Au 16e jour de la guerre au Moyen-Orient, les Gardiens de la Révolution iraniens ont juré dimanche 15 mars de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qualifié de« criminel tueur d’enfants ». Cela alors que l’Iran poursuit les frappes contre les pays de la région, notamment Bahreïn, dont la capitale a été secouée par de fortes explosions ce dimanche.
La guerre israélo-américaine contre l’Iran « s’intensifie et entre dans une phase décisive qui se poursuivra aussi longtemps que nécessaire », a affirmé ce samedi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont juré de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
Le président américain Donald Trump a exhorté samedi plusieurs pays, dont la France, à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Vendredi, le président américain avait annoncé que la marine américaine allait commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique où transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, qui est pour le moment bloquée par l’Iran.
Les frappes israéliennes ont fait au moins 826 morts, dont 106 enfants, et 2 009 blessés au Liban depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars dernier, a annoncé le ministère de la Santé samedi.
Le chef de la diplomatie israélienne a affirmé qu’aucune négociation directe n’était prévue avec le Liban pour mettre fin à la guerre déclenchée le 2 mars par une attaque du Hezbollah vers Israël, après le lancement des frappes israélo-américaines sur l’Iran. « La réponse est non », a déclaré le ministre Gideon Saar, interrogé par la presse sur d’éventuelles négociations entre Israël et le Liban.
Une source libanaise avait déclaré samedi que des négociations étaient « à l’ordre du jour » et que des préparatifs pour la formation d’une délégation étaient « en cours », tout en relevant qu’il fallait aussi « un engagement israélien en faveur d’une trêve ou d’un cessez-le-feu ».
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, se rend à Doha, la capitale du Qatar, première étape d’une tournée dans plusieurs pays du Golfe, afin d’« évaluer l’évolution de la situation régionale » dans le contexte de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Cette tournée « vise à assurer la coordination et la consultation afin d’atténuer l’accélération des événements dans la région et d’envoyer un message de solidarité aux frères arabes », a déclaré le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un message publié sur les réseaux sociaux. Au cours de sa visite au Qatar, M. Abdelatty devrait « tenir des réunions de haut niveau pour aborder l’escalade militaire dans la région ».
Dans l’ensemble, cette tournée vise à « souligner la solidarité de l’ensemble des dirigeants, du gouvernement et du peuple égyptiens avec leurs frères [arabes] face aux défis sécuritaires, et à travailler ensemble pour réduire l’escalade ».
RFI











