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Les Etats-Unis offrent 10 M$ pour arrêter un terroriste

by admin9775 13 janvier 2023
written by admin9775

Les États-Unis annoncent qu’ils offrent une récompense pouvant atteindre 10 millions de dollars pour toute information pouvant mener à la capture de Mohamoud Abdi Aden.

Cet homme est décrit comme le cerveau terroriste de l’attaque meurtrière d’un hôtel à Nairobi au Kenya il y a quatre ans.

Cette attaque qui avait été revendiquée par le groupe affilié à Al-Qaida Al-Shabaab, avait fait au moins 21 morts.

_ »Nous saluons donc l’annonce d’aujourd’hui que votre Excellence fera sous peu pour demander l’arrestation du terroriste recherché et cerveau de l’attentat du DusitD2 de 2019 qui a entraîné la perte de 21 vies. » a expliqué_Amin Mohamed Ibrahim, directeur de DCI.

« Aujourd’hui, j’annonce une récompense pouvant aller jusqu’à 10 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation ou à la condamnation, dans n’importe quel pays, de Mohamoud Abdi Aden et de tout autre individu ayant commis, tenté de commettre ou conspiré à commettre, ou aidé ou assisté à l’attaque de 2019 contre le complexe hôtelier DusitD2 à Nairobi, au Kenya. » a ditMeg Whitman, ambassadrice des États-Unis au Kenya.

Mohamoud Abdi Aden serait un chef du groupe djihadiste Al-Shabaab, basé en Somalie, qui a perpétré plusieurs attentats meurtriers au Kenya voisin.

Le siège du 15 janvier 2019 dans l’enceinte de l’hôtel haut de gamme DusitD2 à Nairobi, la capitale kényane, avait duré près de 20 heures.

Le Kenya avait déclaré à l’époque que tous les assaillants avaient été éliminés.

Africanews via CONGO PUB Online

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13 janvier 2023 0 comments
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Monde

COP28: le PDG de la compagnie pétrolière nationale émirienne désigné président

by admin9775 12 janvier 2023
written by admin9775

Le PDG de la compagnie pétrolière des Émirats arabes unis, pays hôte cette année de la conférence de l’ONU sur le climat, présidera la COP28, promettant une approche « pragmatique » pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le ministre émirien de l’Industrie, chef du géant pétrolier ADNOC et envoyé spécial pour le changement climatique, Sultan Ahmed al-Jaber, est le « président désigné pour la 28e Conférence des Parties (COP28) », indique ce jeudi 12 janvier un communiqué de l’agence de presse officielle WAM. « Nous apporterons une approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions », a déclaré sultan Ahmed al-Jaber, cité dans le communiqué.

Premier PDG à présider une COP, sultan al-Jaber dirige la compagnie pétrolière nationale depuis 2016, mais aussi Masdar, l’entreprise émirienne d’énergies renouvelables.

RFI via CONGO PUB Online

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12 janvier 2023 0 comments
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Russie: le général Valeri Guerassimov prend la tête de l’opération en Ukraine

by Pius KAMBU 11 janvier 2023
written by Pius KAMBU

La Russie a de nouveau remplacé ce mercredi 11 janvier le commandant de son « opération spéciale » en Ukraine, en nommant le général Valeri Guerassimov, qui était jusqu’ici chef d’état-major des armées. Une annonce émanant du ministère de la Défense. Sergueï Sourovikine devient adjoint et cède ainsi la place au chef d’état-major des armées.

Jamais un commandant d’opération n’avait autant pris la lumière en Russie. Sergueï Sourovikine n’aura pourtant exercé ses fonctions que trois mois.

Sa nomination avait été saluée par l’alliance Kadyrov-Prigojine, contre les généraux de l’armée, aux performances jugées par les deux chefs, mais aussi des blogueurs militaires, en des mots très durs.

Nommé le jour de la frappe contre le pont de Kertch, le 8 octobre dernier, Sergueï Sourovikine est celui qui a assumé le retrait de Kherson, mené la campagne de frappes intenses contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, lancé la construction de fortifications et de tranchées dans les territoires conquis par la Russie.

Difficile de savoir si son remplacement annonce une nouvelle phase dans le conflit, comme une offensive russe à la faveur du gel récent des sols. Elle marque en tout cas l’arrivée d’un très proche du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, qu’on disait sur la sellette.

Elle tombe aussi le jour où Wagner revendique le contrôle de Soledar, première avancée russe depuis des mois, à peine commentée par le ministère de la Défense.

Et dans le communiqué de nomination de M. Guerassimov, on peut lire parmi ses tâches « une coordination plus importante entre les types de forces sur le terrain ». Voilà qui peut aussi sonner comme une volonté de reprise en main.

RFI via CONGO PUB Online

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11 janvier 2023 0 comments
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Monde

Intenses combats pour le contrôle de la ville ukrainienne de Soledar

by admin9775 11 janvier 2023
written by admin9775

Le chef du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine, a affirmé que ses combattants ont pris le contrôle de Soledar après d’intenses combats. L’armée ukrainienne a démenti, affirmant que la ville « est et sera toujours ukrainienne ». Le Kremlin appelle, quant à lui, à ne pas « se presser » de déclarer une victoire.

La petite ville de Soledar, dans la région de Donetsk à l’est de l’Ukraine, fait face, depuis plusieurs jours, à d’intenses assauts des forces russes. Elle serait tombée aux mains du groupe paramilitaire russe Wagner, selon une déclaration du chef de cette organisation, qui précise que des combats font encore rage dans le centre-ville. Après des mois de tentatives infructueuses de conquête de la ville voisine de Bakhmout, Moscou veut une victoire coûte que coûte. 

Dans l’est de l’Ukraine, au cœur de la région de Donetsk et à une dizaine de kilomètres de Bakhmout, la ville de Soledar est, depuis plusieurs jours, le théâtre de combats acharnés entre l’armée ukrainienne et les mercenaires du groupe Wagner, appuyés par des séparatistes prorusses. Pourquoi cette modeste ville, qui comptait environ 10 000 habitants avant le début de l’offensive russe en février dernier, est-elle actuellement l’un des principaux objectifs militaires de la Russie dans la guerre en Ukraine ? 

Conquête de la région de Donetsk 

« Il y a évidemment une importance stratégique dans cet assaut sur Soledar », décrypte Sim Tac, analyste militaire spécialiste des conflits armés et de la politique de défense. « À l’est, toute la région de Louhansk est sous contrôle russe, mais dans la région de Donetsk, les grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk sont toujours ukrainiennes ». 

La conquête de Soledar fait donc partie d’une opération plus large de prise de contrôle de la région de Donetsk.  Cette région, que les séparatistes prorusses tentent de s’arroger depuis 2014, fait partie des quatre territoires de l’est ukrainien annexés par la Russie en septembre dernier, après des référendums non reconnus par Kiev et ses alliés occidentaux. 

Pour Moscou, prendre le contrôle de Soledar devrait permettre d’atteindre plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord de renforcer ses positions à proximité de Bakhmout, qui est une cible de premier plan. 

Le dirigeant des séparatistes pro-russes de la région de Donetsk, Denis Pouchiline, a d’ailleurs affirmé mardi à la télévision russe que le contrôle de Soledar créerait de « bonnes perspectives » pour prendre le contrôle de Bakhmout, ainsi que pour un nouvel assaut sur Siversk, une ville plus au nord. 

La prise de Soledar pourrait effectivement permettre aux troupes russes d’atteindre Bahkmout, selon le ministère britannique de la Défense. « La poussée de la Russie vers Soledar vise sans doute à encercler Bakhmout par le nord et à perturber les lignes de communication ukrainiennes », estiment les renseignements militaires britanniques. 

« Prendre le contrôle de Soledar ouvre les portes de Bahkmout « , acquiesce l’analyste militaire Sim Tac, ajoutant que, « géographiquement, Bakhmout, ouvre, quant à elle, la porte aux villes plus importantes de Sloviansk et de Kramatorsk », plus à l’ouest. Le but étant, on l’aura compris, la conquête russe de toute la région de Donetsk. 

Contrôle de kilomètres de tunnels 

En première ligne des assauts sur Soledar, la société de mercenaires Wagner a précisé son intérêt pour cette petite ville : une partie des combats vise à contrôler l’entrée d’une ancienne mine de sel et de ses kilomètres de galeries souterraines. Prendre Soledar signifie mettre la main sur quelque 200 kilomètres de tunnels, s’étendant sur toute la région de Bakhmout, susceptibles d’abriter des troupes ou de l’équipement. 

« Ce n’est pas la première fois que ce genre de stratégie est utilisée », rappelle Sim Tac. « Il n’y a qu’à voir en Syrie, où l’utilisation des tunnels était fréquemment employée ».

Cacher du matériel et des hommes ne serait par ailleurs pas la seule fonction de ces fameux tunnels. Les mines de Soledar passent sous la ligne de front et pourraient servir aux troupes russes pour « s’infiltrer derrière les lignes ennemies », précisent les renseignements militaires britanniques. 

Une autre explication à l’obsession russe autour de la ville de Soledar serait liée, selon le think tank américain « Institute for the Study of War » (ISW), aux ambitions personnelles du fondateur du groupe de mercenaires Wagner, Evguéni Prigojine. Selon l’ISW, mais aussi l’agence de presse Reuters citant une source à la Maison Blanche, cet homme d’affaires aurait en tête de l’exploitation financière des ressources naturelles ukrainiennes autour de la ville de Bakhmout. 

Les gisements de gypse, d’argile et de craie mais surtout de sel de Soledar, dont les réserves sont estimées à 2 000 ans, pourraient « expliquer en partie la longue et coûteuse détermination d’Evguéni Prigojine d’établir le contrôle de la zone » selon l’ISW.

Guerre de communication 

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février 2022, la puissante armée de Moscou a subi une série de défaites face aux forces ukrainiennes, soutenues par les États-Unis et leurs alliés européens. Le conflit s’est transformé en une guerre d’usure dans laquelle la Russie accumule les revers.

Côté ukrainien, la défense de Soledar revêt un intérêt opérationnel : gagner du temps. « Grâce à la résistance de nos soldats là-bas, à Soledar, nous avons gagné du temps supplémentaire et [préservé] des forces pour l’Ukraine », s’est félicité le président Ukrainien Volodymyr Zelensky lundi soir, ajoutant : « Tout est complètement détruit (…) Tout le territoire de Soledar est couvert de cadavres des envahisseurs et porte les cicatrices des explosions. C’est à quoi ressemble la folie ». 

Car Moscou cherche une victoire quoi qu’il en coûte, et ce, même si elle laisse un arrière-goût amer. À Soledar, la Russie a déployé un grand nombre d’unités formées des meilleures réserves du groupe Wagner, menant assauts sur assauts pour gagner la ville à l’usure.

« Les Russes vont évidement présenter la bataille de Soledar, comme une grande victoire », affirme Sim Tac, expert en stratégies de défense. « Mais en fait, ce genre d’offensives sont très couteuses en termes d’équipements détruits et de pertes de combattants, comme cela a été le cas pour la bataille de Popasna », ville de la région de Lougansk, à l’est de Soledar, prise en mai par les forces russes, où leurs équipements ont été  » totalement détruits. », affirme l’expert.

« Nous avons déjà vu la Russie devoir réviser ses objectifs comme lorsqu’ils ont perdu les régions de Kherson et Kharkiv », explique Sim Tac, évoquant le repli russe de la quasi-totalité de la région de Kharkiv au nord-est du pays en septembre et la reprise de la ville de Kherson – seule capitale régionale tombée aux mains des Russes – par les forces ukrainiennes en novembre dernier. « La vérité, c’est que Moscou est empêtré dans une guerre au sol qui prend du temps, où le froid n’aide pas, et dans laquelle les avancées sont très lentes. »

France 24 via Congo Pub Online

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Monde

Le nouveau chef de la diplomatie chinoise en Afrique du 9 au 16 janvier

by admin9775 10 janvier 2023
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Le nouveau ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, commence son mandat par un voyage d’une semaine dans cinq pays africains, a annoncé lundi le ministère des Affaires étrangères.

M. Qin, qui était jusqu’à récemment ambassadeur aux États-Unis, se rendra en Éthiopie, au Gabon, en Angola, au Bénin et en Égypte du 9 au 16 janvier, a déclaré le porte-parole Wang Wenbin lors d’un point de presse quotidien. En Égypte, M. Qin rencontrera également le secrétaire général de la Ligue arabe.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères suit l’exemple de ses prédécesseurs qui, depuis plus de trois décennies, commencent chaque année par un voyage en Afrique. « Cela montre que la Chine attache une grande importance à l’amitié traditionnelle avec l’Afrique et au développement des relations sino-africaines », a déclaré M. Wang.

Les États-Unis luttent contre la Chine pour l’influence en Afrique, le président Joe Biden ayant lancé un appel aux dirigeants africains lors d’un sommet à Washington en décembre. La Chine est devenue un partenaire commercial majeur du continent et un investisseur dans les infrastructures et les projets miniers.

M. Qin, 56 ans, a été nommé ministre des affaires étrangères le 30 décembre. Il a succédé à Wang Yi, 69 ans, qui a remplacé Yang Jiechi en tant que principal responsable de la politique étrangère du gouvernement.

Le nouveau poste de Wang n’a pas été annoncé, mais un récent article de lui sur le site web du ministère des Affaires étrangères le décrivait comme directeur du bureau des affaires étrangères du parti communiste au pouvoir, poste qu’occupait Yang.

Africanews via CONGO PUB Online

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Les membres de la famille royale belge priés de changer de nom de famille sur leurs documents officiels-01-2023
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Les membres de la famille royale belge priés de changer de nom de famille sur leurs documents officiels

by admin9775 9 janvier 2023
written by admin9775

Les membres de la famille royale belge ne pourront plus utiliser « de Belgique » comme nom de famille. Ils ont été priés de faire modifier leurs documents officiels.

Depuis 1921, la plupart des membres de la famille royale belge utilise « de Belgique » comme nom de famille, cela en lieu et place de « de Saxe-Cobourg », que le roi Albert Ier a souhaité abandonner après la Première Guerre mondiale, pour effacer l’origine germanique de Léopold Ier. Mais cette année-là, le changement de nom n’a pas été entériné, ni dans un arrêté royal, ni un arrêt de justice ou dans la Constitution, explique le site spécialisé Histoires royales. Ce qui fait qu’officiellement, les descendants de Léopold Ier doivent normalement toujours porter le nom « de Saxe-Cobourg ».

Cependant, depuis presque cent ans maintenant, les documents officiels des membres de la famille royale indiquent tout de même « de Belgique » comme nom de famille (sans « de Saxe-Cobourg-Gotha »), ce qui est normalement un titre et non un patronyme. Par exemple, les enfants du roi Philippe et de la reine Mathilde étaient inscrits à l’école sous le nom de Élisabeth de Belgique, Gabriel de Belgique, Emmanuel de Belgique et Éléonore de Belgique.

Mais cela a changé au courant de l’année 2022, affirme Histoires royales. En effet, selon les informations de nos confrères, les membres de la famille royale belge ont été priés de se rendre à l’administration communale pour modifier leurs papiers d’identité et y écrire « de Saxe-Cobourg » en lieu et place du nom « de Belgique ». Le prince Gabriel est entré à l’École Royale Militaire (ERM) en octobre dernier sous le nom de Gabriel Van Saksen-Coburg et non pas Gabriel de Belgique.

Le prince Laurent par exemple est lui aussi désormais identifié comme Laurent Van Saksen-Coburg sur les documents officiels, ou « Laurent de Saxe-Cobourg, prince de Belgique » sur certains papiers. Son titre – de prince de Belgique – n’est donc plus utilisé comme nom de famille. Il en va de même pour les autres membres de la famille royale qui faisaient usage du patronyme « de Belgique » jusqu’à présent.

DH LES SPORTS via CONGO PUB Online

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Monde

Au Brésil, une tentative d’insurrection prévisible?

by admin9775 9 janvier 2023
written by admin9775

Des milliers de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont envahi dimanche le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême à Brasilia, une semaine après l’investiture du président de gauche Lula. Les forces de sécurité ont semblé dépassées. Pourtant, les signes annonciateurs étaient nombreux. 

Ce qui a surpris, c’est la facilité avec laquelle les manifestants ont approché les bâtiments officiels, alors qu’on savait qu’il y avait des tensions, que beaucoup de partisans de Jair Bolsonaro contestaient la victoire de Lula et cherchaient à en découdre, rappelle Martin Bernard, notre correspondant au Brésil. Les manifestants ont franchi un barrage de police, apparemment sans grande résistance, et ils ont tout saccagé dans leur sillage à la présidence, au Congrès et à la Cour suprême. Si les autorités semblaient dépassées, cela faisait pourtant des mois que les militants bolsonaristes évoquaient une action violente. Dès la victoire de Lula, des centaines de pro-Bolsonaro ont en effet commencé à camper devant les QG de l’armée pour réclamer un coup d’État. Fin décembre, la police avait déjoué une tentative d’attentat.

« Les différents groupes se sont organisés ces derniers mois »

Brasilia, São Paulo, Rio, Belo Horizonte… Dans toutes les grandes villes, les Bolsonaristes campaient toujours jusqu’à vendredi, quand la police les a évacués. Avant qu’ils ne regagnent les lieux le lendemain. Des bus remplis de partisans de Bolsonaro n’ont alors cessé d’arriver dimanche, tandis que sur les réseaux, les appels à la violence et à l’insurrection devenaient de plus en plus violents. Les médias et les élus pro-Lula ont alors été forcés de tirer le signal d’alarme.

Pour Odilon Caldeira Neto, professeur d’histoire de l’université fédérale de Juiz-de-Fora et coordinateur de l’Observatoire de l’extrême droite, « c’était prévu. Les différents groupes se sont organisés ces derniers mois, articulés par Bolsonaro puis mobilisés par certains militaires comme le général Braga, le général Augusto Heleno. Et ils ont eu le soutien financier de chefs d’entreprises de secteurs financiers stratégiques pour le camp Bolsonaro, comme le secteur de l’agronégoce. Par ailleurs, il faut souligner que certains secteurs de la police militaire, qui démontraient déjà un certain degré de bolsonarisation au cours de ces dernières années, ont été plus que laxistes face aux agitations antidémocratiques », souligne-t-il.

Quel rôle pour les forces de sécurité ?

Autant d’éléments qui posent la question du rôle des forces de sécurité. Les pro-Bolsonaro semblent avoir bénéficié de complicités auprès des forces de sécurité à Brasilia. Et samedi, le chef de la sécurité de Brasilia, Anderson Torres, a quitté le pays pour la Floride où se trouve encore Jair Bolsonaro.

Le président Lula a déclaré l’intervention fédérale, avec l’appui de l’armée, pour rétablir l’ordre à Brasilia. Lula a qualifié ces manifestants de « fascistes fanatiques » qui « paieront pour ce geste antidémocratique ».

Ces images ne sont pas sans rappeler la prise d’assaut du Capitole, il y a deux ans, aux États-Unis. C’est une attaque frontale contre la démocratie brésilienne, une semaine après l’investiture de Lula. « Mais il faut aussi souligner les particularités brésiliennes, pointe Odilon Caldeira Neto. La question de la militarisation est encore plus importante dans le cas brésilien, parce qu’elle s’appuie sur la présence des militaires dans la politique brésilienne, qui est une tradition de la pensée et de la pratique autoritaire, ainsi que de l’extrême droite brésilienne. Par ailleurs, l’épisode brésilien est encore plus traumatisant car le gouvernement Lula existe déjà, il a déjà été investi. Donc je dirais qu’il y a une nette ressemblance avec les États-Unis : les mythes conspirationnistes sont évoqués de la même manière, mais l’intensité et l’impact politique des événements au Brésil sont encore plus graves. »

Un coup d’éclat

Le ministre de la Justice Flavio Dino a parlé de « terrorisme » et condamné les « putschistes ». Il n’y a pas eu de tirs ni de morts. De ce point de vue, il s’agit plutôt un coup d’éclat que d’un coup d’État. Mais c’est un fait sans précédent et cela va marquer très profondément le début du troisième mandat de Lula. 

Lire aussi : Après leur saccage à Brasilia, les institutions politiques nationales de nouveau sous contrôle

Des figures de premier plan ont joué un rôle dans ces événements et la radicalisation des manifestants, estime le coordinateur de l’Observatoire de l’extrême droite : « Ernesto Araujo, par exemple, ancien ministre des Relations extérieures, a posté des vidéos en soutien à l’escalade antidémocratique. On retrouve aussi des figures bolsonaristes au sein des forces de l’ordre. Donc le problème du bolsonarisme, en tant qu’expression articulée de l’extrême droite au Brésil, est loin d’être résolu. Cet événement a une dimension d’apothéose, mais il s’inscrit dans une dynamique plus ample de radicalisation et d’articulation d’éléments antidémocratiques. »

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Après leur saccage à Brasilia, les institutions politiques nationales de nouveau sous contrôle

by admin9775 9 janvier 2023
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Des centaines de partisans de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro ont envahi et saccagé ce dimanche 8 janvier le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême à Brasilia. La police a repris le contrôle des lieux plus de quatre heures plus tard.

Brasilia et les trois principales institutions brésiliennes sont de nouveau sous contrôle. La police a évacué le Congrès, la Cour suprême et le palais présidentiel, plus de quatre heures après l’assaut donné dimanche par des centaines de partisans de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. La situation semblait maîtrisée, même si un grand nombre de ces manifestants refusant de reconnaître l’élection de Lula demeuraient dans les alentours des lieux de pouvoir de la capitale brésilienne.

Les bâtiments gouvernementaux envahis à Brasilia, dont le palais présidentiel de Planalto et le siège de la Cour suprême, étaient vides en ce dimanche. Les dégâts paraissent considérables, dans ces bâtiments qui sont des trésors de l’architecture moderne et regorgent d’œuvres d’art. Selon la chaîne CNN, des manifestants ont mis le feu au tapis d’un salon du Congrès, qui a dû être inondé pour éteindre l’incendie. Sur les fenêtres de la façade qui n’ont pas été brisées étaient inscrites certaines des revendications : « Intervention maintenant », parlant de l’intervention militaire réclamée par les partisans du président sortant depuis le second tour le 30 octobre, « Suppression des trois pouvoirs », exécutif, législatif et judiciaire. Sur la place, deux voitures de police ont été vandalisées et au moins une a été incendiée.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva, en fonction depuis seulement une semaine et déjà confronté à une crise majeure, a condamné l’invasion des lieux de pouvoir de la capitale par des « vandales, fascistes fanatiques ». Il a placé les forces de l’ordre locales sous le commandement des forces fédérales pour reprendre en main la sécurité à Brasilia où les policiers ont été totalement débordés par les assauts des bolsonaristes.

« Nous allons tous les retrouver et ils seront tous punis », a-t-il dit depuis Araraquara, dans l’État de Sao Paulo, où il s’était rendu après des inondations, déplorant des incidents « sans précédent dans l’histoire du Brésil ». « Ceux qui ont financé (ces manifestations) vont payer pour ces actes irresponsables et antidémocratiques », a-t-il prévenu. La première sanction est venue de la Cour suprême : un juge a décidé dimanche soir de suspendre de ses fonctions pour une durée de 90 jours le gouverneur de Brasilia, Ibaneis Rocha, à la suite de ce qu’il a décrit comme des failles sécuritaires ayant permis l’invasion de bâtiments officiels par des partisans de l’ex-président Jair Bolsonaro.

De son côté, ce dernier, qui se trouve aux États-Unis, a estimé sur Twitter que « les déprédations et invasions de bâtiments publics (…) sont contraires à la règle » régissant les « manifestations pacifiques ».

Des dizaines d’arrestations

Au moins 150 émeutiers ont été arrêtés. Des images de la chaîne CNN Brésil ont montré des bolsonaristes vêtus en jaune et vert descendre en file indienne, les mains derrière le dos, la rampe du palais présidentiel de Planalto, encadrés de policiers. Sur d’autres images, on peut voir un bus rempli de manifestants interpellés partir en direction d’un poste de police. La police attachée au Sénat a annoncé avoir arrêté 30 personnes dans la Chambre, un des lieux de pouvoir pris d’assaut par les bolsonaristes, au même titre que la chambre des députés voisine, le palais présidentiel et la Cour suprême.

Terroristas invadem o Supremo Tribunal Federal e depredam tudo. Também invadem o Palácio do Planalto e o Congresso. É evidente o envolvimento do Governo do Distrito Federal na destruição da Capital do Brasil. Todos tem que ser punidos.pic.twitter.com/68xrD41kLO

— ERIKA HILTON 🚩 🇧🇷 (@ErikakHilton) January 8, 2023

Des images qui rappellent l’invasion du Capitole

La zone près de la Place des trois pouvoirs, où se côtoient le Palais présidentiel de Planalto, la Cour suprême et le Congrès, avait été pourtant bouclée par les autorités, mais les bolsonaristes qui refusent d’accepter l’élection de Lula sont parvenus à rompre les cordons de sécurité. Plusieurs dizaines d’entre eux sont d’abord parvenus à monter sur la rampe de ce bâtiment à l’architecture moderne pour en occuper le toit. Les forces de l’ordre ont opposé peu de résistances et paraissaient totalement débordées face à des manifestants semblant très bien organisés.

Les images impressionnantes, rappelant l’invasion du Capitole aux États-Unis il y a deux ans et deux jours, montraient une véritable marée humaine affluer vers le Congrès. Celui-ci regroupe dans un même bâtiment la chambre des députés et le Sénat. Des manifestants sont apparus sur le toit, mais aussi sur toutes les pelouses attenantes, y compris celle du palais présidentiel de Planalto. Le président du Sénat, Rodrigo Pacheco, a dit sur Twitter « rejeter avec véhémence cette manifestation antidémocratique, qui doit être punie par la rigueur de la loi ». Un syndicat de presse local a fait état de l’agression de cinq journalistes. Parmi eux, un photographe de l’AFP a été frappé et s’est fait voler tout son matériel.

Condamnations de la communauté internationale

Le chef de l’État français Emmanuel Macron a appelé dimanche au « respect des institutions démocratiques » au Brésil. « La volonté du peuple brésilien et les institutions démocratiques doivent être respectées ! Le président Lula peut compter sur le soutien indéfectible de la France », a-t-il tweeté. 

La Maison Blanche a également réagi en condamnant « toute tentative d’ébranler la démocratie ». « Les États-Unis condamnent toute tentative d’ébranler la démocratie au Brésil. Le président Biden (depuis le sud des États-Unis où il se trouvait dimanche, avant une visite au Mexique) suit la situation de près et notre soutien aux institutions démocratiques du Brésil est inébranlable », a tweeté Jake Sullivan, conseiller de la Maison Blanche.

Le président de gauche du Chili, Gabriel Boric, a lui aussi apporté sur Twitter son soutien au gouvernement Lula « face à cette attaque lâche contre la démocratie ». Son homologue colombien, Gustavo Petro, a condamné pour sa part une « attaque fasciste ». Le président du Conseil européen Charles Michel a exprimé « condamnation absolue » de l’invasion. « Soutien total au président Lula da Silva, démocratiquement élu par des millions de Brésiliens à l’issue d’élections équitables et libres », a tweeté le responsable européen.

Des manifestations qui durent depuis l’élection

Les bolsonaristes manifestaient déjà devant des casernes militaires depuis la défaite de peu du président sortant d’extrême droite face à Lula le 30 octobre. Ils réclamaient l’intervention de l’armée pour empêcher ce dernier de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010. Certains d’entre eux ont également bloqué des axes routiers pendant plus d’une semaine après l’élection.

Jair Bolsonaro, qui n’a jamais félicité Lula de son élection et a boudé son investiture, a quitté le Brésil deux jours avant la fin de son mandat et se trouve en Floride, aux États-Unis. L’investiture s’est déroulée le 1er janvier à Brasilia sans incident majeur, en présence de dizaines de milliers de partisans de Lula.

RFI Via CONGO PUB Online

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Vladimir-Poutine
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Guerre en Ukraine: Vladimir Poutine ordonne deux jours de cessez-le-feu pour le Noël orthodoxe

by admin9775 6 janvier 2023
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Le président russe Vladimir Poutine a ordonné ce jeudi à ses forces d’appliquer un cessez-le-feu en Ukraine les 6 et 7 janvier à l’occasion du Noël orthodoxe, après une demande en ce sens du patriarche Kirill.

« Je charge le ministre russe de la Défense d’introduire un régime de cessez-le-feu sur toute la ligne de contact entre les parties en Ukraine à partir de 12h00, le 6 janvier de cette année, jusqu’à 24h00 le 7 janvier », indique Vladimir Poutine dans le communiqué du Kremlin. Le président russe appelle en outre les forces ukrainiennes à respecter cette trêve afin de donner la possibilité aux orthodoxes, confession majoritaire en Ukraine comme en Russie, « d’assister aux offices la veille de Noël, ainsi que le jour de la Nativité du Christ ».

Ce cessez-le-feu, le premier d’ampleur depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en février, intervient après un appel téléphonique du président turc Recep Tayyip Erdogan, et surtout une demande du patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill, un proche soutien de Vladimir Poutine. Le président russe pouvait difficilement l’ignorer, alors que la religion est un axe très important de la propagande russe contre l’ennemi ukrainien, traité de « sataniste ».

Un « piège cynique »

Cet appel avait été balayé par le conseiller de la présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak, qui a fustigé sur Twitter, avant l’annonce de Vladimir Poutine, une éventuelle trêve de « piège cynique » et d’« élément de propagande ». Le patriarche russe est considéré en Ukraine comme un allié de Moscou dans sa guerre d’agression et suscite le rejet d’une part croissante de la population. Une partie d’entre elle a décidé de tourner le dos au calendrier julien pour se mettre à l’heure occidentale en fêtant Noël le 25 décembre plutôt que le 7 janvier, rappelle notre envoyée spéciale à Kiev, Ablaa Jounaidi. Or celui-ci a été marqué par des bombardements massifs dans des zones civiles.

Le ministère ukrainien de la Défense a ainsi répondu ce jeudi soir au communiqué du Kremlin en se fendant d’un tweet : « Ne faites pas rire nos missiles Himars », du nom du système de lance-roquettes américain opéré par l’Ukraine contre l’artillerie russe.

Cette annonce de cessez-le-feu a également été critiquée par plusieurs capitales occidentales, Washington y voyant une façon pour Vladimir Poutine de chercher « à se donner de l’air ». Le président russe « était prêt à bombarder des hôpitaux, des crèches et des églises (…) le 25 décembre et lors du Nouvel an », a dénoncé Joe Biden lors d’un discours à la Maison Blanche.

« Si Poutine voulait la paix, il ramènerait ses soldats à la maison et la guerre serait terminée. Mais apparemment, il veut poursuivre la guerre, après une brève interruption », a déploré pour sa part la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock dans un message sur Twitter.

RFI via CONGO PUB Online

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Monde

Otávio Rodrigues de Miranda Filho nommé nouveau commandant de la force de la Monusco

by admin9775 5 janvier 2023
written by admin9775

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé mercredi 04 janvier 2022 la nomination du général de corps d’armée Otávio Rodrigues de Miranda Filho comme commandant de la force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le général de corps d’armée Miranda Filho succède au général de corps d’armée Marcos de Sá Affonso da Costa du Brésil, qui arrivera au terme de sa mission le 28 février 2023, et auquel le Secrétaire général exprime sa profonde gratitude pour son travail et sa contribution importante à la MONUSCO.

Miranda Filho a plusieurs années d’expérience dans le commandement et les structures de contrôle de l’armée brésilienne. Depuis août 2021, il occupe le poste de commandant de la région militaire du Nord, avec des responsabilités considérables sur les plans logistique et administratif, et dans la sélection et l’intégration de tout le personnel militaire temporaire dans cette zone.

Titulaire d’une licence en sciences militaires de l’Académie de Das Aghulas Negras, au Brésil, Miranda Filho a suivi plusieurs formations dans les universités de commandement et d’état-major général de l’armée de Rio de Janeiro.

Joe Kazumba

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