre la barbarie et la civilisation », a-t-il lancé. Les militants pro-Gaza ont, eux, été désignés d’« idiots utiles de l’Iran » par le Premier ministre, qui assure que Téhéran finance ces manifestations.

Il a également rendu hommage à l’ancien président Donald Trump pour avoir promu les accords d’Abraham et d’avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, « une capitale éternelle et indivisible ». Il entretient avec l’ex-président américain de très bonnes relations et a dénoncé la tentative d’assassinat « ignoble » qui a visé le candidat républicain le 13 juillet dernier.

À la veille de sa rencontre avec Joe Biden, Benyamin Netanyahu le remercie pour son soutien à Israël, mais ajoute que son pays a besoin d’outils, c’est-à-dire d’armes, plus rapidement, pour finir le travail plus rapidement. 

C’est la quatrième fois – un record pour un dirigeant étranger – que Benyamin Netanyahu s’adresse ainsi au Congrès, un honneur généralement réservé aux dirigeants en visite d’État.

En Israël, la déception des familles d’otages

Le discours du Premier ministre israélien a été retransmis en direct sur un grand écran, place des otages à Tel Aviv. La déception des familles est grande, soulignent ce jeudi matin les médias car il y manquait la petite phrase qu’ils attendaient : celle annonçant la finalisation d’un accord de libération des captifs. En fait, c’est le contraire qui s’est produit. Juste avant le discours le report de la reprise des pourparlers a été annoncé, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

C’était un discours pour les Américains prononcé par le Premier ministre le plus Américain qu’ait connu Israël, proclame un éditorialiste. « Bibi et sa chorale », titre un journal. « Parler c’est la seule chose qu’il sache faire ». Des paroles mais très peu d’actes, affirment plusieurs articles. Un discours brillant et sans compromis, souligne le quotidien de droite Israël Hayom. Dommage seulement, poursuit l’auteur de l’analyse, qu’un plan détaillé politico-stratégique pour l’après-guerre à Gaza n’y figure pas. Et pour Haaretz, le quotidien de la gauche israélienne, malgré le spectacle donné par cette allocution devant les deux chambres du Congrès, la visite de Netanyahu à Washington est totalement marginalisée. Sans recette pour la fin de la guerre, son discours n’a pas vraiment rencontré la réalité.

Une visite critiquée aux Etats-Unis

La venue de Benyamin Netanyahu a causé une vive polémique aux États-Unis, alors que le pays traverse une période de pleine effervescence politique, suite au retrait de Joe Biden de l’élection présidentielle de novembre prochain, qui laisse sa place à Kamala Harris.

De nombreux élus démocrates sont vent debout contre le dirigeant de droite israélien, condamnant sa conduite de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, qui s’est traduite par des milliers de morts palestiniens et une catastrophe humanitaire. Plusieurs d’entre eux ont boycotté le discours au Congrès, dont la très influente Nancy Pelosi ou les élues progressistes Rashida Tlaib et Alexandria Ocasio-Cortez.

Sur son compte X, le sénateur de gauche Bernie Sanders a dénoncé la venue du dirigeant israélien. « Depuis le début de la guerre à Gaza, au moins 39 000 Palestiniens ont été tués et 89 000 blessés. Netanyahu est un criminel de guerre. Il ne devrait pas s’adresser au Congrès », écrit-il.

Since the war in Gaza began, at least 39,000 Palestinians have been killed and 89,000 injured.

Netanyahu is a war criminal. He should not be addressing Congress. pic.twitter.com/rhPKgCcMbX

— Bernie Sanders (@SenSanders) July 24, 2024

Des milliers de manifestants anti-Netanyahu à Washington

Des milliers de manifestants se sont rassemblés derrière un large périmètre de sécurité autour du Congrès. Ils ont notamment scandé « Palestine libre », demandé un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et ont brandi des pancartes exhortant les États-Unis à « cesser l’aide américaine à Israël ».

Des manifestants pro-palestiniens protestent le jour du discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion conjointe du Congrès à Capitol Hill, à Washington, aux États-Unis, le 24 juillet 2024.
Des manifestants pro-palestiniens protestent le jour du discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une réunion conjointe du Congrès à Capitol Hill, à Washington, aux États-Unis, le 24 juillet 2024. REUTERS – Nathan Howard

Six personnes ont été arrêtées dans l’hémicycle de la Chambre des représentants, lieu où le Premier ministre israélien s’est exprimé, car elles ont « perturbé » le discours, a écrit la police du Capitole sur X.

Il y a deux choses. La première, c’est que Netanyahu est un criminel de guerre et n’aurait jamais dû être invité au Congrès. Et la deuxième, c’est que ce n’est pas seulement Netanyahu qui a été reconnu coupable du crime d’apartheid et du génocide en cours à Gaza. Les gens qui exigent un cessez-le-feu, qui exigent un embargo sur les armes, sont la majorité dans ce pays.

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Joe Biden défend son retrait en disant vouloir « sauver la démocratie » et laisser la place aux jeunes

by Sam's Londele 25 juillet 2024
written by Sam's Londele

Sans s’étendre, le président américain a rappelé, dans un discours attendu mercredi soir, que « la défense de la démocratie est plus importante que n’importe quel titre ». Il explique son retrait de la course à la présidentielle par la nécessité « d’unir (son) parti » avec « des voix plus jeunes ».

Le discours de Joe Biden, resté silencieux depuis son retrait de la course à la Maison Blanche, était attendu. Dans une allocution télévisée empreinte de gravité de moins de 10 minutes, le président américain a expliqué, mercredi 24 juillet au soir, à ses compatriotes avoir pris la décision choc de renoncer à briguer un second mandat pour « sauver la démocratie » et laisser la place à des « voix plus jeunes ».

L’octogénaire a fini par céder dimanche à des semaines de pressions et d’inquiétudes sur son âge et son acuité mentale, provoquant un coup de tonnerre dans la campagne pour la présidentielle de novembre.

« Cela fut l’honneur de ma vie d’être votre président, mais la défense de la démocratie, qui est en jeu, est je pense plus importante que n’importe quel titre », a-t-il déclaré dans cette adresse solennelle à la nation depuis le Bureau ovale.

« Ces dernières semaines, il m’est apparu clairement que je devais unir mon parti », a-t-il déclaré, ajoutant que le « temps » était venu « d’avoir de nouvelles voix (…), des voix plus jeunes ».

La vice-présidente Kamala Harris, 59 ans, qui est depuis le retrait de Biden quasiment assurée d’être la candidate des démocrates, « est expérimentée, elle est forte, elle est compétente », a dit Joe Biden.

« Elle a été une partenaire incroyable pour moi, une dirigeante pour notre pays. Maintenant, c’est à vous, le peuple américain, de choisir », a-t-il poursuivi.

Si Joe Biden a indirectement évoqué son propre âge en parlant de la nécessité de laisser la place à plus jeune, il ne s’est pas réellement étendu sur le sujet.

La question était dans tous les esprits depuis sa performance désastreuse face à Donald Trump lors de leur débat fin juin, qui a suscité une crise chez les démocrates et provoqué une avalanche d’appels à ce qu’il laisse la place à une personne plus jeune.

Donald Trump moque Biden et attaque Harris

Juste après l’intervention mercredi soir de son ex-adversaire, Donald Trump a donné son avis sur le discours : « À peine compréhensible, et tellement mauvais ! »

Peu auparavant, lors d’un meeting de campagne en Caroline du Nord, il s’était moqué du renoncement du démocrate. « Biden ne sait même pas qu’il est en vie », a-t-il dit, méprisant, à ses partisans lors de ce premier événement depuis que le démocrate a jeté l’éponge.

Mais c’est à Kamala Harris, sa nouvelle rivale, qu’il affrontera probablement en novembre, qu’il a réservé ses coups. L’ancienne procureure et sénatrice est une « cinglée de la gauche radicale » qui « va détruire notre pays », a lancé le milliardaire de 78 ans.

« Elle veut des avortements au huitième et au neuvième mois de la grossesse, jusqu’à la naissance et même après la naissance, l’exécution de bébés », a-t-il faussement assuré.

Le candidat de la droite multiplie les événements de campagne et doit s’adresser cette semaine à une association de jeunes ultraconservateurs en Floride avant de s’envoler vers le Minnesota.

Donald Trump a savouré durant quelques jours le spectacle d’un Parti républicain en parfait ordre de marche derrière sa troisième candidature à la Maison Blanche.

Les deux candidats au coude-à-coude

Mais avec l’irruption de Kamala Harris dans l’arène, l’ancien président est obligé de revoir des pans entiers de sa stratégie électorale, qui était jusqu’ici largement axée sur le fait de se camper en leader énergique face à un Joe Biden en déclin.

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Les rares sondages publiés depuis l’entrée de la vice-présidente dans la course sont mitigés, plaçant les deux candidats au coude-à-coude.

La candidature de Kamala Harris suscite un enthousiasme renouvelé pour une élection qui n’emballait jusqu’ici pas grand-monde.

L’organisation indépendante Vote.org, qui aide les électeurs à s’inscrire sur les listes, a, dans les deux jours qui ont suivi le retrait de Joe Biden, enregistré 38 500 nouveaux inscrits, la plupart âgés de moins de 35 ans. C’est le plus grand nombre d’inscriptions enregistré depuis le début de la campagne, battant même le record enregistré lorsque la chanteuse Taylor Swift avait incité ses fans à se rendre sur ce site pour trouver leur bureau de vote.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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France: le Nouveau Front populaire vent debout contre Emmanuel Macron

by Sam's Londele 24 juillet 2024
written by Sam's Londele

Emmanuel Macron a écarté hier soir d’un revers de la main l’hypothèse d’un gouvernement du Nouveau Front populaire (NFP). Logiquement, cette décision provoque la colère dans les rangs de la gauche et des écologistes. Les chefs de parti du NFP et leur candidate pour Matignon, Lucie Castets, se succèdent dans les médias depuis ce matin pour protester contre la position du chef de l’État.

« Le déni de démocratie est grave ! », a asséné Lucie Castets qui a demandé mercredi au président Emmanuel Macron de « prendre ses responsabilités » et de la nommer à Matignon. Mais Emmanuel Macron n’a même pas daigné prononcer son nom mardi soir, après sa désignation comme candidate du NFP au poste de Première ministre. Le chef de l’État a rompu hier le silence qu’il observait depuis le deuxième tour des législatives à l’occasion d’une interview sur France 2, Franceinfo et France Inter. Le Nouveau Front populaire, arrivé en tête au second tour des législatives avec 182 députés, n’a « pas de majorité » à l’Assemblée nationale, a martelé Emmanuel Macron.

Une attitude pas à la hauteur du moment, selon la patronne des Écologistes. « On dirait mon fils de cinq ans quand il triche au Monopoly Junior ! Quand autant de Français s’intéressent à la politique, lui leur dit « ben non, on attend ! » Ce n’est pas possible !, a tancé Marine Tondelier. Il ne peut pas faire comme si de rien n’était jusqu’à mi-août, a-t-elle jugé, balayant l’idée d’une trêve olympique. On est capables de faire deux choses en même temps, c’est-à-dire de regarder la finale du 400 mètres haies et de composer un gouvernement. »

Emmanuel Macron on dirait mon fils de 5 ans quand il perd au Monopoly Junior.

Il conteste les règles, en invente des nouvelles, joue sur les mots et refuse de reconnaitre qu'il perd. Tout ce qu'on apprend à un enfant de ne plus faire ! 🧐

Le résultat des #Legislatives2024 est… pic.twitter.com/RGl6LWSedQ

— Marine Tondelier (@marinetondelier) July 24, 2024

Emmanuel Macron doit laisser à un gouvernement du Nouveau Front populaire la possibilité de faire ses preuves, estime quant à lui le coordinateur des Insoumis, Manuel Bompard : « La logique consiste en ce qu’il appelle la personnalité que nous lui proposons pour constituer un gouvernement, que nous commencions à mettre en place notre politique. Si ensuite une majorité de députés à l’Assemblée nationale considère qu’un tel gouvernement doit être censuré, c’est leur responsabilité de le faire. »

Et si le chef de l’État persiste à refuser l’hypothèse NFP ? Le leader communiste Fabien Roussel promet une réaction : « Ce président de la République se moque de nous ! Il ne va pas changer de politique parce que c’est les Jeux. On se croirait dans la Rome antique. C’est honteux et scandaleux, alors oui, nous allons faire appel aux Français. »

Des mobilisations qui pourraient intervenir pendant les Jeux olympiques : il n’y a pas de trêve qui tienne, avertit le NFP, alors que des préavis de grève ont d’ores et déjà été déposés par plusieurs syndicats.

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Kamala Harris vs Donald Trump : que disent les derniers sondages aux États-Unis ?

by Sam's Londele 24 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le désistement de Joe Biden a modifié la dynamique de la campagne présidentielle américaine. L’espoir du camp démocrate est désormais tourné vers celle qu’il a désignée comme sa successeuse, sa vice-présidente Kamala Harris. Les derniers sondages montrent qu’elle fait mieux que le président sortant, mais ne creuse pas l’écart face à Donald Trump. La démocrate le devance de deux points, selon une enquête de Reuters/Ipsos publiée mardi.

Le match semblait plié. Mais avec le retrait de Joe Biden, la campagne pour la présidentielle américaine a été bousculée et les cartes complètement rebattues. Alors que les sondages donnaient Donald Trump en tête des suffrages, le parti démocrate espère se relancer dans la course à la Maison Blanche avec la candidature de Kamala Harris, qui devrait être formellement investie lors de la convention du parti en août pour le scrutin du 5 novembre.

L’ancien président n’a eu de cesse de répéter que la victoire sera « plus facile » face à la vice-présidente de Joe Biden, mais la démocrate de 59 ans l’assure : « nous allons gagner ». Les États-Unis sont-ils prêts à élire la première femme à la tête du pays ? 

Malgré un engouement pour la candidature de Kamala Harris perceptible dans les sondages, les résultats restent mitigés sur la question, plaçant les deux candidats au coude-à-coude.

Dans le cadre d’un duel face à Donald Trump, Kamala Harris devance son rival de deux points, avec 44 % d’intentions de vote contre 42 %, rapporte un sondage Reuters/Ipsos publié mardi 23 juillet aux États-Unis. Preuve d’un sursaut : la semaine dernière, ils étaient à égalité à 44 % dans une enquête réalisée par le même institut — l’hypothèse d’une candidature de Kamala Harris a été testée dans plusieurs enquêtes depuis le débat raté de Joe Biden contre Donald Trump.

Dans une course à trois, incluant le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr. (8 %), la candidate démocrate obtient 42 % des suffrages, devant Donald Trump (38 %).

Elle retrouve la seconde position dans d’autres sondages. Celui de PBS News/NPR/Marist, réalisé lundi, lui confère 45 % des suffrages contre 46 % pour Donald Trump. En tenant compte d’éventuels candidats tiers ou indépendants, les deux candidats sont à égalité à 42 %.

Dans le cadre d’un duel, l’enquête d’opinions de Morning Consult, menée auprès de 4 000 Américains le 21 juillet, crédite de son côté le candidat républicain de 47 % des suffrages, contre 45 % pour Kamala Harris. 

Selon une moyenne de sondages établie par RealClearPolitics, mardi, Donald Trump conserve une très légère avance de 1,6 point sur l’ancienne procureure.

Depuis l’officialisation de sa candidature, la démocrate a resserré l’écart : un sondage de CBS News-YouGov, réalisé entre le 16 et le 18 juillet, donnait trois points d’avance à Donald Trump sur la vice-présidente (51 % contre 48 %).

Mais ces enquêtes sont à relativiser. Dans un sens comme dans l’autre, l’avantage qu’elles dessinent reste dans la marge d’erreur.

Un score légèrement supérieur à celui de Joe Biden 

Au regard des derniers sondages, Kamala Harris fait tout de même un peu mieux que Joe Biden dans un affrontement contre Donald Trump. 

Deux points séparaient les deux hommes, selon un sondage Reuters/Ipsos daté du 16 juillet. Le président américain obtenait 41 % contre 43 % pour Donald Trump (dans la marge d’erreur de trois points).

Chez CBS News/YouGov, dont l’enquête a été réalisée entre le 16 et le 18 juillet, le résultat est plus tranché : Donald Trump s’offre une avance de 5 points, avec un soutien de 52 % contre 47 % pour le président sortant. 

À contre-sens, les enquêtes de FiveThirtyEight, réactualisées le 16 juillet, ont révélé que Joe Biden était en tête avec 53 % de chances de gagner en novembre, contre 46 % pour Donald Trump.

Reste que ces sondages sont à prendre avec précaution… Ils ont été réalisés dans les jours qui ont suivi la tentative d’assassinat contre Donald Trump le 13 juillet et alors que la Convention nationale républicaine battait son plein, offrant une dynamique positive à la campagne de l’ex-président.

Plus populaire auprès des femmes

Le choix de Kamala Harris a été applaudi par les pontes du parti et les donateurs qui ont envoyé cent millions de dollars en à peine 48 heures. Mais est-ce que les Américains se réjouissent de cette candidature ? 

Près de la moitié de la population américaine (48 %) soutient Kamala Harris comme candidate démocrate, selon le sondage Reuters/Ipsos.

Morning Consult estime, lui, que sa popularité prend de l’ampleur. 65 % des électeurs démocrates soutiennent pleinement Kamala Harris pour mener la campagne, soit plus du double que fin juin.

Dans le détail, la candidate de 59 ans fait déjà de meilleurs scores que Joe Biden auprès de certaines populations. Elle séduit davantage la population noire (54 % contre 39 % pour le président actuel), rapporte l’institut.

En revanche, selon un sondage de NBC News, Donald Trump fait légèrement mieux auprès des électeurs blancs face à Kamala Harris plutôt qu’à Joe Biden, devançant la candidate de 16 points et le président sortant de 14. Le Parti républicain s’appuie sur le soutien des électeurs blancs sans diplôme universitaire et des chrétiens évangéliques. 

La défense du droit à l’avortement, chère à Kamala Harris, peut lui permettre de convaincre de nombreuses électrices, notamment dans les zones périurbaines. Elle séduit déjà plus les femmes que son prédécesseur : un retard de 5 points pour la vice-présidente face au républicain, alors que Joe Biden avait un retard de douze points.

Kamala Harris pourrait faire de meilleurs scores dans certains États pivots

Pour aller plus loin, et prendre en compte le mode de scrutin américain (suffrage universel indirect), il convient de prendre en compte les résultats par État. Kamala Harris pourrait faire de meilleurs scores dans certains « Swing states » — ces États clés qui peuvent basculer dans un camp ou dans l’autre. 

Selon un sondage réalisé entre le 16 et le 18 juillet par Redfield & Wilton Strategies, Kamala Harris obtient un meilleur score que Joe Biden dans cinq États clés : Arizona, Floride, Nevada, Caroline du Nord et Wisconsin. Le président sortant est crédité de plus de voix en Géorgie et au Michigan, mais lui et Kamala Harris sont à égalité en Pennsylvanie.

Les deux démocrates devancent Donald Trump de 5 points en Virginie mais sont à la traîne de l’ancien président de 6 points en Géorgie, rapporte une enquête de FAU/Mainstreet datée du 17 juillet.

Enfin, un sondage d’InsiderAdvantage (des 15 et 16 juillet, avec une marge d’erreur de plus ou moins 3,52 %) révèle que Donald Trump mène Joe Biden de 7 points au Nevada, mais devance Kamala Harris de 10 points. En Arizona, l’ex-président a devancé Joe Biden de 5 points et Kamala Harris de 6 points.

Sans s’offrir une percée significative dans les sondages, Kamala Harris bénéficie encore d’une marge de manœuvre. Dans une note envoyée à l’équipe de campagne du républicain, le sondeur de Donald Trump, Tony Fabrizio, prédit un « bond » dans les sondages pour la démocrate.

La candidature de la vice-présidente de 59 ans met notamment fin aux préoccupations liées à l’âge et à la santé de Joe Biden. Et en tant que deuxième femme à se présenter à la présidence — et première Jamaïcaine sud-asiatique —, elle pourrait galvaniser les jeunes électeurs progressistes. Mais les républicains espèrent que ses « points forts » se retourneront contre elle.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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JO 2024: plusieurs journalistes russes écartés par les autorités françaises

by Sam's Londele 23 juillet 2024
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La Russie s’indigne de la décision des autorités françaises d’interdire l’accès aux Jeux olympiques à certains de ses journalistes. Le Kremlin a vivement réagi, lundi 22 juillet, en accusant Paris de censure à l’encontre de la presse russe. De leur côté, les autorités françaises assurent avoir refusé plusieurs accréditations pour des raisons de sécurité.

« C’est une décision inacceptable et une violation de la liberté de la presse » : le Kremlin a réagi avec colère, lundi 22 juillet, au refus des autorités françaises d’accréditer plusieurs journalistes russes pour les JO 2024. Selon l’agence RIA Novosti, cinq de ses journalistes se sont vu opposer une fin de non-recevoir à leurs demandes d’accréditation. Ce qui a donc suscité l’indignation de la Russie, par la voix de Dmitri Peskov : « Nous aimerions entendre la réaction à ce sujet des ONG qui défendent la liberté de la presse », a ajouté le porte-parole du Kremlin.

La France vigilante face aux risques d’espionnage

Pour l’heure, la France n’a pas précisé combien de journalistes étaient concernés par la mesure. Mais le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a confirmé, dans les colonnes du Journal du Dimanche, que des journalistes russes avaient été écartés à l’issue d’une enquête administrative. Motif invoqué : le risque d’espionnage, mais aussi de cyberattaques.

L’enquête n’a pas ciblé que des journalistes, le ministre cite également le staff technique ou encore les kinés. Une centaine de personnes au total ont été écartées, venant de Russie, de Biélorussie, mais aussi d’autres pays. En raison de la guerre en Ukraine, seule une quinzaine d’athlètes russes prendront part aux Jeux, sous bannière neutre, et sans pouvoir participer à la cérémonie d’ouverture.

RFI via CONGO PUB Online

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