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Province

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L’aéroport de Goma dans un état critique : l’UE plaide pour sa réouverture humanitaire, mais les défis sont immenses

by admin9775 19 mars 2025
written by admin9775

Alors que l’Union européenne (UE) insiste pour que l’aéroport de Goma soit rouvert afin d’acheminer de l’aide humanitaire dans une région en proie à des crises multiples, la réalité sur le terrain révèle un tableau alarmant. Le général Makenda du M23, groupe armé actif dans la région, a exprimé son accord pour une réouverture, mais l’infrastructure est actuellement inutilisable. Une inspection récente menée par des observateurs, dont le journaliste @TEDDYMAZINA, a mis en lumière l’état désastreux de l’aéroport, soulignant les défis techniques, sécuritaires et politiques à surmonter.

Une tour de contrôle complètement saccagée

La tour de contrôle de l’aéroport de Goma, élément essentiel pour la gestion du trafic aérien, a été entièrement détruite. Selon les observations, tout le matériel électronique a disparu, et les installations ont été vandalisées. Les Forces armées de la RDC (FARDC) sont accusées d’avoir endommagé les tableaux électriques et même enfoncé la porte de l’ascenseur. Sans équipements fonctionnels, la tour de contrôle ne peut assurer ses fonctions de base, rendant toute opération aérienne impossible.

Une piste d’atterrissage encombrée et endommagée

La piste de l’aéroport, normalement destinée à accueillir des avions, est actuellement encombrée d’engins de débarquement, de voitures et de camions. Le M23 soupçonne que certains de ces véhicules pourraient être piégés, ajoutant un risque sécuritaire majeur. De plus, tous les 100 mètres environ, la piste est obstruée par des positions de défense faites de sacs de terre, qui pourraient également dissimuler des engins explosifs. Enfin, la piste elle-même présente des trous causés par l’impact d’obus, nécessitant des réparations urgentes pour permettre un atterrissage sécurisé.

Un terrain potentiellement miné

Les alentours de l’aéroport, notamment les zones herbeuses où étaient positionnés les postes de défense, pourraient être minés. Cette menace rend toute intervention technique risquée et complexe, nécessitant une opération de déminage avant toute tentative de réhabilitation.

Les conditions pour une réouverture

Pour rendre l’aéroport de Goma à nouveau opérationnel, plusieurs étapes critiques doivent être franchies :

  1. Dégager et réparer la piste : Il faudra enlever les obstacles, vérifier l’absence d’engins explosifs et combler les trous causés par les obus.
  2. Rééquiper la tour de contrôle : La tour doit être remise en état avec du matériel électronique fonctionnel pour gérer le trafic aérien.
  3. Obtenir l’accord de Kinshasa : Conformément aux règles internationales, la réouverture de l’aéroport nécessite l’approbation du gouvernement congolais, ce qui pourrait poser un défi politique compte tenu des tensions actuelles entre les FARDC et le M23.

Un enjeu humanitaire et politique

La réouverture de l’aéroport de Goma est cruciale pour acheminer l’aide humanitaire dans une région où des millions de personnes sont affectées par les conflits armés, les déplacements forcés et les crises sanitaires. Cependant, les obstacles techniques et sécuritaires, couplés aux tensions politiques, rendent cette tâche extrêmement complexe.

L’UE, qui plaide pour une réouverture rapide, devra probablement travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes locales, y compris le gouvernement congolais et les groupes armés, pour surmonter ces défis. En attendant, la population de Goma et des environs continue de souffrir, soulignant l’urgence d’une solution durable et inclusive.

Dans un contexte où la coopération internationale et régionale est plus que jamais nécessaire, l’aéroport de Goma symbolise à la fois les espoirs et les difficultés de la stabilisation de l’est de la RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

Les FARDC repoussent l’AFC/M23 vers Mpofi, Walikale-centre en état d’alerte

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

 Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par leurs alliés wazalendo, ont réussi à stopper l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 vers Walikale-centre ce lundi 17 mars. Grâce à un renfort militaire venu de Bunia (Ituri), les combattants rebelles, qui s’étaient rapprochés à 25 kilomètres de la localité de Mutakato, ont été repoussés jusqu’à Mpofi, située à 52 kilomètres de Walikale-centre. Malgré ce recul, la tension reste palpable dans la région.

Une situation sécuritaire précaire

À Walikale-centre, la tension a légèrement baissé ce mardi matin, mais la cité reste fortement militarisée. Les civils se font rares, et de nombreux habitants ont fui vers des villages plus sûrs le long de la RN, axe Lubutu. Les localités de Losso, Mungele, Tingitingi, Lubutu Mubi, Ndjingala, Lobu et Makana, à la frontière entre le Nord-Kivu et le Maniema, accueillent désormais des milliers de déplacés fuyant les combats.

La région, déjà enclavée et dépourvue d’infrastructures routières adéquates, fait face à une crise humanitaire croissante. Les déplacements massifs de population compliquent l’acheminement de l’aide et exacerbent les besoins en nourriture, abris et soins médicaux.

L’AFC/M23 maintient la pression malgré les appels au cessez-le-feu

Malgré l’appel au cessez-le-feu lancé le 16 mars par la médiation angolaise, en vue de faciliter des négociations directes entre Kinshasa et les rebelles prévues ce mardi 18 mars à Luanda, l’AFC/M23 continue de maintenir une offensive en direction de Walikale-centre. Cette attitude contraste avec les efforts diplomatiques en cours et souligne la complexité de la situation sur le terrain.

Sanctions internationales contre le M23 et le Rwanda

Sur le front diplomatique, le gouvernement congolais a salué les récentes sanctions de l’Union européenne (UE) contre le M23 et le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles. Selon Sasha Lezhnev, conseiller principal chez The Sentry, « depuis l’invasion du Rwanda par des troupes et le soutien au M23, le pays a exporté plus de 800 millions de dollars d’or illicite, notamment depuis les mines congolaises désormais contrôlées par le M23 ».

Lezhnev appelle les États-Unis et le Royaume-Uni à suivre l’exemple de l’UE en imposant des sanctions contre les négociants en or de conflit. Il exhorte également les banques et les bijoutiers à surveiller l’or exporté par le Rwanda, notamment celui destiné aux Émirats arabes unis, afin de limiter le financement des groupes armés.

Une région sous haute tension

La situation dans la région de Walikale reste extrêmement tendue. L’enclavement de la zone, combiné au manque d’infrastructures routières, rend difficile l’intervention des forces de sécurité et l’acheminement de l’aide humanitaire. Les FARDC et les wazalendo maintiennent une présence renforcée pour empêcher une nouvelle avancée des rebelles, mais les défis logistiques et sécuritaires persistent.

Alors que les négociations de Luanda s’ouvrent dans un contexte de tensions persistantes, la communauté internationale est appelée à intensifier ses efforts pour soutenir la paix dans la région. Les sanctions contre le Rwanda et le M23, bien que saluées, doivent être renforcées pour couper les sources de financement des rebelles. En parallèle, une réponse humanitaire urgente est nécessaire pour venir en aide aux milliers de déplacés qui fuient les combats dans une région déjà fragilisée par des années de conflit.

Par Bahati Nyangezi , correspondant à Walikale
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À la UneProvince

Relance du projet de la centrale hydroélectrique de Katende : 14 wagons de matériels arrivés à Tshimbulu

by admin9775 18 mars 2025
written by admin9775

Un lot de 14 wagons transportant des matériels destinés à la construction de la centrale hydroélectrique de Katende a été réceptionné ce lundi 17 mars à Tshimbulu par le gouverneur de la province du Kasaï central, Joseph Moise Kambulu. Cet événement marque une étape cruciale dans la relance de ce projet stratégique, suspendu depuis 2016 en raison de l’insurrection des partisans du chef traditionnel Kamuina Nsapu.

Un projet vital pour le Kasaï central

Le barrage de Katende, d’une capacité prévue de 64 mégawatts, est considéré comme une priorité pour le développement du Kasaï central. Cette région, longtemps confrontée à un déficit énergétique chronique, voit dans ce projet une opportunité de se doter d’une source d’électricité fiable, capable de soutenir son développement économique et social. Une fois opérationnelle, la centrale devrait non seulement électrifier les zones rurales et urbaines, mais aussi attirer des investissements industriels, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale.

Un contexte marqué par des défis logistiques et sécuritaires

Les matériels, acheminés depuis Lubumbashi, ont parcouru des centaines de kilomètres pour atteindre Tshimbulu. Cependant, leur transport vers le site de Katende, où les travaux doivent reprendre, reste un défi majeur. Les infrastructures routières et ferroviaires de la région, souvent vétustes, compliquent l’acheminement des équipements lourds. Par ailleurs, la région a connu des périodes d’instabilité, notamment lors de l’insurrection de Kamuina Nsapu en 2016, qui avait conduit à l’arrêt des travaux. La sécurisation du site et des axes de transport est donc un enjeu clé pour la réussite du projet.

Un engagement politique renouvelé

Lors de sa visite à Kananga fin 2023, le président Félix Tshisekedi avait annoncé la reprise imminente des travaux, assurant que les fonds nécessaires étaient disponibles. Il avait également appelé à la mobilisation de la population pour soutenir ce projet structurant. Le gouverneur Kambulu, présent à Tshimbulu pour réceptionner les matériels, a réitéré son engagement à voir le projet aboutir. « C’est une étape franchie, mais nous devons rester mobilisés pour acheminer ces matériels sur le site et relancer les travaux au plus vite », a-t-il déclaré.

Perspectives et impacts attendus

La centrale hydroélectrique de Katende représente un espoir pour les habitants du Kasaï central, qui aspirent à une amélioration de leurs conditions de vie grâce à l’accès à l’électricité. Au-delà de l’électrification, le projet pourrait transformer la région en un pôle économique attractif, favorisant l’implantation d’industries et la création d’emplois.

Cependant, la réussite du projet dépendra de la capacité des autorités à surmonter les défis logistiques et sécuritaires. Si ces obstacles sont levés, Katende pourrait devenir un symbole du renouveau économique du Kasaï central, conformément aux promesses du gouvernement central et aux attentes des populations locales.

Par Mubenga, correspondant à Tshimbulu
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La société civile du Nord-Kivu appelle à des limites claires dans les négociations avec le M23

by admin9775 16 mars 2025
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 La société civile des territoires de Beni, Butembo et Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a exprimé ses préoccupations et recommandations concernant les efforts diplomatiques en cours pour résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une déclaration faite ce samedi 15 mars, ces forces vives ont appelé le gouvernement congolais à se fixer des limites claires à ne pas dépasser dans le cadre des négociations annoncées avec la rébellion du M23.

L’option militaire privilégiée, mais des négociations sous conditions

Richard Kirimba, vice-président de la société civile du territoire de Beni, a réaffirmé que l’option militaire reste, selon lui, la meilleure solution pour mettre fin à l’insécurité causée par le M23, un groupe rebelle soutenu par l’armée rwandaise. Cependant, face à l’annonce de pourparlers de paix sous l’égide de l’Angola, il a plaidé pour que ces négociations ne fragilisent ni la souveraineté ni l’intégrité de la RDC.

« Il serait important de se fixer des limites à ne pas dépasser : ne pas ouvrir la brèche à la déstabilisation de l’ordre constitutionnel chèrement acquis en RDC ; s’abstenir de signer des engagements exposant davantage à la violation de l’intégrité et de la souveraineté nationale de la RDC ; veiller à ce que le processus de dialogue ou de négociation ne soit pas un prétexte ou une justification pour consacrer l’impunité en blanchissant les crimes commis », a déclaré Richard Kirimba.

Des craintes liées à l’intégrité de l’armée et du territoire

La société civile a également insisté sur le fait que le dialogue ne doit pas permettre « l’introduction de nouveaux éléments étrangers dans l’armée congolaise » en dehors des cadres légaux de recrutement, afin de ne pas « détruire l’appareil sécuritaire du pays ». Elle a exprimé des craintes quant à l’éventuelle « implantation de populations non congolaises sur le territoire national » à l’issue de ces négociations, une préoccupation récurrente dans cette région frontalière du Rwanda.

Un contexte tendu à la veille des négociations

Ces recommandations interviennent alors que des négociations directes sont prévues mardi 18 mars entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23, sous la médiation du président angolais João Lourenço. Ces pourparlers, annoncés comme une étape cruciale pour résoudre la crise, suscitent à la fois de l’espoir et de la méfiance parmi les populations locales, qui subissent depuis des années les conséquences des violences et des déplacements massifs.

La société civile du Nord-Kivu a appelé à une vigilance accrue pour s’assurer que ces négociations ne compromettent pas les intérêts fondamentaux de la RDC. Elle a également réitéré son soutien à une solution durable qui garantisse la paix, la sécurité et la stabilité dans la région, tout en préservant la souveraineté nationale.

Un appel à la prudence et à la responsabilité

En conclusion, Richard Kirimba a souligné l’importance de ne pas sacrifier les principes constitutionnels et les droits des populations locales au nom d’un accord de paix précipité. « Nous devons veiller à ce que ces négociations ne soient pas une porte ouverte à de nouvelles vulnérabilités pour notre pays. La paix ne doit pas se faire au détriment de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale », a-t-il insisté.

Alors que la RDC s’apprête à engager des discussions cruciales avec le M23, les voix de la société civile du Nord-Kivu rappellent que tout accord doit être fondé sur la justice, la transparence et le respect des droits des Congolais.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Nord-Kivu : Les rebelles du M23 progressent vers Walikale, la situation humanitaire se dégrade

by admin9775 14 mars 2025
written by admin9775

La situation reste tendue ce jeudi 13 mars dans la région de Nyabiondo, Kashebere et Kibati, située à cheval entre les territoires de Masisi et Walikale au Nord-Kivu. Les rebelles du M23/AFC ont renforcé leur emprise sur la zone en occupant la cité de Kashebere mercredi soir, après avoir pris le contrôle de Nyabiondo la semaine précédente.

Cette avancée expose considérablement le chef-lieu de Walikale, situé à environ une centaine de kilomètres. Si les rebelles parviennent à s’emparer de Walikale-centre, ils pourraient ensuite menacer Kisangani, une ville stratégique qui reste dans leur ligne de mire, selon plusieurs observateurs.

Un rassemblement des rebelles à Kashebere


Les rebelles du M23/AFC ont organisé un rassemblement dans la cité de Kashebere, chef-lieu du groupement Luberike, à une quarantaine de kilomètres de Masisi-centre. Cette démonstration de force vise à affirmer leur contrôle sur la région et à intimider les populations locales.

Des combats en cours et des renforts en route


Des échanges de tirs ont été signalés jeudi 13 mars aux alentours de Nyabiondo, où les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les milices Wazalendo tentent de repousser les rebelles. Des renforts en provenance de Pinga seraient en route pour tenter de reprendre Nyabiondo, selon plusieurs sources locales.

Cependant, les habitants de Nyabiondo, qui tentaient de regagner leurs domiciles, sont contraints de fuir à nouveau vers la brousse ou de se réfugier dans le centre de santé local. Cette instabilité persistante plonge les populations dans une précarité accrue.

Une population en détresse


La progression des rebelles dans le territoire de Walikale suscite une vive inquiétude parmi les habitants. Les localités de Kibua, Luvungi et d’autres villages ont commencé à être évacuées, les populations cherchant à se mettre à l’abri des combats.

Cette situation aggrave les conditions humanitaires déjà précaires dans la région, marquée par un manque criant d’infrastructures et de services de base. Les déplacements massifs de populations risquent de provoquer une crise humanitaire majeure si aucune aide d’urgence n’est déployée.

Impact sur les activités économiques


L’instabilité dans la région a également des répercussions sur les activités économiques. La société minière Alpha Mine Bisiye Mining a commencé à évacuer son personnel ce jeudi, craignant pour la sécurité de ses employés. Cette décision illustre l’impact négatif du conflit sur l’économie locale, déjà fragilisée par des années de violence.

Une menace pour la stabilité régionale


La progression des rebelles du M23 vers Walikale et leur objectif supposé de viser Kisangani représentent une menace sérieuse pour la stabilité de toute la région. Kisangani, ville stratégique et carrefour économique, pourrait devenir un enjeu majeur dans ce conflit prolongé.

La situation dans le Nord-Kivu reste critique, avec une avancée des rebelles du M23 qui menace directement la sécurité des populations et la stabilité régionale. Les efforts des FARDC et des milices Wazalendo pour repousser les rebelles sont cruciaux, mais une solution durable nécessitera une réponse coordonnée, incluant un soutien humanitaire urgent et une médiation internationale pour mettre fin à ce conflit dévastateur.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Au moins 200 maisons d’habitation incendiées par le M23 à Rutshuru

by admin9775 13 mars 2025
written by admin9775

Les rebelles du M23 sont accusés d’avoir incendié environ deux cents maisons construites en paille et en tôle dans le village de Kasali, situé entre les groupements de Tongo et Bambo, à la lisière du parc national des Virunga, à 9 kilomètres du poste de patrouille de Mabenga, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).

Cette information provient de sources locales. Bien qu’aucune perte humaine n’ait été signalée, l’incident a provoqué des déplacements massifs de civils qui se sont réfugiés à Kirumba.

Selon certains notables locaux, cet acte n’est pas isolé dans cette zone agricole de Kazaroho. Ils accusent les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise, de mener des représailles contre les habitants qu’ils soupçonnent de cacher des éléments des FDLR.

Il y a quelques jours, des combattants du M23 avaient fait irruption dans plusieurs hôpitaux de Goma, où ils avaient enlevé des patients qu’ils accusaient d’être des membres des FDLR.

Radio okapi

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À la UneProvince

Guerre dans l’Est de la RDC : La bataille de Kaziba, un tournant stratégique dans le conflit régional

by admin9775 11 mars 2025
written by admin9775

Depuis le lundi 10 mars, la chefferie de Kaziba, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), est le théâtre d’affrontements violents entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), leurs alliés burundais et les combattants Wazalendo, et les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda. Ces combats, qui se poursuivent jusqu’à ce mardi matin, pourraient marquer un tournant décisif dans le conflit qui déchire l’est de la RDC.

Une zone stratégique au cœur des tensions :

Kaziba, située à 50 km au sud-ouest de Bukavu, est une zone clé pour les belligérants. Sa position géographique en fait un point de passage stratégique vers d’autres régions instables, comme Minembwe et Uvira. Les rebelles du M23 cherchent à prendre le contrôle de cette zone pour renforcer leur alliance avec un autre groupe rebelle, Twiraneho-Android, tandis que les FARDC et leurs alliés tentent de les repousser pour préserver la stabilité régionale.

Des enjeux régionaux explosifs :


La bataille de Kaziba ne se limite pas à un simple affrontement local. Elle reflète la régionalisation du conflit, avec l’implication directe du Rwanda, accusé de soutenir le M23, et du Burundi, allié des FARDC. Le Burundi craint notamment que la chute de Kaziba ne renforce les rebelles burundais opérant dans les hauts plateaux de Fizi, menaçant ainsi sa propre sécurité.

Conséquences humanitaires désastreuses :
Alors que les combats font rage, les populations locales paient un lourd tribut. Des milliers de civils ont fui leurs foyers, cherchant refuge dans des zones plus sûres. Les conditions humanitaires se détériorent rapidement, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau et aux soins médicaux.

Une situation militaire incertaine :
À midi ce mardi, les informations sur le contrôle de Kaziba restent contradictoires. Les FARDC et leurs alliés affirment tenir bon, mais les rebelles du M23, bien équipés et soutenus par le Rwanda, représentent une menace sérieuse. La chute de Kaziba pourrait ouvrir la voie à une offensive plus large vers Uvira et Bujumbura, la capitale burundaise, plongeant toute la région dans une instabilité accrue.

Appel à l’action internationale :
Face à cette escalade, la communauté internationale est appelée à jouer un rôle plus actif. Les Nations unies et l’Union africaine doivent intensifier leurs efforts pour trouver une solution diplomatique et mettre fin à cette crise qui menace la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

La bataille de Kaziba est bien plus qu’un simple affrontement local. Elle symbolise les tensions régionales qui déchirent l’est de la RDC et met en lumière les enjeux stratégiques, humanitaires et politiques de ce conflit complexe. Alors que les combats se poursuivent, la question reste : qui contrôlera Kaziba, et à quel prix ?

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Tuver Wundi, Directeur de la RTNC Nord-Kivu et défenseur des droits humains, libéré après 11 jours de détention par l’AFC-M23

by admin9775 8 mars 2025
written by admin9775

Tuver Wundi, Directeur Provincial de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) Nord-Kivu et responsable de l’organisation Journaliste en Danger (JED), a retrouvé la liberté ce vendredi 7 mars 2025, après 11 jours d’incarcération par les forces de l’AFC-M23. Sa libération, intervenue dans la matinée, a été accueillie avec soulagement par ses proches, ses collègues et la communauté des défenseurs des droits humains.

Les circonstances de sa détention

Tuver Wundi avait été arrêté le 24 février 2025 par des éléments de l’AFC-M23, un groupe armé actif dans la région du Nord-Kivu. Les raisons exactes de son arrestation n’ont pas été clairement expliquées, mais elle intervient dans un contexte tendu où les journalistes et les activistes sont souvent pris pour cible en raison de leur travail de dénonciation des violations des droits humains et des exactions commises par les groupes armés.

Pendant sa détention, des organisations locales et internationales de défense des droits humains, ainsi que des associations de journalistes, avaient lancé des appels pour sa libération immédiate et sans conditions. La pression de la communauté internationale et des médias a probablement joué un rôle dans sa libération.

Une figure emblématique du journalisme et des droits humains

Tuver Wundi est une figure respectée et courageuse dans le paysage médiatique et humanitaire de la RDC. En tant que Directeur Provincial de la RTNC Nord-Kivu, il a contribué à informer les populations locales sur les réalités souvent difficiles de la région, malgré les risques encourus. Son engagement en faveur de la liberté de la presse et des droits humains en fait un modèle pour de nombreux jeunes journalistes et activistes.

Parallèlement à son rôle à la RTNC, Tuver Wundi est un membre actif de l’organisation Journaliste en Danger (JED), qui milite pour la protection des journalistes et la promotion de la liberté d’expression en RDC. Son travail a souvent mis en lumière les abus de pouvoir, les exactions des groupes armés et les souffrances des populations civiles du Nord-Kivu.

Un contexte difficile pour les journalistes et les défenseurs des droits humains

La libération de Tuver Wundi est une bonne nouvelle, mais elle rappelle les défis auxquels font face les journalistes et les défenseurs des droits humains en RDC, en particulier dans les zones de conflit comme le Nord-Kivu. Les menaces, les arrestations arbitraires et les intimidations sont monnaie courante pour ceux qui osent dénoncer les injustices.

Des organisations locales et internationales ont appelé à une enquête indépendante sur les circonstances de l’arrestation de Tuver Wundi et à des mesures concrètes pour garantir la sécurité des professionnels des médias et des activistes dans la région.

Réactions à sa libération

La libération de Tuver Wundi a été saluée par de nombreuses organisations, dont Journaliste en Danger (JED), qui a exprimé son soulagement tout en appelant à une vigilance accrue pour protéger les journalistes en RDC. Des collègues et amis de Tuver Wundi ont également exprimé leur joie, tout en soulignant la nécessité de poursuivre le combat pour la liberté de la presse et les droits humains.

La libération de Tuver Wundi est un pas en avant, mais elle ne doit pas faire oublier les défis persistants auxquels sont confrontés les journalistes et les défenseurs des droits humains en RDC. Son courage et son engagement continuent d’inspirer, mais il est essentiel que les autorités congolaises et la communauté internationale renforcent les mécanismes de protection pour garantir leur sécurité et leur permettre de poursuivre leur travail essentiel.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Mwenga, enjeu stratégique : Les Wazalendos contiennent l’offensive des rebelles du M23 dans le Sud-Kivu

by admin9775 6 mars 2025
written by admin9775

Dans un contexte de tensions croissantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les combattants Wazalendos, alliés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont réussi à stopper net, mercredi 5 mars, l’avancée des rebelles du M23 vers la cité de Mwenga. Cette victoire sur le terrain souligne une fois de plus le rôle crucial de ces combattants locaux dans la défense des territoires congolais face aux groupes armés soutenus par l’armée rwandaise.

Mwenga, un enjeu stratégique

Située dans une région riche en ressources naturelles et dotée d’un positionnement géographique clé, Mwenga est aujourd’hui au cœur des préoccupations sécuritaires dans le Sud-Kivu. La ville constitue un carrefour économique et logistique essentiel pour les échanges entre les différentes localités de la province. Sa préservation est vitale pour maintenir la stabilité régionale et empêcher les rebelles du M23 de consolider leur emprise sur la plaine de la Ruzizi, une zone fertile et stratégique qu’ils convoitent pour son potentiel agricole et son accès à la ville d’Uvira, porte d’entrée vers le lac Tanganyika et les pays voisins.

Ces dernières semaines, les rebelles du M23, appuyés par des éléments de l’armée rwandaise, ont intensifié leurs offensives dans la région, cherchant à étendre leur contrôle territorial. Les combats ont été particulièrement violents autour de Mwenga, où les Wazalendos et les FARDC ont opposé une résistance farouche. Selon des sources locales, les affrontements ont causé des déplacements massifs de populations civiles, déjà éprouvées par des années de conflits.

Les Wazalendos, rempart contre l’avancée rebelle

Les Wazalendos, souvent issus des communautés locales, jouent un rôle déterminant dans cette résistance. Leur connaissance approfondie du terrain, leur mobilisation rapide et leur détermination à défendre leur territoire en font des acteurs clés dans la lutte contre l’expansion des groupes armés. Leur intervention a permis de contenir l’avancée des rebelles du M23, évitant ainsi une nouvelle crise humanitaire dans une région déjà fragilisée.

« Sans les Wazalendos, la situation serait bien plus critique, » confie un habitant de Mwenga sous couvert d’anonymat. « Ils sont les premiers à se lever pour protéger nos terres et nos familles. »

Bukavu sous pression

Parallèlement, la situation reste tendue à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, où les rebelles du M23 et ceux de l’Alliance fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa ont installé une administration parallèle. Cette occupation a exacerbé les tensions et fragilisé davantage la stabilité de la région. Les Wazalendos, bien que moins présents dans la ville, continuent de jouer un rôle essentiel en soutenant les FARDC dans leurs opérations pour reprendre le contrôle des zones occupées.

Une alliance vitale pour la souveraineté congolaise

L’engagement des Wazalendos sur le terrain souligne leur importance dans la lutte pour la souveraineté et la sécurité de la RDC. Leur collaboration avec les FARDC, bien que parfois informelle, reste un pilier central pour faire face aux menaces persistantes dans le Sud-Kivu et au-delà. La défense de Mwenga, symbole de résistance et de résilience, illustre une fois de plus leur détermination à protéger les intérêts des populations congolaises.

Alors que les autorités congolaises et la communauté internationale cherchent des solutions durables pour stabiliser la région, les Wazalendos continuent de montrer que leur rôle va bien au-delà de simples combattants : ils sont les gardiens d’un territoire et d’un peuple résolu à préserver sa dignité et sa liberté.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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Bukavu sous tension : affrontements entre Wazalendo et rebelles du M23 plongent la ville dans la peur

by admin9775 3 mars 2025
written by admin9775

Ce lundi 3 mars, la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a été le théâtre de violents affrontements entre les combattants Wazalendo et les rebelles du M23. Dès l’aube, de fortes détonations ont retenti dans plusieurs quartiers, plongeant la ville dans une atmosphère de peur et de prudence. Les habitants, confinés chez eux, ont vécu des heures d’angoisse avant qu’un calme précaire ne s’installe en fin de matinée.

Une matinée sous le signe de la peur

Les premiers coups de feu ont été entendus aux alentours de 6 heures du matin, selon des témoignages recueillis sur place. « Nous avons entendu des tirs, mais il est difficile de savoir exactement ce qui se passe », raconte un habitant de la commune de Kadutu, l’une des zones les plus touchées. Les combats ont opposé les Wazalendo, des miliciens Mai-Mai, aux rebelles du M23 positionnés sur la colline de Karhale, qui surplombe la partie ouest de la ville.

Les Wazalendo, dont l’incursion en ville a été signalée tôt dans la matinée, ont lancé un assaut sur une position du M23 avant de se replier après plusieurs heures d’affrontements. Bien qu’un calme relatif soit revenu vers 11 heures, les rues de Bukavu sont restées désertes pendant une grande partie de la journée, les habitants préférant rester à l’abri chez eux.

Une ville paralysée

Les activités économiques et sociales ont été fortement perturbées. Les marchés, bien qu’ouverts, ont connu une fréquentation très faible, loin de leur animation habituelle. Les parents, pris de panique, ont préféré garder leurs enfants à la maison, et les écoles sont restées vides. La circulation, timide, a repris progressivement, mais l’atmosphère reste tendue.

« Nous vivons dans la peur constante. Chaque détonation nous rappelle que la guerre n’est jamais loin », confie une mère de famille résidant dans le quartier de Kadutu.

Un bilan encore incertain

À la fin de la matinée, le bilan de ces affrontements restait inconnu. Aucune information officielle n’a été communiquée sur d’éventuelles victimes ou dégâts matériels. Le nouveau maire de la ville, désigné par la rébellion, a appelé la population à vaquer à ses occupations, tentant de rassurer les habitants. Cependant, beaucoup restent sceptiques face à ce discours, craignant une reprise des violences.

Contexte sécuritaire volatile

Ces événements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire déjà très fragile dans la région du Sud-Kivu. Le M23, un groupe rebelle réapparu en 2021, continue de semer la terreur dans plusieurs zones de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Les Wazalendo, quant à eux, sont des milices locales souvent présentées comme des « défenseurs des communautés », mais leur rôle et leurs actions restent controversés.

La population civile, prise en étau entre ces différents groupes armés, paie le prix fort de ces conflits. Les déplacements massifs, les violences et les perturbations économiques sont devenus le quotidien de milliers de familles.

Appel à l’action

Face à cette situation, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits de l’homme appellent à une intervention urgente des autorités nationales et de la communauté internationale. « Il est temps de mettre fin à l’impunité et de protéger les civils », déclare un activiste local.

En attendant, les habitants de Bukavu espèrent que ce calme précaire ne sera pas de courte durée et que des solutions durables seront trouvées pour mettre fin à cette spirale de violence.


Alors que Bukavu tente de retrouver un semblant de normalité, les cicatrices de cette journée rappellent une fois de plus l’urgence de rétablir la paix et la sécurité dans la région. La population, résiliente mais épuisée, continue d’espérer des jours meilleurs.

Ce papier de presse contextualise les événements survenus à Bukavu en les intégrant dans une analyse plus large de la situation sécuritaire dans le Sud-Kivu. Il met en lumière les conséquences humaines et sociales de ces affrontements, tout en appelant à une action urgente pour protéger les civils.

MN

CONGO PUB Online

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