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Monde

Monde

États-Unis/France: le dîner d’État, moment fort de la visite d’Emmanuel Macron à Washington

by admin9775 2 décembre 2022
written by admin9775

C’était le point d’orgue protocolaire de la visite d’Emmanuel Macron à Washington : le dîner d’État donné en son honneur par Joe Biden à la Maison Blanche pour clore deux jours de rencontres protocolaires et politiques avec, au menu, la volonté partagée par les deux présidents d’afficher la solidité des liens entre les États-Unis et la France

Robes longues et smoking étaient de rigueur à la Maison Blanche pour le dîner d’État organisé à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron. Sous une tente dressée sur la pelouse, quelque 350 invités triés sur le volet parmi lesquels le réalisateur Claude Lelouch ou l’homme d’affaires Bernard Arnault étaient réunis autour des couples présidentiels américain et français.

Mets raffinés et sourires

Des mets raffinés, des sourires et les fameux toasts échangés par Joe Biden et Emmanuel Macron. « La France est notre première amie », lance ainsi le président américain. « Mon cher Joe, mon cher ami, et laisse-moi dire, vive les États-Unis d’Amérique, vive la France, et vive l’amitié entre nos deux pays », lui répond son homologue français.

Les deux présidents ont affiché leur proximité. Emmanuel Macron s’en est réjoui :« Je souhaitais vraiment remercier le président Joe Biden, parce que c’est un dirigeant avec lequel nous avons des discussions très franches et très directes. »

Porte ouverte

Des discussions franches dont Emmanuel Macron a profité pour aborder la question des conséquences pour les entreprises européennes du plan américain de subventions à l’économie. Joe Biden n’a rien cédé : « Les États-Unis ne s’excusent pas pour cette législation », tout en laissant la porte ouverte à des aménagements dans son application. Une manière de se montrer à l’écoute de son « ami » Emmanuel Macron qu’il a reçu pour la première visite d’État de son mandat.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Bill Clinton positif au coronavirus

by admin9775 1 décembre 2022
written by admin9775

L’ancien président américain, Bill Clinton, a annoncé avoir contracté le coronavirus et présenter des symptômes « légers » de la maladie.

Clinton a déclaré dans un tweet publié mercredi soir, que « Les résultats de mon test de dépistage de la Covid étaient positifs. J’ai des symptômes légers, mais je vais généralement bien et je m’occupe chez moi ».

Et d’ajouter : « Je suis reconnaissant d’avoir reçu le vaccin et la dose de rappel. »

Clinton a exhorté tout le monde à se faire vacciner, surtout avec l’avènement de l’hiver.

*Traduit de l’arabe par Malèk Jomni

AA via CONGO PUB Online

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Monde

Guerre en Ukraine : pour le Kremlin, un tribunal spécial n’aurait « aucune légitimité »

by admin9775 1 décembre 2022
written by admin9775

La Commission européenne a proposé mercredi de travailler à la création d’un tribunal spécial pour juger les « crimes de la Russie » en Ukraine. L’instance souhaite également trouver des solutions pour mobiliser les avoirs russes gelés afin d’aider à reconstruire le pays ravagé, deux entreprises qui s’annoncent toutefois difficiles. 

En parallèle, sur le terrain des opérations militaires, les forces russes maintiennent la pression en vue de tenter de s’emparer de Bakhmout, une ville de l’est du territoire ukrainien dans les environs de laquelle des combats font rage depuis l’été. Les Russes avaient peu auparavant revendiqué la prise de trois villages près de cette ville qui comptait 70 000 habitants avant la guerre et qui est aujourd’hui en grande partie détruite. Cette bataille a pris une importance d’autant plus symbolique pour Moscou que la conquête de Bakhmout, avec l’appui du groupe paramilitaire Wagner, arriverait après une série d’humiliantes défaites, avec les retraites de Kharkiv (nord-est) en septembre et de Kherson (sud) en novembre. 

Un employé de l’ambassade d’Ukraine à Madrid a par ailleurs été légèrement blessé mercredi par l’explosion d’une lettre piégée destinée à l’ambassadeur, amenant Kiev à ordonner un renforcement de la sécurité dans toutes ses représentations diplomatiques. 

Un tribunal spécial pour juger la Russie

« Tout en continuant à soutenir la Cour pénale internationale (CPI, dont le siège est à La Haye, NDLR), nous proposons de mettre en place un tribunal spécial soutenu par les Nations unies pour enquêter et poursuivre en justice les crimes d’agression de la Russie » contre l’Ukraine, a déclaré la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, dans une vidéo diffusée mercredi sur Twitter.

« Tout en continuant à soutenir la Cour pénale internationale (CPI, dont le siège est à La Haye, NDLR), nous proposons de mettre en place un tribunal spécial soutenu par les Nations unies pour enquêter et poursuivre en justice les crimes d’agression de la Russie » contre l’Ukraine, a déclaré la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, dans une vidéo diffusée mercredi sur Twitter.

Celle-ci ne pourrait pas juger le président russe Vladimir Poutine, son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères, qui bénéficient d’une immunité de poursuites pendant leur mandat, note la Commission. « Un tribunal ad hoc compétent pour les crimes d’agression permettrait de poursuivre en justice les plus hauts dirigeants russes qui autrement jouiraient d’une immunité », poursuit-elle dans un document préliminaire. Si la proposition n’a aucune chance de passer au Conseil de sécurité de l’ONU en raison de l’opposition de la Russie, elle pourrait avoir plus d’écho à l’Assemblée générale.

Faire payer la Russie pour reconstruire l’Ukraine

Les Européens veulent aussi parler avec leurs partenaires, notamment au sein du G7, de leur volonté de faire payer Moscou pour les destructions matérielles en Ukraine. « Avec nos partenaires, nous veillerons à ce que la Russie paie pour les ravages qu’elle a causés, en utilisant les fonds gelés des oligarques et les actifs de sa banque centrale », a affirmé Ursula von der Leyen. Selon la cheffe de l’exécutif européen, plus de 20 000 civils et plus de 100 000 militaires ukrainiens ont été tués ou blessés depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février, tandis que les dommages subis par l’Ukraine sont évalués à 600 milliards d’euros. 

Les Etats membres de l’UE ont déjà gelé 19 milliards d’euros d’avoirs appartenant à des oligarques russes et quelque 300 milliards d’euros de réserves de la Banque centrale de Russie sont bloqués dans l’UE et les autres pays du G7. En ce qui concerne les avoirs publics, la Commission propose de créer « une structure pour gérer ces fonds et les investir ». Les revenus ainsi générés pourraient directement servir à la reconstruction de l’Ukraine. 

Une fois les sanctions levées, ces actifs de la banque centrale devraient être restitués mais ils pourraient « être liés à un accord de paix prévoyant d’indemniser l’Ukraine pour les dommages subis ». En ce qui concerne les avoirs des oligarques qui ont été gelés, leur confiscation ne serait possible qu’en lien avec une infraction pénale. L’UE est en train d’harmoniser les législations de ses Etats membres afin de punir de façon uniforme le contournement des sanctions, ce qui pourrait servir de base à une telle mesure. 

40% du réseau électrique ukrainien toujours hors d’usage

Une semaine après les dernières frappes russes sur les infrastructures énergétiques, près de la moitié du réseau électrique ukrainien restait jeudi hors d’usage a indiqué l’opérateur privé DTEK, tout en soulignant les efforts « de jour comme de nuit » des électriciens pour les réparer.  

« La Russie a détruit 40% du système énergétique ukrainien avec des attaques terroristes aux missiles. Des dizaines de travailleurs de l’énergie ont été tués et blessés », a affirmé DTEK dans un communiqué publié sur Telegram. 

L’ONU lance un appel record pour l’aide humanitaire, dopé par l’Ukraine

L’ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 face aux besoins humanitaires qui s’envolent, portés par le conflit en Ukraine et les effets du changement climatique, tels que les risques de famine en Afrique. Les agences humanitaires des Nations unies nécessiteront 51,5 milliards de dollars US (49,6 milliards d’euros) l’an prochain, des besoins en hausse de 25%. Ces fonds leur permettront de financer leurs programmes pour venir en aide à 230 millions de personnes parmi les plus vulnérables dans 68 pays.  

« L’année prochaine sera donc le plus vaste programme humanitaire » jamais lancé au niveau mondial, a déclaré le chef de l’agence humanitaire de l’ONU Martin Griffiths aux journalistes. « Des sécheresses et des inondations meurtrières font des ravages (…) du Pakistan à la Corne de l’Afrique. La guerre en Ukraine a transformé une partie de l’Europe en champ de bataille. Plus de 100 millions de personnes sont déplacées dans le monde. Et tout cela en plus de la dévastation que la pandémie a entraînée chez les plus pauvres dans le monde », a souligné Martin Griffiths, qui s’attend à ce que 2023 soit dans la même veine que 2022. 

Lavrov dénonce les propos « pas chrétiens » du pape sur les minorités ethniques en Russie

« Le pape François a fait il y a peu des déclarations pas du tout compréhensibles, absolument pas chrétiennes, désignant deux peuples de Russie, pour dire qu’on doit s’attendre de leur part à des atrocités lors de combats militaires », a dénoncé jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse. « Ca n’aide pas à l’autorité du Saint-Siège », a ajouté celui dont le pays est accusé d’envoyer au front de manière disproportionnée des hommes appartenant à des minorités ethniques de Sibérie et du Caucase, régions pauvres et reculées. 

Depuis trois jours différents responsables russes se sont offusqués de propos tenus par le pape lors d’un entretien avec un journal jésuite et dans lequel ce dernier évoquait la cruautés des Tchétchènes et Bouriates servant dans l’armée russe en Ukraine. La Tchétchénie est une république du Caucase russe à majorité musulmane, la Bouriatie est, elle, une région bouddhiste de Sibérie située entre le lac Baïkal et la Mongolie. Une unité basée en temps de paix en Bouriatie a ainsi été accusée d’avoir joué un rôle central dans le massacre de civils à Boutcha, près de la capitale Kiev. La Russie a nié ces crimes et évoqué une « mise en scène » de l’Ukraine et de ses alliés occidentaux.

L’EXPRESS via CONGO PUB Online

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Monde

En visite à Washington, Macron déplore les mesures économiques «super agressives» de Biden

by admin9775 1 décembre 2022
written by admin9775

Il s’est voulu « direct » au premier jour de sa visite d’État : le président français Emmanuel Macron a déploré mercredi 30 novembre à Washington les mesures « super agressives » prises par son homologue américain Joe Biden pour doper l’industrie américaine. Le chef de l’État français a plaidé pour une meilleure coordination économique de part et d’autre de l’Atlantique.

Au premier jour d’un voyage officiel devant célébrer l’amitié franco-américaine, le président français n’a pas caché ses préoccupations lors d’un déjeuner avec des parlementaires américains. Les subventions massives décidées par le président américain dans une grande loi économique et sociale appelée « Inflation Reduction Act » (IRA) sont « super agressives pour nos entreprises », a-t-il déploré.

« Je ne veux pas devenir un marché pour les produits américains, parce que j’ai exactement les mêmes produits que vous. J’ai une classe moyenne (qui doit) travailler et des gens qui doivent trouver du boulot. Et la conséquence de l’IRA est que vous allez peut-être régler votre problème, mais vous allez aggraver le mien. Je suis navré d’être aussi direct », a déclaré Emmanuel Macron.

Le patriotisme économique américain inquiète Macron

« Mettez-vous à ma place », a-t-il dit aux élus lors de cette réunion consacrée au changement climatique, en demandant à être « respecté comme un bon ami ». La France voit avec inquiétude le patriotisme économique décomplexé dont fait preuve le président démocrate américain, qui s’est donné pour mot d’ordre le « Made in USA ». Joe Biden entend en particulier doper la filière des véhicules électriques, dans une optique à la fois de relance de l’emploi industriel, de transition énergétique et de compétition technologique avec la Chine.

Le président français a indiqué qu’il ne « croyait pas une seconde » à une volte-face américaine, mais a plaidé pour une meilleure synchronisation entre les États-Unis et l’Europe. 

La porte-parole de Joe Biden, Karine Jean-Pierre, a elle répété la position de Washington, à savoir que cet « Inflation Reduction Act » crée « des opportunités significatives pour les entreprises européennes et pour la sécurité énergétique européenne. Ce n’est pas un jeu à somme nulle ». La visite d’État d’Emmanuel Macron, premier dirigeant étranger à qui Joe Biden réserve cet honneur diplomatique, s’est poursuivie sur un ton plus solennel.

Le chef de l’État s’est rendu au cimetière national d’Arlington, où il a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, mais aussi une rose blanche sur la sépulture de Pierre Charles L’Enfant. Cet architecte français a dessiné les plans de la capitale américaine.

Au Cimetière national d’Arlington, où reposent les anciens combattants américains, dont tant et tant de héros qui sont tombés pour libérer la France. pic.twitter.com/Hl1soPL23E

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 1, 2022
Visite à la Nasa

Un peu plus tôt, le président français avait entamé cette visite d’État en rencontrant la vice-présidente Kamala Harris au siège de la Nasa, accompagné de l’astronaute Thomas Pesquet. Emmanuel Macron veut en effet faire de l’espace l’exemple d’une coopération franco-américaine réussie avec à ses côtés son principal ambassadeur, rapporte notre envoyée spéciale à Washington, Valérie Gas. Dès ses premiers mots, Emmanuel Macron a évoqué la participation de Thomas Pesquet à la mission Artemis, lancée par les Américains pour retourner sur la lune, dans un sourire qui ne cache pas une vraie volonté de Paris d’être associé à ce projet.

Kamala Harris a elle aussi joué le jeu en évoquant sa fierté de travailler avec la France, en rappelant que Paris et Washington sont partenaires dans le domaine spatial depuis 60 ans. Une longue coopération donc que les deux pays semblent vouloir renforcer à l’occasion de la visite d’État d’Emmanuel Macron. Dans la délégation française, on insiste d’ailleurs sur l’importance d’une rencontre à ce niveau pour donner une nouvelle impulsion et obtenir des avancées plus rapides dans trois domaines identifiés : l’observation de la Terre, l’exploration spatiale et l’industrie.

Dîner d’État

Mercredi soir, après une réunion sur le nucléaire civil et une rencontre avec la communauté française, Emmanuel et Brigitte Macron ont rencontré Joe et Jill Biden pour un dîner se voulant intime, loin du faste protocolaire que la Maison Blanche va déployer ce jeudi pour le président français. Emmanuel Macron sera en effet accueilli en musique et par des soldats en grande tenue. Tout a été préparé et répété depuis plusieurs jours pour être absolument parfait, souligne notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin.

Avant l’entretien bilatéral entre les deux présidents, il y aura la remise des cadeaux. Emmanuel Macron offrira une coupe d’une célèbre maison française d’orfèvrerie, inspirée de l’époque où celle-ci équipait de ses couverts les paquebots transatlantiques. Plaisir des yeux donc, mais aussi des oreilles, avec la bande originale, en vinyle et en CD, du film Un homme et une femme, dont le réalisateur Claude Lelouch fait partie de la délégation française. Il faut préciser que c’est le couple Biden qui reçoit le couple Macron.

Cette visite culminera avec le dîner d’État. Cela va se passer le soir sous une tente dressée pour l’occasion sur la pelouse sud de la Maison Blanche. Elle peut accueillir 300 à 400 invités. Des politiques membres des exécutifs américains et français, des artistes comme le chorégraphe Benjamin Millepied ou encore des chefs d’entreprise, car c’est aussi l’occasion de nouer des relations d’affaires. La première dame Jill Biden a elle-même participé à la conception de la décoration qui mettra en valeur les couleurs bleu, blanc, rouge communes aux drapeaux des deux pays. Elle s’est aussi occupé du menu : homard du Maine poché au beurre, une sélection de fromages américains dont l’un a même été désigné meilleur fromage du monde en 2019 et un dessert aux agrumes. Le tout se terminera en chansons. Le musicien multiprimé Jon Batiste animera la soirée. Il est originaire de la Nouvelle-Orléans, dernière étape de la visite du président français.

Rfi via CONGO PUB Online

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Monde

Chine: mort de Jiang Zemin, l’apparatchik qui prit la relève des «Timoniers»

by admin9775 30 novembre 2022
written by admin9775

L’ancien numéro un chinois Jiang Zemin est décédé, mercredi 30 novembre, à Shanghai, à l’âge de 96 ans, a annoncé l’agence d’État Chine nouvelle. Il n’était pas le plus connu des grands leaders politiques de la Chine contemporaine, mais les changements qu’il a accompagnés dans son pays ont donné une dimension historique à ses choix. Il a, le premier, incarné le visage actuel de la République populaire de Chine. Celui d’une superpuissance de tout premier plan.

Lorsque son heure est arrivée, les commentateurs parlaient de lui comme d’un apparatchik du Parti communiste chinois, sur lequel peu de gens auraient misé. Jiang Zemin a percé tard, après la cinquantaine, et la lenteur de son ascension aurait pu l’empêcher d’incarner une nouvelle génération à la tête de son pays. Mais les événements de la grande histoire en ont finalement décidé autrement.

Au début des années 1980, le futur numéro un de la République populaire de Chine, qui s’intéresse à l’économie, est vice-président de la commission du Parti pour les investissements étrangers, une thématique clé. Il devient par la suite vice-ministre, puis ministre de l’Industrie électronique, autre thématique clé, avant de prendre la mairie de Shanghai, en 1985. C’est un tournant ; deux ans plus tard, en 1987, il entre au bureau politique du comité central du PCC.

Jiang Zemin va finalement se retrouver propulsé au cœur de la machinerie. Quasiment sans transition, à nouveau deux ans plus tard, en 1989, il devient secrétaire général du Parti communiste chinois en juin, puis président de commission militaire centrale du PCC en novembre. Une double casquette qu’il conservera jusqu’aux années 2000, et qu’il cumulera avec celle de président de la République à partir de 1993. Il possède dès lors « les trois couronnes ».

Cette concentration des pouvoirs entre les mains d’un homme, qui a de nouveau cours aujourd’hui sous Xi Jinping, constitue à cette époque une première depuis Mao Zedong. Alors, comment cela a-t-il pu arriver ? Comment cet ingénieur de l’ombre sans grand charisme est-il devenu si brusquement le visage d’une Chine de plus en plus conquérante dans la mondialisation, et à qui l’on continuera ensuite de prêter une immense influence dans les arcanes pékinois sous les présidences Hu Jintao et Xi Jinping quasiment jusqu’à sa mort ?

Le récit d’une ascension non programmée

D’où Jiang Zemin a-t-il tiré sa légitimité ? Tiananmen. C’est bien le tragique massacre d’une multitude d’étudiants pro-démocratie, le 4 juin 1989 en face de la Cité interdite, sur la plus célèbre des places de la capitale, qui a disqualifié tous les rivaux politiques de cet enfant de la province côtière du Jiangsu. Ces événements lui ont dégagé la voie, le transformant en consensus qui allait sauver le régime dans ce moment de soubresauts au sommet du pouvoir.

En 1989, au moment de la répression, la Chine est encore entre les mains d’un vieil homme, Deng Xiaoping, fragilisé depuis 1986 par la chute de son premier dauphin, Hu Yaobang, qui disparaît en 1989 – ce qui provoque le mouvement. Deng est un monument national : successeur de Mao, il a réorienté le régime vers la réforme économique, donnant au pays un visage hybride entre communisme et capitalisme. Au crépuscule, autour du « petit timonier », l’une des figures montantes du PCC s’appelle alors Zhao Ziyang. Il est secrétaire général du Parti. Une autre s’appelle Li Peng. Il est Premier ministre. Les deux ambitions vont se percuter au profit de Jiang Zemin.

Le conservateur Li Peng incarne une ligne dure, et suggère des mesures répressives à Deng face au mouvement de Tiananmen. Lors d’une réunion avec des représentants étudiants, en direct à la télévision, il fait la sourde oreille face à leurs revendications. Le réformateur Zhao Ziyang, à l’inverse, est favorable à des négociations. Il ira jusqu’à descendre sur la place Tiananmen pour discuter avec les manifestants et leur passer un message d’apaisement, là encore sous les caméras.

La souplesse de l’un provoquera sa perte, puisque Zhao Ziyang sera déchu et passera le restant de ses jours en résidence surveillée – il meurt en 2005. La poigne de l’autre lui servira à s’imposer d’abord, certes ; mais en conduisant pour Deng la répression du mouvement, Li Peng se condamnera ensuite à une impasse personnelle. Le sommet du pouvoir chinois se met alors, bon gré mal gré, en quête d’un troisième homme, d’une incarnation assez forte et consensuelle. Le témoin est rapidement transmis au discret Jiang Zemin.

Jiang Zemin à l’épreuve du pouvoir

Habile pendant la crise de Tiananmen, Jiang aura su rester solidaire avec la ligne du chef jusque dans la répression traumatisante du mouvement estudiantin, tout en gardant la virginité d’un homme fraîchement arrivé. Il devient un point d’équilibre dans un PCC aux abois, désireux de réaffirmer avec autorité, à long terme, sa place centrale dans la vie des Chinois. C’est ce qu’il se passe. Sous l’impulsion du nouvel arrivant, le consensus s’installe par la force : aucun conflit interne du bureau politique ne devra jamais plus filtrer.

Les temps sont alors agités partout autour de la Chine populaire, et la chute du Mur de Berlin, puis de l’URSS, enterrent définitivement toute velléité de réforme politique, revendication majeure de Tiananmen. En interne, Jiang Zemin s’appuie dans un premier temps sur les conservateurs pour assoir son influence. « Le précepte maoïste « il faut être rouge avant d’être expert » redevient le mot d’ordre dans chaque entreprise, administration ou université. L’économie de marché est quasiment supprimée », commentent les auteurs du documentaire Chine, le nouvel empire.

Mais tout aussi habilement, à contre-pied, Jiang Zemin reprend dès les années suivantes à son compte les dernières volontés politiques et économiques de Deng Xiaoping, des vues plus flexibles. C’est la ligne qu’il défend à l’occasion du XIVe congrès du PCC en 1992. Il entérine alors le nouveau « socialisme à la chinoise » cher à son prédécesseur, entre toute-puissance du Parti et impératif de poursuivre la croissance, par l’économie de marché, pour sortir le pays du repli et du sous-développement. Le tout, en protégeant le secteur industriel d’État.

La figure tutélaire, Deng, meurt en 1997. Alors, c’est Jiang Zemin qui incarne le nouveau consensus en Chine, son Premier ministre Zhu Rongji se chargeant, quant à lui, d’incarner la ligne réformiste. Pékin se lance dans la recherche de la productivité et des bénéfices, dans un capitalisme débridé fait de privatisations, de dégraissages et de faillites. Les protections sociales reculent, les droits fondamentaux au travail également. Les premiers travailleurs migrants apparaissent. Ils sont de nos jours des centaines de millions.

La Chine des milliardaires est en marche. Jiang laissera une doctrine derrière lui, évoquée pour la première fois en février 2000, posée dans le marbre en 2001, lors du 80e anniversaire du PCC. « Notre Parti, dit-il, doit toujours représenter les demandes de développement des forces productives progressistes chinoises, représenter l’orientation de la culture d’avant-garde et représenter les intérêts fondamentaux de la majorité de la population du pays. »

C’est la théorie des « trois représentations », visant à intégrer les élites économiques dans l’appareil du PCC. Elle sera ajoutée aux statuts du Parti en 2002, puis dans la Constitution en 2003.

Le premier à incarner Chine d’aujourd’hui

Sous le règne de Jiang Zemin, la Chine populaire se réaffirme avec force dans un monde en mutation, avec notamment la rétrocession de Hong Kong, et de sa puissante Bourse financière, par le Royaume-Uni en 1997. Puis avec l’entrée dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001. Parallèlement, le pays passe, de 1989 à nos jours, d’environ 20 milliards de dollars constants estimés en dépenses militaires, à plus de 200 milliards de dollars constants actuellement, selon les chiffres du SIPRI. Et de garder, bien sûr, sa place permanente au Conseil de sécurité de l’ONU.

Jiang Zemin et « ses célèbres lunettes rectangulaires en écaille », comme le décrivait RFI il y a quelques années, place ses « hommes de Shanghai » aux responsabilités au sein des institutions civiles et militaires. Il arpente le monde, en leader conquérant avec lequel chacun veut signer des contrats. Il noue des liens forts au passage.

La France vend alors des Airbus à la Chine. Jacques Chirac est tout sourire. Mais un soir de 1999, le public français ne retiendra de Jiang Zemin que sa valse endiablée avec Bernadette, épouse Chirac, au son d’un accordéon corrézien. Marque d’estime : le président chinois rend visite au président français dans son château de Bity (Corrèze).

C’est enfin Jiang Zemin qui acte l’interdiction du renouvellement des mandats des responsables du Parti. Son propre retrait intervient en 2003. Jusqu’à l’année suivante, il garde son poste de président de la Commission militaire, afin de partir en douceur. Mais la vraie transition, la passation des pouvoirs, il ne la contrôlera pas plus que ses prédécesseurs n’avaient pu contrôler la leur, ou que ses successeurs ne le pourront par la suite. C’est ce qu’explique, sur le site d’information Asialyst, le chercheur Alex Payette, spécialisé sur le Parti-État chinois et ses élites.

Bon gré mal gré, Hu Jintao prendra la relève, revitalisant au pouvoir les préceptes politiques du philosophe Confucius dans les années 2000. Puis ce sera l’ère Xi Jinping, l’homme à poigne, qui reléguera peu à peu Jiang Zemin au rôle d’intriguant hors d’âge des arcanes de l’ombre, le vieux doyen à qui l’on prête toutes les manigances, et que l’on essaie d’annihiler tout en le montrant pour les grandes occasions. Dans les dernières années de sa vie, les observateurs chroniqueront sa baisse d’influence progressive, sous l’impulsion de M. Xi.

Depuis son accession au pouvoir, lorsque Xi Jinping parle des tigres et des mouches, autrement dit des puissants dirigeants corrompus et des petits bureaucrates qui permettent à la corruption de prospérer, on a pris l’habitude de penser à Jiang Zemin, tant il incarnait la figure du tigre par excellence. Malgré des soupçons gigantesques le concernant, concernant tout son clan, sa famille, ses alliés, malgré la chute de proches aussi dans la lutte anticorruption, néanmoins, il n’aura jamais été inquiété personnellement par son puissant successeur.

Signe que même à un âge très avancé, Jiang Zemin continuait au mieux d’être respecté au sein du Parti, au pire d’y être redouté. L’héritage du briscard est immense, tant la Chine et son Parti-État, plus grande formation politique au monde avec ses dizaines de millions de membres, dans la nation la plus peuplée de la Terre, ont changé de nature et de dimension depuis que le discret Jiang en a pris un jour les rênes.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Emmanuel Macron aux États-Unis pour célébrer l’alliance franco-américaine

by admin9775 30 novembre 2022
written by admin9775

Le président français effectue une visite d’État dans le pays pendant les trois prochains jours. Avec son homologue américain Joe Biden, il va célébrer et renouveler une alliance ancienne et que les deux pays veulent projeter vers l’avenir.

De notre correspondant à Washington, 

Une visite d’État, en matière diplomatique, c’est le plus haut degré d’importance qui puisse exister sur le plan protocolaire. Les lieux les plus en vue de la capitale américaine et notamment la Maison Blanche, sont pavoisés aux couleurs des deux pays. Au terme d’une première journée marquée par une visite au cimetière national d’Arlington et par une rencontre avec la communauté française, est prévu un dîner privé pour les deux couples présidentiels. Jeudi matin, se déroulera une cérémonie d’accueil à la Maison Blanche très formelle avant un entretien bilatéral et enfin un dîner d’État le soir. Il est prévu aussi une série de rencontres au plus niveau avec la vice-présidente Kamala Harris et le secrétaire d’État, le très francophone et très francophile Anthony Blinken, mais aussi avec des responsables du Congrès. Ce n’est pas la première visite de ce niveau pour Emmanuel Macron, qui avait déjà été reçu de la sorte par Donald Trump. Mais à Washington, on retient surtout que c’est la première visite d’État organisée ici depuis que Joe Biden est à la Maison Blanche. Et pour cette première, le président américain a choisi son homologue français.

Le choix de la France, pas un hasard

Le coordinateur pour les communications stratégiques du conseil de sécurité nationale John Kirby ne cache pas que l’administration Biden est très « excited » – qui peut se traduire par « exaltée » – par cette visite. Il explique que les alliances sont un pilier de la politique étrangère américaine. Et la France est la plus ancienne alliée des Etats-Unis. Elle est, dit John Kirby, au centre de tout ce qui se passe autour de l’Ukraine et de l’Indo-Pacifique avec les menaces chinoises. Et il ne tarit pas d’éloges sur Emmanuel Macron, qualifié de leader européen au sein du G7, et dont il loue à la fois l’expérience, les connaissances et la sagesse. Il insiste moins là-dessus, mais c’est aussi l’occasion de mettre un point final à la brouille liée à l’affaire des sous-marins que la France devait construire pour l’Australie et dont le contrat avait été annulé au profit des États-Unis.

Beaucoup de dossiers à discuter

Il va évidemment être question des grands dossiers internationaux du moment. La guerre en Ukraine, mais aussi les relations avec la Russie. Emmanuel Macron assume de continuer à discuter avec Vladimir Poutine, contrairement à Joe Biden. Sur la Chine, le grand rival et concurrent désigné par les États-Unis, la France et les Européens sont sur une ligne moins offensive et tiennent à conserver leurs relations économiques avec Pékin. On va parler de coopération spatiale. Emmanuel Macron va visiter un centre de vol de la NASA près de Washington. La lutte antiterroriste, la sécurité alimentaire et énergétique, avec le gaz et le nucléaire sont également au programme. On parlera aussi de lutte contre le changement climatique et de relations économiques.

Des points de désaccord à aplanir

Selon un responsable français, il ne faut pas que les différences deviennent de vraies divergences. Ce que la France, et plus largement l’Europe, reproche aux États-Unis, c’est la fameuse loi de réduction de l’inflation qui a été promulguée l’été dernier par Joe Biden. Cette loi prévoit des aides fiscales aux Américains pour l’achat de véhicules électriques fabriqués aux États-Unis. Les Européens et la France considèrent que c’est tout simplement subventionner les entreprises américaines et que c’est du protectionnisme. Côté américain, on explique que cette loi comporte le plus important paquet de mesures pour la transition énergétique et contre le changement climatique jamais voté, que c’est bon pour la planète et que c’est donc l’intérêt général. Un groupe de travail américano-européen a été créé pour comprendre les réserves européennes. La Maison Blanche explique qu’elle est réellement dans une démarche d’écoute et annonce que s’il n’y a pas d’accord à l’occasion de cette visite d’État, cette démarche va continuer. Car par-dessus tous, pour l’administration Biden, cette visite d’État ne doit pas être une occasion d’étaler les désaccords, mais de célébrer des relations et une alliance ancienne tout en la relançant pour le futur.

Rfi via CONGO PUB Online

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Monde

Mexique: marée humaine autour du président AMLO qui présentait un 1er bilan de son sexennat

by admin9775 28 novembre 2022
written by admin9775

Dimanche, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a pris la tête d’une grande marche réunissant des dizaines de milliers de partisans dans les rues de Mexico. AMLO, de son surnom, présentait le bilan des quatre premières années de son sexennat, l’occasion d’exhiber au grand jour sa popularité écrasante en attirant les foules sur le Zocalo, la grande place centrale de Mexico.

« C’est un honneur d’être avec Obrador »: ils sont venus par milliers de toutes les régions du Mexique pour le scander, le chanter, brandir ce message écrit sur leurs pancartes. Environ 70% des Mexicains ont une opinion positive de leur président, même si en vertu de la Constitution mexicaine, il ne peut pas briguer la réélection.

Habillée aux couleurs du parti du président, Norma Robles affirme que les médias qui le critiquent sont forcés de reconnaître que le peuple est avec lui. « C’est une marche de soutien, de célébration, nous voulons dire au président que nous sommes à ses côtés. Le peuple mexicain est là pour lui montrer qu’il croit en lui. »

Dans les rues de Mexico, la marée humaine n’a pas de fin. La plupart des manifestants ne parviendront jamais jusqu’au Zocalo, où AMLO présente le bilan de quatre ans au pouvoir. Selon ses admirateurs, il a gouverné en faveur des pauvres, pour mieux redistribuer les richesses du pays.

Des marcheurs prêts à revenir sur le Zocalo pour le président

Un retraité, Gaston Lopez, vante les pensions destinées à toutes les personnes du troisième âge: « Je reçois une de ces pensions, qui n’existaient pas auparavant. Il a jeté les bases de la transformation de notre pays et il faut poursuivre ce projet. Le président a gagné le respect du monde entier ! »

Il n’est pas rare d’entendre les participants à la marche dire que toute leur vie, ils avaient attendu un tel président. Et chaque fois que celui-ci leur demandera de remplir le Zocalo en son honneur, ils reviendront.

Este es, por mucho, el mejor video de LA MARCHA HISTÓRICA! Lo hizo @laionmedia 🙏🏻

Es imposible no VIBRAR y volver a sentir toda esa energía de ciudadanos libres que exigen un mejor país, y que saben que sólo se puede CONSTRUIR EN DEMOCRACIA!

YO SOY MÉXICO! TODOS SOMOS MÉXICO! pic.twitter.com/UAR7bL8EoX

— Max Kaiser (@MaxKaiser75) November 19, 2022

Emmanuelle Steels

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Brésil : lourde amende pour le parti de Bolsonaro, accusé de « mauvaise foi »

by admin9775 24 novembre 2022
written by admin9775

Le parti du président sortant du Brésil, Jair Bolsonaro, qui avait déposé mardi un recours contre le résultat de l’élection présidentielle du mois d’octobre, a essuyé mercredi un refus de la part de l’autorité électorale. Cette dernière a estimé que la plainte était de « mauvaise foi » et lui a infligé une amende d’environ 4,2 millions de dollars.

Le parti politique du président sortant Jair Bolsonaro a écopé mercredi 23 novembre d’une lourde amende de la part de l’autorité électorale du Brésil pour avoir demandé avec « mauvaise foi » la révision du résultat de la présidentielle, remportée par Lula.

Le président du Tribunal supérieur électoral (TSE), Alexandre de Moraes, a estimé que la plainte déposée mardi par le Parti libéral (PL) était de « mauvaise foi », selon un texte publié sur le site de l’institution, qui lui a infligé une amende d’environ 4,2 millions de dollars.

Le jugement a souligné « l’absence de preuves et de circonstances justifiant la mise en place d’une vérification extraordinaire » des quelque 280 000 urnes électroniques utilisées lors du scrutin présidentiel.

Des urnes montrées du doigt

Le candidat de la gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, a remporté le second tour de la présidentielle, le 30 octobre, avec une petite majorité de 50,9 % contre 49,1 % pour le chef d’État d’extrême droite.

Le PL avait demandé mardi « l’invalidation des voix provenant des urnes électroniques pour lesquelles des dysfonctionnements insurmontables ont été mis au jour, et d’en tirer les conséquences juridiques pour les résultat du second tour ».

Cette formation, qui a obtenu le plus grand nombre de députés et de sénateurs à l’issue des législatives, estime que le « mauvais fonctionnement » de cinq modèles d’urnes « remet en cause la transparence du processus électoral ». Ces urnes datent d’avant 2020, a aussi soutenu le PL.

Les arguments présentés sont « absolument faux », a estimé Alexandre de Moraes, et la demande « ostensiblement offensante pour l’État de droit démocratique et faite de manière incohérente, dans le but d’encourager les mouvements criminels et antidémocratiques ». Ces mouvements, ajoute-t-il, se sont manifestés par des « menaces et des violences graves » lors de blocages de routes dans tout le pays.

Après la victoire de Lula, des partisans de Jair Bolsonaro ont organisé des centaines de blocages qui ont duré plusieurs jours et ont parfois donné lieu à des affrontements avec les forces de sécurité.

Jair Bolsonaro a pratiquement disparu de la vie publique depuis plus de trois semaines, après l’annonce de sa défaite face à l’ex-président Lula (2003-2010). Il est sorti de son silence deux jours plus tard, sans reconnaître explicitement sa défaite, et évoquant le « sentiment d’injustice » de ses partisans qui manifestaient devant des casernes pour réclamer une intervention militaire.

France 24 via CONGO PUB Online

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Monde

Attentats à Jérusalem : un mort et 18 blessés dans deux explosions

by Pius KAMBU 23 novembre 2022
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Les deux charges explosives laissées dans des sacs ont été activées à distance par téléphone

Jérusalem a été frappée par deux attentats à l’explosif mercredi matin. La première explosion a eu lieu à un arrêt de bus au carrefour de Givat Shaoul, près de l’entrée ouest de la ville et l’autre au carrefour de Ramot, dans le nord de Jérusalem, faisant un mort et 18 blessés, dont quatre dans un état critique.

Screenshot
L’arrêt de bus à l’entrée de Jérusalem où a eu lieu la première explosion, le 23 novembre 2022

Une explosion a eu lieu près d’un arrêt de bus sur la rue Shaarei Yerushalaim à l’entrée de Jérusalem, peu après 7h locale à un moment où les bus sont très fréquentés. Les médecins et les ambulanciers du Magen David Adom ont prodigué les premiers secours sur place à 12 personnes blessées, deux dans un état critique, deux dans un état grave et les autres à des degrés divers. Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux Hadassah Ein Kerem et Shaare Tsedek. Un des blessés, Aryeh Shechopek, 16 ans, du quartier de Har Nof à Jérusalem, est décédé des suites de ses blessures au centre médical Shaare Tsedek. Il se rendait à sa yeshiva à Beit Yair lorsque la première bombe a explosé.

« Ces attentats à l’explosif rappellent aux israéliens les heures sombres de la seconde Intifada » 

De nombreuses forces de police se sont rendues sur les lieux. Les circonstances de l’explosion font l’objet d’une enquête mais il semblerait que du matériel agricole ait été utilisé comme explosif primaire au vu de l’importante fumée dégagée. « Les attaques terroristes sont le plus souvent perpétrées par armes à feu ou armes blanches. Ces attentats à l’explosif rappellent aux israéliens les heures sombres de la seconde Intifada entre 2000 et 2005 », précise Daniel Haïk, journaliste i24NEWS, depuis les lieux de l’attentat. 

Ihud Hatzla spokesmen
L’entrée de Jérusalem après l’explosion du 23 novembre 2022

La seconde explosion s’est produite environ 25 minutes plus tard, au carrefour Ramot. Trois personnes ont été légèrement blessées par des éclats et ont été soignées sur les lieux. Les circonstances de la première détonation font l’objet d’une enquête. Les sources sur la cause de la seconde explosion sont contradictoires, certains faisant état d’un explosif attaché à une moto, d’autres d’un sac rempli d’explosifs laissé à l’arrêt de bus, indique la police.

Les deux charges explosives laissées dans des sacs ont été activées à distance par téléphone

Les deux charges explosives laissées dans des sacs ont été activées à distance par téléphone et sont très similaires. Les deux bombes contenaient chacune un grand nombre de clous pour faire le maximum de victimes. Le commissaire de police Kobi Shabtai s’est rendu sur les lieux et a indiqué qu’il pourrait y avoir deux terroristes impliqués. Trois Palestiniens suspectés d’être impliqués dans les attentats ont été arrêtés.

Olivier Fitoussil/Flash90
Des policiers et du personnel de sécurité sur les lieux de l’explosion au carrefour Ramot à Jérusalem, le 23 novembre 2022

« L’occupation sioniste paie aujourd’hui le prix de ses crimes et de ses agressions contre notre peuple et la mosquée Al-Aqsa. Notre peuple ne restera pas silencieux face à cela, et l’indignation d’Al-Aqsa explosera et se répandra dans toutes les régions », s’est félicité le porte-parole du Hamas, Abd Latif al-Kanou. Le Jihad islamique a également salué ces attaques.

A l’issue d’une évaluation de la situation sécuritaire menée ce mercredi matin par le ministre de la Défense Benny Gantz, il a été décidé de fermer les points de passage de Gilboa (Jelma) et de Salem dans la région de Jénine.

i24 via CONGO PUB Online

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Monde

Israël : «Attaques» à la bombe à Jérusalem

by admin9775 23 novembre 2022
written by admin9775

Double explosion ce 23 novembre au matin à Jérusalem. Il y a un mort, de nombreux blessés et un état d’alerte général. La police israélienne confirme qu’il s’agit d’attentats à la bombe.

La première bombe a explosé à l’entrée de la ville dans une station de bus où s’alignent, tous les matins, de nombreux soldats en route pour leur base, explique notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Une charge dissimulée dans un sac a explosé en pleine heure d’affluence. Peu après, c’est à un carrefour au nord de la ville, à proximité d’un quartier situé au delà de la ligne verte qu’un autre engin explose.

Attentat combiné ?

Selon la police israélienne, il pourrait s’agir d’un attentat combiné. Les enquêteurs se penchent sur la technologie utilisée par les auteurs de cette double explosion pour essayer de comprendre si les deux bombes sont de fabrication artisanale ou si il a été fait usage d’explosifs et de détonateurs de niveau militaire. Au moins une personne a été tuée, à indiqué à l’AFP une porte-parole de la police ; l’homme, qui n’a pas été identifié dans l’immédiat, avait été grièvement blessé dans l’une des deux explosions, qualifiées d’« attaques » par la police. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital de Shaare Zedek. 

État d’alerte général

En tout cas, cela fait des années que cette technique d’attentats n’avait pas été utilisée. Quoiqu’il en soit un état d’alerte général a été déclenché pour retrouver les auteurs de ces attaques qui n’ont pas été revendiquées à ce stade du moins. A Gaza, le Hamas s’est d’ores et déjà félicité de cette double explosion. Et Itamar Ben Gvir le député d’extrême droite et futur ministre de la Police a annoncé qu’il se rendait sur place. Le Premier ministre israélien, Yaïr Lapid, doit, de son côté, tenir une réunion d’urgence avec les chefs des services de sécurité à la mi-journée au QG de l’armée israélienne à Tel-Aviv.

L’ambassadeur de l’Union européenne auprès d’Israël, Dimiter Tzantchev, s’est déclaré « horrifié par les attaques terroristes ». « J’exprime mes condoléances les plus sincères aux familles des victimes (…). Le terrorisme n’est jamais justifié », a-t-il écrit dans un communiqué cité par l’AFP.

RFI via CONGO PUB Online

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