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Monde

Monde

Séisme en Turquie et en Syrie: le bilan dépasse désormais les 30 000 morts

by admin9775 12 février 2023
written by admin9775

Le bilan du séisme qui a frappé la Turquie et la Syrie il y a six jours est monté ce dimanche 12 février à plus de 33 000 morts, alors qu’un nouveau convoi de l’ONU est arrivé en Syrie, apportant une aide très attendue aux victimes.

Six jours après le tremblement de terre qui a frappé la Turquie et la Syrie, le bilan ne cesse de s’aggraver. D’après les derniers chiffres officiels, toujours provisoires, le séisme de magnitude 7,8 a fait au moins 33 179 morts – 29 605 en Turquie et 3 574 en Syrie. Mais selon l’ONU, le bilan pourrait encore « doubler ».

En Turquie, des cas de sauvetages miraculeux bien au-delà de la période cruciale de 72 heures après la catastrophe continuent d’être rapportés par les secours et les médias turcs. À Hatay, une femme de 63 ans a ainsi été retirée des décombres 158 heures après le séisme. À Adiyaman, une autre de 23 ans a pu être sauvée 153 heures après le séisme, une heure après le sauvetage de sa sœur, une professeure de 28 ans. Leur père est quant à lui décédé dans la catastrophe. Un homme de 35 ans a quant à lui été sauvé à la 149e heure à Hatay par des gendarmes turcs et des équipes venues d’Italie et de Roumanie, après douze heures d’efforts pendant lesquels l’homme chantait sous les décombres pour garder le moral.

Menaces

Près de 32 000 personnes sont désormais mobilisées pour les opérations de recherche et de secours dans le pays, ainsi que plus de 8 000 secouristes étrangers, selon l’agence turque chargée des catastrophes naturelles. Mais certaines équipes de secouristes internationaux doivent cependant faire face à des menaces. L’ONG israélienne de secours United Hatzalah a annoncé ce dimanche l’arrêt de ses opérations en raison d’une « menace sérieuse » à la sécurité de son équipe sur place.

Samedi, l’armée autrichienne avait suspendu pendant quelques heures ses opérations de sauvetage, invoquant « la situation sécuritaire ». Trois organisations allemandes avaient également suspendu leurs opérations, du fait de la dégradation de « la situation sécuritaire dans la province de Hatay », avec des « affrontements entre différentes factions ».

Côté syrien, l’accès aux zones touchées s’avère plus compliqué qu’en Turquie. Le gouvernement de Damas a autorisé vendredi « l’acheminement des aides humanitaires à l’ensemble » du pays – y compris les zones tenues par les rebelles. Depuis, dix camions venus de Turquie ont franchi la frontière au point de passage de Bab-al Hawa, dans le nord-ouest du pays, apportant de quoi confectionner des abris d’urgence avec des bâches en plastique, des couvertures, des matelas, des cordes ou encore des vis et des clous, entre autres. Le responsable des secours onusiens, Martin Griffiths, a toutefois reconnu que « jusqu’à présent, nous avons fait défaut aux gens du nord-ouest de la Syrie. Ils se sentent à juste titre abandonnés ». Il faut désormais « corriger cet échec au plus vite », a-t-il déclaré.

Selon un responsable du ministère syrien des Transports, Suleiman Khalil, 62 avions chargés d’aide ont jusqu’à présent atterri dans le pays et d’autres ont attendu dans les heures et jours à venir, en provenance notamment d’Arabie saoudite. Après avoir d’abord annoncé 12,7 millions d’euros d’aide humanitaire à la Syrie, les Émirats arabes unis ont promis 47 millions d’euros supplémentaires. Un geste salué par le président Bachar al-Assad qui a remercié ce dimanche Abou Dhabi pour son « énorme aide humanitaire ». Le puissant mouvement libanais Hezbollah, allié du gouvernement syrien, a de son côté envoyé un convoi d’aide humanitaire dans l’ouest de la Syrie, avec des « vivres » et des « fournitures médicales ».

Athènes et Ankara mettent de côté leur rivalité

Sur le front diplomatico-humanitaire, la Turquie et la Grèce ont mis une sourdine à leur longue rivalité historique, avivée par des contentieux territoriaux, économiques et migratoires, au profit de la solidarité. Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias s’est rendu ce dimanche dans les zones sinistrées de Turquie avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu, qui lui a réservé un accueil chaleureux.

Athènes avait été l’un des tout premiers pays à annoncer de l’aide à son voisin, et cette visite est la première d’un ministre européen en Turquie depuis le début de la catastrophe. « Continuons à être solidaires, à travers la prière et le soutien concret, avec les populations frappées par le séisme en Turquie et en Syrie », a lancé de son côté le pape François à la fin de sa traditionnelle prière dominicale de l’Angélus place Saint-Pierre.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 26 millions de personnes pourraient avoir été touchées en Turquie et en Syrie, dont « environ cinq millions de personnes vulnérables », et a lancé samedi un appel urgent pour collecter 42,8 millions de dollars.

AFP via CONGO PUB Online

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Monde

L’ex-chancelière allemande Angela Merkel reçoit le prix Félix Houphouët-Boigny

by admin9775 9 février 2023
written by admin9775

« Le jury a voulu distinguer la décision courageuse prise en 2015 d’accueillir plus d’un million de réfugiés (…) quand au même moment tant de voix appelaient à clôturer l’Europe. Vous avez été, à ce moment-là, la vision du courage en politique », a déclaré Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco, mercredi lors de la remise du prix.

« Respecter, préserver, partager les droits humains c’est la mission de chacun d’entre nous. Nous avons décidé qu’il était nécessaire de respecter ces principes dans notre politique migratoire. Cela n’a été possible que parce que nombre de personnes se sont retroussé les manches sur le terrain », a affirmé Mme Merkel à la tribune de la fondation Félix Houphouët-Boigny, du nom du premier président de la Côte d’Ivoire, décédé en 1993.

En 2015 et 2016, Mme Merkel, qui a dirigé l’Allemagne pendant 16 ans, avait accueilli plus de 1,2 million de réfugiés et demandeurs d’asile au pic de la crise des migrants notamment alimentée par la guerre en Syrie.

« Nonobstant l’hostilité de l’opinion publique, vous avez pris la décision d’ouvrir les frontières allemandes aux réfugiés fuyant les zones de conflit. Vous avez rappelé à tous les dirigeants du monde leur devoir de solidarité envers tous les êtres humains », a souligné de son côté le président ivoirien Alassane Ouattara.

Quelque 2.000 personnes étaient conviées à la remise de ce prix créé en 1989 et qui a récompensé par le passé Nelson Mandela, Yasser Arafat, Yitzhak Rabin, Lula ou encore François Hollande.

Les anciens présidents ivoiriens Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, aujourd’hui dans l’opposition, étaient également présents aux côtés de l’actuel chef de l’Etat.

C’est leur première apparition publique commune depuis juillet dernier.

Le président sénégalais Macky Sall, le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest et chef de l’Etat Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo ainsi que le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, faisaient notamment partie des invités d’honneur de la cérémonie.

La militante congolaise pour les droits humains, Julienne Lusenge, a par ailleurs reçu la mention d’honneur du jury, présidé par son compatriote, le prix Nobel de la Paix Denis Mukwege, pour son engagement pour les femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo.

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

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Monde

En visite à Londres, Volodymyr Zelensky demande à livrer des «avions de combat» à l’Ukraine

by admin9775 8 février 2023
written by admin9775

Le président ukrainien est en visite surprise au Royaume-Uni ce mercredi 8 février. C’est la deuxième fois que Volodymyr Zelensky quitte son pays depuis le début de la guerre. Il a rencontré le Premier ministre Rishi Sunak et est devant le Parlement britannique.

La visite n’a été annoncée qu’avec quelques heures d’avance, raconte notre correspondante à Londres, Émeline Vin. En amont de la rencontre entre Volodymyr Zelensky et Rishi Sunak, Downing Street indique que Londres va encore renforcer l’entraînement fourni par l’armée britannique aux soldats ukrainiens. Des pilotes et des Marines seront ainsi formés pour utiliser les équipements fournis par l’Otan – c’est une demande de longue date de Kiev. Cet engagement s’ajoute aux 10 000 Ukrainiens déjà formés les six derniers mois, et aux 20 000 qui doivent entraîner cette année. Le Premier ministre renouvelle également son engagement de fournir des tanks Challenger 2 à l’Ukraine.

Volodymyr Zelensky a en profité pour une nouvelle fois exhorté ses alliés occidentaux à lui fournir les « armes nécessaires » pour stopper l’invasion russe, dont des avions de combats devant les parlementaires britanniques. « Je vous demande, à vous et au monde – des mots simples, mais pourtant très importants : des avions de combat pour l’Ukraine, des ailes pour la liberté. »

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a promis mercredi de continuer à soutenir l’Ukraine pour lui permettre une victoire « décisive […] cette année », peu après l’arrivée à Londres du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a remercié le Royaume-Uni, l’« un des premiers » pays à avoir aidé militairement et financièrement l’Ukraine. Le Royaume-Uni est le deuxième plus gros soutien financier de l’Ukraine après les Etats-Unis depuis le début du conflit. La visite – et les entretiens entre les deux hommes – doit permettre à Londres de réaffirmer le soutien britannique aux plans ukrainiens de « travailler à une paix longue et durable ». 

Des sanctions supplémentaires

De nouvelles sanctions envers la Russie ont aussi été annoncées, notamment contre le secteur de l’armement. Les nouvelles sanctions visent notamment « six entités fournissant des équipements militaires tels que des drones pour l’invasion de l’Ukraine par la Russie », a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué. « Huit personnes et une entité liées à des réseaux financiers malveillants » proches du Kremlin ont également été soumis aux nouvelles sanctions, qui incluent un gel des avoirs.

Les deux dirigeants se rendront sur une base militaire en fin d’après-midi. Une rencontre sera aussi organisée entre Volodymyr Zelensky et le roi Charles III.

En fin de journée, le président Zelensky se rendra à Paris et rencontrera Emmanuel Macron et Olaf Scholz, a annoncé l’Élysée.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Chili: les violents incendies continuent de faire rage, au moins 24 morts

by admin9775 6 février 2023
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Au Chili, les violents incendies ont fait au moins 24 morts et plus de 1 182  blessés. Les flammes ont dévoré trois régions dans le sud du pays, là où la canicule et la sécheresse frappent de plein fouet. Ce dimanche 5 février, dans l’ après-midi, il y avait encore 260 feux en cours et des milliers d’hectares déjà partis en fumée. L’état de catastrophe a été déclaré dans toute la zone.

Attisé par des vents modérés à forts et des températures supérieures à 40°C, les feux ont dévasté en cinq jours quelque 270 000 hectares, détruisant 1 081 habitations. C’est ce qu’ont précisé les autorités.

Sur les chaînes de télévision, on voit d’immenses nuages de fumée noire et des flammes plus hautes que les maisons qui avancent à une vitesse impressionnante. Les habitants ont parfois à peine le temps de récupérer quelques affaires qu’ils doivent déjà évacuer les lieux en courant pour échapper au brasier monstrueux. Plus de 800 habitations et 13 établissements scolaires ont été détruits, plusieurs centaines de personnes ont dû être relogées.

Dix personnes arrêtées

Le gouvernement chilien a annoncé l’arrestation de 10 personnes soupçonnées d’être à l’origine de quelques-uns de ces incendies. Quant à Gabriel Boric, il a écourté ses vacances. Le président chilien a assisté dimanche à la veillée funèbre d’un pompier volontaire dans la ville de Coronel. Il s’est rendu une nouvelle fois dimanche dans la ville de Concepción, à 510 km au sud de Santiago, et a visité les zones ravagées.

« Il y a des indices qui montrent que certains des incendies ont été provoqués par des feux non autorisés. Il est strictement interdit de brûler des détritus ou des déchets agricoles sans autorisation », a-t-il mis en garde. L’office national chilien des forêts signale que dans 99 % des cas, l’activité humaine est la cause des incendies forestiers : manipulation imprudente du feu, mauvaises pratiques agricoles ou incendies criminels.

Il y a quelques semaines, un méga feu avait ravagé une partie de la ville de Viña del Mar, en bord de mer. Là-bas, les habitants soupçonnent le secteur immobilier d’avoir provoqué des incendies pour ensuite accéder à des terrains et y construire.

Pour affronter ces mégas feux, le Chili reçoit de l’aide internationale : l’Espagne, les États-Unis, le Mexique et plusieurs pays d’Amérique du Sud envoient des hommes et dans certains cas du matériel, des hélicoptères et des avions pour prêter main forte.

Le président français Emmanuel Macron a également réagi sur Twitter, déclarant que « le peuple chilien peut compter sur le soutien de la France pour lutter contre ce fléau ».

Des incendies tragiques ravagent plusieurs régions du Chili. Toutes mes pensées vont aux familles des victimes et aux héros qui luttent face aux flammes. Le peuple chilien peut compter sur le soutien de la France pour lutter contre ce fléau.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 5, 2023

Naïla Derroisné

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Des centaines de morts en Turquie et en Syrie après un séisme de magnitude 7,8

by admin9775 6 février 2023
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Un séisme de magnitude 7,8 a frappé, lundi 6 février, le sud de la Turquie et la Syrie voisine, faisant plusieurs centaines de morts dans les deux pays et de très importants dégâts, selon de premiers bilans en constante évolution.

Au moins 284 personnes ont été tuées en Turquie et plus de 2 000 blessées dans sept différentes provinces, d’après les premières données de l’agence gouvernementale de gestion des catastrophes (Afad) qui dénombre près de 1 800 immeubles effondrés. 

En Syrie, au moins 386 personnes ont perdu la vie, selon les autorités, et des dizaines d’autres dans les zones rebelles. Plus de 988 personnes ont été blessées, ont indiqué les mêmes sources. Dans les zones rebelles, le bilan est monté à 147 morts, selon les secouristes, qui font également état de plus de 340 blessés. « Cent quarante-sept civils sont morts et plus de 340 blessés, selon un bilan provisoire, dans la province d’Idleb et les environs d’Alep », dans le nord du pays, ont annoncé les casques blancs sur Twitter, ajoutant s’attendre à une « hausse importante » du nombre de victimes, « des centaines de familles se trouvant encore sous les décombres ».

Pour l’instant, la ville la plus touchée semble être la ville de Hatay. Il y a énormément de destructions de bâtiments, spécialement sur la nouvelle partie de la ville.

Des personnes piégées sous les décombres

Le séisme survenu dans la nuit était d’une magnitude de 7,8 et d’une profondeur de 7 km. Les secousses, ressenties dans tout le sud-est de la Turquie, ont également été ressenties au Liban et à Chypre, selon des correspondants de l’AFP. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des immeubles détruits dans plusieurs villes du sud-est du pays.

Un correspondant de l’AFP à Diyarbakir, grande ville du sud-est de la Turquie, a vu un immeuble effondré, avec des secouristes à pied d’œuvre pour essayer de dégager des personnes des décombres. Sur Twitter, des internautes turcs partageaient l’identité et la localisation de personnes prises au piège sous les décombres dans plusieurs villes du sud-est du pays.

Un bilan qui risque encore de s’alourdir

Le bilan risque d’évoluer rapidement compte tenu du nombre d’immeubles effondrés dans les villes touchées, comme à Adana, Gaziantep, Sanliurfa, Diayarbakir notamment. À Iskenderun et Adiyaman, ce sont les hôpitaux publics qui ont cédé sous l’effet du séisme, survenu en pleine nuit à 4h17 locales (1h17 GMT), selon l’institut sismologique américain USGS, à une profondeur d’environ 17,9 kilomètres.

L’épicentre se situe dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras (sud-est), à 60 km environ à vol d’oiseau de la frontière syrienne. Ce séisme est le plus important en Turquie depuis le tremblement de terre du 17 août 1999, qui avait causé la mort de 17 000 personnes, dont un millier à Istanbul.

L’UE envoie des équipes de secours, l’Allemagne et la France proposent leur aide

L’Union européenne a envoyé des équipes de secours en Turquie. « À la suite du tremblement de terre survenu ce matin en Turquie, nous avons activé le mécanisme de protection civile de l’UE. Le Centre de coordination des réactions d’urgence de l’UE coordonne le déploiement d’équipes de secours européennes. Des équipes des Pays-Bas et de Roumanie sont déjà en route », a tweeté le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarcic.

L’Allemagne a d’ores et déjà annoncé qu’elle enverra de l’aide dans les régions victimes du séisme, a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz. « Nous suivons, bouleversés, les nouvelles du séisme dans la région frontalière entre la Turquie et la Syrie. Le nombre de morts ne cesse d’augmenter. Nous pleurons avec les familles et tremblons pour les personnes ensevelies. L’Allemagne va, bien entendu, envoyer de l’aide », a écrit le chancelier dans un message sur Twitter.

Emmanuel Macron a, de son côté, déploré des « images terribles ». « La France se tient prête à apporter une aide d’urgence aux populations sur place. Nos pensées vont aux familles endeuillées », a-t-il déclaré sur Twitter.

L’Italie, la Belgique, la Pologne, l’Espagne et la Finlande ont aussi proposé leur aide.

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Monde

Des centaines de morts en Turquie et en Syrie après un séisme de magnitude 7,8

by Pius KAMBU 6 février 2023
written by Pius KAMBU

Au moins 284 personnes ont été tuées en Turquie et plus de 2.000 blessées, dans sept différentes provinces, d’après les premières données de l’agence gouvernementale de gestion des catastrophes (Afad) qui dénombre près de 1.800 immeubles effondrés.

Selon la télévision syrienne, 239 personnes ont été tuées dans l’effondrement d’habitations et 648 blessées dans plusieurs villes dont Alep (nord), deuxième cité de Syrie. Des victimes ont également été recensées à Hama (centre) ainsi que Lattaquié et Tartous, sur la côte méditerranéenne. Un précédent bilan faisait état de 237 morts dans les zones sous contrôle du régime syrien.

Dans les régions tenues par les rebelles, proches de la Turquie, ce sont les Casques blancs, des secouristes qui se mobilisent dans ces zones, qui ont recensé le nombre de victimes. “Cent quarante-sept civils sont morts et plus de 340 blessés selon un bilan provisoire, dans la province d’Idleb et les environs d’Alep”, dans le nord du pays, ont annoncé les Casques blancs sur Twitter, ajoutant s’attendre à une “hausse importante” du nombre de victimes, “des centaines de familles se trouvant encore sous les décombres”.

Dans un communiqué, les Casques blancs ont déclaré ces régions “sinistrées” et appelé les organisations humanitaires internationales à “intervenir rapidement” pour venir en aide à la population locale. Le séisme a provoqué des scènes de panique dans le nord de la Syrie où les habitants se sont rués dehors, à pied ou en voiture, malgré les pluies torrentielles, ainsi qu’au Liban voisin où les secousses ont été fortement ressenties.

Pas d’informations sur d’éventuelles victimes belges

Quelque 200 Belges sont enregistrés auprès du SPF Affaires étrangères dans les régions qui ont été frappées, tandis que huit personnes ont indiqué qu’elles étaient actuellement en voyage dans les zones sinistrées. Les Affaires étrangères ne disposent pas d’information à ce stade sur d’éventuelles victimes belges, ont-elles indiqué à l’agence Belga.

Les Affaires étrangères sont en contact permanent avec les autorités locales par l’intermédiaire de leurs représentants diplomatiques présents en Turquie et en Syrie. L’Ambassade de Belgique à Ankara tentait lundi matin de contacter tous les ressortissants belges se trouvant dans les régions touchées. Il est demandé à tous les Belges qui se trouvent dans les régions sinistrées et qui ne sont pas inscrits auprès des Affaires étrangères de le faire.

Selon l’institut sismologique américain USGS, le tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 a eu lieu à 04H17 locales (01H17 GMT), à une profondeur d’environ 17,9 kilomètres. L’épicentre se situe dans le district de Pazarcik, dans la province de Kahramanmaras (sud-est), à 60 km environ à vol d’oiseau de la frontière syrienne.

Ce séisme est le plus important en Turquie depuis le tremblement de terre du 17 août 1999, qui avait causé la mort de 17.000 personnes, dont un millier à Istanbul. “Nous entendons des voix ici et là-bas. Nous pensons que peut-être 200 personnes se trouvent sous les décombres”, a déclaré un secouriste dépêché devant un immeuble détruit de Diyarbakir, selon des images diffusées sur la chaîne NTV.

Diyarbakir, dans le sud de la Turquie.

Diyarbakir, dans le sud de la Turquie. © AP

Les secousses, ressenties dans tout le sud-est du pays, ont également été ressenties au Liban et à Chypre, selon des correspondants de l’AFP. Des bâtiments ont été détruits dans de nombreuses villes du sud-est du pays, selon les images diffusées par les médias turcs, laissant redouter un bilan beaucoup plus lourd.

Un correspondant de l’AFP à Diyarbakir, grande ville du sud-est du pays, a vu un immeuble effondré, avec des secouristes à pied d’oeuvre pour essayer de dégager des personnes des décombres. Sur Twitter, des internautes turcs partageaient l’identité et la localisation de personnes prises au piège sous les décombres dans plusieurs villes du sud-est du pays. Le maire de la ville d’Adana, Zeydan Karalar, a déclaré que deux immeubles de 17 étages et 14 étages avaient été détruits, selon la chaîne TRT.

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Diyarbakir, Turquie.

Diyarbakir, Turquie. © AP

Un hôpital syrien près de la frontière avec la Turquie.

Un hôpital syrien près de la frontière avec la Turquie. © AFP

Appel à l’aide internationale

“Toutes nos équipes sont en alerte. Nous avons émis une alarme de niveau quatre. C’est un appel y compris à l’aide internationale”, a indiqué le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu sur la chaîne Haberturk. “Nos équipes sont en état d’alerte pour secourir les survivants”, ont aussi affirmé les Casques Blancs syrien, des secouristes engagés dans les zones rebelles en Syrie, sur Twitter. 50 répliques ont été enregistrées en Turquie, selon l’Afad.

Le gouverneur de la province de Gaziantep a appelé les habitants à se rassembler dehors malgré le froid, tandis que le chef du Diyanet, l’organisme public turc chargé d’encadrer le culte, à appeler les Turcs dans le besoin à trouver refuge dans les mosquées. Les secouristes turcs et la défense civile ainsi que les pompiers syriens étaient à l’oeuvre lundi matin pour tenter d’extraire d’éventuelles victimes des décombres, selon les médias locaux.

La Turquie est située sur l’une des zones sismiques les plus actives du monde. Fin novembre, un tremblement de terre de magnitude 6,1 a frappé le nord-ouest de la Turquie, faisant une cinquantaine de blessés et des dégâts limités, selon les services de secours turcs. En janvier 2020, un séisme de magnitude 6,7 a frappé les provinces d’Elazig et de Malatya (Est), faisant plus de 40 morts. En octobre de la même année, un tremblement de terre de magnitude 7 en mer Égée avait fait 114 morts et plus de 1.000 blessés en Turquie.

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Un sauveteur évacue un enfant des débris à Azaz, en Syrie.

Un sauveteur évacue un enfant des débris à Azaz, en Syrie. © REUTERS

Azaz, Syrie.

Azaz, Syrie. © REUTERS

L’UE envoie des équipes de secours en Turquie

L’Union européenne a envoyé des équipes de secouristes en Turquie, frappée par un violent séisme qui touche aussi la Syrie, a annoncé lundi le commissaire européen à la gestion des crises Janez Lenarcic.

“À la suite du tremblement de terre survenu ce matin en Turquie, nous avons activé le mécanisme de protection civile de l’UE (…) Des équipes des Pays-Bas et de Roumanie sont déjà en route”, a tweeté le responsable européen. Cette aide répond à une demande de la Turquie, a précisé un porte-parole de la Commission européenne.

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ActualitésMonde

Huit corps découverts à bord d’une embarcation aux abords de Lampedusa

by admin9775 3 février 2023
written by admin9775

En 2022, 105 000 personnes ont gagné l’Italie clandestinement, et près de 5 000 y sont arrivées depuis le début de l’année, un chiffre en forte hausse par rapport aux deux dernières années, selon le ministère de l’intérieur.

Les corps de huit personnes, dont une femme enceinte, ont été découverts à bord d’une embarcation aux abords de l’île italienne de Lampedusa, ont annoncé les autorités locales, vendredi 3 février.

« Il y a quarante-deux survivants, dont deux femmes enceintes », a précisé Filippo Mannino, maire de Lampedusa, à l’Agence France-Presse :

« J’ai perdu le compte des morts. Je suis maire depuis six mois et j’ai déjà réceptionné au moins quarante morts. Ce n’est pas normal. Presque chaque semaine nous récupérons des cadavres. La situation est en train de devenir vraiment dramatique. L’Europe doit faire quelque chose, le gouvernement doit faire quelque chose. »

L’immigration et de la gestion des arrivées clandestines sera à l’ordre du jour du prochain sommet extraordinaire de l’Union européenne, prévu les 9 et 10 février.

Cinq mille arrivées depuis le début de l’année

L’île de Lampedusa, située à une centaine de kilomètres à l’est des côtes tunisiennes, est la première porte d’entrée en Europe pour les migrants arrivant d’Afrique du Nord. En 2022, 105 000 personnes ont gagné l’Italie clandestinement et près de 5 000 y sont arrivées depuis le début de l’année, un chiffre en forte hausse par rapport aux deux dernières années, selon le ministère de l’intérieur.

Le gouvernement italien, formé en octobre par Giorgia Meloni, cheffe de file du parti d’extrême droite italien Fratelli d’Italia, lutte par tous les moyens contre les arrivées clandestines et a insisté pour inscrire ce sujet à l’ordre du jour du sommet. Rome espère notamment obtenir une redistribution automatique des arrivants, une idée qui se heurte à la forte résistance de nombreux Etats membres de l’UE.

Pour tenter de freiner au moins les arrivées, le gouvernement a adopté début janvier une loi contraignant les ONG qui tentent de porter secours aux candidats à l’exil de signaler immédiatement leurs sauvetages afin qu’un port de débarquement leur soit attribué. Il est souvent éloigné du lieu du sauvetage, ce qui leur fait perdre beaucoup de temps.

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Monde

Sommet UE-Ukraine: les dirigeants européens en démonstration de force à Kiev

by admin9775 3 février 2023
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé ce jeudi depuis Kiev que l’UE prévoyait de nouvelles sanctions contre la Russie. Et ce alors qu’un sommet UE-Ukraine se tient ce vendredi 3 février dans la capitale ukrainienne.

« Nous allons continuer à faire monter la pression encore plus haut ». À son arrivée à Kiev, et alors que les rumeurs d’une nouvelle grande offensive russe circulent de plus en plus, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenu à se montrer inflexible à l’égard de Moscou. « D’ici au 24 février, exactement un an après le début de l’invasion, nous visons à mettre en place le dixième paquet de sanctions », a-t-elle annoncé lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« Aujourd’hui, la Russie paie un lourd tribut, car nos sanctions érodent son économie, la faisant reculer d’une génération », s’est-elle félicitée, alors que Bruxelles a mis en place depuis près d’un an une pluie de sanctions pour limiter les revenus de Moscou destinés à soutenir son invasion. Parmi elles, l’une des mesures les plus marquantes est le plafonnement du prix du pétrole russe à l’export à 60 dollars. Selon Ursula von der Leyen, cette limitation fixée début décembre par l’Union européenne, le G7 et l’Australie, « coûte déjà à la Russie environ 160 millions d’euros par jour ».

Début décembre, l’UE avait également mis en place un embargo sur le pétrole brut russe transporté par voie maritime. Celui-ci va s’étendre dès dimanche à l’achat de produits pétroliers raffinés russes et les pays du G7 plafonneront également le prix de ces produits.

Juste avant les déclarations de la présidente de la Commission européenne, le Conseil européen avait quant à lui annoncé le déblocage d’une aide militaire de 500 millions d’euros en faveur de Kiev, ainsi que 45 millions pour des missions de formation. Cela porte le total de l’aide européenne depuis le début du conflit à 60 milliards d’euros. « Nous continuerons de soutenir l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra et aussi longtemps que cela sera nécessaire », a précisé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. 

La question de l’adhésion au menu du sommet

Ces annonces ont été faites alors que Kiev accueille ce vendredi un sommet des dirigeants européens et ukrainien. Les 27 chefs d’État et de gouvernement seront représentés par le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell qui rencontreront le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Un geste fort », estime Sylvain Maillard, le directeur de l’Institut Jacques Delors. « C’est la première fois, je crois, que dans l’histoire de la construction européenne, toute une délégation de commissaires européens se déplacent dans un pays en guerre pour lui donner ce signal. »

Il sera notamment question lors de ce sommet de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne. La Pologne et les pays Baltes, très investis dans l’aide militaire à leur voisin en guerre, sont de ceux qui estiment que la demande d’adhésion de Kiev doit être examinée le plus rapidement possible. Mais un nombre important de grands États membres souhaitent ne pas envoyer de message trop encourageant. L’année dernière, Emmanuel Macron avait ainsi déclaré que le processus pourrait prendre des « décennies ». Les autorités ukrainiennes, elles, ont un tout autre calendrier en tête : le chef de la diplomatie Dmytro Kouleba parle d’entamer les négociations de pré-adhésion d’ici la fin de cette année.

Les attentes très élevées de l’entourage de Zelensky

Les attentes sont très élevées dans l’entourage du président ukrainien, peut-être même trop élevées, à en croire plusieurs experts qui se sont exprimés dans les médias ces dernières heures, rapporte notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan. L’objectif, pour Kiev, c’est que les négociations d’adhésion avec Bruxelles débutent le plus rapidement possible. Le Premier ministre Denys Chmyhal a ainsi déclaré que « ces négociations pourraient commencer cette année, ouvrant la voie à une accession dans un horizon de deux ans ».

Cependant, les diplomates européens se montrent beaucoup plus prudents. Selon plusieurs sources, ce sommet est avant tout destiné à rassurer les Ukrainiens, à réaffirmer le soutien à l’adhésion, mais seulement lorsque plusieurs critères seront remplis. Ainsi, en juin 2022, lorsque Kiev a obtenu le statut de pays candidat, la Commission européenne a fixé sept conditions à l’ouverture de négociations. Parmi elles, la réforme de la justice, la réforme de la Cour constitutionnelle, la lutte contre la corruption, contre le blanchiment ou encore une nouvelle loi encadrant le secteur des médias.

Or, s’il y a eu des progrès, il reste encore beaucoup de pain sur la planche, notamment sur la question cruciale de la Cour constitutionnelle. Cela dit, il peut paraître compréhensible que l’Ukraine soit bridée sur de telles réformes, en période de guerre. Ce sommet sera surtout l’occasion pour la délégation de l’UE de vérifier si l’Ukraine fait bien ses devoirs.

En juin, la Commission européenne a recommandé l’octroi du statut de candidat, à condition que l’Ukraine s’attèle à série de réformes législatives et politiques. Ce jeudi, à Kiev, Ursula von der Leyen a sur ce point salué les récents efforts de lutte anti-corruption. « Les 27 trouvent parfois que la Commission a donné trop de signes d’encouragement à une adhésion rapide et souhaitent calmer le jeu », explique un observateur. L’idée d’une adhésion graduelle est désormais sur la table. Elle permettrait à l’Ukraine d’avoir accès à des programmes européens et de bénéficier des financements européens pendant les négociations. Une façon de temporiser sans décourager les Ukrainiens.

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Monde

Russie: pour les 80 ans de Stalingrad, un buste de Staline inauguré à Volgograd

by admin9775 2 février 2023
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Ce jeudi 2 février, la ville russe de Volgograd, rebaptisée de son nom soviétique de Stalingrad le temps des commémorations, comme chaque année, célèbre le 80e anniversaire de la fin de la bataille du même nom et de la victoire sur l’Allemagne nazie. Vladimir Poutine est attendu sur place. Ce mercredi, un buste de Staline a été inauguré.

De notre envoyée spéciale à Volgograd,

Sur la façade du musée, hommage à l’héroïsme et au sacrifice des soldats de cette longue et violente bataille. Stalingrad, c’est un million de morts côté soviétique et un tournant dans la Seconde Guerre mondiale qui marqua le recul des troupes nazies. D’énormes panneaux proclament « Stalingrad, patrie de la victoire ». En arrière-plan, quelques pans d’immeubles détruits, les restes sauvegardés d’une ville en ruines après la victoire.

Ce mercredi, sur le parvis, au pied des blindés et avions d’époque, le long des rives d’une Volga blanchie par le gel, ils étaient plusieurs centaines à la mi-journée. Une poignée de vétérans, leurs familles, un mouvement de jeunesse patriotique. On inaugurait trois bustes : ceux de deux chefs militaires célèbres pour leur rôle dans la bataille mythique, Gueorgui Joukov et Alexandre Vassilievski, mais également celui de Joseph Staline.

C’est un événement d’importance en Russie, tant les monuments à sa gloire sont rares, disparus dans les années 1950 après la mort du dirigeant et les premières critiques, timides, sur les purges, les goulags et le culte de la personnalité.

La figure tutélaire de Staline à l’heure de l’offensive en Ukraine

Certaines statues avaient bien refait leur apparition dans les années 1990, parfois dans les sièges des partis communistes dans les petites villes, mais en tout cas, jamais dans un cadre aussi solennel avec discours d’élus, musique au haut-parleur et dépôts de bouquets d’œillets rouges au pied des statues. Devant le nouveau buste de l’ex-dirigeant de l’URSS, Alexander Lozhkin, président de la Douma régionale et de l’Organisation régionale des anciens combattants, a eu ces mots : « Maintenant, dans notre ville, voici un monument au commandant suprême Joseph Vissarionovich Staline. Aujourd’hui, dans cette période d’opération militaire spéciale, nous comprenons probablement comme jamais auparavant à quel point il est difficile d’être un chef d’opérations de combat, et nous comprenons aujourd’hui qu’il a fait son travail avec brio et que l’ennemi a été vaincu. »

La bataille de Stalingrad (1942-1943) a en effet changé le cours du conflit en Union soviétique, démoralisée jusque-là par plusieurs défaites cuisantes.  Et c’est dans cet héritage que le pouvoir veut inscrire l’offensive contre l’Ukraine.

Enrôlé à 17 ans, trente années de service de soldat, en ce 80e anniversaire, c’est chez lui un défilé d’hommages et de demandes d’interview. Et même si sa fille doit lui répéter très fort les questions à l’oreille, ses idées restent claires et affirmées. Il adhère sans aucun doute au narratif à l’œuvre en Russie. « Regardez ce conflit en Ukraine aujourd’hui. Ils se souviennent bien de la foi des troupes de Bandera dans les théories nationalistes de ce dernier, qui était en accord avec les théories des Allemands à l’époque. Et maintenant, ils essaient encore de nous faire du mal. Nous, nous éduquons nos jeunes en leur disant de garder fermement les frontières de notre patrie. Et que s’il le faut, nous irons à nouveau jusqu’à Berlin. »

« Nous pouvons le refaire. » Ce slogan est apparu dans l’espace public russe il y a une dizaine d’années. Cette phrase, disent les historiens, a été écrite par un soldat soviétique sur le Reichstag après sa prise en 1945 par les soldats du bataillon Stalingrad. Une phrase emblème des patriotes et des nationalistes comme aujourd’hui l’est aussi le « Z » pour le conflit en Ukraine.

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Monde

Israël frappe Gaza en réponse à une roquette palestinienne

by admin9775 2 février 2023
written by admin9775

Israël a mené des frappes aériennes sur la bande de Gaza dans la nuit de mercredi à jeudi, quelques heures après avoir intercepté une roquette tirée à partir de ce territoire palestinien. Le Front populaire de libération de la Palestine, groupe armé palestinien laïque, a ensuite revendiqué un nouveau tir de barrage de roquettes.

L’armée israélienne et des combattants palestiniens de la bande de Gaza se sont livrés à des affrontements à coups de missiles jeudi avant l’aube, moins de 36 heures après une visite du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, venu plaider pour une désescalade. Ces affrontements ont eu lieu jeudi entre 2 h 30, heure locale, et 3 h 30, selon des journalistes de l’AFP à Gaza, et sont restés limités.

Les frappes aériennes israéliennes étaient attendues après le tir mercredi à la tombée de la nuit d’une roquette palestinienne, interceptée par le système de défense antiaérienne, Israël ayant l’habitude de ne pas laisser de telles attaques sans réponse. Les services de secours n’ont fait état d’aucune victime de part et d’autre.

Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007, a qualifié les frappes israéliennes de « poursuite du cycle de l’agression contre [le] peuple palestinien, et accusé le gouvernement israélien et sa « politique extrémiste » d' »ouvrir grand la porte à une escalade sur le terrain ».

L’armée israélienne a prévenu de son côté qu’elle tenait « l’organisation terroriste Hamas responsable de toute activité terroriste en provenance de la bande de Gaza » et que le mouvement devrait « payer les conséquences des atteintes à la sécurité d’Israël ».

Selon des sources de sécurité locales palestiniennes, les frappes israéliennes ont touché un centre d’entraînement des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, dans le camp de réfugiés d’al-Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, et un autre au sud-ouest de la ville de Gaza.

Dans un communiqué, l’armée a indiqué que des avions de combat avaient « frappé un centre de production [et] de stockage de matières premières chimiques utilisées pour une ligne de production de roquettes » appartenant au Hamas et « un centre de fabrication d’armes », tous deux situés dans le centre de la bande de Gaza, microterritoire de 2,3 millions d’habitants sous blocus israélien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

« Camp de vacances »

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), groupe armé palestinien laïque, a revendiqué entre ces deux séries de frappes un tir de barrage de roquettes […] en réponse à l’agression sioniste », provoquant le déclenchement des sirènes d’alerte à Sdérot, ville du sud d’Israël proche de la bande de Gaza.

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, avait lié le premier tir de roquette palestinien à ses déclarations répétées sur la nécessité à ses yeux de durcir les conditions des détenus palestiniens dits « de sécurité ». Ce tir « n’entamera pas ma détermination à continuer d’agir pour supprimer les conditions dignes d’un camp de vacances dont bénéficient des terroristes meurtriers », a-t-il déclaré.

Dans la nuit du 26 au 27 janvier, déjà, l’armée israélienne avait mené des frappes contre des infrastructures du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, après des tirs de roquettes vers le territoire israélien. Il n’y avait pas eu de victime.

Ces échanges de tirs faisaient suite à un nouveau raid militaire israélien dans le nord de la Cisjordanie (territoire occupé par Israël depuis 1967) ayant fait au moins neuf morts, parmi lesquels des combattants et une civile sexagénaire, dans le camp de réfugiés de Jénine.

Le 27 janvier au soir, un assaillant palestinien abattait six Israéliens et une Ukrainienne a proximité d’une synagogue pendant les prières du début du shabbat à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël. Et le lendemain, un Palestinien de 13 blessait par balles deux Israéliens, un père et son fils, également à Jérusalem-Est, avant d’être blessé et arrêté.

Deux Palestiniens ont ensuite été tués en Cisjordanie dimanche et lundi, le premier par les vigiles d’une colonie israélienne, l’autre par l’armée.

« Rétablir le calme »

« Toutes les parties doivent prendre des mesures pour empêcher une nouvelle escalade de la violence et rétablir le calme », a déclaré le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, mardi à la fin d’une tournée au Proche-Orient durant laquelle il a rencontré des responsables israéliens, palestiniens et égyptiens.

Antony Blinken a annoncé que des membres de son équipe restaient dans la région pour poursuivre les discussions en vue de prendre des « mesures concrètes », « pour faire baisser la température, favoriser une plus grande coopération et renforcer la sécurité ». 

De son côté, Daoud Chehab, un dirigeant du Jihad islamique dans la bande de Gaza, a indiqué mercredi à l’AFP qu’une délégation menée par le chef du mouvement, Ziad al-Nakhalé, était attendue jeudi au Caire, « à l’invitation de l’Égypte ». Elle rencontrera le chef des Renseignements égyptiens pour discuter de « diverses questions politiques, de la situation sur le terrain et de la façon de ramener le calme, particulièrement après la dernière escalade, ce qui inclut les agressions contre les prisonniers [palestiniens] », a-t-il détaillé.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est attendu jeudi à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron. Les deux dirigeants parleront notamment des tensions croissantes autour de l’Iran et des violences israélo-palestiniennes.

France 24 via CONGO PUB Online

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