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Category:

Monde

À la UneMonde

Le Pentagone assure que le programme nucléaire iranien est «dévasté» et détaille son opération

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Les États-Unis ont mené une attaque « très réussie » sur trois sites nucléaires iraniens, larguant notamment une « charge complète de bombes » sur celui de Fordo, a annoncé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin le président américain Donald Trump, se joignant ainsi à l’offensive israélienne contre l’Iran.

 Alors qu’il avait affirmé samedi encore donner « au maximum » deux semaines à l’Iran pour éviter d’éventuelles frappes américaines, Donald Trump a annoncé quelques heures plus tard seulement que les États-Unis avaient bombardé trois sites nucléaires iraniens, notamment celui de Fordo.

Lors d’un échange téléphonique avec le président français Emmanuel Macron,le président iranien, Massoud Pezeshkian, a lui menacé samedi Israël d’une riposte « encore plus dévastatrice » à son attaque et exclu tout arrêt du programme nucléaire de Téhéran. Les forces armées iraniennes ont ensuite menacé de frapper toute livraison d’aide militaire vers Israël « par bateau ou avion, en provenance de n’importe quel pays ».

Samedi 21 juin, l’armée israélienne a mené des raids dans la région de Bandar Abbas, le grand port du sud de l’Iran situé dans le détroit d’Ormuz. Il s’agit d’une première depuis le début des frappes israéliennes contre l’Iran, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin. La campagne militaire de l’État hébreu contre la République islamique se concentrait jusque alors surtout sur le centre et l’ouest du pays.

Les États-Unis « ne sont pas en guerre contre l’Iran » mais contre « son programme nucléaire », a déclaré le vice-président JD Vance au lendemain de frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens. Avec ces frappes, « le programme nucléaire iranien a été considérablement retardé » a ajouté JD Vance sur la chaîne américaine ABC, parlant « d’années ou plus » et saluant la décision du président Donald Trump de bombarder l’Iran.

À la demande de Téhéran, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce dimanche, après les frappes réalisées par les États-Unis sur trois sites nucléaires iraniens.

Le Premier ministre du Canada qualifie la situation au Moyen-Orient de « volatile »

« Le programme nucléaire de l’Iran constitue une grave menace pour la sécurité internationale, et le Canada a toujours été clair sur le fait que l’Iran ne peut en aucun cas être autorisé à mettre au point une arme nucléaire, écrit le Premien ministre canadien sur son compte X. Mark Carney estime que l’opération militaire américaine sur les sites nucléaires « visait à réduire cette menace », mais qualifie la situation au Moyen-Orient de « très volatile. La stabilité de la région est une priorité. »

« Le Canada appelle les parties concernées à retourner immédiatement à la table des négociations et à trouver une solution diplomatique pour mettre fin à cette crise, ajoute-t-il. Comme l’ont convenu les dirigeants du G7 à Kananaskis, la résolution de la crise en Iran devrait mener à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza. »

L’Iran a affirmé que son savoir-faire en matière de nucléaire ne pouvait être « détruit » en dépit de l’attaque menée par les Américains. Les États-Unis « doivent savoir que cette industrie (du nucléaire) est ancrée dans notre pays et que ses racines ne peuvent être détruites », a déclaré le porte-parole de l’organisation iranienne du nucléaire, Behrouz Kamalvandi, cité par l’agence Tasnim. « Bien sûr, nous avons subi des dégâts, mais ce n’est pas une première pour ce secteur », a-t-il ajouté.

L’Iran a également qu’il n’existait « aucun danger pour les habitants de nos zones nucléaires. Les habitants de Natanz, Ispahan et Fordo peuvent continuer à vivre normalement », lors d’une déclaration à la télévision d’État de la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani.

Emmanuel Macron a demandé au président iranien « la reprise des discussions diplomatiques »

Le président français Emmanuel Macron a échangé dimanche avec le président iranien Massoud Pezeshkian et « a réitéré son appel à la libération immédiate de nos deux otages (Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran, ndlr), à la désescalade et à la reprise des discussions diplomatiques », a fait savoir l’Élysée.

Le chef d’état-major des armées des États-Unis détaille l’opération « Midnight Hammer »

Dan Caine a détaillé les principaux détails de l’opération « Midnight Hammer », « une mission hautement confidentielle dont très peu de personnes à Washington connaissaient le calendrier ou la nature ». 

D’après le chef d’état-major interarmées des États-Unis, un groupe de bombardiers B-2 « a décollé du continent américain dans le cadre d’un plan visant à maintenir l’effet de surprise tactique ». Une partie de ces avions est partie dans l’ouest et dans le Pacifique dans le cadre d’un « effort de leurre et de tromperie ». Les B-2 sont les seuls appareils pouvant larguer des bombes anti-bunker de type GBU-57, des bombes de 13 tonnes pouvant s’enfoncer jusqu’à 60 mètres de profondeur avant d’exploser. Israël ne dispose pas de ce type d’armes.

La force de frappe principale était composée de sept bombardiers B-2 Spirit, chacun transportant deux membres d’équipage. « Une fois au-dessus de la terre ferme, les B-2 ont été reliés aux avions d’escorte dans le cadre d’une manœuvre complexe, chronométrée, nécessitant une synchronisation exacte entre plusieurs plates-formes dans un espace aérien étroit, le tout avec un minimum de communications », précise Dan Caine.

Le général a également confirmé qu’un sous-marin de la marine américaine avait lancé plus de deux douzaines de missiles Tomahawk sur des cibles à Ispahan.

Au total, les forces américaines ont déployé 75 armes guidées avec précision, dont 14 Massive Ordnance Penetrators et plus de 125 avions américains ont participé à l’opération « Midnight Hammer ».

Une affiche de l'opération « Midnight Hammer » est présentée lors d'un briefing au Pentagone, après que les États-Unis ont frappé des installations nucléaires iraniennes, à Arlington, en Virginie, aux États-Unis, le 22 juin 2025.
Une affiche de l’opération « Midnight Hammer » est présentée lors d’un briefing au Pentagone, après que les États-Unis ont frappé des installations nucléaires iraniennes, à Arlington, en Virginie, aux États-Unis, le 22 juin 2025. © Reuters TV/U.S. Department of Defense/Handout via REUTERS

12h39 : Le programme nucléaire iranien « dévasté », selon le chef du Pentagone

Les États-Unis ont « dévasté le programme nucléaire iranien », a estimé le ministre de la Défense Pete Hegseth au lendemain de frappes américaines contre trois sites nucléaires iraniens.

Il a salué le « succès incroyable et écrasant » de cette opération militaire appelée Midnight Hammer (« marteau de minuit »), soulignant que le président Donald Trump « veut la paix ». L’Iran, qui fustige Washington d’avoir dépassé une « ligne rouge » en se joignant dans la guerre aux côtés d’Israël, « devrait faire de même », a ajouté le chef du Pentagone.

Pete Hegseth a souligné que l’opération « ne visait pas les troupes ou la population iraniennes, ni un changement de régime. » et qu’il s’agissait d’un « plan qui a nécessité des mois et des semaines de positionnement et de préparation afin que nous puissions être prêts. »

« Nos B2 sont entrés et sortis de ces sites nucléaires sans que le monde ne le sache. C’était une frappe historique, la plus longue mission d’un bombardier B2 depuis 2001 », a expliqué le ministre de la Défense américain, avant de préciser que « les États-Unis ne cherchent pas la guerre, mais nous agirons rapidement et de manière décisive lorsque notre peuple, nos partenaires ou nos intérêts seront menacés. »

01:06

Pete Hegseth, le ministre de la Défense des États-UnisPierre Olivier

Le secrétaire à la défense Pete Hegseth s'exprime lors d'une conférence de presse au Pentagone à Washington, dimanche 22 juin 2025.
Le secrétaire à la défense Pete Hegseth s’exprime lors d’une conférence de presse au Pentagone à Washington, dimanche 22 juin 2025. © AP – Alex Brandon

12h20 : Le président iranien condamne une « agression » des États-Unis

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l’« agression » des États-Unis après le bombardement américain de sites nucléaires dimanche, accusant Washington d’être « derrière » l’opération militaire d’Israël en Iran, a rapporté l’agence de presse Irna.

« Bien qu’ils aient d’abord tenté de dissimuler leur rôle, après la réponse décisive et dissuasive des forces armées de notre pays et l’observation de l’incapacité évidente du régime sioniste [Israël], ils sont inévitablement apparus au grand jour », a-t-il déclaré, en faisant référence aux États-Unis.

12h11 : Une agence de presse iranienne fait état d’une explosion massive dans le sud-ouest du pays

Une explosion « massive » a été entendue dimanche dans la province de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, qui abrite une centrale nucléaire, a indiqué l’agence de presse Shargh, au dixième jour de la guerre entre l’Iran et Israël. Cette même agence a ajouté que deux endroits autour de la ville de Bouchehr avaient été « attaqués par le régime sioniste ». Elle a fait état d’une autre explosion dans la province de Yazd, dans le centre du pays.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait averti vendredi qu’une attaque directe contre la centrale nucléaire de Bouchehr aurait des conséquences « graves », pouvant relâcher de grandes quantités de radiation dans l’environnement.

La Chine « condamne fermement » les frappes américaines

Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé que Pékin « condamnait fermement » les frappes américaines sur les installations nucléaires en Iran, ajoutant qu’elles « conduisaient à une escalade des tensions au Moyen-Orient ». « La Chine appelle toutes les parties impliquées dans le conflit, et tout particulièrement Israël, à un cessez-le-feu aussi vite que possible », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les frappes américaines sur les sites nucléaires n’ont fait aucune victime, selon le Croissant-Rouge iranien

Les frappes américaines n’ont fait aucune victime, a affirmé dimanche le chef du Croissant-Rouge iranien, Pir Hossein Kolivand. « Heureusement, il n’y a pas eu de martyrs lors des événements de la nuit dernière de l’agression américaine contre les installations nucléaires iraniennes », a-t-il déclaré, selon la télévision d’État.

Tour du monde des correspondants : Frappes américaines en Iran: vives inquiétudes à l’international

Écoutez nos correspondants à New York, Moscou, Pékin et à Bruxelles sur les inquiétudes de la communauté internationale à la suite des frappes américaines en Iran.

Moscou condamne des frappes américaines « irresponsables » contre l’Iran

La Russie a fermement condamné les frappes américaines contre des sites nucléaires en Iran. « La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un État souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

L’armée israélienne dit « vérifier » les résultats des frappes américaines sur Fordo

Interrogé sur la frappe sur le site nucléaire de Fordo et la possibilité que l’uranium enrichi ait été retiré du site avant les frappes, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a répondu : « nous vérifions constamment la situation. Il est trop tôt pour se prononcer. »

Il a également indiqué que la campagne israélienne contre l’Iran se poursuivait, Israël ayant, selon lui, « d’autres objectifs » à atteindre dans ce pays.

Le site nucléaire de Fordo après les frappes américaines dans la nuit de samedi à dimanche

Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le site souterrain d'enrichissement nucléaire iranien de Fordo après une frappe aérienne américaine qui a visé l'installation dimanche 22 juin 2025.
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le site souterrain d’enrichissement nucléaire iranien de Fordo après une frappe aérienne américaine qui a visé l’installation dimanche 22 juin 2025. © Planet Labs PBC via AP

La Turquie, « profondément préoccupée » par les « conséquences possibles » des frappes américaines

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que « la Turquie est profondément préoccupée par les conséquences possibles de l’attaque américaine contre les installations nucléaires de la République islamique d’Iran. »

Les Gardiens de la Révolution iraniens menacent les États-Unis de « ripostes regrettables »

Les Gardiens de la Révolution, dans une déclaration diffusée par la télévision d’État, ont affirmé que l’Iran « utilisera des options qui dépassent l’entendement (…) du camp de l’agresseur et les agresseurs de cette terre doivent s’attendre à des ripostes regrettables ».

Ils ont également promis de continuer à mener des attaques contre Israël.

L’Arabie saoudite placée en état d’alerte élevé

D’après deux sources citées par Reuters, l’Arabie saoudite a été placée en état d’alerte élevé après les frappes américaines contre l’Iran.

Les dernières frappes sur Ispahan ont touché peu de matériel nucléaire, selon l’AIEA

Les frappes militaires conduites contre le site nucléaire d’Ispahan ont touché six bâtiments qui s’ajoutent aux quatre déjà endommagés, mais ils ne contenaient pas ou contenaient peu de matériel nucléaire, a déclaré l’Agence internationale de l’énergie atomique.

L’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Inde appellent à une désescalade

Dans un communiqué, la diplomatie égyptienne a mis en garde contre « le risque de voir la région glisser vers plus de chaos et de tensions », condamnant une « escalade accélérée qui menace d’avoir de dangereuses répercussions sur la sécurité et la paix régionales et internationales ». « Les solutions politiques et les négociations diplomatiques – et non les solutions militaires – sont la seule voie vers une sortie de crise. »

Les Émirats arabes unis ont appelé « à une cessation immédiate de l’escalade afin d’éviter de graves répercussions et un glissement vers de nouveaux niveaux d’instabilité », a affirmé le ministère émirati des Affaires étrangères dans un communiqué, en plaidant pour la « diplomatie et le dialogue ».

Le Premier ministre indien Narendra Modi, a indiqué avoir appelé à « une désescalade immédiate » lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian. « Nous avons discuté en détail de la situation », a-t-il écrit sur X, en faisant part de sa « profonde préoccupation ». Il a ajouté avoir plaidé pour « la diplomatie et le dialogue comme voie à suivre » et a appelé à un rétablissement rapide de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Paris préoccupé par les frappes américaines, exhorte « à la retenue »

« La France a pris connaissance avec préoccupation des frappes menées cette nuit par les États-Unis d’Amérique contre trois sites du programme nucléaire iranien. Elle n’a participé ni à ces frappes ni à leur planification, écrit le ministre des Affaires étrangères français sur son compte X. Elle exhorte les parties à la retenue pour éviter toute escalade susceptible de conduire à une extension du conflit. »

Jean Noël Barrot ajoute que « la France a exprimé à plusieurs reprises sa très ferme opposition à ce que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. La France est convaincue que le règlement durable de cette question passe par une solution négociée dans le cadre du Traité de non-prolifération sur les armes nucléaires. Elle demeure prête à y contribuer en lien avec ses partenaires. »

« La France a pris bonne note de la déclaration de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) qui confirme à ce stade qu’aucun niveau de radiation élevé n’aurait été détecté », conclut-il.

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Le chef de la diplomatie iranienne annonce qu’il va rencontrer Poutine à Moscou lundi

« Je me rends à Moscou cet après-midi et je dois rencontrer le président Poutine demain matin. La Russie est un ami de l’Iran », a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien lors de sa conférence de presse à Istanbul.

L’Iran se défendra « par tous les moyens nécessaires » après les frappes américaines

L’Iran se « continuera de défendre son territoire, sa souveraineté, sa sécurité et son peuple par tous les moyens nécessaires », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en marge d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.

Il a déclaré que l’Iran condamnait fermement les attaques américaines, qu’il considérait comme une « violation du droit international ». « L’administration américaine est la seule et entière responsable des conséquences de ses actions, y compris du droit à l’autodéfense de la République islamique d’Iran, a ajouté Abbas Araghchi. Bien sûr, la porte de la diplomatie doit toujours rester ouverte. Mais ce n’est pas le cas actuellement. Mon pays a été attaqué, agressé, et nous devons répondre sur la base de notre droit légitime à l’autodéfense. »

Interrogé sur le type de dommages subis par les installations nucléaires, le ministre iranien a affirmé qu’il n’a « pas encore d’informations exactes sur l’ampleur des dégâts ». « Les États-Unis ont montré qu’ils ne respectaient pas la charte des Nations unies. Ils n’ont aucun respect pour le droit international, a-t-il fustigé, ajoutant que le pays a franchi une très grosse ligne rouge en attaquant des installations nucléaires. Je ne suis pas en mesure de révéler ce que nous allons faire en réponse à ce que les Américains ont fait la nuit dernière. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participe à une conférence de presse à Istanbul en Turquie, dimanche 22 juin 2025.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participe à une conférence de presse à Istanbul en Turquie, dimanche 22 juin 2025. © Khalil Hamra / AP

L’armée israélienne assure avoir intercepté 30 drones iraniens

Dans un communiqué posté sur Telegram, l’armée israélienne affirme avoir intercepté une « trentaine de drones lancés vers le territoire israélien pendant la nuit ». Elle assure également avoir « intercepté plus de 500 drones lancés depuis l’Iran vers Israël. »

Les forces militaires israéliennes déclarent poursuivre la destruction de « dizaines de drones sur tout le territoire iranien. »

L’Iran affirme qu’avec leurs frappes, les États-Unis ont décidé de « faire exploser » la diplomatie

« Nous étions en négociation (sur le programme nucléaire iranien, ndlr) avec les États-Unis quand Israël a décidé de faire exploser cette diplomatie », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, sur X, ajoutant que lorsque l’Iran discutait avec des pays de l’UE « les États-Unis ont décidé, à leur tour, de faire exploser cette diplomatie. »

Réagissant aux appels européens demandant à l’Iran de revenir à la table des négociations, il a lancé : « comment l’Iran pourrait-il revenir à quelque chose qu’il n’a jamais quitté, et encore moins détruit ? »

Le président du Conseil européen se dit « profondément alarmé » par l’escalade du conflit

« Je suis profondément alarmé par les nouvelles en provenance du Moyen-Orient », écrit Antonio Costa, président du Conseil européen, dans un message posté sur son compte X.

« J’appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter le droit international et la sûreté nucléaire. La diplomatie reste le seul moyen de ramener la paix et la sécurité dans la région du Moyen-Orient, ajoute-t-il. Trop de civils seront à nouveau victimes d’une nouvelle escalade. L’UE continuera à travailler avec les parties et ses partenaires pour trouver une solution pacifique à la table des négociations. »

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L’Allemagne appelle l’Iran à « entamer immédiatement des négociations » avec les États-Unis

L’Allemagne a exhorté l’Iran à reprendre les discussions avec les États-Unis après les frappes américaines sur des sites nucléaires, estimant qu’elles avaient « endommagé une grande partie du programme iranien ».

« Le chancelier Friedrich Merz a réitéré son appel à l’Iran pour qu’il entame immédiatement des négociations avec les Etats-Unis et Israël afin de parvenir à une solution diplomatique au conflit », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, à l’issue d’une réunion sur le sujet.

Ce que l’on sait de l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes

Les États-Unis ont bombardé, dimanche 22 juin, trois sites névralgiques du programme nucléaire iranien, des frappes qui auront des « conséquences éternelles », a prévenu Téhéran, au dixième jour de la guerre entre l’Iran et Israël. Donald Trump a qualifié l’attaque de « très réussie » et a affirmé que les installations essentielles d’enrichissement nucléaires de l’Iran avaient été « intégralement détruites ».

Les frappes américaines font peser la menace d’une « guerre aux conséquences irréversibles » (Croix Rouge)

« L’intensification et l’extension des grandes opérations militaires au Moyen-Orient risquent de plonger la région – et le monde – dans une guerre aux conséquences irréversibles », a déclaré Mirjana Spoljaric, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué.

« Le monde ne peut pas absorber une guerre illimitée. Le respect du droit international humanitaire n’est pas un choix, c’est une obligation, ajoute-t-elle. Les civils doivent être épargnés par la conduite des hostilités. Le personnel médical et les premiers intervenants doivent être autorisés à effectuer leur travail de sauvetage en toute sécurité. Cela inclut nos collègues du Croissant-Rouge iranien. Cela inclut également ceux du Magen David Adom. »

RFI

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À la UneMonde

Des bombardiers furtifs américains B-2 ont survolé le Pacifique

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Neuvième jour de guerre entre Israël et l’Iran. L’État hébreu poursuit son offensive contre les infrastructures militaires et nucléaires de la République islamique, dont le président s’est entretenu avec M. Macron par téléphone ce samedi. Téhéran écarte toute reprise des négociations sur son programme nucléaire avant l’arrêt des attaques sur son sol et la reconnaissance de responsabilité de son ennemi. L’armée israélienne se prépare à un conflit « prolongé ». 

Israël estime avoir « déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité » pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild publié samedi, jugeant le résultat de l’offensive israélienne « très significatif ».  Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, affirmé que son pays était prêt à « envisager » un retour à la diplomatie « une fois l’agression [israélienne] stoppée ».

 L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à négocier « sans attendre l’arrêt des frappes » israéliennes, après une rencontre à Genève avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les trois pays ont appelé Téhéran à « poursuivre les discussions avec les États-Unis » sur son programme nucléaire.

Donald Trump a de nouveau confirmé vendredi 20 juin qu’il prendrait une décision quant à une éventuelle participation américaine aux frappes lancées par Israël contre l’Iran au cours des deux prochaines semaines, « un maximum », a-t-il précisé. La veille, sa porte-parole avait jugé « substantielle » la possibilité de négociations avec Téhéran.

RFI

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À la UneMonde

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

Dans son premier message sur les réseaux sociaux depuis les menaces de reddition inconditionnelle du président américain Donald Trump, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé un avertissement à Israël sur X, en disant : « La bataille commence. »

« Ali retourne à Khaybar », indique le message, selon une traduction du média Iran International. La déclaration est une référence au premier imam de l’islam chiite et à sa conquête de la ville juive de Khaybar au VIIe siècle, a rapporté le Times of Israel. Le message a été initialement partagé en farsi.

Le message comprend l’image d’un homme tenant une épée entrant dans une porte ressemblant à un château, avec des traînées de feu dans le ciel au-dessus de sa tête.

Quelques minutes plus tard, Khamenei a posté un autre avertissement à Israël : « Nous devons donner une réponse forte au régime terroriste sioniste. Nous ne montrerons aucune pitié aux sionistes.

LE CONFLIT ENTRE ISRAËL ET L’IRAN ENTRE DANS SON SIXIÈME JOUR

Le conflit entre Israël et l’Iran est entré dans son sixième jour alors que les deux pays ont échangé de nouvelles frappes de missiles l’une contre l’autre mercredi, malgré un appel du président américain Donald Trump à la reddition inconditionnelle de l’Iran. L’armée israélienne a déclaré que deux barrages de missiles iraniens avaient été lancés vers Israël dans les deux premières heures de mercredi matin. Des explosions ont été entendues au-dessus de Tel Aviv.

Pendant ce temps, après avoir quitté le sommet du G7 plus tôt, Trump a rencontré pendant 90 minutes son Conseil de sécurité nationale mardi après-midi pour discuter du conflit, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Il se serait entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a rapporté Axios.

TRUMP EXIGE UNE REDDITION INCONDITIONNELLE

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.The battle begins: Khamenei responds to Trump's threats amid possible US attack

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

Trois minutes plus tard, Trump a posté : « REDDITION INCONDITIONNELLE ! »

Les États-Unis déploient davantage d’avions de chasse au Moyen-Orient et étendent le déploiement d’autres avions de guerre, selon l’agence de presse Reuters. Trump envisagerait toutes les options potentielles disponibles pour démanteler les bombes nucléaires souterraines de l’Iran.

Trump a déclaré mardi que les États-Unis avaient le contrôle total de l’espace aérien iranien, affirmant que les systèmes de défense de l’Iran, y compris les équipements de suivi avancés, ne faisaient pas le poids face à la technologie militaire de fabrication américaine. Il a salué la supériorité des capacités de défense américaines dans un post sur Truth Social.

Sur Truth Social, Trump a écrit : « L’Iran avait de bons trackers de ciel et d’autres équipements défensifs, et beaucoup d’entre eux, mais cela ne se compare pas aux « trucs » fabriqués, conçus et fabriqués par les États-Unis. Personne ne le fait mieux que les bons vieux États-Unis.

Il a également averti que la patience des États-Unis s’épuisait. Bien qu’il ait déclaré qu’il n’y avait aucune intention de tuer le dirigeant iranien « pour l’instant », ses commentaires ont suggéré une position plus agressive envers l’Iran alors qu’il évalue s’il faut approfondir l’implication des États-Unis.

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.

Times

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Monde

Un candidat à la mairie de New York menotté en plein tribunal par la police de l’immigration

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La police fédérale de l’immigration (ICE) a menotté en plein tribunal mardi 17 juin 2025 Brad Lander, un candidat à la mairie de New York venu assister des migrants menacés d’expulsion. Cette brève arrestation spectaculaire a été qualifiée de nouvelle dérive « autoritaire » sous Donald Trump.

Les images diffusées par des témoins et des médias américains montrent Brad Lander, qui est aussi contrôleur financier de la ville, en costume cravate, arrêté avec force et menotté par des agents de la police des frontières (ICE), dans un tribunal du sud de Manhattan. « Vous n’avez pas l’autorité pour arrêter un citoyen américain […]. Je ne fais obstruction à personne », lance Brad Lander aux agents, dont certains ont le visage couvert d’un masque sanitaire, selon des vidéos.

La procureure générale de New York Letitia James, une élue démocrate, a jugé « profondément inacceptable » cette arrestation par les agents du ICE. « Arrêter le contrôleur Lander pour le simple fait d’avoir défendu des immigrants et leurs droits civiques constitue un abus de pouvoir choquant », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Une politique migratoire de plus en plus contestée

Sollicité par l’AFP, le ICE n’a pas commenté cette affaire, mais le département de la Sécurité intérieure a indiqué qu’il avait été arrêté pour avoir « entravé le travail d’un agent fédéral ». Un peu plus tard en journée, Brad Lander a été relâché d’un centre de détention du ICE à New York et accueilli par une foule nombreuse et ses proches. « Je suis heureux d’apprendre qu’aucune charge n’a été retenue [contre moi] », a-t-il déclaré sur place.

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le président américain et son gouvernement ont multiplié les initiatives pour expulser un maximum de sans-papiers du pays. Pour faciliter les expulsions, les autorités fédérales ont annulé des règles empêchant des policiers d’accéder à certaines zones, comme les tribunaux. Et ces dernières semaines, des agents du ICE ont multiplié les arrestations d’immigrants dits « clandestins » ou de demandeurs d’asile dès la sortie de leur audience au tribunal de l’immigration, ont constaté des journalistes de l’AFP.

En réaction aux raids de la police de l’immigration, les protestations se multiplient aux États-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump. De New York à Casper, au Wyoming, en passant par Los Angeles, des centaines de milliers d’Américains – jusqu’à cinq millions selon les organisateurs – ont défilé samedi à travers les États-Unis pour dénoncer la politique du milliardaire républicain.

3e des sondages dans la primaire démocrate pour New York

Selon les derniers sondages, Brad Lander est crédité de la troisième place dans la primaire du Parti démocrate pour la mairie de New York, derrière l’ancien gouverneur de l’État, Andrew Cuomo, et le candidat surprise Zohran Mamdani, qui ont tous deux fustigé son arrestation. Les électeurs du parti ont commencé samedi à voter dans cette primaire qui se termine le 24 juin.

Brad Lander s’est engagé à soutenir Zohran Mamdani, qui se dit ouvertement « socialiste ». « L’arrestation de Brad Lander est le résultat de la crise autoritaire à laquelle New York est confrontée sous Donald Trump et tous ceux qui le soutiennent. La défense des immigrants doit être saluée, et non condamnée », a réagi Zohran Mamdani.

RFI

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Escalade sans précédent au Moyen-Orient : Israël et Iran s’engagent dans un échange de frappes meurtrières

by admin9775 13 juin 2025
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 La région du Moyen-Orient plonge dans une crise majeure après une série d’attaques militaires sans précédent entre Israël et l’Iran. Dans la nuit du 12 au 13 juin, l’armée israélienne a lancé l’opération « Lion dressé », ciblant des installations stratégiques iraniennes, dont des sites nucléaires et des usines de missiles balistiques.

Les frappes israéliennes ont causé des pertes humaines considérables :

  • Hossein Salami, commandant des Gardiens de la Révolution, figure emblématique du régime
  • Mohammed Bagheri, chef d’état-major des forces armées
  • Amirali Hajizadeh, responsable du programme aérospatial
  • Gholamali Rachid, haut commandant des opérations extérieures

Réponse iranienne immédiate :
L’Iran a riposté en lançant « des dizaines de missiles balistiques » vers Israël, avec des explosions signalées à Jérusalem et Tel-Aviv. Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié ces événements de « déclaration de guerre », tandis que le nouveau président Massoud Pezeshkian a promis de « faire regretter » cette attaque à Israël.

Contexte stratégique :
Ces développements interviennent dans un climat de tensions croissantes depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Les Gardiens de la Révolution, désormais sous le commandement de Mohammad Pakpour, ont juré une « vengeance sévère ». Le guide suprême Ali Khamenei a nommé Abdolrahim Mousavi pour remplacer le défunt chef d’état-major.

Réactions internationales :
La communauté internationale suit la situation avec une extrême inquiétude, craignant une escalade régionale incontrôlable. Les États-Unis, alliés clés d’Israël, n’ont pas encore fait de déclaration officielle.

Enjeux militaires :
L’élimination de quatre hauts responsables militaires iraniens représente un coup dur pour les capacités opérationnelles de Téhéran. Cependant, les experts mettent en garde contre une possible intensification des attaques par proxy via les réseaux du Hezbollah et des Houthis.

Cette confrontation directe marque un tournant dangereux dans les relations israélo-iraniennes, avec des conséquences potentielles déstabilisatrices pour l’ensemble de la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Ukraine: Friedrich Merz annonce la fin des restrictions sur la portée des armes livrées à Kiev

by admin9775 27 mai 2025
written by admin9775

Le chancelier allemand a affirmé, ce lundi 26 mai, que les principaux alliés occidentaux de l’Ukraine, dont l’Allemagne, ne fixaient plus de restrictions sur la portée des armes fournies à l’Ukraine, sans toutefois dire concrètement ce que cela signifiait pour les livraisons futures.

« Il n’y a plus de limites de portée pour les armes qui ont été livrées à l’Ukraine. Ni par les Britanniques, ni par les Français, ni par nous. Ni par les Américains », a déclaré Friedrich Merz, lors d’un entretien à la télévision publique WDR à Berlin. « Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie (…) ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a ajouté le dirigeant conservateur allemand, entré en fonction au début du mois.

Le nouveau chef du gouvernement allemand n’a toutefois pas spécifié si ses propos auraient ou non une incidence sur les armes livrées à l’avenir par Berlin à l’Ukraine, en particulier concernant les missiles longue portée Taurus. Sous le précédent gouvernement du social-démocrate Olaf Scholz, l’Allemagne, deuxième fournisseur d’aide militaire à l’Ukraine, a refusé de lui fournir ces missiles Taurus, craignant une escalade des tensions avec la Russie.

Selon Guillaume Encel, ancien officier et chroniqueur de guerre, cette déclaration publique a aussi pour but de « mettre la pression sur Donald Trump », le président américain quelque peu réticent à adopter une position ferme et opposée à Vladimir Poutine. « C’est un message assez crucial qu’envoie le chancelier allemand en révélant que les Américains ont, dans les faits, décidé d’augmenter la pression militaire sur la Russie de Poutine, tout en affichant leur volonté de négocier », explique le spécialiste à Achim Lippold pour RFI.

Moscou dénonce une « décision assez dangereuse »

Avant son entrée en fonction début mai comme chancelier, Friedrich Merz s’était dit favorable à la livraison de ces missiles à portée de plus de 500 kilomètres, permettant d’atteindre le territoire russe en profondeur. Mais depuis, il s’est montré plus ambigu, soulignant qu’il ne détaillerait plus les armes qu’il enverrait à l’Ukraine, pour des raisons stratégiques, afin de ne pas en informer Moscou. Jusqu’à présent, l’Allemagne n’a pas livré à l’Ukraine d’armes d’une portée supérieure à 70 kilomètres environ.

« Ce que Friedrich Merz nous dit aussi, c’est que les États-Unis ont aussi donné leur autorisation, alors que l’on voyait bien que Donald Trump ne voulait pas le dire publiquement », reprend Guillaume Encel, auteur de Petites leçons sur la guerre (éditions Autrement).

Le Kremlin n’a pas tardé à réagir à l’annonce de Friedrich Merz. « Si ces décisions ont vraiment eu lieu, elles vont absolument à l’encontre de nos aspirations à entrer dans un règlement politique (…) Et donc c’est une décision assez dangereuse », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, dans une vidéo diffusée par des médias russes.

Les alliés européens feront encore « tout ce qui est en (leur) pouvoir pour continuer à soutenir militairement l’Ukraine », a assuré de manière générale Friedrich Merz. Après l’échec de récents pourparlers pour aboutir à un cessez-le feu en Ukraine, le chancelier allemand a par ailleurs jugé que le président russe Vladimir Poutine considérait les offres de discussions comme une « faiblesse ». « Si même une proposition de réunion au Vatican ne rencontre pas » l’approbation de la Russie, « nous devons nous préparer à ce que cette guerre dure plus longtemps que nous ne le souhaitons ou ne pouvons l’imaginer », a-t-il ajouté.

RFI

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Droits de douane: la pause pour l’UE prolongée jusqu’au 9 juillet, annoncent Donald Trump et Ursula von der Leyen

by admin9775 26 mai 2025
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À l’issue d’une conversation téléphonique ce dimanche 25 mai, le président américain et la présidente de la Commission européenne ont tous deux annoncé que les droits de douane de 50% sur les produits européens importés aux États-Unis annoncés par Donald Trump vendredi n’entreraient pas en vigueur avant le 9 juillet, afin de laisser le temps aux deux partenaires de conclure un accord. Washington avait initialement indiqué que ces nouveaux tarifs seraient effectifs à compter du 1er juin.

Donald Trump et Ursula von der Leyen ont tous les deux annoncé, dimanche 25 mai, une prolongation jusqu’au 9 juillet de la pause dans les droits de douane de 50% imposés par les États-Unis à l’Union européenne (UE). La présidente de la Commission européenne a appelé le président américain au sujet de ces droits de douane qui étaient initialement suspendus jusqu’au 1er juin et auxquels l’UE a menacé de répliquer par des taxes sur certaines importations américaines.

« Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation de la date du 1er juin, et elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses », a déclaré Donald Trump avant d’embarquer dans Air Force One, au retour de son week-end dans le New Jersey. « Nous avons eu une très bonne conversation et j’ai accepté de déplacer la date au 9 juillet. […] J’ai accepté, et elle m’a dit que nous allions rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvions trouver une solution », a poursuivi ce dernier.

les États-Unis doivent mener des « négociations sérieuses »

Juste avant, Ursula von der Leyen avait, de son côté, fait état d’un « bon appel » avec le président américain. « L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet », a-t-elle déclaré sur le réseau social X, rappelant que « L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde ».

Vendredi 23 mai, Donald Trump avait affirmé qu’il ne « cherchait pas d’accord » commercial avec Bruxelles et avait menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin. La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington. Dimanche 25 mai, le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a quant à lui exhorté les États-Unis à mener des « négociations sérieuses ». « Les droits de douane américains mettent en danger l’économie américaine tout autant que l’économie allemande et européenne », a-t-il affirmé dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien Bild.

L’UE frappée à trois reprises par des droits de douane américains depuis la mi-mars

Au début du mois de mai, l’UE avait menacé de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations commerciales avec Trump. La Commission avait aussi annoncé qu’elle allait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les mesures commerciales dont elle est victime de la part des États-Unis.

Au cours des derniers mois, l’UE a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration américaine : 25% sur l’acier et l’aluminium, annoncés mi-mars, 25% sur les automobiles, puis 20% sur tous les autres produits européens, en avril. Cette dernière surtaxe, pour l’UE comme pour de nombreux autres pays, a été suspendue jusqu’au 9 juillet pour engager une négociation. Mais des droits de douane de 10% restent appliqués sur la plupart des biens exportés aux États-Unis par les Vingt-Sept.

RFI

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Turquie: Recep Tayyip Erdogan décrète la «décennie de la famille» pour relancer la natalité

by admin9775 24 mai 2025
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Alors que la Turquie a vu son taux de natalité tomber à 1,51 enfant par femme au début de 2025, soit un niveau très en-deçà du taux de renouvellement des générations fixé à 2,05, le président turc avait baptisé 2025 « année de la famille » au mois de janvier dernier. La situation étant loin de s’être améliorée cinq mois plus tard, Recep Tayyip Erdogan a surenchéri, vendredi 23 mai, en déclarant que les autorités se mobiliseraient pour « la décennie de la famille et de la population » lors du Forum international de la famille.

Le taux de natalité enregistré en Turquie ces dernières années chute spectaculairement. Alors qu’il ne s’élevait déjà plus qu’à 1,51 enfant par femme au début de 2025, cinq mois plus tard, il est tombé à 1,48, à un niveau jamais vu dans le pays. Par comparaison, en 2001, le taux de natalité turc était de 2,38 enfants par femme, rappelle l’Institut national des statistiques.

Après avoir annoncé une série de mesures d’incitation à la procréation au mois de janvier, le président Recep Tayyip Erdogan est revenu à la charge, vendredi 23 mai : « Le taux de natalité de la Turquie est tombé à 1,48 [enfant par femme] pour la première fois dans notre histoire. C’est un désastre. Nous mettons en œuvre des politiques très importantes qui encourageront le mariage et la procréation, conformément à notre appel à avoir au moins trois enfants », a-t-il déclaré.

Concernant les causes probables du phénomène, le chef de l’État accuse, une nouvelle fois, le « fléau » et la « perversion » du  mouvement LGBTQ+ : « Ce mouvement s’est littéralement transformé en fascisme. Je tiens à dire que nous ne tolérerons aucune idéologie qui déclare la guerre à la famille et aucune tyrannie qui nie la nature des êtres humains ». Le président, lui-même père de quatre enfants, entend même lutter contre le mouvement LGBTQ+ pour « sauver l’humanité ».

Le président Erdogan a enfin balayé l’argument économique d’un revers de main, affirmant que la perte du pouvoir d’achat des Turcs n’avait pas d’impact sur la chute de la natalité dans son pays.

RFI

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Benyamin Netanyahu défie la justice en nommant le général David Zini nouveau chef du Shin Bet

by admin9775 23 mai 2025
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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé ce jeudi 22 mai avoir choisi le général de division David Zini comme prochain chef de l’Agence de la sécurité intérieure, défiant l’interdit que lui avait signifié la veille la procureure générale de l’État.

L’annonce est tombée dans la soirée via un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu. Il indique que le Premier ministre a pris la décision « de nommer le général de division David Zini comme prochain chef du Shin Bet ». « Le général Zini a occupé de nombreux postes opérationnels et de commandement dans les Forces de défense israéliennes », précisent les services du chef du gouvernement israélien. 

Juif pratiquant à tendance messianique, raison pour laquelle le Premier ministre israélien avait refusé dans le passé de le nommer au poste d’attaché militaire, David Zini est père de onze enfants, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il est le fils d’immigrants venus de France et sa grand-mère est une rescapée du camp d’extermination Auschwitz. Général de division, fondateur de la brigade Commando, combattant de la Sayeret Matkal, une unité d’élite où ont servi Benyamin Netanyahu et son frère Yoni, Zini est un proche de la famille de Netanyahu. Il était également chargé du compliqué dossier de la mobilisation des ultra-orthodoxes. Le bureau du Premier ministre souligne que quelques mois avant le 7 octobre, il avait rédigé un rapport alertant sur l’impréparation de la Brigade de Gaza face à une éventuelle attaque-surprise.

Le général Zini est actuellement chef du commandement de cette formation et du corps d’Etat-major général. Le gouvernement le crédite d’avoir rédigé en mars 2023 un rapport exposant les failles de l’armée israélienne en cas « d’incursion surprise » en Israël à partir de la bande de Gaza.

Un processus « vicié »

La procureure générale de l’État, Gali Baharav Miara, a réagi en dénonçant un processus de nomination « vicié ». La veille, elle avait interdit à Benyamin Netanyahu de nommer en l’état un successeur au chef démissionnaire du Shin Bet, Ronen Bar. Arguant d’un « conflit d’intérêts » du Premier ministre dans cette affaire, elle avait justifié sa décision en s’appuyant sur un arrêt rendu le même soir par la Cour suprême et jugeant « contraire à la loi » la décision prise en mars par le gouvernement de limoger Ronen Bar. En cause, une enquête du Shin Bet diligentée par son chef sortant et visant des proches de Benyamin Netanyahu soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin du Qatar.

Mais le chef de l’exécutif a campé sur sa ligne, affirmant qu’il avait bel et bien l’intention de proposer un candidat au vote du gouvernement. Benyamin Netanyahu assure que le gouvernement peut décider à sa guise de nommer et renvoyer le chef du Shin Bet. Il reproche à Ronen Bar de n’avoir pas su empêcher l’attaque sanglante du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.

L’intéressé, qui a reconnu sa responsabilité personnelle dans cet échec, a toujours soutenu que la décision du Premier ministre de le limoger était motivée par une animosité personnelle à son endroit et non pour des raisons liées à ses compétences professionnelles. Il avait finalement accepté de jeter l’éponge fin avril, en annonçant qu’il quitterait ses fonctions le 15 juin, non sans adresser à la Cour suprême une déclaration écrite affirmant que le Premier ministre avait exigé de lui une loyauté personnelle et lui avait ordonné d’espionner des manifestants antigouvernementaux, ce que Benyamin Netanyahu a qualifié de « mensonge absolu ».

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé ce jeudi soir David Zini à refuser de prendre la direction du Shin Bet, « tant que la Cour suprême ne s’est pas prononcée sur cette affaire ». « Il s’agit d’un test crucial pour l’État de droit en Israël », a de son côté réagi le Mouvement pour un gouvernement de qualité, une ONG qui lutte pour la transparence en politique. L’organisation prévient qu’elle « ne restera pas indifférente face à cette démarche effrontée ». « Dans les prochains jours, nous soumettrons un nouveau recours à la Haute Cour de justice contre cette nomination invalide et nous continuerons à résister fermement aux tentatives de défier le système judiciaire », ajoute-t-elle.

RFI

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Échanges musclés, mais pas de débordements à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa

by admin9775 21 mai 2025
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C’était une rencontre très attendue. Attendue avec une certaine inquiétude étant donnéles relations notoirement difficiles entre l’Afrique du Sud et les États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a donc reçu ce mercredi 21 mai son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale.

Les deux hommes ont dit devant les médias ce qu’ils avaient à se dire, mais l’échange est resté courtois. La tension était palpable, mais jamais les choses n’ont dérapé comme cela avait été le cas lors de la réception de Volodymyr Zelensky en février dernier. Et pourtant, la Maison Blanche avait préparé son affaire, puisque après les politesses d’usage Donald Trump a fait diffuser des images de réunions publiques où des leaders politiques appellent à tuer des Blancs, et d’autres d’alignement de croix dont Donald Trump a dit qu’elles étaient les sépultures de fermiers blancs.

Cyril Ramaphosa, a expliqué que les mouvements politiques représentés dans ces vidéos ne font pas partie de sa coalition et que ce n’est pas la politique de l’Afrique du Sud que de mettre en place ces appels à la haine. Il assure que non, il n’y a pas d’expropriation de terres agricoles sans compensation en Afrique du Sud. Enfin, lui et sa délégation ont expliqué à Donald Trump que le pays fait face à un problème de criminalité qui touche certes les fermiers blancs, mais qui est général et coute encore plus de vies à la population noire et il a demandé à Donald Trump l’aide des États-Unis pour lutter contre cette criminalité endémique par des moyens technologiques et par des moyens économiques à travers un partenariat renouvelé.

Une délégation sud-africaine savamment composée

Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025.
Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025. AFP – JIM WATSON

Cyril Ramaphosa est venu accompagné d’une délégation très diverse, notamment par la couleur de la peau. Avec en particulier son ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen qui, comme son nom l’indique, est un Afrikaner, la minorité soi-disant persécutée dans le pays selon l’administration américaine. Il a défendu la politique agricole sud-africaine. Et puis le président sud-africain a su prendre son homologue par les sentiments en faisant appel à sa passion du golf avec, dans sa délégation, deux grands joueurs sud-africains, Ernie Els et Retief Goosen, ce qui a eu le don d’amadouer Donald Trump et de permettre que la rencontre se termine civilement.

L’arrivée le 12 mai d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux États-Unis, a été très mal reçue à Pretoria. Le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un « génocide » en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid. Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars. Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

RFI

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