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Monde

Monde

Irak : qui sont les principaux acteurs de la crise politique ?

by admin9775 14 août 2022
written by admin9775

Dix mois après les dernières législatives d’octobre 2021, l’Irak est toujours dans l’impasse : la tension ne cesse de monter entre les deux pôles du chiisme politique, soit le leader nationaliste Moqtada al-Sadr et une alliance composée de partis et de factions pro-Iran, comptant notamment le chef de milice Hadi al-Ameri et l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki.

Bagdad est à nouveau, vendredi 12 août, prise en étau entre deux rassemblements rivaux illustrant l’inextricable impasse politique qui dure depuis plus de 10 mois. Précisément depuis les législatives du 10 octobre.

Ne parvenant pas à s’entendre pour former un gouvernement et nommer un Premier ministre chiite (communauté majoritaire dans le pays), deux pôles du chiisme politique radicalement opposés se font toujours face, déterminés à se disputer le pouvoir.

D’un côté, celui du leader nationaliste chiite Moqtada al-Sadr, le grand vainqueur des législatives, qui entendait imposer son candidat au poste de Premier ministre après avoir formé une coalition avec des alliés issus d’autres communautés confessionnelles. 

De l’autre, celui du Cadre de coordination, regroupant plusieurs partis dont celui de l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki et celui des pro-Iraniens de l’Alliance de la conquête, façade politique des anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi s’étant illustré dans la lutte contre le jihadisme cette dernière décennie. 

Aujourd’hui, le courant de Moqtada al-Sadr – les Sadristes –, dont les partisans poursuivent depuis bientôt deux semaines un sit-in aux abords du Parlement, réclame une dissolution du Parlement et des législatives anticipées.

Les rivaux de Moqtada al-Sadr, qui avaient initialement accepté des législatives anticipées sous certaines conditions, appellent à « former un gouvernement » avant toute décision. Ils ont même présenté, fin juillet, leur candidat : Mohamed Chia al-Soudani.

Pour mieux comprendre les enjeux de cette énième crise politique irakienne, France 24 se penche sur les principaux acteurs chiites qui l’animent.  

Le leader religieux et nationaliste Moqtada al-Sadr est le fils du très respecté Grand Ayatollah Mohammed Sadek Sadr, champion d’un chiisme militant que Saddam Hussein a fait assassiner en 1999. Fort des 73 sièges remportés lors des dernières législatives, il est le faiseur de roi en Irak. 

C’est à ce titre que le chef de l’Armée du Mahdi, la milice ayant combattu les troupes américaines dans les années 2000, entendait, après le scrutin, imposer un « gouvernement majoritaire » et son candidat au poste de Premier ministre, avec ses alliés issus de deux formations sunnites, Azm et Taqadom, et ceux du PDK de Massoud Barzani. En vain.

Se voulant à la fois dans l’opposition, en se présentant comme le pourfendeur de l’establishment, il se trouve en même temps au cœur du pouvoir, formant et défaisant les gouvernements. En raison de son positionnement populiste, il avait réussi à se maintenir comme première force politique du pays lors du dernier scrutin. 

Adulé par une solide base militante qui voit en lui le héraut du nationalisme irakien, raillé par ses détracteurs qui pointent ses fréquents revirements politiques, l’imprévisible Moqtada al-Sadr, 48 ans, n’entend pas céder le pouvoir à ses rivaux chiites. Sûr de son fait, il les appelle à accepter la dissolution du Parlement et à le défier une nouvelle fois dans les urnes dans le cadre d’élections anticipées.

Preuve de sa grande capacité à mobiliser les foules, il fait démissionner ses députés en juin, abandonnant à ses adversaires la tâche de former un gouvernement. Il décide ensuite, le 30 juillet, d’envoyer ses partisans envahir le Parlement. Ils l’ont occupé près d’une semaine avant de transférer leur sit-in dans les jardins de l’institution et tout autour pour protester contre la candidature de Mohamed Chia al-Soudani.

Mercredi, il a donné une semaine à la justice pour prononcer une dissolution du Parlement. 

Pour résumer en quelques mots l’influence et le pouvoir de Hadi al-Ameri, 68 ans, les experts s’entendent pour dire que la résolution de la crise politique en l’Irak, ou la plongée du pays dans la guerre civile, dépendent de sa volonté, autant que de celle de Moqtada al-Sadr, son grand rival chiite.

L’ancien ministre des Transports, décrit comme l’homme des Iraniens à Bagdad, a vu son destin basculer en 2014. En juin de cette année-là, il est chargé par le Premier ministre Nouri Al-Maliki – sans doute sur ordre de Téhéran –  de superviser la bataille contre l’organisation État islamique (EI), dans l’est du pays.

Hadi al-Ameri est alors le chef des brigades Badr, bras armé d’un mouvement politique éponyme pro-Iran. Il voit donc sa milice intégrée de facto dans une puissante organisation paramilitaire, les Forces de mobilisation populaire irakiennes (Hachd al-Chaabi). C’est cette organisation qui, à la faveur de la victoire contre les jihadistes de l’EI, va lui servir, au fil des années, à s’imposer comme un acteur incontournable sur la scène politique irakienne. 

Lors des législatives de mai 2018, son Alliance de la Conquête, la vitrine politique du Hachd al-Chaabi qui a entre-temps fait intégrer ses 160 000 combattants aux forces régulières de l’armée irakienne, remporte 48 des 329 sièges de députés du Parlement. Un très bon résultat qui la place au rang de deuxième force politique du Parlement … juste derrière Moqtada al-Sadr.

Après avoir un temps, en juin 2018, fait alliance pour accélérer la formation d’un gouvernement, les deux rivaux s’opposent à nouveau à l’aube des législatives d’octobre 2021. 

Mais le Hachd, qu’une partie des Irakiens accusent d’être responsable des assassinats et enlèvements de militants anti-pouvoir s’étant soulevés en octobre 2019, perd la bataille des urnes. L’Alliance de la conquête ne remporte en effet que 17 sièges. Malgré cette lourde défaite, Hadi al-Ameri conteste les résultats, dans la rue et devant la justice. Et refuse, jusqu’aujourd’hui, de céder le pouvoir aux Sadristes. 

À 72 ans, l’ancien Premier ministre n’a pas renoncé à prendre sa revanche politique. En 2014, après avoir perdu le soutien de ses alliés iranien et américain et d’une partie des membres de son bloc chiite au Parlement, Nouri al-Maliki avait été contraint de renoncer au pouvoir. Ses nombreux détracteurs l’accusent d’avoir plongé le pays dans le chaos pendant ses huit années de pouvoir. Mais aussi d’avoir d’avoir provoqué la montée en force des jihadistes de l’EI avec sa politique sectaire et autoritaire.

À l’époque, son ennemi historique Moqtada Al-Sadr, qui l’a pourtant aidé en 2006 à accéder au poste de Premier ministre, l’avait même gratifié du sobriquet « nouveau Saddam ».

Éloigné du pouvoir, sans jamais en être vraiment écarté, Nouri al-Maliki reste influent sur la scène chiite grâce à son alliance avec Hadi al-Amiri. Réélu député en 2021, il est l’une des têtes pensantes du Cadre de coordination et l’un des principaux acteurs du bras de fer contre le courant sadriste.

Ancien gouverneur de la province de Missane (sud), élu trois fois député et nommé plusieurs fois ministre (notamment de l’Emploi et des Affaires sociales entre 2014 et 2018), Mohamed Chia al-Soudani est un homme politique chevronné et issu du sérail. 

À 52 ans, sa carrière pourrait prendre une nouvelle tournure puisqu’il est le candidat du Cadre de coordination, l’alliance de factions chiites pro-iraniennes qui fait face au camp politique dirigé par Moqtada al-Sadr. 

Ironie de l’histoire, Mohamed Chia al-Soudani avait quitté en décembre 2019 la coalition parlementaire de l’ex-Premier ministre Maliki, dont il est un proche, alors que son nom circulait déjà à l’époque pour prendre la tête du gouvernement. En vain, puisque cette idée avait été immédiatement rejetée par le mouvement de contestation populaire. 

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Monde

Attentat aux JO de Munich en 1972: les familles israéliennes boycottent les commémorations

by admin9775 13 août 2022
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C’était le 5 septembre 1972 pendant les Jeux olympiques de Munich en Allemagne. Huit membres de l’organisation terroriste palestinienne Septembre noir pénétraient dans un appartement de la délégation israélienne, tuant deux athlètes israéliens et prenant neuf autres membres de la délégation en otage, dans l’espoir de les échanger contre 232 prisonniers palestiniens. En fin de compte, tous les athlètes israéliens étaient tués. Un dénouement sanglant dont les autorités ouest-allemandes ont été tenues en partie responsables. Et le contentieux entre les autorités allemandes et les familles des victimes n’est toujours pas réglé.

Cinquante ans après, les familles des onze athlètes israéliens tués lors des JO de Munich ne décolèrent pas, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Elles réclament des excuses publiques pour ce qu’elles qualifient d’erreurs et de mensonges des autorités allemandes. Elles exigent également d’ouvrir toutes les archives de cette affaire, et aussi ce qu’elles considèrent comme une juste compensation pour chacune des familles des victimes.

Selon des sources allemandes, Berlin aurait proposé 10 millions d’euros, incluant les quelque 4,5 millions déjà versés pour les 23 membres directs des athlètes assassinés. Une offre qualifiée d’insulte par le porte-parole des familles qui décline à ce stade l’invitation à se rendre aux cérémonies commémoratives le 5 septembre prochain.

Des regrets en Bavière

À l’époque, l’intervention des services de sécurité allemands s’était achevée par la mort de tous les otages, ainsi que d’un policier ouest-allemand et de cinq auteurs de l’attaque. Dans un article magazine le quotidien Yediot Aharonot affirme ce week-end que les Allemands ont durant toute cette période caché la vérité, et notamment l’accord passé avec l’organisation palestinienne : pas d’opération sur le territoire allemand en échange de la libération des trois terroristes capturés.

La Bavière a déploré vendredi que les familles des victimes aient décidé de boycotter les commémorations marquant le 50e anniversaire de la tragédie. « Nous regrettons vivement cette réponse négative », a indiqué à l’AFP un porte-parole du cabinet de Markus Söder, dirigeant de la Bavière qui organise ces cérémonies prévues le 5 septembre dans la capitale de cet État régional allemand. « Des négociations continuent d’être menées avec l’objectif de parvenir à un résultat positif », a-t-il ajouté.

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Monde

Cinq groupes chinois annoncent se retirer de la Bourse de New York

by admin9775 12 août 2022
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Cinq importantes sociétés chinoises cotées aux États-Unis ont annoncé ce vendredi 12 août se retirer de la Bourse de New York, au moment où les firmes de Pékin sont dans le viseur du régulateur américain.

Une loi votée en 2020 au Congrès américain oblige toute société cotée aux États-Unis à faire certifier ses comptes par un cabinet agréé par l’organisation comptable indépendante PCAOB. En cas de non-respect de la législation, les entreprises risquent une radiation à partir de 2024.

Dans ce contexte, les mastodontes du pétrole Sinopec et PetroChina ont indiqué vendredi dans des communiqués séparés un « retrait volontaire » de la Bourse de New York, où ils sont cotés. Le poids lourd de l’assurance China Life Insurance, le géant chinois de l’aluminium Chalco, ainsi qu’une filiale de Sinopec basée à Shanghai ont annoncé des démarches similaires.

Ils justifient tous cette décision par les coûts liés au maintien des cotations aux États-Unis ainsi que la charge que représente le respect des obligations en matière d’audit. Les cinq groupes figurent sur une liste d’entreprises mises en demeure de se conformer à des obligations comptables par l’autorité américaine de régulation des marchés (SEC), et étaient donc menacés d’éviction de la Bourse aux États-Unis.

Les entreprises incitées à chercher des financements sur les places boursières chinoises

Les entreprises chinoises ont longtemps été encouragées à se financer via des entrées en Bourse aux États-Unis. En 2014, le pionnier en Chine du e-commerce Alibaba avait ainsi levé à Wall Street 25 milliards de dollars, signant la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps. Mais dans un contexte d’affrontement croissant avec Washington, en particulier dans le domaine technologique, la Chine incite désormais ses pépites à chercher des financements sur ses places boursières (Hong Kong, Shanghai, Shenzhen ou encore Pékin).

Soumises à une surveillance et des restrictions plus strictes aux États-Unis, nombre d’entreprises chinoises optent également pour une seconde cotation en Bourse à domicile, à l’image du moteur de recherche Baidu, ou d’Alibaba cotés à Hong Kong.

À rebours de bon nombre de ses compatriotes, Didi avait malgré tout maintenu en juin 2021 une levée de fonds aux États-Unis. Ce champion en Chine de la réservation de voitures avec chauffeur (VTC), avait alors récolté quelque 4,4 milliards dollars (3,7 milliards d’euros). Mais l’opération avait provoqué le mécontentement de Pékin qui craignait un transfert de données sensibles aux États-Unis. Les autorités chinoises avaient déclenché dans la foulée une enquête administrative contre Didi en lien avec sa collecte de données privées.

Didi a finalement écopé le mois dernier d’une amende de quelque 1,2 milliard d’euros. L’entreprise a subi la reprise en main par les autorités chinoises du secteur de la tech entamée en 2020, après une période de laisser-faire en matière de données.

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Monde

Bangladesh: deux leaders rohingyas abattus dans un camp de réfugiés

by admin9775 12 août 2022
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Au Bangladesh, deux dirigeants de la communauté des réfugiés rohingyas ont été abattus dans un camp qui accueille près d’un million de personnes appartenant à cette minorité musulmane ayant fui la Birmanie en 2017. Plusieurs militants pacifistes et hauts dirigeants rohingyas ont été assassinés ces derniers mois, signe de dissensions croissantes.

Au moins huit assaillants, probablement des Rohingyas, ont abattu Syed Hossain, 40 ans, et Abu Taleb, 35 ans, deux responsables de la communauté rohingya, dans le camp numéro 15 vers minuit, a déclaré Kamran Hossain, porte-parole de la police.

Derrières ces meurtres, un responsable semble déjà se dégager, à savoir l’Arakan Rohingya Solidarity Army ou l’ARSA. Cette organisation radicale, opposée au rapatriement digne et pacifique des réfugiés rohingyas, gagne en influence, explique le spécialiste de l’Asie Olivier Guillard.

« C’est malheureusement là tout le propos de cette organisation qui à la fois promet de défendre dans une certaine mesure les intérêts des Rohingyas, quitte à passer du verbe à l’arme et à verser dans des actions qui confinent au terrorisme. »

L’ARSA est derrière au moins cinq meurtres commis ces trois derniers mois, dont ceux de trois hauts dirigeants rohingyas, ont affirmé deux sources rohingyas à l’AFP, s’exprimant sous couvert d’anonymat de crainte de représailles. En juin, la police a inculpé 29 Rohingyas, dont plusieurs cadres de l’ARSA, pour le meurtre de Mohib Ullah, un chef rohingya et militant pacifiste, en septembre dernier.

Un retour impossible

Environ 750 000 Rohingyas ont fui les exactions de l’armée en Birmanie et cherché asile en 2017 au Bangladesh voisin, où se trouvaient déjà plus de 100 000 réfugiés, victimes de précédentes violences. Ils sont actuellement entassés dans des camps de réfugiés insalubres et espèrent toujours un rapatriement en Birmanie.

« Les Rohingyas savent très bien qu’ils ne sont pas attendus, poursuit Olivier Guillard. Nombre d’entre eux savent que la situation précaire dans laquelle ils se trouvent dans les camps de réfugiés bangladais est certainement moins difficile encore que s’ils devaient revenir en Arakan birman. »  

Un retour impossible pour cette minorité à majorité musulmane devenue apatride à la suite des exactions de l’armée birmane en 2017. Les réfugiés rohingyas demandent des droits de citoyenneté avant de revenir en Birmanie, pays à majorité bouddhiste. En mars, les États-Unis ont pour la première fois reconnu que des Rohingyas avaient été victimes d’un « génocide » perpétré par l’armée birmane.

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Monde

États-Unis : le ministre de la Justice a « personnellement approuvé » la perquisition chez Trump

by admin9775 12 août 2022
written by admin9775

Le ministre de la Justice Merrick Garland a affirmé, jeudi, avoir « personnellement approuvé » la perquisition spectaculaire du FBI chez l’ancien président Donald Trump, en Floride. Il a condamné les « attaques infondées » contre son ministère et contre la police fédérale après ce raid qui a suscité la colère des républicains.

Le ministre de la Justice Merrick Garland a affirmé jeudi 11 août  avoir « personnellement approuvé » la perquisition spectaculaire du FBI chez l’ancien président Donald Trump en Floride, un raid sans précédent qui provoque la colère du camp républicain.

Lors d’une conférence de presse exceptionnelle, Merrick Garland n’a rien dévoilé des raisons et des résultats de cette opération mais il a – fait inhabituel – annoncé avoir demandé que le mandat ayant permis la perquisition soit rendu public. « J’ai personnellement approuvé la décision de réclamer un mandat de perquisition pour cette affaire », a-t-il déclaré lors d’une courte et rare intervention télévisée. « Le ministère ne prend pas ce genre de décision à la légère », a-t-il ajouté, précisant qu’elle avait été approuvée par un juge fédéral.

Le mandat bientôt rendu public

Soulignant que des « obligations éthiques » l’empêchaient de détailler les raisons du raid, Merrick Garland a dit avoir demandé à un juge de Floride de lever la confidentialité du mandat. D’autant, a-t-il souligné, que Donald Trump a  confirmé cette perquisition et que l’affaire revêt un « intérêt public important », à trois mois des élections législatives de mi-mandat.

Donald Trump, qui avait reçu une copie du mandat mais ne l’a pas rendue publique, a indiqué dans un communiqué dans la nuit de jeudi à vendredi que « non seulement (il) ne s’opposerait pas à la publication des documents mais (qu’il) irait plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate ».

En demandant la levée de la confidentialité du mandat, le ministère de la Justice a mentionné, sans les contredire, les déclarations de représentants de Donald Trump indiquant que le FBI recherchait des documents d’archives de la Maison Blanche, peut-être classés secret défense.

Selon le Washington Post, lors de la perquisition, les agents du FBI étaient à la recherche de documents classifiés concernant la sécurité nucléaire. 

Des sympathisants républicains, pourtant connus pour afficher d’ordinaire leur soutien aux forces de l’ordre, ont critiqué le FBI de manière virulente à la suite du raid. Ce qui a poussé l’Association des agents du FBI à qualifier « les appels à la violence contre la police » d' »inacceptables ».

« Les récentes menaces contribuent à une atmosphère dans laquelle certains acceptent, ou vont accepter, la violence contre les forces de l’ordre comme étant appropriée. Elle ne l’est pas. Il ne s’agit pas d’une question partisane ou politique », a réagi dans un communiqué Brian O’Hare, le président de l’association.

« Les récentes menaces contribuent à une atmosphère dans laquelle certains acceptent, ou vont accepter, la violence contre les forces de l’ordre comme étant appropriée. Elle ne l’est pas. Il ne s’agit pas d’une question partisane ou politique », a réagi dans un communiqué Brian O’Hare, le président de l’association.

Perquisition sans précédent 

Cette perquisition sans précédent par le FBI chez un ancien président des États-Unis a eu lieu lundi 8 août dans la résidence de luxe de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride.

Outré, le 45e président américain a écrit jeudi sur son réseau social Truth Social que ses avocats étaient en train de coopérer « pleinement » avec les autorités quand « soudain et sans prévenir, Mar-a-Lago a été perquisitionné, à 06 h 30 du matin, par un TRÈS grand nombre d’agents ». Il s’est aussi plaint du fait que les agents aient « fouillé les placards de la Première dame et cherché dans ses vêtements et ses effets personnels », les laissant dans « un désordre relatif ».

La veille, il avait suggéré que le FBI avait pu avoir « placé » des preuves contre lui lors de cette opération. Jamais un ancien locataire de la Maison Blanche n’avait été inquiété par la justice de cette façon.

France 24 Avec AFP CONGO PUB Online

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Monde

Les États-Unis lancent un exercice militaire en Indonésie, en pleines tensions avec la Chine

by admin9775 12 août 2022
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Des milliers de soldats indonésiens, américains et de pays alliés ont effectué vendredi un exercice de tir réel dans le cadre de manœuvres militaires annuelles, intervenant alors que Pékin vient de mener, selon un haut responsable militaire américain, des « actions déstabilisatrices » autour de Taïwan.

Une semaine après les exercices chinois sans précédent, des alliés de Washington s’élancent dans le Pacifique. Des milliers de soldats indonésiens, américains et de pays alliés ont procédé vendredi à des exercices de tirs réels dans le cadre de manœuvres militaires annuelles, selon un haut responsable militaire américain. Les États-Unis ont affirmé que cet exercice militaire conjoint entamé lundi 1er août et baptisé « Super Garuda Shield », ne visait aucune nation.

Le chef du commandement américain pour l’Indo-Pacifique, l’amiral John Aquilino, a toutefois évoqué vendredi le spectre d’un conflit dans le détroit de Taïwan après que la Chine a conduit ses plus importantes manœuvres militaires autour de l’île. « Les actions déstabilisatrices de la République populaire de Chine appliquées aux activités et actions menaçantes contre Taïwan sont exactement ce que nous essayons d’éviter », a déclaré l’amiral John Aquilino, lors d’une conférence de presse après l’exercice.

Les États-Unis et leurs alliés asiatiques s’inquiètent du poids croissant de la Chine dans le Pacifique.

Pékin a lancé la semaine dernière des exercices de guerre sans précédent autour de Taïwan, qu’elle revendique comme faisant partie de son territoire, en réaction à la visite de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi dans la démocratie autonome.

Ces exercices aériens et maritimes de la Chine, qui ont duré une semaine, ont poussé les tensions dans la région à leur plus haut niveau depuis des années. « Chaque jour, nous essayons d’empêcher la guerre », a déclaré l’amiral Aquilino.

Au moins 4 000 soldats dans des exercices planifiés depuis longtemps

Le chef de l’armée indonésienne, Andika Perkasa, a toutefois souligné que ces exercices annuel, prévus jusqu’au 14 août, avaient été planifiés bien avant cette montée de la tension dans le détroit.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

Ils se déroulent sur l’île indonésienne de Sumatra et sur les îles Riau, une province du pays composée d’îlots dispersés près de Singapour et de la Malaisie.

Au moins 4 000 soldats américains et indonésiens ont été rejoints pour cette édition de « Super Garuda Shield » par des forces d’Australie et de Singapour, ainsi que par le Japon, qui participe pour la première fois à l’exercice.

Les forces militaires conjointes ont tiré des missiles antichars Javelin tandis que les hélicoptères Apache ont effectué des manœuvres, tirant des salves de mitrailleuses et de roquettes dans une zone d’entraînement vallonnée.

Vendredi, seules les forces australiennes et singapouriennes ont rejoint les troupes américaines et indonésiennes. Le Canada, la France, l’Inde, la Malaisie, la Corée du Sud, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Timor oriental et la Grande-Bretagne participent en tant que pays observateurs.

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Monde

Turquie: vélo et transports en commun réhabilités face à la crise

by admin9775 11 août 2022
written by admin9775

C’est un phénomène mondial qui n’épargne aucun pays et qui frappe durement les plus démunis : l’inflation entame le pouvoir d’achat de tous. En Turquie, elle bat des records historiques, atteignant 80% sur un an en juillet. Parmi toutes les catégories de produits, ce sont les transports qui ont le plus renchéri, avec une hausse annuelle des prix de 119%. Conséquence : de plus en plus de Turcs délaissent leur voiture. Ils lui préfèrent les transports en commun et, parfois, d’autres modes de déplacement.

Dans une station-service du centre d’Istanbul, Bülent grogne en faisant le plein de son véhicule jaune. Ce chauffeur de taxi affiche un air exaspéré. Le prix de l’essence a encore augmenté. Depuis un an et demi, il a même triplé en Turquie : « Ça n’arrête pas, cette inflation ! Avant, le prix augmentait toutes les semaines. Maintenant, c’est toutes les 24 heures. » Évidemment, Bülent n’a pas le choix, il faut bien que le taxi roule. Alors les économies, il tente de les faire ailleurs, sur son véhicule personnel : « Ma voiture est toujours dans le rouge. Quand je vais à la station-service, je ne mets plus que quelques litres d’essence à la fois. J’essaye de rouler moins. Je n’ai plus les moyens ! Le carburant est devenu un luxe. »

Bülent peste contre l’État, qui prélève plus de 25% de taxes pour chaque litre d’essence – un taux en hausse ces derniers mois. Mais le prix des carburants évolue surtout en fonction de celui du pétrole – dont les importations couvrent plus de 90% des besoins de la Turquie – et du cours de la livre par rapport au dollar, qui s’effondre depuis un an en raison des choix monétaires du gouvernement.

Résultat : les Turcs apprennent à se passer de leur voiture. Dans un sondage Ipsos publié fin juillet, neuf automobilistes sur dix déclarent l’avoir moins utilisée ces derniers temps en raison de la hausse du prix des carburants. Plus de sept sur dix affirment aller au travail en transports en commun, alors qu’ils prenaient autrefois leur propre véhicule. C’est le choix qu’a fait Bekir, comptable dans une entreprise : « Avant, quatre jours sur cinq, je prenais la voiture. Maintenant, ma voiture dort devant chez moi. Si j’en ai absolument besoin, je prends tout juste assez d’essence pour le trajet. En fait, j’utilise ma voiture comme un taxi. Mais 90% du temps, je prends le bus. Ce n’est pas idéal, les bus sont bondés, je dois souvent attendre le prochain ou marcher jusqu’à un autre arrêt. Mais je fais des économies. Et je ne pense pas retrouver mes vieilles habitudes de sitôt. »

Les transports en commun privilégiés

À Istanbul, les statistiques de la mairie confirment les tendances des sondages. Entre juin 2021 et mai 2022, le nombre de voyageurs mensuel dans les transports en commun a bondi de 67%. Cela comprend les bus, les tramways, les bateaux ou encore les métros.

Les Stambouliotes privilégient donc les transports municipaux, moins chers que la voiture, même si le coût de ces transports a lui-même beaucoup augmenté – de 36% en 2022.

L’explosion du prix des carburants et l’inflation générale poussent aussi certains Turcs à vendre leur voiture. Et même, pour une petite partie d’entre eux, à renoncer à toute forme de véhicule motorisé. Adem, technicien vétérinaire, pédale une heure et demie chaque jour, aller-retour, entre son domicile et son lieu de travail : « Tout devenait trop cher, je ne m’en sortais plus, alors j’ai vendu ma voiture et j’ai acheté un vélo. Si je me déplaçais encore en voiture, ça me coûterait 2 000 livres par mois rien que pour l’essence. Là, c’est gratuit ! En plus, je n’ai plus les palpitations cardiaques que j’avais autrefois, j’ai perdu du poids, et je fume moins car je grillais 3 ou 4 cigarettes lors de mes trajets en voiture. Ma santé a gagné au change. »

Son porte-monnaie, sa santé, mais pas forcément sa vie sociale. À cause de l’inflation, Adem confie ne plus pouvoir sortir avec ses amis, sans parler des vacances qu’il ne prendra pas cet été.

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Monde

Le premier cargo de céréales ukrainiennes a enfin accosté

by admin9775 11 août 2022
written by admin9775

Le Razoni, qui devait initialement décharger sa marchandise au Liban, a finalement accosté ce jeudi 11 août au port de Mersin, en Turquie.

Parti d’Odessa le 1er août avec 26 000 tonnes de maïs à son bord, le Razoni est enfin arrivé à bon port. Mais pas celui où on l’attendait. Ce jeudi après-midi, le navire battant pavillon sierra-léonais qui avait inauguré la reprise des exportations de céréales ukrainiennes en vertu d’un accord entre Kiev et Moscou, est arrivé à quai dans le port de Mersin. Voilà deux jours qu’il était ancré au large de cette ville du sud de la Turquie.

Le bateau devait initialement décharger à Tripoli, au Liban. Mais le destinataire, un acheteur privé dont l’identité n’a pas été dévoilée, avait annulé la commande en raison du retard de la livraison – cinq mois, à cause de la guerre – qui pouvait avoir altéré la qualité de la marchandise. Une partie de la cargaison a finalement trouvé en Turquie un nouvel acheteur, dont l’identité reste, elle aussi, inconnue. Des informations confirmées par une porte-parole des Nations unies au sein du Centre de coordination conjointe basé à Istanbul.

Selon un agent maritime de Mersin, le Razoni doit décharger sur place 1 500 tonnes de maïs sur les plus de 26 000 tonnes qu’il contient, avant de poursuivre son voyage vers l’Égypte. En tout, douze bateaux ont jusqu’ici pu quitter l’Ukraine grâce à l’accord sur les céréales. Cela représente plus de 370 000 tonnes de produits agricoles, principalement du maïs.

Anne Andlauer

RF via CONGO PUB Online

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Monde

États-Unis: nouvelle condamnation pour les meurtriers de l’Afro-Américain Ahmaud 

by admin9775 9 août 2022
written by admin9775

Une nouvelle peine de prison à vie pour les meurtriers du jeune Afro-Américain, Ahmaud Arbery, en février 2020. Après la justice de l’état de Géorgie, c’est la justice fédérale qui s’est prononcée ce lundi.

C’est l’une des particularités du système judiciaire américain : la possibilité de purger plusieurs peines d’emprisonnement pour un seul et même crime. Après leur condamnation à la prison à vie sans aménagement possible par la justice géorgienne, les McMichael, père et fils, sont à nouveau condamnés à la perpétuité, cette fois pour le caractère haineux de leur crime. Avec l’aide d’un voisin qui écope, lui, de 35 ans supplémentaires après une première peine de 30 ans, ils avaient poursuivi et abattu Ahmaud Arbery, un afro-américain de 25 ans qui faisait son jogging.

Les condamnés resteront dans une prison de l’État de Géorgie

Cela ne change donc pas grand chose pour les coupables, si ce n’est qu’ils avaient demandé, à l’occasion de ce procès, à pouvoir purger leur peine dans une prison fédérale et non une prison de l’État de Géorgie pour des raisons de sécurité. L’avocate de Travis McMichael, le fils qui a appuyé sur la détente du fusil fourni par son père, explique que son client a reçu des centaines de menaces de mort. Selon elle, il risque une peine de mort déguisée par des justiciers autoproclamés. Même en reconnaissant l’ironie de la situation, elle n’a pas convaincu la juge qui a laissé les trois hommes dans leur pénitencier de Géorgie.

Guillaume Naudin

RFI Via CONGO PUB

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Monde

Guerre en Ukraine. L’actrice américaine Jessica Chastain a rencontré le président Volodymyr Zelensky

by admin9775 8 août 2022
written by admin9775

L’actrice américaine Jessica Chastain s’est rendue à Kiev, en Ukraine, dimanche 7 août 2022. Elle a notamment rencontré le président Volodymyr Zelensky et s’est rendue dans un hôpital pour enfants.

L’actrice américaine Jessica Chastain s’est rendue à Kiev, la capitale de l’Ukraine, dimanche 7 août 2022. Elle a rencontré le président Volodymyr Zelensky et a visité le service de cancérologie de l’hôpital pour enfants Okhmatdyt. Le président ukrainien a relayé sa visite sur son compte Instagram, rapporte BFMTV.

Le chef d’État a également partagé plusieurs clichés en compagnie de la comédienne. « L’actrice américaine Jessica Chastain est en Ukraine aujourd’hui. Pour nous, de telles visites de personnes célèbres sont extrêmement précieuses. Grâce à elles, le monde entendra, connaîtra et comprendra encore mieux la vérité sur ce qui se passe dans notre pays », a-t-il ajouté en commentaire.

:

https://www.instagram.com/zelenskiy_official/?utm_source=ig_embed&ig_rid=f100f883-bb13-4018-a465-43fdd42b3701

Plusieurs autres personnalités

Il ne s’agit pas de la première personnalité hollywoodienne à se rendre sur place. Sean Penn y avait également voyagé au début du conflit pour réaliser un documentaire sur l’invasion russe. Angelina Jolie s’est rendue sur place en tant qu’envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Elle y a rencontré des blessés et bénévoles. Le comédien Ben Stiller a également pu rencontrer Volodymyr Zelensky.

Le ministère de la Défense a assuré sur Twitter que l’Ukraine était « reconnaissante aux stars de Hollywood qui, malgré le danger, nous ont rendu visite ». Il a ensuite ajouté : « Vous êtes plus qu’une simple source d’inspiration pour nous tous. Des millions de personnes à travers le monde ont entendu de votre bouche la vérité sur la lutte du peuple ukrainien ».

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