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Monde

À la UneMonde

Le Nobel de la paix 2023 est décerné à Narges Mohammadi, emprisonnée en Iran

by admin9775 6 octobre 2023
written by admin9775

Comme chaque année, les spéculations allaient bon train pour ce prix, sans doute le plus attendu des Nobel étant donné le nombre de conflits en cours dans le monde entier. Mais on voyait mal comment le combat des femmes iraniennes pouvait être oublié.

Un an après la mort de Mahsa Amini arrêtée en Iran pour ne pas avoir porté son voile correctement, et le soulèvement de la population iranienne qui a suivi, le mouvement « Femme, Vie, Liberté » était dans tous les esprits.

« Donnez le prix Nobel de la paix aux femmes iraniennes », plaidait Per Olav Ødegård, éditorialiste du journal populaire norvégien VG. Le nom de Narges Mohammadi, journaliste et militante iranienne des droits humains, détenue à la prison d’Evin à Téhéran, semblait faire consensus.

Narges Mohammadi, actuellement dans une geôle de la République islamique, est bien évidemment attendue à Oslo pour la remise de son prix. « Si les autorités iraniennes prennent la bonne décision, ils la libéreront. Elle pourra ainsi être présente pour recevoir cet honneur, ce que nous espérons avant tout », a déclaré la présidente Berit Reiss-Andersen du Comité Nobel norvégien, à Oslo. Dans la foulée, l’ONU a réclamé sa libération.

Interrogée en juillet dernier sur RFI, Narges Mohammadi se voulait rassurante : « Je vais bien. Je suis vraiment confiante et je reste active » et disait poursuivre ses investigations à propos de « la torture blanche » et « les cellules d’isolement » : « Une partie de mes efforts en ce qui concerne les droits humains est consacrée à la question « du viol, l’agression et la violence à caractère sexuel » contre les femmes contestataires et opposées au régime commis par des agents de l’État ». 

Sa famille a très vite réagi et soulignant le moment historique pour la liberté en Iran : « Nous dédions ce prix à l’ensemble des Iraniens et en particulier aux femmes et aux filles iraniennes qui ont inspiré le monde entier par leur courage et leur combat pour la liberté et l’égalité ».  Son mari, Taghi Rahmani, réfugié depuis 2012 en France avec leurs deux jumeaux âgés de 17 ans dit d’elle qu’elle est « la personne la plus déterminée » qu’il connaisse.  Arrêtée de nombreuses fois depuis 1998, Narges Mohammadi a été condamnée à plusieurs peines de prison et doit encore être jugée pour de nouveaux chefs d’inculpation.

Dans son discours d’annonce, le comité du Nobel a tenu à souligner le courage des femmes iraniennes, victimes de répressions de la part du régime iranien, sources d’inspiration pour le monde entier et distinguées aussi à travers ce prix.

Iran Human Rights, une organisation de défense des droits de l’homme basée en Norvège, s’est félicitée du prix décerné à Narges Mohammadi et espère que cela attirera l’attention de la communauté internationale sur la lutte du peuple iranien pour ses droits humains fondamentaux.

« La France se félicite de ce choix très fort pour une combattante de la liberté », a de son côté déclaré Emmanuel Macron, à l’issue d’un sommet européen informel à Grenade, dans le sud de l’Espagne.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Joe Biden annonce la poursuite de la construction du mur à la frontière mexicaine

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

La construction du mur à la frontière sud des États-Unis va reprendre, a annoncé, jeudi 5 octobre, l’administration Biden, mais avec quelques difficultés pour l’assumer, car c’est une volte-face importante.

Joe Biden en avait fait la promesse durant la campagne présidentielle de 2020 et c’était l’une de ses premières décisions après son investiture : stopper la construction du mur à la frontière décidée par Donald Trump. Un mur jugé à l’époque inefficace par Joe Biden, rappelle notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin. Et c’est ailleurs toujours le cas, explique-t-il. Mais il se justifie en avançant des raisons financières. L’argent est déjà alloué par le Congrès à la construction du mur et il ne peut rien y changer.

Son secrétaire à la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, reprend cette explication. Mais il ajoute qu’il y a un besoin aigu et immédiat de construire des barrières physiques et des routes à proximité de la frontière afin d’empêcher les entrées illégales sur le territoire américain. Mieux, pour accélérer la construction de 32 kilomètres supplémentaires, l’application de 26 lois fédérales, notamment concernant la protection de l’environnement, est suspendue dans le sud du Texas.

C’est que l’administration est sous forte pression politique à ce sujet. Les républicains en ont fait un thème de campagne pour 2024. Mais l’actuel président est aussi sous pression de ses propres amis : les maires des grandes villes comme New York et Chicago qui disent ne plus pouvoir faire face aux besoins d’accueil et de logement des migrants. 

Un « retour en arrière » pour le Mexique

Cette annonce coïncide avec une visite de deux jours du secrétaire d’État Américain Antony Blinken à Mexico à l’occasion du troisième dialogue de haut niveau pour la sécurité. Les questions de trafic de drogue et de migration étaient à l’ordre du jour.

Côté mexicain, la décision de département de sécurité américain de renforcer en urgence la frontière est vue comme un « retour en arrière » par le président Andrès Manuel Lopez Obrador qui y voit le résultat des « pressions de l’extrême droite américaine » qui ne « résout pas le problème ». Le chef d’État mexicain a déploré cette décision de l’administration Biden qui était selon lui « le seul président américain à n’avoir pas encore construit un morceau du mur », rapporte notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval. 

Du point de vue mexicain, cette barrière n’a jamais empêché ni le départ des migrants qui fuient leurs pays d’origine, ni leur passage sur le territoire américain, quels que soit les moyens, même dangereux. Plus de 800 personnes sont mortes à la frontière l’année dernière.

Les flux de migrants n’ont jamais été aussi importants le long des 3 000 kilomètres de frontière. La ministre mexicaine des affaires étrangères comptabilisait près de 15 000 personnes arrêtées de chaque côté de la frontière pour la seule journée de mercredi. Ce chiffre donné après la réunion entre les deux pays sur le thème de la sécurité a été l’occasion pour la ministre de rappeler que la posture mexicaine consiste à insister auprès des États-Unis pour investir dans les pays d’origines de la migration. Il s’agirait d’agir sur les causes du phénomène avec le développement de programmes sociaux pour réduire les inégalités. 

Les États-Unis vont reprendre les expulsions directes de vénézuéliens vers leur pays d’origine

C’était l’une des toutes dernières décisions de Donald Trump lorsqu’il était président. Mais depuis janvier 2021, les États-Unis n’expulsent plus de Vénézuéliens vers leur pays d’origine, une mesure censer « dissuader » les migrants d’entrer par la frontière mexicaine. De fait, les ressortissants du pays bénéficient d’un statut de protection temporaire qui empêchent les expulsions vers des pays dangereux ou instables. Ce statut a été renouvelé il y a à peine deux semaines, mais pour les migrants arrivés avant le 31 juillet dernier. Cette mesure va donc frapper ceux qui sont arrivés illégalement récemment, commente notre correspondant à Washington Guillaume Naudin.

Selon des rapports, 50 000 Vénézuéliens sont arrivés aux États-Unis rien qu’au mois de septembre. Jusque-là, l’administration Biden procédait à des expulsions de Vénézuéliens mais via des pays tiers, comme la République dominicaine qui les renvoyait ensuite vers Caracas.

Les hauts responsables de l’administration qui ont annoncé cette reprise prochaine des vols directs n’ont fait aucun commentaire sur les discussions avec le régime Maduro pour qu’il accepte cette mesure. Ils affirment en revanche qu’elle est en ligne avec la politique d’immigration dite « ordonnée et humaine » qui a permis de créer des voies légales d’arrivée aux États-Unis, spécialement pour les Vénézuéliens.

Accord avec le régime Maduro

Mais l’annonce faite jeudi par Washington est le fruit d’un accord avec le Venezuela qui a accepté de recevoir ses citoyens, expulsés des États-Unis, explique notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle. Les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues, ont malgré tout entamé un cycle de discussions en 2021 à Mexico : un vol charter de migrants alors qu’il n’y a plus de vols commerciaux entre les deux pays depuis 2019.

Aujourd’hui, la grave crise que vit le pays a poussé plus de 7 millions de personnes à quitter le territoire vénézuélien. Caracas a réagi en affirmant que cette migration massive était la conséquence des sanctions internationales dont le pays fait l’objet.

Ils seraient environ 500 000 vénézuéliens vivant aux États-Unis où il existe un statut de protection qui permet à certains d’entre eux de rester en toute légalité. Mais, entre autres critères, il faut donc être arrivé avant août 2023. Or, ils sont encore nombreux en ce moment-même à quitter le pays et entamer le voyage vers le voisin nord-américain.

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À la UneMonde

La Syrie enterre les militaires tués dans l’attaque de drones à Homs

by Ruben Yale 6 octobre 2023
written by Ruben Yale

En Syrie, les funérailles ont débuté vendredi pour les quelque 110 victimes de l’attaque de drones lors d’une cérémonie de promotions d’officiers à Homs, à laquelle Damas a répliqué par des bombardements intensifs de zones rebelles. L’émissaire de l’ONU pour la Syrie a appelé, de son côté, à « une désescalade immédiate » de la violence. 

Le visage fermé, des dizaines de proches de victimes étaient rassemblés, vendredi 6 octobre dès l’aube, devant l’hôpital militaire de Homs. Des ambulances ont commencé à transporter vers leur dernière demeure les dépouilles des officiers et des membres de leurs familles, tués la veille dans l’attaque de drones contre une cérémonie de promotions d’officiers qui a fait plus de 110 morts.

« Mon fils, ne monte pas en voiture, ne pars pas, reste près de moi », criait une mère éperdue de douleur, en robe noire à fleurs blanches, la tête recouverte d’un fichu blanc.

Des soldats portant des couronnes précédaient les cercueils, au son d’une musique militaire.

Le ministre de la Défense, Ali Mahmoud Abbas, qui avait quitté la cérémonie jeudi peu avant l’attaque de drones, a assisté aux funérailles d’une trentaine de militaires et de civils à Homs. « Le sang des martyrs qui ont payé de leur vie hier est très cher, mais la patrie l’est encore plus », a-t-il affirmé.

L’attaque contre à Homs, qui a fait « 112 morts dont 21 civils » et au moins 120 blessés, a été imputée à « des organisations terroristes » par l’armée syrienne, qui a promis de « riposter fermement ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, a pour sa part donné un bilan plus élevé, affirmant que l’attaque avait fait 123 morts incluant 54 civils parmi lesquels 39 enfants, et quelque 150 blessés.

Bombardements en représailles

Non revendiquée, elle a été menée « à l’aide de drones chargés d’explosifs », selon l’armée. La province de Homs est entièrement sous le contrôle du régime syrien depuis 2018.

Des groupes jihadistes qui contrôlent une partie du territoire syrien ont parfois recours aux drones armés pour commettre des attaques.

Les forces gouvernementales ont riposté par des bombardements qui ont visé depuis jeudi après-midi le dernier bastion rebelle du pays, dans le nord-ouest. L’OSDH a fait état de 15 civils tués.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a appelé jeudi à « une désescalade immédiate » de la violence en Syrie, après l’attaque contre l’académie militaire. 

« Les scènes horribles d’aujourd’hui rappellent la nécessité d’une désescalade immédiate de la violence, d’un cessez-le-feu national et d’une approche coopérative de la lutte contre les groupes terroristes inscrits sur la liste du Conseil de sécurité », a déclaré Geir Pedersen, dans un communiqué publié à Genève.

« Toutes les parties doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international et assurer la protection des civils et des infrastructures civiles », a-t-il ajouté, se disant « gravement préoccupé par l’escalade de la violence en Syrie aujourd’hui ».

« Je déplore profondément les pertes de vies humaines de part et d’autre. Je lance un appel urgent à toutes les parties pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue », a-t-il encore dit.

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Ukraine: au moins 51 morts à Groza, dans l’est, après une frappe russe

by Guyguy Lelo 5 octobre 2023
written by Guyguy Lelo

Au moins 51 personnes, dont un enfant, ont été tuées par une frappe russe à Groza, un village de l’est de l’Ukraine, pendant un rassemblement en marge des funérailles d’un de ses habitants, ont annoncé les autorités.

L’attaque s’est produite autour de 13h15, heure locale (11h15 GMT) à Groza, un village situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Koupiansk, régulièrement ciblée par les bombardements russes. Dénonçant un « crime russe manifestement brutal », le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait d’abord fourni un bilan de 48 morts. Il a ensuite été revu à la hausse par le ministère de l’Intérieur, passant à 51 morts.

Le bilan risque de s’alourdir car « cinq à sept personnes pourraient se trouver sous les débris », a prévenu le ministre de l’Intérieur Igor Klymenko, selon lequel le nombre des blessés s’élève à sept. Il pourrait s’agir de l’attaque la plus meurtrière sur la région de Kharkiv depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022, a déclaré une porte-parole de l’assemblée régionale citée par des médias.

Un enfant de six ans parmi les morts

Selon les données préliminaires, la frappe a été effectuée à l’aide d’un missile balistique Iskander, a précisé le ministre de l’Intérieur. Celle-ci a entièrement détruit un magasin et un café au moment où une soixantaine de personnes s’y trouvaient notamment après un enterrement, a encore indiqué Igor Klymenko à la télévision nationale, précisant que Groza compte 330 habitants. Un garçon de six ans figure parmi les morts, a-t-il ajouté. Le parquet général a annoncé l’ouverture d’une enquête pour meurtre prémédité et violation de lois et coutumes de la guerre. 

Des vidéos partagées par le ministère de l’Intérieur montrent des secouristes et des villageois en train de tenter de dégager les débris sur un site couvert de gravats surmontés d’une fumée blanche. « Il y a beaucoup de gens là-bas », crie un homme aux cheveux gris en shorts se précipitant vers les lieux où des secouristes aidés par des hommes en tenue civile transportaient des corps sur du plastique ou des brancards. Vingt-neuf morts ont été identifiés, a dit le ministre de l’Intérieur.

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, a dénoncé de son côté sur X (ex-Twitter) une nouvelle « attaque insidieuse qui n’a aucune logique militaire » et qui doit servir de « rappel à tous ceux qui sont prêts à sourire et à serrer la main du criminel de guerre Poutine lors de conférences internationales ». « L’Ukraine a besoin de davantage de systèmes de défense antiaérienne pour protéger notre pays de la terreur », a plaidé le ministre de la Défense Roustem Oumerov sur X.

La coordinatrice de l’ONU en Ukraine s’est dit « consternée » par cette frappe. « Tuer des civils est un crime de guerre », a réagi sur X l’ambassadeur allemand en Ukraine Martin Jaeger. « Ce qui s’est passé aujourd’hui dans le village de Groza est brutal et inhumain. La Russie porte seule la responsabilité de ce massacre de civils », a-t-il ajouté.

Les forces russes se sont emparées de larges pans de la région de Kharkiv dès les premiers jours de l’invasion. L’armée ukrainienne a ensuite libéré la quasi-totalité de cette zone à l’automne au cours d’une offensive éclair à l’automne 2022, mais cette zone et Kharkiv, un centre régional et la deuxième ville du pays subit des bombardements réguliers. La Russie mène actuellement une offensive dans la zone de Koupiansk pour tenter de reprendre du terrain et gêner la contre-offensive ukrainienne en cours dans l’est et le sud pour libérer les territoires occupés par Moscou.

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À la UneMonde

Donald Trump quitte son procès civil à New York et s’attire les railleries de la procureure

by Ruben Yale 5 octobre 2023
written by Ruben Yale

Après avoir assisté aux débats mercredi matin et estimé qu’il était « coincé » à son procès civil new-yorkais pour fraude et qu’il ne pouvait pas faire campagne, l’ex-président américain Donald Trump n’est pas réapparu l’après-midi. Son « spectacle est terminé », s’est félicitée la procureure générale de l’État de New York, Letitia James.

Donald Trump a quitté, mercredi 4 octobre, son procès civil pour fraudes sur la valeur de ses actifs immobiliers, s’attirant les railleries de la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, qui a assuré qu’elle ne se laisserait pas intimider par l’ancien président des États-Unis.

« M. Trump n’est plus là. Le spectacle de Donald Trump est terminé. Ce n’était rien d’autre qu’un coup politique, une opération de collecte de fonds », a lancé Letitia James, convaincue que la « justice l’emportera » à l’issue de ce procès qu’elle a déclenché en portant plainte.

L’ancien président américain, favori des sondages pour les futures primaires républicaines, était présent à toutes les audiences depuis lundi au palais de justice de Manhattan, ne manquant pas une occasion de répéter devant les journalistes que Letitia James est « corrompue », « raciste », et participe à un complot fomenté par le camp Biden pour l’empêcher de revenir à la Maison Blanche.

Mais après avoir assisté aux débats mercredi matin, et après avoir déclaré aux journalistes qu’il était « coincé » à ce procès et ne pouvait pas faire campagne, il n’est pas réapparu aux audiences de l’après-midi. 

Letitia James a dénoncé ses « commentaires offensants », « qui malheureusement ont attisé la violence ». « Des commentaires que je qualifierai d’incitation à la haine raciale, et qui malheureusement font appel aux bas-fonds de notre humanité », a-t-elle ajouté. « Je ne me laisserai pas intimider », a-t-elle assuré.

Rappel à l’ordre

Les débats, qui ont lieu devant un juge de la Cour suprême de l’État de New York, peuvent se dérouler sans Donald Trump. Celui-ci n’encourt aucune peine pénale dans ce dossier, mais il est appelé à témoigner durant le procès qui va durer des semaines, tout comme ses deux enfants, Eric Trump et Donald Trump Jr, visés eux aussi par la plainte de Letitia James, tout comme la Trump Organization.

Mardi, le juge Arthur Engoron avait sèchement réprimandé l’ancien président en pleine audience, en déplorant une publication « dégradante » sur son réseau Truth Social, où il parlait de sa greffière comme de la « fiancée de (Chuck) Schumer », élu new-yorkais et chef de file des démocrates au Sénat.

Après ce rappel à l’ordre, le magistrat a formellement interdit aux parties de s’en prendre à son équipe. « Le juge sait déjà ce qu’il va faire. C’est un juge (du Parti) démocrate. En toute honnêteté, il n’a pas le choix. Il est dirigé par les démocrates », a accusé Donald Trump mercredi.

Avant même le début du procès, dans lequel Letitia James réclame 250 millions de dollars en pénalités financières, le juge Engoron a conclu que des « fraudes répétées » étaient établies. En conséquence, il a ordonné le retrait des licences commerciales dans l’État de New York à Donald Trump et à ses deux fils, ainsi que la confiscation des sociétés visées par la plainte pour qu’elles soient confiées à des liquidateurs. Les avocats de Donald Trump ont formellement fait appel, mercredi, de cette décision, qui aboutirait au démantèlement partiel de son empire immobilier.

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À la UneMonde

Haïti: l’envoi d’une force kényane inquiète les ONG après un historique de violences policières

by Ruben Yale 4 octobre 2023
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Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi 2 octobre une résolution pour que le Kenya dirige une force internationale en Haïti, des organisations de la société civile s’inquiètent s’inquiètent des capacités de la police kényane à respecter les droits de l’homme. Car la police kényane a été accusée à de nombreuses reprises d’« abus et violations ». Cela alors que Haïti est déjà confronté à la violence des gangs criminels.

« L’histoire des abus et violations de la police kényane est longue », se désole Martin Mavenjina, de la Commission kényane des droits de l’Homme. Les premiers scandales sortent en 2008 à l’issue d’une élection présidentielle contestée, avec des rapports qui démontrent alors le rôle actif de la police dans les violences de la crise postélectorale.

L’État engage donc une réforme drastique : 15 ans plus tard et malgré 81 milliards de shillings (soit 520 millions d’euros) dépensés dans ce chantier, les résultats sont nuls. D’après Transparency international, les Kenyans paient en moyenne à la police 16 pots de vin par mois.

Dans son dernier rapport, publié en septembre, l’ONG Acled pointe du doigt un usage excessif de la violence par les forces de police. Elle note l’utilisation de gaz lacrymogènes et de balles réelles dans la répression des manifestations de l’opposition ces six derniers mois. Le bilan s’élève à une cinquantaine de victimes et une centaine de blessés.

Même les gardes fous instaurés pour permettre un contrôle sont inefficaces : l’Agence indépendante de surveillance de la police n’a obtenu que 12 condamnations dans des affaires de violences policières, après avoir déposé près de 20 000 plaintes entre 2012 et 2021.

Ces organisations demandent donc aux Nations unies un mandat précis pour encadrer les policiers kényans. La résolution votée lundi stipule seulement que la mission pourra employer des « mesures d’urgence » temporaires et proportionnées « sur une base exceptionnelle ».

Gaëlle Laleix

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: le président de la Chambre des représentants destitué, une première historique

by admin9775 4 octobre 2023
written by admin9775

Le président républicain de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy, a été destitué ce mardi 3 octobre, lors d’un vote historique au Congrès, victime de querelles fratricides au sein de son parti.

Son collègue Tom Cole avait lui mis en garde contre le « chaos » dans lequel la Chambre et les républicains seraient plongés si Kevin McCarthy était destitué. « Le chaos, c’est le président McCarthy », a répliqué Matt Gaetz. « Le chaos, c’est quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance ».

Un avenir incertain

Ces luttes intestines étalées au grand jour ont fait réagir l’ex-président républicain Donald Trump. « Pourquoi les républicains passent-ils leur temps à se disputer entre eux, pourquoi ne combattent-ils pas les démocrates de la gauche radicale qui détruisent notre pays ? », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

Un tel vote n’a pas eu lieu depuis plus d’un siècle aux États-Unis, et jamais aucun « speaker » n’avait été évincé de son poste. Kevin McCarthy, 58 ans, pourrait-il tenter de revenir à son poste ? L’hypothèse n’est pas farfelue, car il est en droit de se porter de nouveau candidat. À ses risques et périls : il avait déjà été élu au forceps en janvier, en raison de la très mince majorité républicaine.

Pour accéder au perchoir, il avait dû faire d’énormes concessions avec une vingtaine de trumpistes, dont la possibilité que n’importe quel élu ait le pouvoir de convoquer un vote pour le destituer. Une promesse qui est revenue le hanter ce mardi.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

États-Unis: au procès civil pour fraudes à New York, Donald Trump dénonce un «simulacre» de justice

by Ruben Yale 3 octobre 2023
written by Ruben Yale

Donald Trump était une nouvelle fois lundi 2 octobre devant un tribunal. Cette fois, il comparaît pour fraudes à New York. Avec deux de ses enfants, l’ancien président est accusé d’avoir gonflé la valeur de ses actifs immobiliers. À son arrivée au tribunal, Donald Trump a dénoncé un « simulacre » de justice incarnée par une procureure « raciste » et un juge « voyou ». 

Donald Trump, accusé avec deux de ses fils d’avoir surévalué de manière colossale pendant des années leur patrimoine immobilier, s’est assis lundi 2 octobre l’air sombre au tribunal de New York. Costume bleu marine, cravate bleu électrique, visage fermé, le corps un peu voûté et l’air défiant, le milliardaire est flanqué de deux de ses avocats, Chris Kise et Alina Habba, installé en face du juge new-yorkais Arthur Engoron qui va présider les débats pendant des semaines. Le top départ d’un procès civil pour le favori des républicains à la présidentielle de 2024.

Dans cette affaire, Donald Trump sait qu’il a perdu la bataille sur le plan judiciaire, rapporte notre correspondant aux États-Unis, David Thomson. Alors il tente d’en tirer profit politiquement. Il poursuit sa stratégie victimaire à fond et fait de cette comparution un spectacle politique. C’est lui qui tenait à être présent aujourd’hui pour la photo, alors que rien ne l’y oblige. Avant d’entrer dans la salle du tribunal, il a pris le temps devant les micros et les cameras de dérouler son numéro : selon lui, ce procès est une « arnaque » et un « spectacle d’horreur ».

Trump n’a pas hésité à s’en prendre au juge lui-même, l’accusant de « chasse aux sorcières, d’interférence électorale, ce juge devrait être destitué », a même dit Trump, juste avant de se présenter devant lui. Il s’en est également pris à la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, la plaignante dans cette affaire. « Il n’y a pas eu de crime ! Le seul crime ici est commis contre moi ! Nous avons une procureure générale raciste qui est un spectacle d’horreur […]. C’est une arnaque ! Une imposture ! Et je peux vous dire que mon bilan financier est phénoménal ! », a lancé l’ancien président. Letitia James, qui a mené toute cette enquête, est afro-américaine. Cette dernière l’attendait à l’intérieur du tribunal, une image évidemment marquante.

Dans la salle, la procureure, assise dans le public, derrière Trump, ne l’a pas quitté des yeux. « Quel que soit votre pouvoir, quel que soit l’argent que vous pensez détenir, personne n’est au-dessus de la loi », a-t-elle martelé avant le début de l’audience.

L’ancien président américain est accusé d’avoir gonflé la valeur de ses propriétés pour obtenir des assurances et des prêts plus avantageux. Son triplex de la Trump Tower, par exemple, a été déclaré trois fois plus grand que sa superficie réelle. 

Lors des plaidoiries, l’ancien président est apparu agacé, parfois même furieux, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Car même s’il ne risque aucune peine de prison, ce procès au civil pourrait bien lui coûter son empire new-yorkais. Le juge a déjà ordonné l’annulation de ses licences commerciales. Donald Trump, 77 ans, pourrait bien être obligé de liquider ses propriétés et serait privé de mener des affaires à New York. Un coup dur pour celui qui a construit sa vie entière autour de l’image d’un homme d’affaires à succès. L’ex-président encourt une amende vertigineuse de 250 millions de dollars.

Trump peut-il vraiment tirer profit du procès ?

Mais sur le plan politique, à court terme, ses ennuis judiciaires sont une bénédiction pour Trump. Ils l’ont rendu absolument intouchable auprès de sa base. Ses supporters le voient maintenant comme un martyr politique. Trump leur répète sans cesse : « Ils m’attaquent moi, mais à travers moi, c’est vous qu’ils visent et je suis là pour vous protéger ». Et la plupart de ses sympathisants sont convaincus de la véracité de ces mots.

Plusieurs sondages montrent que la majorité des soutiens à Trump lui font plus confiance qu’à leur propre famille. Et ses inculpations ont propulsé Trump au sommet des enquêtes d’opinion dans le cadre de la primaire républicaine. À noter néanmoins que ces affaires qui lui profitent pour l’investiture républicaine risquent de se transformer en handicap majeur pour l’élection présidentielle en novembre 2024. 

En effet, ses calendriers judiciaire et politique sont totalement imbriqués. À tel point que Trump fait autant campagne sur les bancs des tribunaux que sur le terrain auprès de ses supporters. Pour rappel, l’ancien président est quatre fois inculpé, avec deux inculpations fédérales, dont une pour complot contre l’État. Ce procès doit commencer le 4 mars prochain devant un tribunal fédéral à Washington. Soit la veille du « Super Tuesday », échéance électorale déterminante dans la primaire républicaine.

Ce procès doit durer quatre à six semaines. C’est-à-dire que son éventuelle condamnation devrait tomber avant la présidentielle. En clair, Trump pourrait être condamné à une peine de prison ferme avant l’élection. Ce qui constituerait un fait politique absolument inédit. Même si cela ne devrait pas l’empêcher de se présenter, selon toute vraisemblance.  

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Frappes aériennes turques contre le PKK en Irak après un attentat à Ankara

by admin9775 2 octobre 2023
written by admin9775

Les frappes turques ont visé dimanche soir plusieurs secteurs du Kurdistan autonome dans le nord de l’Irak, a indiqué à l’AFP un responsable local, Ankara confirmant avoir visé « 20 cibles » utilisées par des combattants kurdes turcs du PKK.

« Les avions de l’armée turque ont bombardé des secteurs de la région de Bradost aux environs de 21h20, tout comme ils ont bombardé le village de Badran », a indiqué à l’AFP Ihsan Chelabi, maire de la localité de Sidakan, située non loin des frontières avec la Turquie et l’Iran. Dans un communiqué, le ministère turc de la Défense a reconnu une « opération aérienne » dans le nord de l’Irak pour « neutraliser le PKK ».

Cette intervention intervient quelques heures après une attaque suicide visant le siège de la police à Ankara, revendiquée par le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme « organisation terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux, dont l’UE. Le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a précisé devant la presse que l’un des deux assaillants d’Ankara s’est fait exploser et que l’autre a été abattu « d’une balle dans la tête ». C’est la première attaque dont le PKK revendique la responsabilité depuis septembre 2022 où il avait tué un policier.

Ces dernières années, chaque fois que la Turquie a été la cible d’un attentat, les autorités ont presque aussitôt désigné un responsable : soit le PKK ou sa branche syrienne ; soit le groupe État islamique. Dans le cas du PKK, l’attaque était parfois revendiquée ensuite. Presque jamais dans le cas de Daech, rappelle notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

Cette fois, le PKK s’est donc exprimé avant que les officiels turcs ne le pointent du doigt. Dans un communiqué diffusé par l’agence Firat, proche du groupe armé kurde, ce dernier revendique l’attentat suicide d’Ankara. Le groupe affirme avoir visé le ministère de l’Intérieur, situé à proximité de l’Assemblée nationale turque, le jour de la reprise des travaux parlementaires. Le PKK laisse entendre qu’il aurait pu faire plus de victimes en frappant à un autre moment, et dit avoir voulu envoyer un « avertissement ».

Quelques heures après l’explosion, dans son discours au Parlement, le président Recep Tayyip Erdogan a décrit l’attentat comme « les dernières convulsions de l’organisation terroriste » – sans citer de nom – promettant de « poursuivre la lutte à l’intérieur et à l’extérieur jusqu’à l’élimination du dernier terroriste ». Affaibli sur le territoire turc, le PKK est régulièrement la cible de frappes de l’armée turque dans le nord de l’Irak et de la Syrie.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

La Corée du Nord revendique son statut d’État nucléaire

by Guyguy Lelo 28 septembre 2023
written by Guyguy Lelo

Le régime nord-coréen pérennise sa politique de développement d’armes nucléaire en l’inscrivant dans sa Constitution. Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a annoncé dans un discours rapporté jeudi 28 septembre que cette modification a été adoptée dans le but d’« assurer le droit du pays à son existence et protéger la paix mondiale ». Pyongyang envoie un message clair aux États-Unis et à la Corée du Sud.

« Développer de manière exponentielle l’armement nucléaire », ce sont les mots du leader nord-coréen Kim Jong-un. Avec cet amendement de la Constitution du régime, la Corée du Nord exclut de fait la mise à l’arrêt du développement de son arsenal atomique. Le message s’adresse à Washington et Séoul, dont l’objectif est de dénucléariser la péninsule coréenne.

La modification de la Constitution reste symbolique mais entérine la politique nucléaire nord-coréenne. Cet arsenal, Pyongyang envisage de le déployer sur de nouveaux supports comme des sous-marins et des navires de guerre. Il est donc fort probable que le régime intensifie ses essais de missiles dans les prochains mois. 

Une décision qui augmente la tension sur la péninsule, alors que les deux pays raidissent leurs positions. En Corée du Sud, le candidat au poste de ministre de la Défense a appelé à maintes reprises à sortir du traité inter-coréen de 2018. Ce traité visait à désarmer la frontière entre les deux pays, alors que ces derniers tentaient un apaisement des relations. Une période qui semble bien révolue désormais.

RFI via CONGO PUB Online

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